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ISBN : 1025201604
Éditeur : LES NOUVELLES EDITIONS FRANCOIS BOURIN (07/01/2016)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Dans un avenir qui ressemble à notre futur proche, Adèle a décidé de tenir son fils Nino éloigné de la lecture. Privée dans son enfance de la tendresse d'un père écrivain accaparé par son oeuvre, elle fera tout pour éviter un tel sort à son fils. Pour qu'il reste dans la vraie vie, pour l'empêcher d'être tenté par la grande aventure de l'écriture, elle proscrira autour de lui la présence des livres.
Elle les brûlera, elle va jusqu'à nier leur existence. Mais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  31 janvier 2016
"- Mais, les mots ne sont pas morts, tu le sais bien. Tout a été conservé dans les Linums et dans les ordinateurs. Rien n'a été effacé...
-Ce sont des machines démoniaques, capables de réécrire les livres, de dévorer les mots, de les interpréter, de dénaturer leur sens premier afin de mieux nous manipuler. Les machines ont pris le pouvoir ! oh, Seigneur, qu'avons-nous fait ? Il faut dire au petit de quoi nous l'avons privé. Lui, il m'aidera dans mon entreprise de retour au papier, à l'écrit, au manuscrit ! " (p. 99)

Dans notre avenir ressemblant à notre futur proche, Adèle, journaliste, grande lectrice, fille et femme d'écrivain décide d'éloigner son unique fils, loin de l'écriture et de tout livre... Pour échapper à la malédiction familiale des mots, elle va jusqu'à détruire une grande partie des bibliothèques conjugale et personnelle ...Allant jusqu'à offrir un piano pour l'un des anniversaires de son fils, se méfiant moins de "Dame Musique "que de "Dame Littérature"....
Ce petit garçon couvé, isolé du monde des mots et du monde, en général, au demeurant docile, ira malgré les interdictions maternelles vers la langue, l'écriture ainsi que vers la lecture; lecture clandestine des ouvrages de son "pépé", auteur d'ouvrages historiques, ainsi que ceux de son "paternel", lui aussi, écrivain....
Une fiction par moments terrifiante, critique qui "caricature" à peine notre hyper-modernité, qui, au final nous offre une ode époustouflante au Livre, sous toutes les latitudes, aux plaisirs multiples qu'il engendre: sensoriels comme intellectuels....
Un "enfant-mots"... qui soignera, mettra à l'abri les vieux livres...et la chaîne de la transmission, du partage des mots repartira de plus belle ...
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motspourmots
  29 février 2016
C'est un drôle de roman et, quelques jours après l'avoir terminé, je me demande si je l'ai aimé. le thème (l'amour des livres, le pouvoir des mots...) m'intéresse au plus haut point et l'effort de l'auteure pour construire cette fable d'anticipation et parfaire sa démonstration mérite d'être remarqué. Certes, le trait est parfois appuyé mais c'est le jeu avec la forme choisie. L'auteure entreprend de décaler légèrement l'espace temps pour nous donner à voir ce que pourrait être un monde où le papier aurait complètement rendu les armes face et où la dématérialisation aurait gagné. Plus de journaux ou de livres à toucher, simplement des mots et des phrases qui défilent derrière un écran. Plus de journalistes mais une information pléthorique, ouverte à tous mais sans hiérarchisation, les livres relégués dans des musées... Ancienne journaliste, Adèle a tout arrêté un peu avant l'effondrement pour s'occuper de son fils Nino. Les livres, elle les connaît trop bien. Ils l'ont privée de l'attention d'un père écrivain enfermé avec ses mots et ils sont en train d'opérer le même enfermement avec Hugo son mari. Alors Adèle s'est juré de tenir Nino éloigné des livres et de briser cette malédiction qui enchaîne les membres de sa famille à la chose écrite. C'est oublier que les chiens ne font pas des chats...
Avec cette fable, l'auteure montre la difficile avancée de chacun vers une modernité nécessaire mais qui oblige parfois à se couper d'un héritage pourtant utile à la marche du monde. En imaginant que le support ne change rien au contenu, il semble que l'on se trompe... Et j'aurais tendance à être d'accord avec ce constat. Voilà, sur le fond je crois que j'ai aimé ce livre, c'est la forme qui ne m'a pas tout à fait convaincue. Il y a à la fois des trouvailles savoureuses (la crise de nerf généralisée des journalistes, l'éditeur qui opère un braquage de ses propres livres pour les soustraire à l'entreprise de destruction...) et des délires un peu trop gros.
