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ISBN : 2754801146
Éditeur : Futuropolis (21/10/2010)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 152 notes)
Résumé :

Futuropolis a mis les petits plats dans les grands et propose une édition luxueuse au (très) grand format pour 570 privilégiés. Les 72 planches de Jean-Pierre Gibrat seront reproduites en couleurs, à une taille plus proche des originaux, pour en apprécier toute la force du trait, et les couleurs exceptionnelles. Recherches de personnages, croquis inédits complèteront ces ouvrages qui permettront au lecteur de dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  16 juin 2017
Le front pataugeait à moins de 200 km, mais Paris sifflotait, Paris s'en foutait. J'imaginais une ville sans hommes, tu parles ! Les bourgeoises avaient toutes un coquin crocheté à leur bras, fumant sous les ombrelles. Des permissionnaires ? Des réformés ? Des planqués ? Des chanceux ! Il fallait peut-être ajouter aux misères du front celle d'être cocu.
Oui, Paris s'amusait, ça piaffait d'insouciance à pleines terrasses, la guerre planquée au fond du jardin.
p56
Anarchiste, pas par conviction, plutôt héréditaire
Bolchevik, armée blanche, prolétaires il s'y perd
Par chemin de fer, il rejoint les barricades
Guerre et Paix à Petrograd
Révolution Russe, son organisation intrinsèque
1917-1918 MattéO échecs
encore une belle fresque historique
JP Gibrat un petit rien d'héroïque...
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Sebthos
  22 novembre 2017
Mattéo gardera-t-il sa barbe ?
Avant son départ pour Petrograd, Mattéo se laisse pousser la barbe, pour faire plus « sérieux » devant la révolution qu'il va voir se réaliser devant ses yeux. Il ne se rasera « que dans la contrariante éventualité d'une revanche de l'ancien monde » (p. 13).
En 1917, la capitale russe brûle d'une fièvre révolutionnaire inextinguible. Mattéo ne peut résister à ce feu qui l'attire. Son ami Gervasio, qui l'accompagne, craînt même qu'il fasse son « petit Lénine » (p. 13), et lui rappelle qu'ils ne sont pas bolchéviques, mais anarchistes.
Mais, il n'y a pas que le feu libertaire qui étreint Mattéo, la flamme de la passion ne va pas tarder à se raviver. Avec Juliette, qui le fait tant espérer, puis avec Léa, qu'il rencontrera là-bas, en Russie. Elle lui fera connaître un amour libéré. En sera-t-il de même du modèle de société qu'elle va lui présenter ? On connaît la suite, les bolchéviques tiennent le haut du pavé, et les idéaux communistes qui les font tant vibrer seront vite abandonnés.
Ce deuxième tome mêle une nouvelle fois admirablement la petite et la grande histoire. La passion amoureuse pour libérer les hommes, et le désir que la justice règne enfin sur la société et libère l'humanité. Devant la décomposition bolchévique de l'idéal communiste, Mattéo gardera-t-il foi en l'espoir et brûlera-t-il encore du feu libertaire hérité de son père ? Un album remarquable !
Lu en novembre 2017.
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carre
  19 juin 2014
Mattéo tome 2.
Voici notre jeune héros amoureux déçu, plongé dans la révolution russe du côté de Petrograd, au grand désespoir de sa mère. Dans ces périodes tourmentées, Mattéo découvre la complexité de la situation et ses dangers. Mais les bras de la pasionaria Léa apaisent les douleurs du coeur.
Des dessins d'une grande force, visuellement magnifique, un scénario top niveau, avec une belle illustration des problématiques de l'époque, un héros à l'empathie évidente, des personnages fouillés qu'on prend plaisir à suivre, il n'en faut pas plus pour faire de ce tome 2 une vraie réussite. Gibrat dose grande histoire et destin personnel avec une justesse qui nous emporte sans problème.
Un bonheur à regarder à et lire.
J'ai adoré.
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Macha_Loubrun
  17 juillet 2014
1917 - 1918 le vent de l'histoire souffle fort un peu partout en Europe. Sur les traces de son père anarchiste, Mattéo est parti mener son combat en Russie, il va immortaliser la révolution avec son appareil photo.
L'hiver est glacial à Petrograd, pourtant les esprits s'échauffent, les affrontements sont rudes et complexes mais qu'il est bon pour Mattéo de se retrouver dans les bras de la belle Léa, véritable passionaria.
Une nouvelle fois, Mattéo est au coeur de toutes les tourmentes, le souvenir de Juliette le hante, ses idéaux sont mis à l'épreuve. le scénario est bien ficelé, laissant la place à de nombreux personnages secondaires, sans caricatures. Les dessins sont toujours aussi superbes, l'album fait plus de soixante-dix pages mais on tourne la dernière page à regret.
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LVI
  17 mars 2012
Cimenter le nouveau monde !

