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Françoise Du Sorbier (Traducteur)
ISBN : 2213627304
Éditeur : Fayard (01/10/2005)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 552 notes)
Résumé :
C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Église et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du
Nord... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (121) Voir plus Ajouter une critique
Jooh
  01 septembre 2013
Une fois «Nord et Sud», d'Elizabeth Gaskell, terminée, je ne me suis dit qu'une chose : en voilà un livre brillant ! Il constitue un subtil mélange entre «Orgueil et Préjugés» et «Germinal», je trouve.
Je fais le parallèle avec Zola car Elizabeth Gaskell nous dépeint la société industrielle anglaise - avec des nombreux parallèles entre le Nord et le Sud du pays - et l'émergence des conflits entre classe ouvrière et patronat. Ainsi, elle aborde de manière pertinente les thématiques de la grève, des syndicats, du cadre d'évolution au travail, des conditions de vie des ouvriers (famille nombreuse à nourrir avec faible revenu, difficultés dans la vie de tous les jours, pressions au travail) en comparaison de celles des grands patrons (organisations de grandes soirées luxueuses, renommée et soutien social importants, spéculation financière pour s'enrichir davantage). J'admire le réalisme dont elle a su imprégner son roman.
Pour ce qui est d' «Orgueil et Préjugés», je retrouve de nombreuses similitudes tant dans le caractère des personnages que dans l'intrigue.
En effet, John Thorton et Margaret Hale sont aussi fiers que Darcy et Elizabeth Bennet. de plus, la première déclaration des deux hommes se voit essuyée d'un refus, et suite à celle-ci, les deux héroïnes se sentent offensées et humiliées (à tort, elles le reconnaitront plus tard d'ailleurs). Dans la suite, et malgré cet échec amoureux, Darcy tout comme Thorton vont veiller sur leur bien-aimée et donner d'eux-mêmes pour soulager leurs problèmes – et ce dans l'ombre. L'évolution des sentiments des personnages est également semblable ; ça ne m'a donc pas surprise d'apprendre qu'elle s'était largement inspirée de l'oeuvre de Jane Austen.
Malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, j'ai pour ma part aimé l'héroïne Margaret Hale, qui est brillante et impose le respect. Son caractère et sa volonté me plaisent énormément, bien qu'elle se sente parfois trop supérieure aux autres – ce qui, néanmoins, lui confère une force de caractère inébranlable car elle est sûre d'elle - , et qui va nettement en s'améliorant au fil du récit, car plus elle souffre, plus elle devient humble, tout en gardant son éclat d'esprit.
John Thorton, par sa sincérité, son flegme et en même temps sa passion a su me séduire.
J'ai été sensible à la plume d'Elizabeth Gaskell, elle a vraiment une écriture magnifique, et surtout drôle, son immense humour m'a réellement conquise; d'ailleurs, on ne peut pas fermer le livre sans un sourire aux lèvres: la fin est vraiment réussie, et bien à l'image du livre ! Ce qui est admirable, c'est que là où elle réussit à nous faire sourire, elle parvient tout aussi habilement à dépeindre les malheurs et souffrances humaines, et il est alors bien difficile de ne pas être peiné…
Ce roman est donc une très belle découverte, et je comprends toutes les louanges entendues à son propos. A lire sans plus attendre !
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Marple
  06 septembre 2014
Que c'est bon de lire presque par hasard un roman comme ça ! Histoire d'amour, fresque sociale de l'Angleterre pendant la Révolution industrielle, description très fine des petits travers de la nature humaine, une pincée de féminisme, quelques traits d'humour... 'Nord et Sud' a vraiment beaucoup d'atouts de son côté !
Alors, certes, les pinailleurs pourraient dire qu'on s'approche parfois dangereusement du roman à l'eau de rose, surtout vers la fin, avec tous ces bons sentiments un peu naïfs entre patron et ouvriers ou les obstacles imaginaires compliqués que les héros s'inventent...
Mais je ne serai pas une pinailleuse cette fois-ci, et je n'ai pas boudé mon plaisir à suivre Margaret, jeune demoiselle bonne et courageuse, fille d'un pasteur du Sud bourgeois et agricole de l'Angleterre, obligée de s'installer dans ce Nord âpre et peu distingué dédié aux usines et au commerce...
Dans le quotidien comme dans les épreuves, elle reste fidèle à elle-même, douce et très volontaire, ce qui la rend attachante. Tout comme l'intelligent Higgins, ouvrier syndicaliste pondéré, ou les Thornton mère et fils, patrons travailleurs et dignes, ou même le vieux professeur distrait d'Oxford... Mais certainement pas comme ses parents, plutôt lâches, faibles et perpétuellement indécis; agaçants donc, mais très bien décrits, et surtout fort utiles pour faire avancer l'histoire et lui donner du relief !