Néanmoins, si je choisis d'en parler ici c'est que le propos est suffisamment intéressant et l'exercice de style sincère pour que ce livre rencontre son public. Ajoutons à cela une lecture fluide et agréable... Pour un premier roman, ce n'est déjà pas si mal.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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hcdahlem
  29 septembre 2016
Rendre hommage à la littérature en écrivant un roman qui met en scène une jeune femme qui ne supporte plus les livres, l'écriture et les écrivains, voilà un joli défi relevé avec brio par Adeline Fleury.
Voici donc Adèle, fille d'un écrivain autodidacte, qui consacre toute son énergie à sa passion : « Il voyait peu le jour, et c'est une tornade de nerfs qui remontait pour partager le dîner familial. Peu de mots échangés, normal, toute la journée les mots l'avaient vidé. » Au lieu de profiter des siens, il veut écrire un maximum de livres. Une première expérience traumatisante qui ne va toutefois pas l'empêcher de s'engager dans une carrière de journaliste. Et constater combien ce métier, notamment au sein de la rédaction qui l'emploie, ne correspond pas à l'image qu'elle s'en faisait. « Toute une carrière basée sur le nombrilisme au lieu de l'altruisme. Qui a dit que le journalisme était ouvert aux autres ? Foutaise ! le journaliste ne se soucie guère que de lui-même. le journaliste veut briller, épater, que l'on parle de lui, rien que de lui, de ses infos. Rien que de ses mots. » Seconde expérience traumatisante.
Puis vient l'heure du mariage, celle de fonder une famille. L'heure aussi des remises en question, d'affronter le père «qui lui a injecté le venin des mots dans les veines» et qui ne comprend pas son aversion soudaine pour la chose écrite : « Ah puis merde, elle va être mère et rentrer dans le rang. Comment ai-je pu engendrer une petite-bourgeoise pareille : trente ans, boulot stable, congés payés, mariage bien comme il faut, bébé bien comme il faut, balades canards au square tous les dimanches bien peinards…» Troisième expérience traumatisante.
L'heure de se pencher sur le berceau de Nino, l'enfant qu'Adèle entend préserver de cet univers anxiogène en l'éloignant le plus possible des livres. Une tâche qui va être facilitée par l'évolution de la société qui aime bien bruler (au sens propre) ce qu'elle a adoré et s'imagine un avenir radieux grâce à des petits bijoux technologiques.
Mais bon sang ne saurait mentir et voilà le garçon attiré par l'interdit autant que par l'histoire familiale. L'excitation de découvrir ce qu'on veut lui cache, l'exploration de ces curieux objets imprimés vont vite tourner à l'obsession. Nino devient collectionneur puis sauveur de livres. « Il sait maintenant qu'il est le fruit de l'amour fusionnel de deux êtres passionnés de littérature et qu'il a bien failli naître sur un parterre de livres déchiquetés. Tout ça c'est son histoire, tout ça l'a poussé vers une humanité marginale. Plus que l'amour, il a les mots en héritage. Il n'écrit pas, il restaure le passé. »
Quant aux amoureux des livres que nous sommes, nous remercions Adeline Fleury pour cette déclaration d'amour et cette mise en garde. Rien que des mots… essentiels.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Tlivrestarts
  03 octobre 2016
Ce roman fait partie de la sélection 2016 des 68 premières fois.
Tout commence avec une citation extraite d'Almansor de Heinrich HEINE : « Là, où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes. » C'est déjà tout un programme et cette citation annonce la densité du roman !
Adèle est une jeune journaliste, elle assiste au burn-out d'un collègue. Ecoeurée par les travers de cet univers professionnel, elle rentre chez elle pour retrouver son compagnon, Hugo, écrivain. Prise d'une crise d'hystérie, et enceinte de 8 mois, elle prend sur le champ la décision de supprimer les livres de l'univers de l'enfant à naître. Adèle et Hugo se lancent dans le déménagement de l'ensemble des livres du foyer, tout comme le bureau du père de l'enfant, lui aussi mis au rebus au 5ème étage de l'immeuble. Commence alors une toute nouvelle vie !
J'avoue avoir pris peur à la lecture des premières pages de ce roman. En effet, quand on est passionnée de littérature, il devient rapidement insupportable de s'attaquer à l'objet de ses convoitises, les livres. Mais, avec du recul, je crois que l'exercice est tout à fait réussi.
Il y a donc le monde du journalisme et là, Adèle FLEURY crache son venin sur des professionnels égocentriques, un univers élitiste dans lequel chacun doit mener une dure bataille pour se faire reconnaître, car là semble bien être devenu l'objectif.

