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Béatrice Vierne (Traducteur)
ISBN : 2851977105
Éditeur : L'Herne (13/05/2004)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Ce roman d'amour sur fond de scandales et d'intrigues se déroule dans l'Angleterre rurale de la fin des années 1820. Il met en scène Molly, la fille rebelle d'un médecin de campagne, les aristocrates locaux qui, depuis l'imposant château de Cumnor Towers, règnent en maîtres absolus sur ce coin perdu des Midlands, les notables, les domestiques, les paysans, les animaux mais c'est avant tout la nature humaine dans la toute-puissance de ses pulsions et de ses désirs si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  08 novembre 2017
D'habitude, je lis vite mais il m'a fallu plusieurs soirées pour arriver au bout de " Femmes et filles" , un délicieux pavé de 648 pages .
Un énorme roman donc, qui aurait pu être encore plus long d'un chapitre, si l'auteur, Elizabeth Gaskell n'était pas décédée soudainement . Mais arrivée à ce stade , on est si imprégnée de cette histoire , on a eu tellement de détails que l'on peut imaginer la fin sans problème , d'autant plus que le directeur du journal dans lequel était publié ce récit sous forme d'extraits , nous indique gentiment la direction que souhaitait l'auteur.
Elizabeth Gaskell nous plonge dans la vie de Molly , 12 ans, orpheline de mère qui vit une relation parfaite avec son père , médecin de campagne, jusqu'au jour où celui-ci décide de reprendre une épouse pour "tenir sa maison" . Clare , cette nouvelle" maman" est elle même , mère d'une jeune fille dont elle ne s'occupe pas beaucoup, toute occupée qu'elle est à gagner sa vie et paraître . Héritant donc d'une "sœur" , c'est tout le paisible équilibre de Molly qui va être bouleversé par ces nouvelles venues . Féminité, manigances, secrets, manipulations et complicité vont envahir son quotidien , elle qui n'est que simplicité et bonté ...
Le fait que ce roman soit très long , que j' ai passé plusieurs soirées d'affilée à le lire , installe l'histoire profondément (un peu comme une série télé dont vous regarderiez toutes les saisons à la suite... ).
J'ai vécu au rythme de ce petit bourg , pris le thé avec les soeurs Browning, vieilles filles affectueuses, me suis inquiétée pour la santé de Mrs Hamley chez qui Molly va séjourner afin de distraire par sa jeunesse , la malade. J'ai soupiré devant le nombre de soupirants de Cynthia , la nouvelle soeur de Molly en me demandant si cette dernière serait récompensée de son bon caractère . J'ai été amusée et agacée par la nouvelle "maman" de Molly , si égoïste et manipulatrice qui m'a un peu rappelé les mères dans les roman de Jane Austen.
Et bien que 2 siècles nous séparent , j'ai trouvé que le monde avait bien changé certes , au niveau politesse mais que certains personnages pourraient être nos contemporains ...
Femmes, épouses, mères, belle-mères , amies, sœurs et filles parfaitement croquées par une auteur à la plume gentiment ironique . Il faut lire entre ces lignes ...
648 pages de pur délice , un formidable portrait d'un quotidien tranquille dans la campagne anglaise au 19° siècle ...
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Folfaerie
  11 juin 2010
Je remercie chaleureusement l'équipe de Babelio et les éditions de L'Herne. Grâce à eux j'ai enfin découvert Elisabeth Gaskell. Je ne sais absolument pas comment j'ai pu ignorer le nom de cette contemporaine de DIckens pendant si longtemps, c'est un mystère...
Ce gros roman de plus de 600 pages est demeuré inachevé en raison du décès de la romancière. L'éditeur a néanmoins ajouté quelques lignes pour nous permettre de connaître le dénouement de cette histoire.
Si on aime Charles Dickens et Jane Austen, on ne peut être qu'enthousiaste devant l'oeuvre d'Elizabeth Gaskell qui se trouve être à mi-chemin entre ces deux univers.