Lu dans le cadre du Challenge Pavés de Gwen21 (6/xx)
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iris29
  12 octobre 2017
Si Jane Austen avait rencontré Emile Zola , ça aurait pu donner Nord et Sud...
Quand Margaret Hale, après une année à Londres afin de parfaire son éducation chez sa tante et sa cousine, revient dans le Sud, chez son père, un pasteur, elle ne s'attend pas à ce que ce brave homme ait perdu la foi et décide de devenir percepteur dans le Nord ... Un de ses élèves, un riche self made man , tombe sous le charme de la jeune fille , mais il devra faire face à l'orgueil et aux préjugés. Mais aussi à sa conscience sociale qui éclot face à la pauvreté des ouvriers , des gréves et manifestations ... Alors que le Nord , en plein essor industriel, avance vers un monde nouveau, le Sud est resté conservateur et bucolique . Au Nord , les syndicats émergent, les ouvriers se battent pour ne pas mourir de faim , les pauvres gens remettent en question la religion .
Margaret Hale, est un personnage totalement Austenien , Elizabeth Gaskell , de trente-cinq ans plus jeune que notre Jane, lui rend un parfait hommage." Fille et femme de pasteur, l'auteur connaît intimement la vie provinciale et les milieux industriels".
Et si l'histoire démarre avec des incompréhensions, des oppositions , le Nord (gris, bruyant, et pollué) contre le Sud si verdoyant , celles d'un homme et d'une femme, celles des ouvriers contre les patrons , etc... le propos d'Elizabeth Gaskell est de montrer que les contraires peuvent cohabiter , s' attirer, s'apporter et que l'humain est au centre de tout .
" - une fois sortis de leurs rôles respectifs de patron et d'ouvrier, ils avaient chacun commencé à se rendre compte que le coeur humain est partout le même."
Quatre petites soirées pour venir à bout de ce roman , et j'aurai aimé lire plus lentement , étirer le temps , tellement, les romans d'Elizabeth Gaskell sont agréables à lire . Dire que je ne la connaissais pas , il y a seulement un an ...
It's a shame
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Melpomene125
  12 décembre 2018
Nord et Sud est un roman que j'ai trouvé passionnant, émouvant et qui offre une fine analyse des débuts de la révolution industrielle au XIXe siècle, des rapports de forces, des luttes de pouvoirs entre patrons et ouvriers.
J'ai particulièrement apprécié la qualité de l'écriture, des dialogues, des réflexions développées, qui donnent lieu à de vifs débats entre Margaret et John. La profondeur de l'analyse psychologique est aussi remarquable.
Tous les personnages m'ont touchée et j'ai regretté de les avoir quittés : Margaret Hale, figure charismatique de ce récit, jeune fille courageuse et intelligente ; John Thornton, patron arrogant et dur d'une usine, d'une filature, dont la personnalité évolue au fil des chapitres et devient plus attachante, surtout vers la fin où il montre sa force morale, égale de celle de Margaret, son sens de la dignité, sa volonté d'oeuvrer pour la paix sociale, d'établir des relations amicales avec les ouvriers, pour arriver à une meilleure compréhension mutuelle dans l'intérêt de chacun. Il veut mettre en pratique ses idées novatrices pour l'époque, elles font écho à celles de Margaret.
Ce couple antagoniste au départ finira par se rapprocher. Ils m'ont fait penser, à certains moments, à Chimène et Rodrigue dans le Cid de Corneille, à travers leur souci constant de rester digne et fier, coûte que coûte, de ne pas être avili aux yeux de l'autre, de peur de perdre son respect. John est séduit par l'intelligence de Margaret.
Elizabeth Gaskell était l'épouse d'un pasteur qui fut, lui aussi, séduit par son intelligence et sa beauté. La vie qu'elle a menée aux côtés de son époux, rencontré chez des parents à Manchester, est probablement la source de sa sensibilité aux questions sociales.
Elle écrivait ses textes pour l'hebdomadaire de Charles Dickens, qui s'est intéressé aux débuts de la révolution industrielle dans Temps difficiles. Ce roman utilise le conte et la satire dans la ville imaginaire de Coketown (la ville du charbon) pour évoquer la situation à Manchester mais Nord et Sud me semble plus abouti dans son évocation des problèmes liés à l'obsession du capital, de la productivité, du coût de la main-d'oeuvre. Cette attitude a tendance à transformer l'être humain en donnée comptable. Cette critique de l'utilitarisme, de l'importance accordée à l'économie politique au détriment de l'imagination, la sensibilité littéraire et la vie intellectuelle est présente dans les deux romans qui se complètent et expliquent l'entente qu'il y avait entre Dickens et Gaskell. Ces deux romans me semblent avoir encore une résonance avec notre époque bien qu'ils datent du XIXe siècle.
