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ISBN : B00AIMR1LG
Éditeur : Numeriklivres (05/12/2012)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Dans la campagne anglaise du 19e siècle, une famille de paysan est en deuil. Anne Leigh pleure la mort de son époux. Au lendemain de l'enterrement, elle décide de partir pour Manchester avec ces deux fils dans le but de retrouver sa fille, Lisette, bannie de la famille. Malgré la honte et le déshonneur dans une société anglaise particulièrement rigide, Anne mettra tout en œuvre pour se rapprocher de sa fille tandis que le fils ainé rencontrera le grand amour.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  06 juillet 2015
Mrs Leigh perd son époux, un homme dur et autoritaire, le jour de Noël 1836. Cette femme, jusqu'alors soumise, est désormais chef de famille, avec pour responsabilité l'avenir de ses deux grands fils. Sa personnalité, longtemps étouffée comme la braise sous les cendres, se révèle dans ce renversement de situation qui redistribue les rapports de force. Aussi, pour Mrs Leigh, la priorité n'est-elle pas de poursuivre sa vie laborieuse d'exploitante agricole mais bien de retrouver son troisième enfant, sa fille Lisette, bannie par feu son époux.
Placée très jeune par son père à Manchester, en qualité de domestique - "pour lui apprendre la vie", la jeune fille a en effet "fauté", on ne sait dans quelles circonstances, et elle a conçu un enfant illégitime. Chassée par ses maîtres, elle est immédiatement rejetée par les siens et dès lors condamnée à une vie déchue. Lisette est même déclarée morte par Mr Leigh et sa famille porte son deuil avec l'idée irrévocable de ne jamais plus entendre parler d'elle, ni surtout de son enfant.
Mrs Leigh, dans le secret de son coeur, a toujours souffert de cette rigueur moraliste. Elle est mère ; une mère qui souffre et qui n'a plus qu'une volonté, obsessionnelle, celle de retrouver son enfant rejeté. Louant la ferme familiale, elle part avec ses fils pour Manchester et fouille chaque rue, chaque ruelle, chaque maison, pour retrouver sa Lisette.
Ce court roman - ou longue nouvelle - porte en lui une dimension dramatique prégnante. On ne peut s'empêcher de ressentir de la compassion et de la pitié pour la plupart des personnages. Il faut bien sûr faire l'effort de remettre l'action dans son contexte pour bien comprendre les enjeux sociaux qui motivent leurs choix et leurs actes. La plume d'Elizabeth Gaskell est précise et très évocatrice. On se prend seulement à regretter que ce roman soit si court alors qu'il offrait matière à une fresque bien plus étoffée.

Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
Challenge 19ème siècle 2015
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PiertyM
  18 avril 2014
Elizabeth Gaskell nous expose ici le coté drastique des lois de l'époque à l'encontre des jeunes filles ou femmes. L'honneur de la famille se repose sur leur comportement.
La famille Leigh traverse une crise du genre. Lisette déshonore le nom de Leigh en tombant enceinte avant le mariage. Etant la honte, la souillure, la bouillie de l'âme, la boue de la morale, elle sera reniée et bannie de sa famille.
L'intransigeance du mari embarque les sentiments de la mère dans son bateau, malgré qu'elle est prête à pardonner sa chère enfant.
Finalement, c'est après la mort de son mari que la mère envisage de se rendre à Manchester avec ses deux garçons afin de retrouver sa fille évaporée dans la nature...
Un beau livre, simple de compréhension avec des personnages simples, des situations de repentances simples. Une littérature positive...où on vous apprend à faire le bien rien que le bien. Et encore pire à cette époque, une transgression de loi remettait l'individu face à lui-même, la société entière n'y pouvait rien. Aucune erreur n'est tolérée, aucune faute n'est admise, et dans la plupart du temps, on est obligé d'être autre chose que ce qu'on est pour ne pas subir de bannissement.
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missmolko1
  31 mars 2013
Il s'agit ici d'une nouvelle très courte, seulement 39 pages.
Elizabeth Gaskell nous dresse ici le portrait d'une mère courageuse qui vient de perdre son mari. Nous sommes en 1836 et cette femme quitte la ferme familiale avec ses deux fils pour retrouver sa fille partie en ville pour travailler. Mais tout ceci a mal tourné et elle s'est fait renvoyée. Depuis deux ans, la famille est sans nouvelle car le père a immédiatement renié sa fille.
