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Michel Deutsch (Traducteur)
ISBN : 2277119482
Éditeur : J'ai Lu (20/04/1979)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Genre : SF
Sous-genres : Fantasmagorique
Parution en vo : 1935

La vie était douillettement provinciale à Alabone (Arizona)., jusqu'au jour où le cirque du Dr Lao vint s'installer sur le champ de foire. Et la parade d'annoncer un spectacle unique : gorgones, licornes, sphynx et autres monstres réellement présents. .. Alors les habitants, gens de bon sens et fort peu doués pour le rêve, vont y voir. Sceptiques, très sceptiques. Cependant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  02 avril 2019
Je pensais que le summum de la dinguerie atteint par Lansdale avec son « drive-in » peuplé entre autre de 2 types fondus l'un sur l'autre et de chrétiens cannibales était inégalable. Mais « le cirque du Dr Lao » n'a rien à envier au drive-in de Lansdale. En lisant le roman de Finney, on se dit qu'en 1935 aussi, il y en avait de la bonne.
Ce roman, le seul de l'auteur traduit en français, est vraiment très étrange. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture très inattendue. Il n'y a pas à proprement parler d'intrigue. le fil narratif, si on considère qu'il y en a un, est très ténu : le cirque du Dr Lao s'installe à Abalone, Arizona, les habitants vont visiter les attractions et assister au spectacle, le cirque repart. En réalité, le roman est constitué d'une suite de saynètes toutes plus bizarres les unes que les autres. C'est souvent drôle, toujours inattendu et plutôt très bien écrit (et traduit). Mis à part lorsque l'auteur décrit des personnages noirs, on a peine à croire que ça a été écrit en 1935. J'ai trouvé le style globalement très moderne et certains passages me semblent plutôt osés pour l'époque.
Ce roman inclassable mérite vraiment d'être découvert. Je regrette que les autres livres de l'auteur n'aient pas été traduits en français, j'aurais été très curieuse d'en connaitre la teneur.
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Tatooa
  20 juin 2018
Un ovni littéraire ! La grosse surprise, c'est que ça date de 1935. Si on le sent sur certaines réflexions vis à vis des femmes, dans l'ensemble c'est quand même assez libéré et tout à fait déjanté, à tel point que justement les réflexions sur les femmes surprennent par leur côté vieillot.
Bref, on sort un peu sens dessus dessous de cette série de scénettes toutes aussi farfelues les unes que les autres, mélangeant mythes et inventions totales, scènes d'orgies et leçons de morale, philosophie et délires, poésie et satire, il faut le faire ! Surtout que c'est un premier livre... Quel talent !
La traduction de M. Deutsch est excellente, et suit parfaitement les délires de l'auteur.
La galerie de portraits est divertissante, jusqu'au "catalogue" de la fin qui continue sur le même ton.
Un truc déniché chez mon vendeur d'occasion, que je n'aurais jamais lu autrement, qui se révèle une excellente surprise, et d'un auteur que je ne connaissais absolument pas (après il est difficile de le connaître, il n'a écrit que 7 livres et un seul est traduit en français...) ! Comme quoi on en découvre à tous les coins d'étagères... :)
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laulautte
  21 avril 2019
"Les applaudissements furent parcimonieux et peu convaincants".
Le cirque du Dr Lao est un roman court mis en scène comme le spectacle qu'il présente. Aucun chapitre, une succession de paragraphes comme un enchaînement de numéros, de situations tour à tour cocasses et douteuses. Un spectacle qui éveille la curiosité à défaut d'émerveiller. Une sorte de déchéance à l'image de ces créatures du merveilleux : licorne, sphinx, satyre, faune, sirène, serpent de mer, loup-garou... réduites à se donner en un décadent spectacle comme des clowns tristes. Une parade de créatures qui auront perdu de leur superbe, en proie en une Grande Dépression, à l'image de cette période lors de laquelle Charles Finney écrira cette curieuse oeuvre dont le sens a totalement échappé à ma compréhension...