Le journaliste ne se soucie guère que de lui-même. le journaliste veut briller, épater, que l'on parle de lui, rien que de lui, de ses infos. Rien que de ses mots. P. 10/11

Pourquoi Adèle réagit-elle comme ça ? Pourquoi en arrive-t-elle à ce jugement aussi tranché ? La maternité pourrait bien y être pour quelque chose. Elle se sent affaiblie, elle n'arrive plus à écrire et elle rend « le petit vampire » coupable de son état de santé, physique et psychique.

Désormais claquemurée dans cette forteresse qu'on appelle maternité qui arrondit son ventre et étrique son esprit. Une fois de plus elle espère que c'est pour un bref moment, mais elle a l'impression que son âme est aspirée par le rythme fou du petit coeur qui palpite dans ses entrailles à plus de 140. Infinie cacophonie. Jour et nuit, il ne s'épuise jamais. Elle vacille et perd pied. P. 12

Tout psychologue qui se respecte pourrait annoncer quelques effets préjudiciables sur l'enfant mais Adèle FLEURY prend le parti d'en démontrer le contraire. Elle va ainsi nous offrir une projection de Nino à 5 ans, 10 ans et 20 ans, une structuration originale ô combien pertinente !
Adeline FLEURY va plus loin sur le sujet de la maternité. Elle aborde cette mutation particulière de l'adulte qui devient parent et la place de sa propre éducation, de son passé avec les bons et les mauvais souvenirs, de ses propres parents. Et là, pour une femme qui va devenir mère, la place du père semble prendre une dimension toute particulière, elle lui voue une admiration singulière.

A l'instant de donner la vie, l'âme d'Adèle est toute à son père, ce géniteur qui lui a injecté le venin des mots dans les veines. Elle est folle de lui et le déteste. […] Son grand livre à elle, c'est son père, qu'elle ne cesse d'aimer en secret, toute en se sentant coupable, pas à la hauteur de ses attentes, pas à la hauteur de son talent. Il est tout, elle presque rien. Une bonne copiste, au pinceau appliqué. La pâle copie du maître. P. 26

Adeline FLEURY poursuit son oeuvre en creusant le sillon de l'écriture et de ses exigences. Elle sait l'isolement incontournable pour obtenir une production de qualité :