L'intrigue est un peu cousue de fil blanc et on devine très vite le dénouement. Malgré ça j'ai passé un très bon moment. L'écriture de l'auteure est très agréable à lire.
Je ne suis pas loin du coup de coeur mais il y a quand même un petit quelque chose qui m'a dérangé. C'est le message religieux. Cette famille est très pieuse, la mère cite d'ailleurs plusieurs fois la Bible et sous-jacent, il y a un message du pardon, de la repentance....
L'époque n'étant pas la même, je pardonne volontiers et j'ai trouvé qu'Elizabeth Gaskell décrivait très bien ce sentiment de honte, le déshonneur de cette famille.
En plus de cette histoire tragique, le fils ainé va connaitre l'amour, c'est ce qui je crois va donner une petite touche positive à cette nouvelle très tragique.
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Aline1102
  07 août 2015
Cela fait des mois que je souhaite découvrir l'oeuvre d'Elizabeth Gaskell, mais je souhaitais quelque chose de plus court que Nord & Sud ou Cranford.
J'ai donc été enchantée de découvrir cette courte nouvelle.
"Lisette Leigh" est une très belle histoire. L'auteure y évoque surtout les convenances sociales de son époque, mais aussi l'amour inconditionnel d'une mère pour son enfant.
Lisette est, comme le reste de sa famille, soumise à son père (ce sont les coutumes de l'époque...). Mais la jeune fille est considérée comme "perdue" (toujours les coutumes de l'époque...) car elle est tombée enceinte sans être mariée.
Une fois le patriarche mort, la mère part à la recherche de sa fille.
Le dénouement est heureux et, entre-temps, quelques doses de morale (passages bibliques à l'appui) nous sont servies. Ce n'est toutefois pas désagréable puisque cela reste dans le ton de l'époque victorienne. Elizabeth Gaskell nous offre donc un joli conte, plein d'empathie et d'espoir.
Cette nouvelle était donc une très belle découverte. J'ai maintenant hâte de découvrir le reste de l'oeuvre de Mrs Gaskell.
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LiliGalipette
  04 avril 2016
Juste avant de mourir, Jacques Leigh pardonne à sa fille, Lisette, qui a entaché l'honneur de la famille. Anne, la veuve, s'installe à Manchester avec le secret espoir de retrouver son enfant perdu. Mais les frères de Lisette, Guillaume et Thomas, sont assez peu favorables à cette démarche. « Mère, dit Guillaume, pourquoi voulez-vous absolument qu'elle soit en vie ? Si elle était morte seulement, nous n'aurions pas besoin de prononcer son nom. » (p. 18) Grâce au hasard ou au destin, la famille Leigh retrouve Lisette, mais perd un autre enfant, comme s'il fallait que l'un paye pour les fautes de l'autre.
Voilà une bien triste variation sur le thème de l'enfant prodigue. Triste, voire sinistre ! Pardonner, oui, mais seulement aux portes de la mort. S'amender, oui, mais seulement aux dépens d'un innocent. Il reste que la plume d'Elizabeth Gaskell est belle, riche et surprenante. Je vais continuer ma découverte de cette auteure, en espérant un peu moins de Dickens dans son oeuvre…
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   30 mars 2013
Quand la mort entre dans une maison le jour de Noël, le contraste de ce qui est avec ce qui a été donne au chagrin une amerturme nouvelle et ajoute à la désolation le sentiment d'un isolement plus complet. Jacques Leigh mourut au moment où les cloches lointaines de l'église de Rochdale appelaient les fidèles au service du matin, le jour de Noël 1836.
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Gwen21Gwen21   05 juillet 2015
Quand la mort entre dans une maison le jour de Noël, le contraste de ce qui est avec ce qui a été donne au chagrin une amertume nouvelle et ajoute à la désolation le sentiment d’un isolement plus complet.
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LiliGalipetteLiliGalipette   04 avril 2016
« Mère, dit Guillaume, pourquoi voulez-vous absolument qu’elle soit en vie ? Si elle était morte seulement, nous n’aurions pas besoin de prononcer son nom. » (p. 18)
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PiertyMPiertyM   07 février 2014
si elle est aussi bonne que tu dis, elle a pitié des malheureuses comme Lisette. Si elle n’en a pas pitié, c’est une Pharisienne, et tu n’as pas besoin d’elle
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PiertyMPiertyM   18 avril 2014
si elle est aussi bonne que tu dis, elle a pitié des malheureuses comme Lisette. Si elle n’en a pas pitié, c’est une Pharisienne, et tu n’as pas besoin d’elle
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