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Walktapus
  20 mars 2011
Un tout petit roman qui date de 1935 pendant la grande dépression. Un cirque, minable à première vue, arrive à Abalone, petite ville d'Arizona. Il regorge en fait de créatures légendaires : un satyre, Méduse, une sirène, une louve-garou, une licorne, un chien d'herbe (invention de l'auteur), une créature dont on ne sait pas trop s'il s'agit d'un homme, d'un ours ou d'un russe, et même Appolonius de Tyane en mage qui prédit réellement l'avenir (et apparemment il n'y a aucun avenir commercial dans la voyance juste), etc., etc.
Plus qu'une intrigue, le livre est organisé en scénettes. Les habitants de la petite ville découvrent ces merveilles une à une. L'intérêt des situations vient de la confrontation entre ces créatures merveilleuses et les habitants blasés, méprisants et préoccupés par des choses triviales. Devant ce spectacle, et même lorsque les choses dérapent, que le satyre fait tourner la tête à la professeure de littérature ou que la méduse pétrifie une mère de famille incrédule, les habitants restent blasés, méprisants et préoccupés par des choses triviales.
Le récit se termine par le spectacle du cirque : un sabbat de sorcière qui dérape, avec Satan Mekratrig en invité, et une scène tragique venue du fond des âges, Woldercan et son dieu Yottle, "bloc de bronze omnipotent, omniscient et omniprésent".
Commence alors une série de listes : les personages masculins, féminins, les enfants, les animaux, les dieux et les déesses, etc. Tous les personnages sont passé en revue avec des commentaires ironiques.
Un ovni humoristique et philosophique, d'un auteur trop méconnu, très peu traduit en français et qui aurait influencé notamment Bradbury.
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rotsenamrub
  25 mai 2019
Je remercie Foxfire de m'avoir suggéré d'aller consulter le Dr Lao.
Moderne, déjanté, satyrique, ironique, humoristique, poétique, j'en passe, tout à été dit, et à juste titre à propos de ce court récit d'un auteur qui m'était jusqu'ici inconnu.
Au delà de la fable et de la farce, habilement, C Finney nous parle non seulement de ses compatriotes, de son pays et de son époque mais aussi des hommes d'hier et d'aujourd'hui, de leur monde, de leurs vies et de ce qu'ils en font.
Sans y toucher Charles Finney propose ici beaucoup plus qu'un divertissement, son texte pousse au questionnement à la fois avec finesse et désinvolture.
Sa guignolesque parade de monstres nous emmène beaucoup plus loin que le pontifiant Alchimiste de Coelho, l'humour en plus.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lejardindesuldrunlejardindesuldrun   24 janvier 2019
Demain sera comme aujourd'hui et après-demain sera semblable à hier, dit Apollonius. Je vois chacun des jours qui vous restent encore à vivre comme une lente et fastidieuse accumulation d'heures. Vous ne voyagerez pas, n'aurez pas de pensées nouvelles, vous ne connaîtrez pas de nouvelles passions. Vous vieillirez mais sans acquérir plus de sagesse pour autant. Vous deviendrez de plus en plus raide sans avoir plus de dignité. Vous êtes sans enfant, vous demeurerez sans enfant. S'en sont allées la taille souple qui fut la vôtre en votre jeune temps et la singulière simplicité, qui, jadis, séduisit quelques hommes: vous ne les retrouverez ni l'une ni l'autre. Les gens vous parleront, ils viendront vous rendre visite par pitié, et non parce que vous aurez quoi que ce soit à leur offrir. Avez-vous déjà vu un vieil épi de mais qui flétrit, qui meurt mais refuse de tomber et sur lequel, de temps en temps, viennent se poser des oiseaux de hasard qui ne savent même sur quoi ils se perchent? Eh bien, vous êtes cet épi de mais. Je suis incapable de déterminer la place qui vous est impartie dans l'économie de la vie. Ce qui est vivant crée ou détruit selon ses aptitudes et son caprice mais vous, vous ne faites ni l'un ni l'autre. Vous vous bornez à rêver aux choses merveilleuses que vous souhaiteriez voir arriver mais qui n'arriveront jamais. Et vous vous demandez vaguement pourquoi les jeunes, que vous réprimandez à l'occasion pour quelque inconvenance imaginaire ne vous écoutent pas et semblent vous fuir. Quand vous serez morte, on vous enterrera, on vous oubliera, et ce sera tout. Les fossoyeurs vous mettront dans un cercueil impénétrable aux vers et scelleront pour l'éternité l'argile de votre inutilité. Pour ce qui est du bien et du mal, de ce que vous avez créé ou détruit durant votre vie, c'est comme si vous n'aviez jamais vécu. Je ne vois pas la raison d'être d'une telle existence. Elle m’apparaît comme un vulgaire et scandaleux gaspillage.
