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ISBN : 2020055821
Éditeur : Seuil (01/06/1980)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 3192 notes)
Résumé :
Cent Ans de solitude. Epopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, et de sa plus illustre famille de pionniers, aux prises avec l'histoire cruelle et dérisoire d'une de ces républiques latino-américaines tellement invraisemblables qu'elles nous paraissent encore en marge de l'Histoire. Cent Ans de solitude est ce théâtre géant où les mythes engendrent les hommes qui à leur tour engendrent les mythes, comme chez Homère, Cervantes... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (238) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
16 août 2012
INCLASSABLE ! je crois que c'est une sorte d'OVNI ou plutôt d'OLVNI (le L c'est pour littéraire). Cela aurait pu s'appeler "Histoire (sur)Naturelle de la Colombie" mais cela s'est appelé "Cent ans de solitude". Je ne vous en dirai que quelques mots car l'ayant lu il y a déjà trop longtemps, j'ai l'avantage du recul mais l'inconvénient de l'oubli.
L'auteur dépeint et peint une fresque digne de la tapisserie de Bayeux qui s'étale sur plusieurs générations de la famille Buendia (c'est une saga au sens propre, je ne sais plus le nombre exact de générations mais environ 5 ou 6).
Ce qui frappe, outre le style et sa maîtrise cyclique et chronologique impeccable, outre l'ampleur, la densité, outre le nombre et la diversité des références, outre les considérations coloniales, outre les aspects historiques véridiques, outre l'incroyable tempérament des personnages, outre l'originalité du propos, outre le lyrisme, outre tout, ce n'est pas l'étonnante synthèse que l'auteur a réussi à faire du destin de la Colombie, alias le ville de Macondo dans le roman, non, ce n'est pas cela qui frappe l'inconscient du lecteur, ce sont surtout ses subtils emprunts au surnaturel qui passent sans surprendre et deviennent presque naturels à nos yeux, mystifiés de toutes parts.
Je ne classerais probablement pas le chef-d'oeuvre de sortilèges de Gabriel García Márquez dans la catégorie de ceux qui m'ont le plus fait vibrer, mais j'ai vécu auprès de lui de très bons moments et j'en garde un souvenir bienheureux car je sais qu'il fait partie de ceux dont on se dit : "Je n'en lirai pas cinquante de cette trempe-là." Mais tout ceci n'est que mon avis, un parmi tant d'autres, c'est à dire, pas grand chose.
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fredho
03 mai 2014
« Cent ans de solitude » narre l'histoire de la famille Buendia sur plusieurs générations dans un village colombien éloigné nommé Macondo depuis sa fondation jusqu'à sa disparition. Tout débute par une union consanguine entre José Arcadio Buendia et sa cousine Ursula Iguaran, suite à une malédiction le couple va s'exiler et s'installer dans ce lieu reculé pour y fonder une famille.
Macondo est un pauvre village qui au fil des générations s'agrandira, s'enrichira mais traversera et subira les guerres civiles, les conflits économiques et sociaux du pays...
Que dire de « Cent ans de solitude » c'est à mes yeux ma plus belle rencontre littéraire, j'ai eu beaucoup de coup de coeur en littérature, mais cette fois-ci c'est beaucoup plus ; c'est le coup de foudre !
Je me suis laissée fondre dans ce conte où le fantastique flirte avec le réel avec aisance sans que cela ne choque, l'invraisemblable devient normal, les phénomènes surnaturels, les événements magiques, la présence de fantômes s'installent tranquillement dans l'histoire sur un rythme régulier. Ce monde étonnant semble ordinaire...
Les personnages ne sont ni bons ni mauvais, certains cherchent nuire à l'autre sans mauvaise conscience, tout naturellement, d'autres vivent l'inceste en toute innocence, et l'histoire de cette longue lignée se répète, ce n'est pourtant pas l'amour qui les unit mais leur destin est lié.
« [...] l'histoire de la famille n'était qu'un engrenage d'inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu'à l'éternité, n'eût été l'usure progressive et irrémédiable de son axe ».
Dans ce village imaginaire de Macondo, le narrateur à travers la famille Buendia incorpore l'époque tragique de la Colombie entre 1850 et 1950.
Ce livre m'a transportée dans une autre dimension, son univers très singulier m'a déconnectée du monde réel et ça fait du bien.
Merci M. Gabriel Garcia Marquez pour ce moment de lecture jubilatoire, intense et grandiose, ce fut un réel plaisir. J'aimerais pouvoir oublier ce roman pour le découvrir de nouveau comme une première fois!
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Tostaky61
27 septembre 2014
Je ne savais rien de ce livre , ni de ce qu'il racontait, jusqu'à ce que j'entende son titre parmi les nombreux commentaires et éloges qui accompagnèrent la disparition de son auteur.
