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EAN : 9782368460054
200 pages
Éditeur : Steinkis Editions (18/01/2017)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Là où se termine la terre, c’est l’histoire de Pedro.
Là où se termine la terre, c’est l’histoire du Chili.

À travers l’enfance et l’adolescence de Pedro, on revit le bouillonnement d’un quart de siècle d’histoire chilienne, rythmé par la Guerre froide, la révolution cubaine et les espoirs qui accompagnent l’élection de Salvador Allende.

Avec tendresse et nostalgie, Désirée et Alain Frappier dressent le portrait d’un héros fragil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  23 décembre 2019
14/12/2019. le Monde:
Les manifestations continuent au Chili, à cause des retraites qui ne permettent pas de vivre,( à cause du système du fond des pensions privés, hérité du système Pinochet.")

Et l'ONU dénonce en vain, les tortures, mauvais traitements et viols à l'encontre des manifestants..."

L'histoire bégaye et se répète. le 11/09/1973: Pinochet installe la dictature militaire la plus longue d'Amérique latine. Le président Allende sera retrouvé mort, on parle de suicide, mais personne n'y croit.
" Là, où commence la terre, c'est l'histoire de Pedro..."
La maman sera arrêtée en octobre 1973. (Elle ne se remettra jamais de son internement...)
Pablo aussi. Il subira 2 simulacres d'exécution. Libéré, il s'exilera en France!

Lumi Videla sera arrêtée et torturée, son corps affreusement mutilé sera retrouvé dans les jardins de l'ambassade d'Italie...

"Là, où se termine la terre, c'est l'histoire du Chili..."
C'est tout un pan de l'histoire du Chili et celle, poignante et bouleversante, de Pedro, de sa famille et de ses amis...
Un slogan résonne encore:
Soyons réalistes, demandons l'impossible!
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Fandol
  07 janvier 2018
Plonger dans une nouvelle BD de Désirée et Alain Frapier est à chaque fois un immense plaisir et un régal car ces deux auteurs se complètent admirablement. Les textes écrits par Désirée sont toujours plein d'enseignements, d'information mais aussi d'émotion pendant qu'Alain livre des dessins très soignés, en noir et blanc, aux lignes claires avec des nuances de gris toujours bien choisies.
Après avoir lu le Choix qui abordait le problème de l'avortement, voilà qu'une rencontre avec Pedro Atias chez des amis communs est à la source de ce voyage au Chili (1948 – 1970), là où se termine la terre, au travers de la vie d'un homme et de sa famille sans négliger ce qui se passe au même moment dans le monde et qui a, la plupart du temps, des conséquences directes en Amérique du sud.
Guillermo Atias, le père de Pedro, est écrivain et succèdera à Pablo Neruda à la tête de l'Union des écrivains. Son grand-père venant de l'empire ottoman, il est surnommé « turco ». Pour ses études, Pedro est inscrit à l'école de l'Alliance française car, en Amérique latine, tout le monde aimait la France. Quand il est renvoyé de l'école, il découvre la lecture et suit les infos dans les journaux de son père.
Il faut attendre 1958 pour que « la loi maudite » interdisant le Parti Communiste soit levée pendant que les USA forment 60 000 militaires pour lutter contre le communisme et les révolutionnaires. La Coupe du monde de foot, en 1960, fait diversion : « comme tous les Chiliens, j'ai rêvé d'être footballeur. » Son père est contre le foot mais se procure les billets pour assister aux cinq premières rencontres !
Régulièrement, des exemples concrets rappellent le rôle joué par les États-Unis afin d'empêcher le peuple de prendre le pouvoir. Pour la présidence de la République, Salvador Allende est battu pour la troisième fois par Eduardo Frei qui promet une « Révolution dans la liberté »…
Ainsi, la vie de Pedro se poursuit avec études, événements familiaux, voyage jusqu'à Punta Arenas (au bout du Chili) et surtout engagement politique. le théâtre lui permet de s'exprimer et il découvre la nouvelle chanson chilienne avec Violeta Parra, Victor Jara, Rolando Alarcón, Quilapayun, Isabel Parra… jusqu'à la victoire de l'Unité populaire en 1970 et l'élection du président Compañero. Hélas, trois ans plus tard…
Tout cela est conté et dessiné avec précision, impressionnant fortement le lecteur comme cette double page marquant la victoire d'Allende avec la foule, ces milliers de têtes à la fois joyeuses et graves, toute une jeunesse consciente de l'ampleur de la tâche à venir.