L'écrivain nous fait entrer dans l'intimité de la famille Gibson. le père est un médecin de campagne veuf (homme de bon sens et à l'humour sarcastique) qui élève seul sa fille Molly, jeune personne douce, aimable a priori un peu fade qui sait faire preuve d'une belle indépendance de caractère en quelques occasions. le lecteur va les suivre durant quelques années. Molly devient une jeune fille, elle va connaître les premiers élans du coeur, tandis que son père décide de se remarier avec une veuve frivole et coquette, elle-même mère d'une jeune fille, Cynthia, de l'âge de Molly. La vie de Hollingford, cette petite bourgade du début du XIXème siècle, est réglée sur celle des occupants de Cumnor Towers, le château des aristocrates locaux.
Le roman est autant une étude de moeurs qu'une histoire d'amour et fourmille de ces mille et un détails de la vie quotidienne qui nous apprennent beaucoup sur la vie des classes moyennes à l'époque victorienne. J'ai longtemps regretté de ne pas avoir connu cette époque, néanmoins je ne l'idéaliserai pas non plus, compte tenu du portrait brossé par Elizabeth Gaskell.
Bien sûr, lorsqu'on est une jeune fille, la vie peut-être délicieuse : les promenades dans la campagne anglaise si charmante, les après-midis passés autour d'un thé, les soirées à jouer aux cartes, les brefs séjours à Londres ou chez des amis plus fortunés... mais il y a le revers de la médaille. Tout est si codifié en société... s'habiller pour telle occasion, respecter une certaine heure pour les repas (impossible de songer à manger quand on a faim, oh non), le décorum, la façon dont vous parlez à une personne, le strict respect des convenances, sans compter que dans une petite bourgade comme Hollington, tout se sait. Vous êtes épiée par vos voisins si complaisants, votre toilette est sujette à commentaires, vous ne pouvez fréquenter un homme ou parler à une tierce personne sans que la moitié de la ville soit au courant. Ne courez pas, ne riez pas trop fort, souriez sans cesse, acquiescez plusieurs fois dans une conversation... et vous serez estimée. Quel fardeau cela devait être pour certaines femmes. Cette constante surveillance, cette maîtrise de soi indispensable. L'auteur parvient fort bien à restituer tous ces petits désagréments à travers plusieurs personnages.
Un autre point, non moins important, est abordé : l'argent. On sait déjà, depuis Jane Austen, qu'un domaine ne pouvait échoir à une fille et que l'hériter devait nécessairement être un homme. S'il n'y avait pas de fils, on allait chercher un neveu ou un cousin éloigné. La principale préoccupation de toute jeune fille n'ayant pas de frère, était de trouver un mari possédant des revenus suffisants. A travers le personnage de Cynthia, l'auteur évoque les problèmes qui pouvaient se poser aux jeunes filles pauvres mais capables de se maintenir dans un certain milieu social : les contraintes et les sacrifices, les faux-pas et les erreurs étaient sans doute plus courants qu'on ne l'imagine.
Mais les hommes étaient-ils mieux lotis ? Parmi les intimes de la famille Gibson se trouve le Squire Hamley et sa famille. Il a deux fils qui vont à l'université. L'un, Roger, semble être d'une intelligence moyenne mais sait s'occuper du domaine familial et montre du bon sens, l'autre, Osborne, est un jeune dandy, élégant, à qui tout semble réussir, d'une sensibilité et d'une érudition supérieures... Les événements démentiront ces apparences. le fils aîné dépend encore de son père pour subsister à ses besoins, situation inconfortable, et rarement évoqué dans les romans se situant à l'époque victorienne.
Molly est l'élément central, le fil conducteur entre tous ces personnages. Douce et réservée, elle sait se faire apprécier non seulement de son voisinage mais aussi de Lord et Lady Cumnor (qui se croient perpétuellement obligés de mettre le nez dans les affaires du bon peuple de Hollingford) et du Squire Hamley, homme bourru aux idées fort étroites mais généreux. J'avoue que j'ai pensé plus d'une fois au personnage de Lady Catherine de Burgh dans Orgueil et préjugés, même si Lady Cumnor est bien moins tranchante. A noter également, quelques considérations politiques sur les Tories et les Wighs qui expliquent en partie l'antagonisme entre Hamley et les Cumnor.
J'ai particulièrement apprécié les nuances apportées aux personnages, aucun n'étant ni tout noir ni tout blanc, à l'image de la coquette Mrs Gibson, ou du séduisant mais vil Mr Preston. Certes, on pourra peut-être reprocher à Molly de représenter la jeune fille parfaite, qui n'a que de bons côtés et possède presque toutes les qualités, mais l'agacement qu'elle pourrait susciter est finalement gommé par quelques unes de ses décisions qui la rendent plus faillible.