Au-delà des réflexions idéologiques, politiques et sociales fort intéressantes, Nord et Sud est aussi riche en scènes émouvantes et personnages secondaires dont je garderai le souvenir longtemps, comme Bessy, la fille de Nicholas Higgins, ouvrier syndicaliste. Margaret les a rencontrés au cours d'une promenade et découvre, grâce à eux, que tout n'est pas aussi simple que dans les discours de John. Issu d'un milieu modeste, orphelin de père, John a appris le travail chez un marchand de tissus et a dû quitter l'école tôt. Il est persuadé qu'avec de la volonté, tout le monde peut suivre son exemple et s'élever au rang de patron ainsi qu'au pouvoir qui va avec. Il méprise « les gens faibles » et leur manque de volonté. Mais Bessy a travaillé dur, elle aussi, dans les ateliers, pour un salaire dérisoire, et n'y a gagné qu'une maladie mortelle qui lui dévore les poumons à force de respirer des poussières.
Elizabeth Gaskell décrit une classe sociale sacrifiée sur l'autel du développement économique sans régulation et de la richesse d'une minorité conquérante et avide de pouvoir. Qu'en est-il de la liberté individuelle, du droit légitime à avoir un peu de repos et de bonheur pour que la vie mérite d'être vécue pour ces hommes et ces femmes aussi et ne soit pas qu'un long chemin de croix, uniquement fait de servitude et de souffrance ?
Elizabeth Gaskell observe avec finesse la société de ses contemporains et analyse aussi les mécanismes de pouvoir au sein du syndicat. Elle pose ainsi une question essentielle : l'homme a-t-il le droit d'être libre ou doit-il toujours obéir à un collectif, d'un côté le syndicat, de l'autre le patron, au risque, s'il refuse, d'être exclu et voué à un destin tragique, comme c'est le cas d'un des personnages. La mère de John est, elle aussi, un personnage remarquable, « une femme très forte et dotée d'une grande volonté », qui aime inconditionnellement son fils, qui le lui rend bien. John s'avérera être un homme intègre et mériter cet amour, lui qui refuse de « courir le risque de ruiner d'autres gens pour un misérable avantage personnel » en s'adonnant à la spéculation boursière, comme tant d'autres le feront pour conserver et accroître leur fortune.
Nord et Sud est un beau roman, qui mêle romantisme, au sens littéraire du terme (sensibilité, imagination, engagement politique) et réflexion économique et sociale. J'ai découvert Elizabeth Gaskell récemment, grâce à Babelio, et je trouve que ses romans méritent d'être mieux connus et sortis de l'ombre que son contemporain et ami, Charles Dickens, par sa célébrité, a peut-être involontairement contribué à jeter sur eux.
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juliette2a
  27 octobre 2011
Que dire de ce livre absolument magnifique ?
C'est l'histoire de Margaret Hale, une jeune femme de dix-huit ans, revenant dans sa maison natale à Helstone après le mariage de sa cousine Edith.
Malheureusement, sa famille doit quitter ce village après le choix de son père, pasteur, ayant des remords concernant l'Eglise.
Ils s'installent donc dans une ville du Nord, dans le Darkshire: Milton-Nothern.
Margaret fait ainsi la connaissance de John Thornton, possédant la manufacture de Malbourough-Mills mais elle le méprise dès ses premiers rapports avec lui...
Elizabeth Gaskell veut nous montrer une opposition entre le Sud (avec Helstone), paisible, tranquille, heureux ; et le Nord, sale, précaire. triste.
Le lecteur suit, tout au long de l'histoire, l'évolution des sentiments de John Thornton pour Margaret (à savoir qu'il l'admire puis l'aime passionnément) et réciproquement.
Mais cette histoire nous décrit également les conditions déplorables des ouvriers comme les Higgins- chez qui la maladie fera son apparition- tellement humains, sensibles et affectueux.
A travers joie, insouciance, tristesse, mélancolie puis souffrances, deuil et enfin paix, nous suivons le chemin de Margaret devenue plus sage au fil des évènements terribles qui vont s'abattre sur elle ; ses sentiments sur John Thornton vont évoluer au cours de l'histoire et elle parviendra à l'aimer.
Ce roman est tout simplement émouvant (je n'ai pas pu résister : j'ai dû verser quelques larmes...), attachant et tellement SPLENDIDE !!!
Ainsi, ce roman, est - et sera- toujours pour moi un chef-d'oeuvre de la littérature anglaise.
