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EAN : 9791028108908
240 pages
Éditeur : Bragelonne (15/05/2019)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Londres est en ébullition : dans une société en pleine mutation, la pauvreté exacerbe les tensions raciales et divise la population. C'est au coeur de ce contexte étouffant que des femmes se mettent à disparaître : un tueur au sinistre masque les assassine les unes après les autres, sans laisser le moindre indice derrière lui. La presse fascinée l'appelle bientôt Le Masque de la Mort.
Jeune journaliste ambitieux, Jeremy Miller se verrait bien couvrir l'affai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
culturevsnews
  16 mai 2019
Jeremy Miller, le personnage principal n'est pas instantanément sympathique, simplement dit au début du livre, c'est un crétin aux opinions douteuses sur une variété de sujets, socialement maladroit, sans amis et impopulaire avec ses pairs, il se croit meilleur que les autres. Au fur et à mesure que l'histoire progresse, vous commencez à le voir changer, de votre réaction à sa première apparition, vous découvrez qu'il est un personnage de style "nuances de gris" avec plus à lui qu'il n'y paraît et vous pouvez voir sa transformation du crétin égocentrique qu'il était en un gars beaucoup plus mature et aimable avec des qualités rédemptrices.
Ethel Hurst, la médium est un grand personnage secondaire, il n'y a pas grand-chose à dire sur elle à part qu'elle est une vieille dame gentille et âgée qui est simplement sympathique. Monsieur Sutcliffe est mon personnage préféré, un géant qui, dans son passé, était capable de tuer et qui, aujourd'hui, dans ses dernières années, est un voisin et ami d'Ethel. Les bribes de son histoire étaient ma partie préférée du livre, car vous avez eu l'occasion de vous plonger dans ce qu'il a été dans sa jeunesse et c'est une histoire secondaire vraiment intéressante.
L'élément surnaturel de l'histoire est sous-estimé et l'ajout d'un médium ajoute une dimension supplémentaire à la chasse à l'assassin.
Le livre contient de la violence. Cependant, il n'est pas sensationnalisé par les normes d'aujourd'hui et les meurtres qui ont lieu sont plus d'un style menaçant avec un sinistre sous-entendu que le meurtre viscéral.
Le Masque de la Mort passe d'un style narratif à l'autre et bien qu'il puisse prêter à confusion, il ne l'est pas et fonctionne très bien. Les parties de l'histoire portant sur le personnage principal Jeremy Miller sont racontées à la première personne et les autres chapitres sont tous écrits à la troisième personne.
L'écriture de Gemmell dans le Masque est souvent clairsemée et épurée, il n'utilise pas une surabondance de mots dénués de sens. Il réussit à évoquer l'émotion et a (malheureusement, il n'est plus parmi nous) la capacité de raconter une belle histoire en utilisant le minimum de mots, ce qui permet un style de narration rapide. Gemmell incorpore également un style d'humour noir de potence dans le livre, ce qui convient à la tonalité sombre de l'ensemble.
Le décor de la fin des années 1980 est bien réalisé et bien représenté. Dans les mains de Gemmell, vous êtes transporté dans le temps jusqu'à l'endroit sinistre de Londres, le tabagisme, le manque d'ordinateurs, le racisme souvent fréquent et occasionnel, le sexisme, l'homophobie, la politique et l'attitude de la police illustrent tous les attitudes de l'époque. Faire revivre l'époque avec une authenticité authentique.
Le Masque de la Mort est un manuscrit perdu de Gemmell, écrit dans les années 1980 et se déroulant en 1987, ce n'est pas un livre moderne, mais pour moi au moins, il résiste bien et j'ai trouvé que c'était une lecture très agréable.
Une bonne histoire est une bonne histoire, peu importe quand elle a été écrite pour la première fois et j'ai trouvé que le Masque de la Mort était une bonne histoire.
Note : 8,5/10
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KatEncoreunlivre
  14 août 2019
J'ai l'habitude avec la collection Terreur des éditions BRAGELONNE de trouver un contexte terrifiant sans l'utilisation d'artifices. C'est d'ailleurs cet excellent souvenir que je garde de Snowblind de Christopher Golden malgré quelques critiques qui pointaient ce manque de « terreur » pourtant bel et bien présente.
Bien que ces deux auteurs et romans soient différents, le traitement de la terreur est similaire par l'ambiance et la peur grandissante au sein de la population londonienne. Difficile ne pas penser à l'influence de Jack l'Éventreur à Whitechapel, même si les deux tueurs et les époques sont foncièrement différents, il n'en reste pas moins que l'atmosphère est terrifiante…
Jeremy Miller, journaliste persona non grata, imbu et ambitieux au journal local le Herald doit évoluer dans une époque et un contexte social en pleine transition, un tueur sadique sévit dans les rues de Londres avec la même ardeur, surnommé le Masque de la Mort il fait preuve d'une grande cruauté.