Je suis donc tout à fait ravie de ma découverte, je crois qu'Elizabeth Gaskell va figurer en bonne place dans ma bibliothèque car maintenant, je souhaite découvrir ses autres romans.
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juliette2a
  24 juin 2012
Je viens de terminer "Femmes et Filles" et je ne peux que dire que ce livre est une merveille ! L'histoire relate la vie dans le petit village de Hollingford de Molly Gibson, fille d'un médecin de campagne, qui, lorsque celui-ci décide de se remarier avec Mrs.Kirkpatrick, une domestique du domaine prestigieux de Cumnor Towers, a du mal à accepter cette initiative...Elizabeth Gaskell, à travers les évènements d'un village, leurs habitants plus ou moins semblables, nous fait donc le portrait de la société de son époque !!
Ce roman, un pavé de 650 pages, est vraiment sublime ! Je ne me suis jamais ennuyée : en effet, à chaque nouveau chapitre se préparait un rebondissement -tragique ou heureux- pour aboutir finalement à une issue que le lecteur attendait depuis le début du livre, un heureux mariage entre Molly et celui qui l'a si profondément marquée depuis qu'elle a fait sa connaissance, ce cher Roger Hamley...
En outre, je me suis totalement mise dans la peau de Molly, héroïne presque parfaite de ce roman, tellement sincère, attachante, généreuse, gentille et dotée d'une grande beauté. J'ai également aimé M.Gibson, un père vraiment sympathique et protecteur, Lady Harriet, Roger (malgré ses erreurs) mais aussi Osborne, M. Hamley, les miss Browning et quelquefois Cynthia.
Ainsi, ce roman malheureusement inachevé à cause de la mort de l'auteure me laisse parfaitement conquise, malgré un dernier chapitre manquant, le plus heureux du livre, mais comme disent si bien les auteurs de la lettre adressé aux lecteurs : "On ne peut qu'imaginer avec quelle exquise habileté cette scène aurait été dépeinte si la mort avait épargné Mrs. Gaskell ; ce que l'on sait, à coups sûrs, c'est qu'elle aurait été charmante...-surtout dans tout ce qu'aurait pu faire, exprimer et dire Molly".
A lire ABSOLUMENT !!
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claudialucia
  11 octobre 2013
Femmes et filles d'Elizabeth Gaskell est le deuxième roman que je lis de cette écrivaine après Nord et Sud dont j'avais déjà apprécié l'analyse psychologique et sociale. Comme le titre l'indique, le livre offre une galerie de portraits de femmes et de filles qui révèle de la part de l'auteur une finesse de plume, une acuité du regard et une vive intelligence dans la peinture de la société victorienne d'une petite ville de la province anglaise. Elizabeth Gaskell refuse tout manichéisme et sait peindre d'un trait précis et pourtant subtil toutes les nuances de l'âme humaine.
Le personnage principal est Molly Gibson, fille du médecin de la ville, une jeune fille douce et gentille, "docile" comme disent les gens autour d'elle, qualité éminemment recommandable pour une femme dans la société victorienne! Ce qui ne l'empêche pas d'avoir du caractère et de savoir, à l'occasion, affronter l'opprobre générale si elle est consciente de son bon droit. Courageuse donc, altruiste, elle a un petit rien de méchanceté qui lui permet parfois de prendre plaisir à avoir raison sur ses détracteurs. Face à elle, sa belle mère, la second épouse de son père et la fille de celle-ci, Cynthia, sont des personnages plus négatifs.
Hyacinth Clare, Mrs Kirkpatrick du nom de son premier mariage, devient donc Mrs Gibson. Elle est le type de la femme de condition modeste qui ne doit sa fortune qu'à sa beauté. Pour le reste, elle est sotte et superficielle, inculte, snob, monstrueusement égocentrique, incapable d'amour vrai mais très habile pour défendre ses intérêts. Si Elizabeth Gaskell ne l'aime pas, elle ne l'accable pas. A travers elle, elle peint les humiliations que doit subir une femme sans fortune, engagée comme gouvernante dans une noble famille, à la merci des sautes d'humeur, des revirements de sa patronne et devant avaler en silence toutes les vexations. Malgré ses défauts, Hyacinth Clare sait faire preuve de dignité quand elle essaie de cacher sa pauvreté, ses dettes et raccommode ses toilettes pour se rendre présentable.