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TatooaTatooa   19 juin 2018
Je suis incapable de déterminer la place qui vous est impartie dans l'économie de la vie. Ce qui est vivant crée ou détruit selon ses aptitudes et son caprice mais vous, vous ne faites ni l'un ni l'autre. Vous vous bornez à rêver aux choses merveilleuses que vous souhaiteriez voir arriver mais qui n'arriveront jamais.
(Le voyant à Mme Cassan)
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WalktapusWalktapus   20 mars 2011
- Libidineux ! répliqua le docteur Lao. J'aurais du deviner que votre intérêt va seulement aux choses de la chair. Vous venez d'assister à un miracle selon toutes les acceptions du terme, sacrées ou profanes, mais vous êtes déçu parce qu'il ne stimule pas votre lubrictié.
- Je suis un militaire, pas un savant, répliqua Larry. Je croyais que ce serait émoustillant. D'abord, quel âge elle a cette vieille peau ? Un siècle ?
- Environ trois cents ans. Les loups-garous sont d'une remarquable longévité.
- Une bonne femme de trois cents ans ! Oh la la ! Et moi qui croyais que ce serait une minette. Allez mon pote, tirons-nous de là !
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WalktapusWalktapus   15 mars 2011
La méduse, assise sur un divan au fond de la guérite, se faisait les ongles. On était surpris par son air de jeunesse et elle était d'une beauté stupéfiante. La grâce de ses muscles était fascinante et la parcimonie de sa vêture embarrassante. Un lézard était fort occupé à escalader la paroi de toile de la guérite. L'un des serpents qui grouillaient sur la tête de la méduse se détendit comme un fouet et le happa. Les autres serpents lui disputèrent aussitôt sa proie. C'était un spectacle ahurissant.
- Mince alors ! Qu'est-ce que c'est que cette bonne femme ? demanda le gros flic bedonnant qui avait l'air stupide.
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UnityUnity   16 mai 2019
La nature ne lui ayant pas prodigué toute la beauté et la grâce qu'elle considérait comme son dû, elle se couvrait, afin d'étoffer le peu qu'elle avait, d'objets en eux-mêmes beaux et gracieux dans l'espoir que leur abondance pallierait ses propres insuffisances en ce domaine. Des pendants d'oreilles en or et en pierres précieuses brimbalaient à ses lobes finement percés. Des onguents et des crèmes aux couleurs suaves mataient les pores de ses joues. Ses jambes étaient moulées dans des fourreaux de soie. Des anneaux d'argent criard, des bracelets ornés de gemmes scintillantes cliquetaient à ses poignets. A ses doigts étaient passées de petites boucles de métal incrustées de brillants. Elle plaquait du rouge sur ses lèvres. Une gaine et un corset maintenaient son ventre. Elle était chaussée d'étroits escarpins. Elle jetait sur ses épaules des fourrures de bêtes. Elle se faisait faire des permanentes. Elle enduisait de poudre son cou et sa gorge. Et elle vaporisait du déodorant sous ses aisselles, préalablement rasées. Ainsi modifiait-elle son teint, sa silhouette et son odeur, ainsi resplendissait-elle de métal brillant, de peaux chatoyantes, de soies aux reflets mats et de pierres flamboyantes. Pourtant, ces atours eux-mêmes ne lui conféraient pas la beauté à laquelle elle aspirait si ardemment. Et ce fiasco la rendait parfois malade. Rien, alors, ne pouvait la guérir sinon les autres pierres brillantes que Franck lui achetait.
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Video de Charles G. Finney (II) (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles G. Finney (II)
Trailer du film 7 faces of doctor Lao, de Georges Pal, tourné en 1964, d'après le roman de Charles Finney, scénario de Charles de Beaumont, avec Tony Randall, Barbara Eden, et John Ericson. Le film a obtenu un oscar en 1965 pour ses maquillages.
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