Il y a des livres qu'on ne peut résumer.
Alors je vais vous dire ce qu'on trouve dans "Cent ans de solitude".
Il y a un village (Macondo), une famille (les Buendia), et il y a... de l'amour, de l'humour, de la féérie, de l'illusion, des rêves, des fantômes, des maladies (la peste du sommeil ?), des drames, des morts, et aussi, des civils, des militaires, des fourmis, des oiseaux morts, des filles de joie, de la violence, du sexe, des années qui passent, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des très vieux, et même des très très vieux qui n'en finissent pas de vivre...
Et puis, surtout, il y a des prénoms, les mêmes, qui reviennent de générations en générations, des prénoms qui embrouillent le lecteur, comme ils embrouillent les personnages du livre eux même, au point qu'on finit par ne plus savoir qui est le père, la mère, le fils, la fille, le frère, la soeur, l'oncle, la tante, les grands parents, les arrière grand-parents, les arrière arrière grand-parents, jusqu'à provoquer l'erreur fatale...
Oui il y a tout ça, et bien plus encore. il y a tant de richesse dans ce livre, on passe par tant de sentiment.
S'il vous prend l'envie de le découvrir, prenez votre temps, surtout si vous ne voulez pas perdre le fil de l'histoire... C'est un trésor à savourer.
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Gwen21
19 septembre 2014
La fascination que ce roman a exercée sur moi peut s'illustrer par la seule citation que j'en ai extraite et qui, en une phrase absolument interminable et sublime, fait jaillir de la bouche d'une des protagonistes toute la verve, toute la saveur, tout le burlesque et tout le charme de la plume de Gabriel Garcia Marquez. Comme l'ont déjà fait remarquer moult lecteurs, ce livre ne ressemble vraiment à aucun autre. Sur près de 500 pages, j'ai passé le premier tiers de ma lecture à me demander où l'auteur voulait m'entraîner et puis j'ai compris en un déclic que si je voulais que l'alchimie se crée entre ce roman et moi, je devais arrêter de me poser cette question et me contenter de me laisser entraîner par l'auteur, et ça a marché !
« Cent ans de solitude » serait une peinture de l'humanité, sorte de « nature-vivante », saisie dans le prisme de la famille Buendia, vivant – on le devine même ce n'est pas dit explicitement – dans une Colombie encore très sauvage voire hostile, et ayant fondé courant XIXème siècle le village isolé de Macondo d'où elle a développé ses racines et étendu ses branches, en un éternel cycle de naissance, d'existence et de mort. Ni apologique ni réprobatrice, cette grande fresque, à la fois réaliste et fantaisiste, place ce roman en équilibre entre utopie et purgatoire.
Dans « Cent ans de solitude », les frontières semblent abolies, celles de l'espace, du temps, du réel et du fantastique, de la morale, etc. La foule de personnages évolue vaille que vaille dans une incroyable anarchie paradoxalement ancrée dans la génétique et pas seulement dans celle des Buendia de tout bord mais plus sûrement dans celle de tous les hommes. L'auteur l'écrit lui-même : « […] l'histoire de la famille n'était qu'un engrenage d'inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à faire des tours jusqu'à l'éternité, n'eût été l'usure progressive et irrémédiable de son axe » et cette intuition que l'homme ne serait qu'un hamster tournant sans fin dans la roue de l'Humanité, condamné à finir dominé par sa nature et Dame Nature, est si présente qu'elle finit par donner le tournis.
L'écriture de Garcia Marquez m'a étrangement rappelé celle de Zola et j'ai très souvent eu l'impression de lire les Rougon-Macquart en version condensée et abrégée. Moi qui avais gardé un mauvais souvenir de ma première rencontre avec Garcia Marquez, je suis très heureuse d'avoir tenté l'aventure de cette lecture atypique et les quelques longueurs de la narration n'ont aucunement gâté le plaisir que j'ai pris à ce voyage littéraire totalement hors-normes. Peu nombreux sont les livres qui m'ont complètement dépaysée, celui-ci en fait indéniablement partie.

Challenge NOBEL 2013 – 2014
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Allantvers
04 mai 2015
Il est de ces romans dont l'épaisseur, la notoriété, la densité, le sujet font peur et fascinent en même temps. On est irrémédiablement attiré mais on retarde toujours la lecture.
Une attitude que j'aurai poussé à son paroxysme avec "Cent ans de solitude": Dire qu'il m'aura fallu un quart de siècle pour parvenir enfin à reprendre et venir à bout de ce roman abandonné à la page 82 il y a 25 ans! Et ce avec une facilité déconcerntante, ce qui fait que je me sens bien stupide maintenant d'avoir hésité si longtemps devant ce chef d'oeuvre.