Cynthia sa fille, qui n'a jamais reçu d'amour de sa mère, est un curieux mélange de qualités et de faiblesses. Son charisme et sa beauté agissent sur tout son entourage et lui ouvrent les coeurs, mais son désir de plaire, sa coquetterie désespèrent maints jeunes gens et la mettent dans une situation épouvantable aux yeux de la société. Elle est parfois égoïste, légère, vaniteuse mais elle peut être aussi dévouée et sincère.
Autour des trois personnages centraux, il y a les vieilles filles, les miss Browning, un peu ridicules mais attendrissantes qui veillent sur Molly comme sur leur fille, Mrs Hamley, la charmante et languissante épouse du squire, la redoutable et autoritaire Lady Cumnor et sa fille Harriet, l'insubordonnée qui refuse d'obéir aux règles imposées aux femmes mais peut se le permettre parce qu'elle est fille de lord. Et puis, autour de toutes ces femmes, des hommes, qui sont les pères, les fiancés, les maris, les soupirants, les amants, les amis, ce qui permet de brosser un tableau complet des classes sociales de l'époque (l'action se situe dans les années 1820 alors que Gaskell écrit à la fin de sa vie en 1865; elle n'aura pas le temps de terminer son roman). La condition féminine dans toutes les couches sociales est ainsi évoquée par une écrivaine qui possède à la fois une culture et un esprit indépendant et a donc le possibilité de dénoncer et de critiquer le pouvoir dominateur exercé par les hommes sur l'éducation des filles, leur mariage, leur place dans la société. Elizabeth Gaskell est donc une femme à l'esprit critique, à la conscience sociale affirmée et ce n'est pas étonnant que certaines de ses oeuvres aient fait scandale..
C'est aussi une excellente écrivaine qui sait par touches légères et ironiques montrer les défauts et les faiblesses de ses personnages, les hiérarchies sociales, les travers d'une grande noblesse encore féodale et tyrannique, ceux aussi d'une bourgeoisie vaniteuse, prise entre son admiration pour les grands de ce monde et son mépris des plus humbles, microcosme obéissant à des règles précises, à des conventions, des préjugés, société corsetée dans ses principes, ses certitudes religieuses et sa bonne conscience. le trait est parfois acéré qui décrit les mesquineries de la vie provinciale, la méchanceté, la médisance, la jalousie. Mais il est pourtant adouci par l'humour et la tendresse que Gaskell porte à ces personnages!
Un très bon roman!
Lien : http://claudialucia-malibrai..
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Titine75
  05 juillet 2010
Hollingford est un petit village rural de l'Angleterre, Elizabeth Gaskell nous convie à partager la vie de ses habitants dans son dernier roman “Femmes et filles”. Elle nous invite tout particulièrement à suivre l'évolution de Molly Gibson, la fille unique du médecin. Nous la découvrons enfant, dans le premier chapitre, impatiente de participer à la grande fête annuelle au château de Cumnors Towers. Nous ne la quitterons qu'à l'âge adulte à la veille de sa vie de femme. Au travers de 651 pages, nous partageons la vie quotidienne de Molly. Celle-ci vit seule avec son père, veuf, duquel elle est très complice. Mais Molly grandissant, son père pense qu'il serait opportun que sa fille soit au contact d'une nouvelle mère. le remariage de Mr Gibson est le début d'une nouvelle vie pour Molly qui doit s'adapter à Mrs Gibson et à sa fille Cynthia. Elizabeth Gaskell aime jouer des oppositions comme nous avons pu le constater dans “Nord et Sud”. Les deux soeurs sont parfaitement opposées. Cynthia est d'une grande beauté, frivole et séductrice. Personne ne lui résiste et de nombreux coeurs se laissent prendre à ses minauderies, ce qui lui vaudra de sérieux ennuis. Molly a un physique plus ingrat, elle est réservée mais son caractère droit et honnête lui permet de conquérir l'amitié et l'amour de son entourage. Nous sommes quand même dans un roman victorien où la droiture et la probité finissent toujours par triompher !