Un album de famille complète le livre, photos confiées par Pedro à Désirée et Alain Frappier qui ont su admirablement conter l'essentiel d'une vie marquée par tant d'événements touchant à l'histoire de notre monde.
J'attends impatiemment le tome 2 annoncé pour 2018 !
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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christinebeausson
  24 octobre 2018
Ce livre est ce qu'on appelle à juste titre un livre graphique, il nous raconte l'histoire de Pablo et de sa famille.
Je redécouvre son Papa pour commencer ...Guillermo Atias, avocat et membre du mouvement littéraire "Génération du 38", adhérent au Parti socialiste.
En 1973, lorsque a lieu le coup d'état contre Allende, il se trouve en Union Soviétique, il n'est pas autorisé à retourner au Chili, il séjourne à Paris.
Il est drôle de voir qu'une des dernières oeuvres, s'appelle "là où finit la terre contes du Chili " livre de contes et légendes jeunesse ...
Pedro aura peut être choisi le titre du roman graphique de sa vie en faisant un clin posthume à son Papa ?
Retour sur l'histoire du Chili.....
Elle est passionnante, érudite. Elle montre avec une précision chirurgicale comment le destin du pays et de Salvador Allende était déjà écrit avant même avoir pu tenter de faire vivre autrement sa patrie.
Le livre est engagé comme a pu l'être Pedro, auprès du MIR, (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire).
Nous attendrons avec impatience le deuxième tome, mais on peut comprendre à cette lecture que la réalisation d'un tel livre demande du temps, des recherches, des études et une réflexion intense avant de pouvoir aboutir à la naissance de la deuxième partie de l'histoire.
Pour finir une très belle conclusion :
"J'ai pris de l'avance
dans mon récit,
parce que c'est aussi ça l'exil,
La permanence de la perte...
Mais avant la défaite,
avant cette aube
nous conduisant à la nuit,
il y a eu la victoire.
Une victoire de mille jours.
Mille jours beaux
comme une tempête en mer.
Et ni le ressac,
ni les chocs électriques,
ni la lave des volcans,
ni la profondeur de l'océan pacifique,
ni le sable sec du désert d'Atacama
n'ont réussi à les effacer."
Alors .....
À bientôt Pedro !
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Livresselitteraire
  25 janvier 2017
Désirée et Alain Frappier travaillent ensemble depuis les années 2000 pour créer des albums. Elle est journaliste et écrivain, lui est peintre et illustrateur. Ce roman graphique est le fruit du témoignage de leur ami Pedro Atías Muños, né à Santiago, exilé en France.
Sont contées dans cet album et à travers les yeux de Pedro l'histoire et l'origine de sa famille dont le grand-père, venu du « vieux continent » cherchait au Chili la plénitude d'une vie. Enfant, Pedro verra ses parents se séparer dans une époque où le divorce n'était pas nommé. Un enfant intelligent mais à la scolarité parfois compliquée, qui voue un amour particulier à la lecture. Puis peu à peu la grande Histoire s'entremêle au destin de Pedro. Les deux auteurs passent ainsi au peigne fin la vie d'un peuple de 1948 à 1973 avec la mise en lumière de l'influence américaine et sa puissance, le rejet (parfois contradictoire) de l'impérialisme américain, la rébellion d'une jeunesse qui idéalise l'affranchissement de Cuba. Pedro aura d'ailleurs le courage d'assumer ses idées en devenant membre du MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire) pour tenter de faire bouger les lignes.