L'investigation de Miller le mènera à faire des rencontres bénéfiques et surprenantes en tout point.
Trois personnalités se dégagent : Ethel Hurst, apporte une légère touche « fantastique » à l'histoire avec ses prédictions, son vieil ami Mr Sutcliffe est un homme de grande intelligence qui en impose, il donne du corps à l'histoire par son charisme impressionnant, ce rhodésien de la tribu matabélé est captivant…
Le Masque de la Mort présente de bons atouts, le fil rouge reste essentiellement l'enquête sur ces meurtres aux détails sordides, avec un parfait équilibre maintenu entre différents aspects sociaux : les rouages du journalisme dans les années 1980 à l'aube de la révolution numérique, le chômage est en pleine ascension, le racisme, tout cela couplé aux prémisses de l'industrialisation.
En allant à l'essentiel, l'écriture dans un style enlevé et un rythme soutenu, David Gemmell entraîne une certaine fascination pour cette époque pessimiste, parmi toutes ces atrocités parce qu'il s'agit quand même d'un thriller terreur, les troubles et la peur sont bien présents. Les personnalités toutes plus savoureuses les unes que les autres apportent un charme et une originalité évidents.
Le Masque de la Mort est une très belle découverte littéraire, l'auteur étant décédé il y a quelques années, j'ose espérer qu'un autre manuscrit de cette trempe soit exhumé…


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Melvie77
  02 juillet 2019

David Gemmell est surtout connu pour ses écrits d'imaginaire.
Ce Masque de la mort est un thriller inédit que sa veuve a retrouvé après sa mort et accepté de faire éditer.
Je connais peu l'auteur dans ses écrits de fantasy et fantastiques (je n'ai lu que Jon Shannow) mais j'avais eu un coup de coeur avec le roman noir sorti l'année dernière : Chevalier Blanc, Cygne Noir , édité chez Bragelonne en avril 2018 et dont vous pouvez retrouver la chronique sur le blog .
Le Masque de la mort situe son action à Londres à la fin des années 80, période où la capitale est en pleine ébullition avec les tensions raciales dans une société en pleine mutation. C'est dans ce contexte qu'un assassin tue sauvagement des femmes et accentue les tensions en présence en imposant un climat encore plus anxiogène.
Un jeune journaliste, Jérémy Miller, va se retrouver en première ligne dans cette affaire en faisant "équipe" avec une voyante qui va aider la police dans l'enquête.
David Gemmell apporte une fois de plus un soin particulier à ses personnages qui provoquent de l'empathie- même quand ils sont antipathiques- et donne à son roman une structure narrative rythmée grâce à des chapitres de longueur modérée et bien structurés. La narration est assez originale car on passe de la narration à la première personne lorsqu'il s'agit de Jérémy à celle à la troisième personne dès qu'il s'agit d'un autre personnage.
Aussi bien une enquête sur un serial killer, le Masque de la Mort est aussi un roman initiatique pour le personnage principal, qui va, avec cette enquête, expérimenter différentes situations qui vont l'aider à mûrir et l'aider à enfin passer à l'âge adulte.
Par les personnes qu'il va rencontrer via cette affaire, Dawn ( l'optimisme incarné), Ethel (la clairvoyance) et Mr Sutcliffe (la réflexion et la canalisation), ... Jeremy va vivre une palette d'émotions très large qui joueront les montagnes russes...
J'ai beaucoup aimé le personnage de Mr Sutcliffe, qui mériterait un roman à lui seul, intrigant personnage à la vie énigmatique et bien remplie.
Un très bon thriller original, captivant jusqu'à la dernière page que je vous conseille.

Lien : https://aufildesevasionslivr..