Certes, le bougre ne se laisse pas dompter aisément, ma longue crainte n'était pas complètement infondée : la bête est dense, très dense, il faut l'aborder avec de bonnes techniques de respiration, mais aussi une attitude de lâcher-prise face aux difficultés liées aux ramifications de l'intrigue et à l'écheveau complexe de personnages aux noms semblables.
Alors ainsi, si l'on accepte de se laisser porter par le texte, le souffle vaste et lent, quel bonheur mes amis! Quelle luxuriance, quel foisonnement, quelle langue! Quelle imagination, quel rythme, quel degré d'accomplissement dans la construction narrative!
Et tout cela pour quelques générations de Buendia que, magie oblige, on se prend à aimer bien qu'aucun d'entre eux ne soit le moins du monde aimable, mais tous si vivants, si archétypaux, et si terriblement seuls.
Puisqu'il semble écrit que chaque quart de siècle j'aie rendez-vous avec ce livre, vivement 2040 que je puisse de nouveau goûter ce nectar littéraire à l'état pur.
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Les critiques presse (1)
Chatelaine02 juillet 2014
C’est touffu, drôle, cocktail enivrant de fiction et de réalité.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Citations & extraits (181) Voir plus Ajouter une citation
KashimaKashima23 juillet 2017
Il se consolait de sa brutale solitude avec des femmes à l'odeur de fleurs mortes qu'il idéalisait dans les ténèbres.
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WhosdWhosd20 juillet 2017
Enveloppé d'un manteau sombre et d'une écharpe de soie, pâle reflet de lui-même, entaciturné par l'absence, sur le pont d'un bateau de regrets qui commençait à somnambuler à ses lettres.
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hablasthablast19 juillet 2017
La dernière à défiler fut Ursula. Sa dignité douloureuse, le poids de son nom, la véhémence persuasive de sa déclaration, firent vaciller un moment le bon équilibre de la justice : " Vous avez pris très au sérieux ce jeu effrayant, et vous avez bien fait, car vous accomplissez votre devoir, dit-elle aux membres du tribunal. Mais ne l'oubliez pas, tant que Dieu nous prêtera vie, nous ne cesserons pas d'être des mères, et tout révolutionnaire que vous soyez, nous avons le droit de vous baisser les pantalons et vous flanquer une fessée au premier manque de respect."
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hablasthablast18 juillet 2017
Une nuit, il se prit à chanter. Macondo se réveilla dans une sorte de stupeur, transporté au septième ciel par une cithare qui ne méritait pas de jouer en ce bas monde et par une voix chargée de tant d'amour qu'on ne pourrait croire que sa pareille existât sur terre. Pietro Crespi vit alors la lumière apparaître à toutes les fenêtres du village, sauf à celle d'Amaranta. Le 2 novembre, jour de tous les morts, son frère ouvra le magasin et trouva toutes les lampes allumées, toutes les boîtes à musique ouvertes, toutes les pendules bloquées à la même heure désormais éternelle, et au milieu de ce concert désordonné, découvrit Pietro Crespi dans le bureau de l'arrière-boutique, les poignets tranchés avec un rasoir, les deux mains dans une bassine de benjoin.
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hablasthablast19 juillet 2017
Durant cette nuit interminable, cependant que le colonel Gerineldo Marquez évoquait les morts après-midi passés dans l'atelier de couture d'Amaranta, le colonel Aureliano Buendía resta des heures à griffer et gratter, dans l'espoir de la rompre, la dure écorce de sa solitude. Ses seuls instants de bonheur, depuis ce lointain après-midi où son père l'avait emmené faire connaissance avec la glace, il les avait connus dans l'atelier d'orfèvrerie où il passait son temps à dorer des petits poissons. Il lui a fallu déclencher trente -deux guerres, il lui avait fallu violer tous ses pactes avec la mort, et se vautrer comme un porc dans le fumier de la gloire, pour découvrir avec près de quarante ans de retard tous les privilèges de la simplicité.
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Videos de Gabriel Garcia Marquez (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Gabriel Garcia Marquez
Cuba, les années 1980. le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon ? aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur français pourra découvrir la retranscription de deux sessions plénières de cette aventure collective, la première intitulée « Comment raconter une histoire » et la seconde « Mes rêves à louer ». Gabo offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création. En dialogue avec les participants, et face aux erreurs de jeunesse ou aux méthodes paralysantes, il offre les leçons qu'il a tirées de sa propre expérience ou synthétisées au cours des ateliers. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de saisir le processus à l'oeuvre lorsque l'on écrit, ce moment indéfinissable ou tout devient possible, ce mystérieux déclic qui toujours lui échappe. Au-delà de tous les « trucs » et conseils destinés à ceux qui ont le désir d'écrire, ce livre est une porte ouverte sur ce petit miracle dont chacun peut se révéler capable.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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