A mesure que l'on avance dans la découverte de ces illustrations ô combien réussies et de ces textes concis mais à la plume élégante on ne peut s'empêcher de se demander « est-ce que ce monde est sérieux ? » tant il transpire, au milieu des souvenirs heureux, la corruption, la manipulation politique, la puissance économique des USA des années 60, la violence aussi qui nous pousse à nous à affirmer que l'Homme n'a pas appris de ses erreurs lors de la précédente guerre.
L'histoire s'arrête à l'arrivée par la force de Pinochet au pouvoir, comme-ci Pedro avait souhaité garder de son passé les souvenirs les plus doux, les plus nostalgiques, parfois les plus amers aussi. Pourquoi décrire l'horreur puisque celle-ci nous est offerte au quotidien par les médias ...
Au-delà du témoignage de cet homme on découvre un roman graphique extrêmement bien documenté, précis et malgré tout accessible. D&A Frappier illustrent à merveille les idéaux d'un peuple, sa soif de liberté, l'influence de la révolution cubaine à travers un savoureux mélange des genres. Car cet album, intégralement en noir et blanc, n'est pas seulement une bande dessinée c'est un recueil de vie mis en lumière par une écriture gracieuse et poétique, des illustrations denses et épurées, lumineuses et sombres pour apporter une force encore plus grande à l'histoire du Chili.
C'est une évidence, Là où se termine la terre restera gravé en moi encore longtemps.
Lien : http://livresselitteraire.bl..
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alouett
  20 janvier 2017
Né à Santiago, Pedro Atias raconte son enfance, son pays, sa vie… jusqu'à l'arrivée violente de Pinochet au pouvoir en 1973.
" Quand je pense à l'exil, ce sont mes souvenirs d'enfance qui me reviennent. Comme si je m'étais laissé là-bas, coupé de moi pour toujours. Mon père disait : Chili signifie « là où se termine la terre ». "
Ce témoignage est avant tout l'occasion de découvrir un pays. Son histoire, sa jeunesse, ses idéaux, ses positions politiques, l'aura de la révolution cubaine et la force que la jeunesse chilienne en tire. le rejet de l'impérialisme américain et, comme la majeure partie de la planète, une admiration sans faille pour de nombreux « produits » en provenance des Etats-Unis : musique, cinéma, Une enfance où il a nourri son imagination dans les nombreux livres que son père achetait. Une scolarité parfois douloureuse dans les meilleures écoles de Santiago, la séparation de ses parents dans un contexte social qui ne voyait pas le divorce d'un bon oeil puis, avec l'entrée au lycée, les amitiés qui se consolident et de nouvelles qui se nouent. Petit à petit, il a le courage de ses convictions, s'implique timidement puis de manière affirmée dans le MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire). Sa première action consistera à donner des cours d'alphabétisation aux familles pauvres de Santiago. Son militantisme sera de plus en plus prononcé à mesure que les années passent.
Désirée et Alain Frappier. Elle est journaliste, lui est illustrateur. Ensemble, ils réalisent des albums depuis le début des années 1990. Comme ils l'expliquent en postface, ils souhaitaient depuis longtemps « raconter une histoire qui se déroule en Amérique latine, en Argentine ou au Chili. Mais cela nous semblait impossible ans l'aide d'un fil conducteur sensible, capable de nous mener dans les méandres d'une histoire excessivement complexe tout en nous maintenant toujours dans la fragilité de l'intime et du particulier ». Leur rencontre avec Pedro Atias a été une opportunité qu'ils ont su saisir. Et le plaisir de témoigner de Pedro Atias qui affleure à chaque page.
Cet album propose un vrai voyage dans le passé, un vrai voyage au coeur d'un pays lointain. Très tôt, on sait que Pedro a été contraint de quitter son pays. On imagine une fin dramatique, elle l'est en partie. On sait aussi qu'il a choisi pour terre d'exil ce « vieux continent » que son grand-père avait quitté près d'un demi-siècle avant lui, en quête d'un Eldorado providentiel.
(...)