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Citations et extraits (157) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   22 novembre 2016
Les gens s’étonnaient parfois de constater que de si beaux parents avaient eu une fille à la beauté si peu régulière ; ou même totalement dépourvue de beauté, disaient certains. Elle avait une grande bouche, et non un bouton de rose tout juste capable de s’entrouvrir pour laisser passer un « oui », ou un « non » ou un « je vous en prie, monsieur ». Mais sa bouche généreuse formait une seule courbe, ses lèvres étaient rouges et pleines ; si sa peau n’avait pas la blancheur idéale, elle était lisse et délicate comme l’ivoire. Bien que Margaret affichât d’ordinaire une mine trop digne et réservée pour son jeune âge, en ces moments où elle parlait à son père son expression était vive comme le matin, tout en fossettes et en regards exprimant une joie enfantine et un espoir illimité en l’avenir.
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PartheniaParthenia   12 janvier 2016
Lorsque Mr Thornton avait quitté la maison ce matin-là, il était presque aveuglé par sa passion frustrée. Il se sentait pris de vertige, comme si Margaret, au lieu d'être une femme douce et distinguée dans son allure, ses propos et ses gestes, lui eût répondu telle une robuste harengère par un solide coup de poing. Il éprouvait une authentique douleur physique : un violent mal de tête assorti d'un pouls irrégulier qui battait très fort. Le bruit, la lumière crue, le mouvement et le vacarme permanents de la rue lui étaient insupportables. Il se dit qu'il était un imbécile de souffrir pareillement ; pourtant, il était incapable pour l'instant de se souvenir de la cause de sa souffrance, de juger si elle était à la juste mesure des conséquences qu'elle avait provoquées. Il eût trouvé du soulagement à s'asseoir sur le pas d'une porte et à sangloter, tel un petit enfant éploré qui trépigne et s'insurge contre un mal qu'on lui a fait. Il se dit qu'il détestait Margaret, mais une bouffée d'amour, aiguë et violente, transperça comme l'éclair sa révolte sourde et menaçante cependant même qu'il formulait ses paroles de haine. Il trouvait surtout du réconfort à chérir on tourment, sachant, ainsi qu'il le lui avait dit, qu'elle aurait beau le mépriser, le rejeter, le traiter avec son indifférence souveraine, elle ne le ferait pas changer d'un iota. Elle n'en avait pas le pouvoir. Il l'aimait et continuerait de l'aimer, malgré elle et malgré cette misérable douleur physique.
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artemisartemis   06 août 2009
Au contraire, chez Mr Thornton, des sourcils très droits dominaient immédiatement des yeux clairs, enfoncés, dont le regard sérieux, s'il n'était pas désagréablement perçant, semblait cependant assez intense pour pénétrer l'objet de son observation jusqu'au tréfonds. Son visage était dessiné à grands traits aussi fermes que s'ils avaient été sculptés dans du marbre, concentrés surtout autour des lèvres, qu'il avait tendance à serrer un peu sur une rangée de dents parfaites. Lorsque le sourire, rare et éclatant, jaillissait d'un coup, on avait l'impression d'une brusque apparition du soleil : il illuminait d'abord les yeux puis transformait la mine sévère et résolue d'un homme prêt à tout faire et à tout oser, la métamorphosait et laissait voir le pur plaisir que donne l'instant pleinement savouré, une expression qu'on ne voir guère surgir avec pareille spontanéité que chez les enfants.
(Chapitre 10)
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Melpomene125Melpomene125   08 janvier 2019
Il n’a pas agi pour lui-même, ni parce qu’il avait été blessé ; mais il a voulu dire au capitaine Reed ce qu’il avait sur le cœur, et ensuite, tout est allé de mal en pis. Tu le vois, la plupart des marins ont soutenu Frederick.
« Tu sais, Margaret, poursuivit-elle après une pause, d’une voix faible, tremblante et épuisée, en fin de compte, je m’en réjouis ; je me sens fière que Frederick se soit rebellé contre l’injustice, plus fière que s’il s’était contenté d’être un bon officier.
- Moi aussi, assurément, répondit Margaret d’un ton ferme et décidé. La loyauté et l’obéissance à la sagesse et à la justice sont de nobles sentiments. Mais il est plus noble encore de défier un pouvoir arbitraire, utilisé de façon cruelle et inique, et cela, non pas pour nous défendre nous, mais pour défendre les plus faibles.
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Melpomene125Melpomene125   19 novembre 2018
Margaret avait moins de contacts avec les machines et les hommes ; moins de contacts aussi avec la dimension publique du pouvoir ; et le hasard voulut qu’elle s’attachât au sort d’un ou deux de ceux qui, comme toujours lorsque certaines mesures affectent beaucoup de gens, sont des victimes pour le bien du plus grand nombre. La question est toujours la même : tout a-t-il été fait pour réduire au maximum les souffrances de ces exceptions ? Ou bien, dans ces processions triomphales où se presse la foule, des malheureux ont-ils été piétinés au lieu d’être doucement soulevés par des mains secourables et écartés du trajet du conquérant, qu’ils ne peuvent accompagner dans sa marche ?
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