Mais c'est dans la solitude que naissent les histoires. P. 29

Elle ne néglige pas pour autant les effets collatéraux. A s'isoler et à faire des mots son univers d'exploration, le risque n'est-il pas que l'écrivain s'enferme dans une bulle y compris à l'extérieur de son bureau pour devenir un être handicapé des mots rendus nécessaires pour nourrir une relation humaine avec son environnement, en premier lieu familial.
Ce passage fait-il écho avec la propre expérience de l'écrivaine ? Entre Adèle et Adeline, mon coeur balance au point qu'en relisant ma chronique j'avais fait quelques confusions en citant l'une à la place de l'autre. C'est peut-être un premier élément de réponse !
Et les mots ! Bien sûr, avec un titre pareil, « Rien que les mots », nous ne pouvions passer à côté ! Adeline FLEURY porte un regard sur les effets de la société, son histoire, sur le vocabulaire lui-même. Elle fait une focale sur les traces laissées par l'immigration dans la langue française :

En créant le concept de « grande métisserie », Roi reconnaissait l'apport culturel des couches successives de l'immigration. P. 52

Ne parlerions-nous pas là d'une forme d'intégration ?
Ce roman est d'une très grande densité. Adeline FLEURY y évoque encore beaucoup d'autres sujets, de la mutation du livre papier vers le livre numérique et de ses impacts sur le lecteur, des liens naturels et irrépressibles entre enfants et grands-parents, de la musique…
Ne négligeons pas non plus la qualité de la plume de cette écrivaine : fluide, percutante, poétique aussi !
Vous l'aurez compris, il s'agit là d'un excellent roman, découvert une nouvelle fois dans le cadre des 68 premières fois, cette formidable aventure qui nous permet de lire de petites pépites !
Je voudrais terminer cette chronique avec un très beau passage sur les religions qui ne manquera pas de nous donner à méditer dans le contexte que nous vivons aujourd'hui, en France et ailleurs :

Les Evangiles, le Coran, la Torah et le Zohar des kabbalistes. Devant ces belles couvertures en cuir, il s'est extasié. Délaissant très vite les agaçantes explications formatées de son guide, Adèle lui explique à voix très basse ce qu'étaient les religions, qu'elles diffusaient toutes le même message d'amour et qu'à l'origine elles avaient pour unique vocation de relier les gens entre eux. Religere, comme relier ou tisser des liens. P. 67