Il y a dans ce témoignage une nostalgie et une tendresse réelles. Les éléments contenus au coeur de ces pages nous sont livrés sans filtre, sans haine et on sent la volonté de ne pas juger les événements. Plusieurs passages vont dans ce sens, comme un garde-fou qui permet au témoignage de ne pas perdre de vue ce qu'il souhaite faire passer.
(...) Lire l'article dans son intégralité sur le site : https://chezmo.wordpress.com/2017/01/20/la-ou-se-termine-la-terre-frappier-frappier/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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critiques presse (4)
BDZoom   07 juillet 2020
Poursuivant le récit entamé en 2017 dans « Là où se termine la terre : Chili, 1948 – 1970 », Désirée et Alain Frappier, entre Histoire nationale et émotions personnelles racontent à fleur de peau les mille jours d’une parenthèse enchantée qui prendra fin dans la tragédie…
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   17 mars 2017
Désirée et Alain Frappier réalisent une nouvelle fois une bande dessinée très émouvante, instructive et abondamment documentée, un récit poignant.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   13 février 2017
Un ouvrage humaniste qui raconte l’Histoire à hauteur d’hommes, dans la même veine, si comparaison il devait y avoir, que Soleil brûlant en Algérie de Gaétan Nocq.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   09 février 2017
Une oeuvre intéressante qui nous renvoie sous d'exotiques latitudes (dont on aurait parfois aimé goûter les ambiances en couleurs !) à une époque désormais "vintage".
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   20 octobre 2018
C'est ainsi qu'en posant le pied sur le sol américain il devint "turco" - sobriquet attribué, dans toute l'Amérique latine, aux milliers de migrants arabes venus des pays du Levant pour chercher fortune. Tous les "turcos" se firent commerçants, et si tous ne firent pas fortune, tous poussèrent leurs enfants,qu'ils soient filles ou garçons, à entreprendre des études en leur assénant une unique mot d'ordre : "Quittez la boutique ! ".
+ Lire la suite
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christinebeaussonchristinebeausson   21 octobre 2018
Il y a ceux qui ont les billes pleins les poches, des rares et des trop belles, tout en verre avec des yeux de chat à l'intérieur.
Et ceux dont le trésor se limite à quelques unes, en terre ou en ciment.
Si les billes en terre et en ciment pouvaient avec un peu d'habileté gagner des billes en verre...
...ceux qui n'avaient que leurs poings à enfoncer crânement dans leurs poches n'avaient aucune chance d'en gagner. Ils étaient pourtant largement majoritaires...
... les enfants sans billes.
+ Lire la suite
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christinebeaussonchristinebeausson   20 octobre 2018
Ce ne furent d'ailleurs ni les tremblements de terre ni les éruptions volcaniques, mais l'arrivée des moutons en Terre de Feu qui mit fin à dix mille ans de culture selk'nam.
(Communauté indienne exterminée au XXe siècle par les chasseurs de prime sur ordre d'un des plus grands propriétaires terriens de Patagonie.)
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christinebeaussonchristinebeausson   23 octobre 2018
Le génie de la Violeta, c'est d'avoir su réveiller l'autre folklore, l'authentique, celui qui n'est pas la caricature, mais la respiration d'un peuple avec lequel elle a vécu, parcourant le pays pour enregistrer des chants qui, sans elle, auraient disparu dans la plus totale indifférence.
(Violeta Parra)
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christinebeaussonchristinebeausson   23 octobre 2018
Dans un pays qui requiert et qui a entrepris un changement économique et social rapide, la démocratie est souvent un luxe qu'on ne peut se permettre, car elle n'est pas suffisamment forte pour atteindre les buts requis par cette transformation.
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Videos de Alain Frappier (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Frappier
Là où se termine la terre, c?est l?histoire de Pedro. Là où se termine la terre, c?est l?histoire du Chili.
À travers l?enfance et l?adolescence de Pedro, on revit le bouillonnement d?un quart de siècle d?histoire chilienne, rythmé par la Guerre froide, la révolution cubaine et les espoirs qui accompagnent l?élection de Salvador Allende.
Avec tendresse et nostalgie, Désirée et Alain Frappier dressent le portrait d?un héros fragile et de sa terre du bout du monde.
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