Jean-Pierre Gibrat (né en 57), scénariste et dessinateur de bandes dessinées, s'est fait connaître au travers des aventures d'un adolescent, le désormais fameux ‘Goudard', imaginées avec le concours d'un certain Jackie Berroyer (5 albums entre 78 et 85) ; après quelques BD mineures, il sort en 95 ‘Pinocchia', une histoire érotique conçue avec la collaboration de Francis Leroi (l'intello parmi les cinéastes des années 70 spécialisés dans les films pornographiques) et en 96 ‘Marée basse' avec le scénariste Daniel Pecqueur, après quoi il s'est mis à produire des histoires complètes en deux parties (‘Le sursis' en 97 et 99, ‘Le vol du corbeau' en 2002 et 2005 et ‘Mattéo' en 2008 et 2010) qui ont fait de lui en quelques années l'un des dessinateurs-phares de la BD française contemporaine, un artiste unique, un véritable peintre, de son époque comme des périodes historiques dans lesquelles il situe ses récits, de grandes fresques romanesques et dramatiques, sensuelles et avec suite.

Avec ce magnifique second volet (de 2010) sur les guerres qui se prêtent aussi à l'amour, Jean-Pierre Gibrat, après s'être consacré à la Seconde guerre mondiale au travers du ‘Sursis' comme du ‘Vol du corbeau', et nous avoir plongé, au travers du premier opus (en 62 pages en couleur) de cette nouvelle saga, dans les remous de la Première guerre mondiale au travers de l'histoire de Mattéo Cortes (le fils d'un anar espagnol mort en mer, qui vit en France avec sa mère et qui est amoureux fou de Juliette, qui travaille pour les ‘de Brignac', de riches propriétaires terriens viticoles du sud-ouest qui l'ont quasiment adoptée, et qui, au moment où la guerre éclate, s'engage, contre l'avis de tous, pour ne pas risquer de perdre l'estime de sa belle et découvre ainsi l'horreur de la boucherie des tranchées -également plusieurs fois décrite de manière tout aussi saisissante par le grand Jacques Tardi-, mais aussi le doux plaisir que d'être soigné par une tendre infirmière, en l'occurrence la douce Amélie), nous entraîne cette fois-ci dans les tourbillons de la Révolution russe (en 71 pages en couleur + une courte postface de son éditeur + 5 pages de croquis préparatoires) aux côtés du même Mattéo, qui déserte pour se retrouver mêlé en tant que photographe à une guerre tout aussi meurtrière du côté de Petrograd et, côte à côte avec la splendide Léa, la communiste mutine, dans les rues fissurées de barricades de la ville, découvre que toutes les guerres se valent et en l'occurrence ne valent pas forcément que l'on meurt pour elles, et finit même par retrouver et la tendre Amélie et son grand amour Juliette dans des circonstances que je vous laisse évidemment découvrir…

Si vous goûtez le beau dessin à l'ancienne, mis en couleurs avec grâce, digne du grand André Juillard, sautez à pieds joints sur cette occasion de vous consacrer plus avant à cette histoire digne du mythique ‘Docteur Jivago'. Quand la BD devient exceptionnelle et rejoint l'art de la peinture, on ne peut que s'incliner : Jean-Pierre Gibrat est un Maître et il nous illumine de son travail sur l'ombre et la lumière, la beauté des femmes et le sacré qui s'en dégage. Entrez dans sa lumière !
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
VermeerVermeer   13 février 2018
C'est curieux : on aime les gens pour ce qu'ils sont mais surtout pour ce qu'on croit qu'ils sont... et c'est toujours la deuxième partie qui déçoit et on ne peut s'en prendre qu'à soi.
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SebthosSebthos   21 novembre 2017
– C’est curieux, on aime les gens pour ce qu’ils sont...
...mais surtout pour ce que l’on croit qu’ils sont...
...et c’est toujours la deuxième partie qui déçoit...
...et on ne peut s’en prendre qu’à soi...

Page 69, Futuropolis, 2010.
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SebthosSebthos   19 novembre 2017
– Elle est bien bonne, celle-là... Alors t’es un commissaire bolchévique ?
– Et tu te déguises en bourgeois pour faire poiler les camarades... Mattéo, prends la photo, faut pas cacher ça aux Espagnols... La Révolution roule en carrosse et se fringue mieux que le tsar...

Page 33, Futuropolis, 2010.
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ninosairosseninosairosse   16 juin 2017
C'est ça, fais le malin... Mais bordel de merde, quand on sulfate la vigne, on flingue des coccinelles.... C'est comme ça... Faut penser aux vendanges, pas aux coccinelles...

P26
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SebthosSebthos   21 novembre 2017
– La guerre vous manque ? J’en serais surprise... Et cette révolution, racontez-moi...
– Pas facile en quelques mots... Disons qu’elle s’habille avec moins d’élégance que vous.

Page 57, Futuropolis, 2010.
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Vidéo de Jean-Pierre Gibrat
Le Vol du Corbeau, Théâtre, interview Jean Pierre Gibrat
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