Lien : http://tlivrestarts.over-blo..
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SophieLesBasBleus
  30 juin 2016
Amies lectrices, amis lecteurs, avez-vous déjà culpabilisé de préférer poursuivre votre lecture plutôt que de préparer le repas ou plutôt que de faire une partie de "1000 bornes" avec la chair de votre chair, le sang de votre sang ? Ces mots posés sur le papier, réunis en histoires, agglomérés en plongées dans un monde juxtaposé au réel sont-ils une prison ou le seul moyen d'accéder à la liberté ? Grilles ou appels d'air ?
Adèle, l'une des narratrices du roman d'Adeline Fleury, a subi les contrecoups de cette addiction à la "chose écrite". Délaissée par son père, écrivain uniquement occupé d'écriture, elle est devenue journaliste, transformant ainsi le monde en mots, et a épousé Hugo, écrivain-poète enfermé entre les pages qu'il crée et celles qu'il lit. Mais lorsque naît Nino, son fils, elle décide de lui offrir un monde sans le filtre des mots, un monde sans livre, sans lecture, sans écrits. Et sa décision arrive juste au moment où La Grande Numérisation fait disparaître en de gigantesques autodafés toutes les oeuvres imprimées. L'écrit devient immatériel, rangé au même titre que les milliards d'informations qui transitent par le virtuel.
Nino grandit donc confiné dans l'amour de sa mère, en ignorant ce que font son grand-père et son père lorsqu'ils se retirent dans leurs chambres d'écriture. Par périodes de cinq ans, il nous raconte, en alternance avec Adèle, ses découvertes, ses interrogations, ses remises en question et les mystères qu'il pressent sans en avoir forcément conscience. Mais, comme souvent dans les romans, l'émancipation passe par des mots écrits par d'autres à d'autres époques et qui viennent irriguer l'existence de ceux qui sont sensibles à leur musique. En se déliant du pacte conclu à son insu par sa mère, Nino se délivre et délivre les livres...
C'est un roman un peu foutraque, un peu bancal, un peu maladroit, souvent peu crédible, avec une construction parfois un peu fragile, mais qui dégage une telle énergie vivifiante qu'il laisse une impression réjouissante. Adeline Fleury rend un bel hommage aux livres en faisant preuve d'une sacrée lucidité aussi bien à propos de la numérisation que de la glaciation de la langue. La figure de l'écrivain, tâcheron ventousé à sa page et à son clavier (ou son stylo), s'esquisse de manière touchante, compatissante et juste. Un jour, une auteure m'a confié que ses enfants détestaient le moment où elle écrivait car elle n'était plus disponible pour personne et ils ne le supportaient pas. A croire que le roman d'Adeline Fleury c'est du vécu !
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   23 janvier 2016
Alors, lui, il a tout de suite trouvé normal de soigner les bouquins, de les nettoyer, les panser avant de les repenser. Elles méritent toute son attention ces reliques, certainement pas la mise au rebut, la mise au bûcher, encore moins l'oubli à jamais.
(...)Il sait maintenant qu'il est le fruit de l'amour fusionnel de deux êtres passionnés de littérature et qu'il a bien failli naître sur un parterre de livres déchiquetés. Tout ça c'est son histoire, tout ça l'a poussé vers une humanité marginale. Plus que l'amour, il a les mots en héritage. Il n'écrit pas, il restaure le passé. (p. 148)
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fanfanouche24fanfanouche24   23 janvier 2016
Même si elle peut en lire à satiété sur sa Linum, le plaisir n'est pas le même. Il ne sera jamais plus le même ! Il n'y aura plus jamais cette sensualité au tourner des pages, cette légère odeur d'encre séchée, cette rugosité du papier vieilli qui faisaient que les personnages s'animaient à la lecture, que l'auteur lui parlait, l'enrobait de ses mots. Non, la magie des mots n'opère plus du tout par écran interposé. (p. 63)
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fanfanouche24fanfanouche24   22 janvier 2016
Autodidacte de la pire espèce. de ceux qui en font trois fois plus que les autres., qui ont arraché leurs victoires au front de la bataille sociale. (...)
Il voyait peu le jour, et c'est une tornade de nerfs qui remontait pour partager le dîner familial. Peu de mots échangés, normal, toute la journée les mots l'avaient vidé. Adèle et sa mère s'y étaient faites. Il écrit...
Profession du père ?
"Ecrivain" (p. 28)
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fanfanouche24fanfanouche24   23 janvier 2016
"Pourquoi ce désir fou de m'écarter des livres ? Pourquoi cette volonté de ne pas m'inclure dans cette belle dynastie d'amoureux des mots. Ce n'est pas une malédiction, maman, c'est un don de Dieu que de pouvoir écrire. Quoi de plus efficace que les mots pour faire tourner le monde ? Moi je suis fier de cet héritage. Un grand-père qui transmet l'Histoire aux générations nouvelles, un père qui raconte des histoires, une mère qui décortique les évolutions de la société. Quels legs magnifiques ! Alors, pourquoi m'as-tu privé du droit de la création ? Moi aussi j'ai mon mot à dire, ma part d'histoire à écrire. Désormais, maman, je serai le seul narrateur du roman de ma vie. En te privant de ton journal intime, je te punis. Je te retire la parole pour mieux composer mon existence. (p. 142)
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fanfanouche24fanfanouche24   22 janvier 2016
Elle assiste au spectacle de la magie des liens qui se renforcent entre son géniteur et sa progéniture. l'histoire s'écrit, sans artifice verbal, sans figure de style. Sans se parler, le vieil homme et l'enfant se comprennent. sans se parler, ils s'aiment. (p. 82)
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Videos de Adeline Fleury (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adeline Fleury
« Envoûtant. » Michel Primault ? Femme actuelle
« Un thriller féministe et haletant. » Adeline Fleury ? le Parisien
En savoir plus : http://bit.ly/2Ij4C0h
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