Mais les Gibson ne sont pas les seuls à habiter Hollingford. L'extraordinaire talent de Elizabeth Gaskell est de ne jamais laisser aucun personnage de côté. Tous les habitants nous deviennent familiers grâce aux descriptions, aux aspects psychologiques détaillés par l'auteur. On s'attache terriblement à la famille Hamley où séjourne Molly à plusieurs reprises. Les deux fils Hamley sont également au coeur du roman et en opposition comme les soeurs Gibson. Osborne, l'héritier à qui tout est promis, est choyé et mis en avant. Roger, le cadet, a un rôle secondaire, son avenir semble beaucoup moins prometteur. Mais on sait qu'il ne faut pas se fier aux apparences chez Mrs Gaskell ! On croise également les délicieuses Miss Browning toujours prêtes à défendre Molly, l'acariâtre Lady Cumnor et sa fille Harriet qui deviendra la protectrice de Molly, le mystérieux et inquiétant Mr Preston régisseur des domaines des Cumnors, c'est réellement tout un monde que nous offre Elizabeth Gaskell. J'étais en parfaite empathie avec tous ces personnages et j'ai vécu pendant deux semaines au rythme de Hollingford. Il est bien difficile d'abandonner ce village après avoir refermé le roman.
C'est d'autant plus difficile que l'on reste sur notre faim. Comme je le disais au départ, “Femmes et filles” est le dernier roman de Elizabeth Gaskell. Il fût publié en feuilleton dans le magazine “Cornhill” de août 1864 à janvier 1866, Elizabeth Gaskell est morte en novembre 1865 sans avoir pu rédiger le tout dernier chapitre. Ceux qui ont lu “Nord et Sud” comprendront ma déception car Mrs Gaskell achève son histoire dans les toutes dernières pages. Cela aurait été également le cas dans “Femmes et filles”. Même si l'avenir de Molly ne fait aucun doute, il manque ce moment délicieux où le destin du personnage central s'accomplit et qui est toujours conté avec une extrême finesse.
Une nouvelle fois, j'ai été prise au piège par le talent de Elizabeth Gaskell. J'ai été captivée par la vie de Molly Gibson et du village de Hollingford. Je ne saurais trop vous conseiller de vous immerger à votre tour dans cette Angleterre des années 1820.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   06 novembre 2017
Quiconque gagne sa vie par le travail de sa cervelle ou de ses bras, depuis les messieurs exerçant des professions libérales et les riches négociants jusqu'aux plus humble des ouvriers, est pour elle un simple "individu". Jamais, même dans ses propos les plus débridés, elle ne daignerait lui accorder, fût-ce le titre conventionnel de "gentleman" et la façon dont elle s'approprie les êtres humains, "ma" femme de chambre, "mes" gens ... mais, finalement, ce n'est qu'une façon de parler.
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iris29iris29   06 novembre 2017
- Eh bien, ma sœur, eh bien, intervint Miss Browning. Que viennent faire là son élégance ou son joli visage ? As-tu jamais vu un veuf se remarier pour de pareilles bêtises ? C'est toujours le sens d'un devoir quelconque qui les y poussent... n'est-ce pas Mr Gibson? Les veufs ont besoin de quelqu'un pour tenir leur maison, ou bien d'une mère pour leurs enfants, ou alors ils pensent que feu leur épouse aurait voulu les voir remariés."
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iris29iris29   03 novembre 2017
Commençons donc par le bon vieux galimatias de l'enfance. Il était une fois, un pays , dans ce pays il y avait un comté, dans ce comté il y avait ville, dans cette ville il y avait une maison, dans cette maison il y avait une chambre, dans cette chambre il y avait un lit et dans ce lit il y avait une petite fille; (...)
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iris29iris29   07 novembre 2017
Elle avait cette habitude de présenter une esquisse de tous ses projets nouveaux devant une personne extérieure au cercle de la famille, en sorte que ses proches, si le projet leur déplaisait , étaient obligés de réprimer leurs premières émotions, ce qui laissait à leur esprit le temps de s'habituer à la chose.
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iris29iris29   05 novembre 2017
" Je me demande si je ne serais pas jolie, pensa-t-elle. J'ai presque l'impression de l'être... quand je porte une robe comme celle-ci, bien sûr. Betty me dirait : " C'est la plume qui fait l'oiseau".
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