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Lalitote
  11 juin 2019
David Gemmell était plutôt spécialisé dans la littérature Fantasy héroïque et historique pourtant on trouve quelques romans policiers. Ce roman a une petite histoire, il a été découvert dans ses papiers par sa veuve Stella Gemmell. C'est donc un roman inédit qui est marqué par de nombreux détails autobiographiques datant de la période ou il fût journaliste. L'histoire se déroule dans le sud de Londres sous fond de tension sociale, de pauvreté et de racisme. Un tueur en série fait des ravages parmi une catégorie de femmes bien spécifiques. On trouve aussi une légère teinte de surnaturelle qui est bien amenée. le journaliste Jeremy Miller voudrait être mis sur l'affaire et c'est comme si l'affaire finissait par venir à lui lorsque des éléments viennent croiser ses propres enquêtes. Pourtant j'avoue qu'au début son attitude me tapait un peu sur les nerfs mais heureusement cela s'améliore par la suite. L'écriture est riche en émotions et en descriptions, on va ainsi découvrir la personnalité de Jeremy qui apparait comme un exemple d'anti héros. L'auteur nous fait découvrir le Londres de la fin des années 80, ou la précarité engendre des tensions raciales entre voisins d'un quartier à un autre. La rencontre avec des personnages forts et constructeurs comme L'adolescente paraplégique Dawn Green ou encore M. Stucliffe apporte une belle envergure au roman. Les personnages sont éclectiques mais le grand âge d'Ethel et de M.Stucliffe donnent un plus dans la transmission d'une génération à l'autre, on sent que c'est écrit avec le coeur. Jeremy grandit qu fil du récit, en recevant un soutien intense de ces personnes d'expérience. Un roman brillant avec une intrigue faisant apparaître un sérial killer monstrueux qui nous donne du fil à retordre jusqu'à la toute fin. Bonne lecture.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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patlam
  14 novembre 2019
Au coeur d'une société en pleine évolution les tensions raciales et la pauvreté divisent la population. Dans ce contexte exacerbé un tueur pervers, surnommé le Masque de la Mort, oeuvre dans les rues de Londres. David Gemmell élabore son récit autour de différents personnages aussi disparates que complémentaires, aussi attachants qu'antipathiques. Force est de constater que malgré le progrès et le développement notre société n'a pas, en substance, foncièrement évolué et que ce roman s'apparente indéniablement à notre actualité dont il pourrait être l'exact reflet. Enquête sur un serial killer, tableau sociétal, le Masque de la Mort est aussi un roman initiatique original avec une légère touche de fantastique et, bien structuré. L'intrigue est prenante quoique quelque peu tordue et l'écriture riche, tant en émotions qu'en descriptions avec des moments forts, beaucoup d'humanité et de savoureux passages telle l'auto-critique de l'auteur pleine d'ironie sur les héros de Fantasy .Moins percutant que Chevalier blanc, Cygne noir, plus éloigné également de son oeuvre principale que ce dernier, ce livre reste néanmoins une belle découverte.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JennDidiJennDidi   23 février 2020
– Au sujet du meurtre. Je me demandais si la police estimerait déplacé que je propose mon aide.
Don Bateman avait raison. J’étais nul. Je me trouvais face à une femme apparemment dotée d’un véritable don de voyance. La mettre en lien avec les enquêteurs ferait la une du journal.
– Que souhaiteriez-vous faire ? l’interrogeai-je.
-Eh bien, si la victime avait une bague en or ou en argent, je pourrais peut-être dire comment elle est morte et qui l’a tuée.
Soudain, l’ombre qui fut projetée sur moi me fit sursauter. A mes côtés, me dominant de toute sa hauteur, se trouvait l’incroyable Mr Sutcliffe. Une fois de plus, une peur inexplicable me saisit.
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rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
Les bons journalistes ne se soucient pas uniquement d’une jolie phrase ou d’un paragraphe bien tourné. Les bons journalistes comprennent les gens. Ton problème, fiston, c’est qu’à part jacasser, tu ne fais rien. Prends la pseudo-voyante, par exemple. Tout se présentait bien jusqu’à ce que je découvre que tu ne lui avais même pas demandé son adresse. Ensuite, elle refuse de se prêter au jeu. Ce n’est pas du bon travail, ça. Pourquoi tu ne laisses pas tomber pour aller ailleurs écrire de la poésie ?
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LalitoteLalitote   11 juin 2019
C’était là le meilleur argument que j’aie jamais entendu pour mettre fin à une conversation. Une mamie au doux regard sert le thé dans de délicates tasses en porcelaine, dans un salon décorés de figurines en verre, et vous informe tranquillement que vous ne devez pas avoir peur d’un homme qui a un passé de tueur.
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rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
Je me souviens du temps où les journaux étaient agréables. Quand ils informaient de toutes les bonnes nouvelles et vous donnaient l’impression d’appartenir à une communauté. Maintenant, ça ne parle que de sida, de sexe et de crimes. C’est tellement perturbant ! Comme cette pauvre femme assassinée récemment…
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rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
Grâce à mes aptitudes exceptionnelles, j’avais compris tous les mystères de la vie. J’appartenais à la nouvelle génération, celle qui corrigerait les stupides erreurs du passé. Personne n’avait jamais été comme moi dans l’histoire de la planète. J’incarnais l’avenir.
J’étais aussi le meilleur journaliste d’un hebdomadaire. Non, laissez-moi reformuler : je me considérais comme le meilleur journaliste. Les autres manquaient de talent et d’inspiration.
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Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
Par Geek Librairie
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