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EAN : 9782800125985
56 pages
Éditeur : Dupuis (08/09/1999)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 222 notes)
Résumé :
Cambeyrac, 1944. La guerre. Passer pour mort aux yeux de tous offre avantages comme inconvénients. Julien Sarlat en sait quelque chose, lui qui, depuis la chambre de l'instituteur emmené par la milice, a assisté à son propre enterrement. Mort et voyeur malgré lui, jusqu'où cette situation insolite va-t-elle le mener ?

Suite et fin, le tome 2 donne du "Sursis" le sens profond et inattendu de ce mot.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  05 décembre 2012
Avec le Sursis, tome 2, les zieutements parfois vicieux engendrés par cette histoire atypique font place aux dures conséquences des situations typiques de l'Occupation en France. Jean-Pierre Gibrat poursuit sa courte fresque en diptyque avec ce deuxième tome, toujours aussi beau mais plus centré, scénaristiquement, pour nous guider vers une fin prenante.
On comprend le titre choisi par l'auteur à l'ultime page et, comme je m'étais pris au jeu de cette histoire, j'avoue avoir été surpris juste comme il faut par la dernière scène. Cela compense le reste de ce deuxième opus qui pêche un peu par quelques franches longueurs et quelques scènes trop attendues, mais l'ensemble reste plus que convenable et on se délecte toujours autant des dessins magnifiques de l'auteur.
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blandine5674
  02 février 2019
Dessins et couleurs, dans le sud de la France avec le bistrot sur la placette, est un plaisir pour l'oeil. L'histoire, classique, se passe durant la seconde guerre mondiale quand Julien, pour échapper à la STO, saute du train qui déraillera une heure plus tard. C'est sa tante, instit, qui lui fournit la nourriture tandis qu'il loge dans un grenier. de là-haut, il va assister à son enterrement, mais il verra surtout la femme qu'il désire tant, servir en terrasse les consommations des villageois des différents camps. Je n'ai pas trop aimé ce personnage égoïste et faignant. Mais quel bonheur d'admirer les vêtements de la très sensuelle Cécile. Une fin pied de nez, sur le 2ème tome, qui explique le titre. A lire d'affilée, parce que court.
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Ziliz
  06 février 2013
Début 1944. L'avancée des troupes russes laisse présager une défaite allemande rapide - certains s'en réjouissent, d'autres s'en inquiètent. L'ambiance au village prend des allures de guerre civile, tous les coups sont permis entre maquisards et collabos. Toujours caché, Julien sort plus en plus et joue avec le feu, oubliant les principes élémentaires de prudence. L'amour illumine sa vie, mais son sentiment de culpabilité grandit, face à la témérité croissante des résistants...
Encore un superbe graphisme, le visage doux et fin de la jolie Cécile m'a rappelé les traits de Martine (illustrée par Marcel Marlier) et de Alice (de C. Quine, dessinée par Albert Chazelle). J'ai trouvé l'intrigue plus développée et plus riche que celle du premier opus. Une préface passionnante rend l'auteur sympathique et donne encore plus de sens et d'intérêt à son travail.
--- En résumé pour cette série en deux tomes : un portrait réaliste d'un village occupé, pendant la seconde guerre mondiale. Une description à la fois tendre et sans complaisance d'un homme opposé à la guerre, qui n'a pas le courage de lutter activement contre l'envahisseur. L'auteur précise humblement qu'il aurait pu avoir lui-même ce type de comportement, et le lecteur ne peut que s'associer à cet aveu.
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MarcoPolo85
  29 octobre 2015
C'est drôle, mais je n'ai pas plus accroché que çà sur cette BD. Je l'ai trouvée franchement très conventionnelle, un scénario peu original et des personnages sans grand charisme. On va dire qu'il n'y a que le dessin qui sauve le reste...quoique.
Et pourquoi n'ai je pas eu cet enchantement comme vous autres babeliophiles? Étais-je dans un état pseudo-déprimé en cette saison où le crachin breton et le brouillard sont prêts à vous faire perdre pédale? Ou bien mon horoscope qui m'indiquait une période de turbulences sans précédent?
Reconnaissez quand même que les thèmes abordés font "cuisine réchauffée" : une guerre mondiale (la deuxième) - des collabos - des résistants - du cureton - du coco - des jeunes amoureux - et un bon village gaulois. Et çà, çà ne fait-y pas mouche dans le coeur des 3/4 de la population française? Eh bien, moi: c'est NON.
Et le Julien! Parlons en de ce héros que tout le village pense mort. Il voit tout ce qui se passe dans le bourg en vivant reclus chez l'instituteur (ce denier fut tué car communiste). Je croyais que, derrière ce beau visage d'étudiant rêveur, se cachait un redoutable résistant, un meneur d'hommes hors pair capable de régler le sort des collabos sur tout le département de l'Aveyron.
Que nenni...il a pas les couilles. Il préfère rester renfermé à causer à un mannequin dépouillé qui trône dans le salon de l'instit'. Pour la bouffe, c'est tata qui s'en occupe. Et l'amour dans tout çà? Pas compliqué. La plus belle nana du canton lui est tombé dessus. C'est-t-y pas beau la vie, alors que d'autres se démènent pour s'extirper du joug nazi.
Excusez-moi. J'ai poussé le bouchon un peu loin. C'est vrai. Je suis gêné de vous dire que je ne mettrai ni un 5 ni un 4. Je changerai ptêt mon 2 pour un 3, si je vois que les vents chassent mon crachin ou mon chagrin, ou que mon horoscope se mette au beau fixe.
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spleen
  19 août 2014
A lire immédiatement après le premier ...
Un peu déçue car il ne se passe rien de bien original avant la toute fin du récit : la lutte qui s'intensifie entre résistants et collabos avec l'avancée des troupes russes et notre héros qui n'arrive décidément pas à en devenir un, mais peut-on lui reprocher ...
Heureusement les dessins sont à eux seuls un régal .
Donc une chute, à tout point de vue , qui explique le titre de la BD et laisse sans voix .
Dernière planche à l'effet magnifique et saisissant d'émotion si on est rentré comme moi en plein dans l'histoire .
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   06 février 2015
- Où est-ce que je peux poser ça ?
- Je ne sais pas... Là, tiens... Il y a encore une petite place près du poêle.
- Heu... Ce sont des grenades incendiaires... T'as pas un autre endroit ?
- Ce qui est bien avec toi, c'est que tu as toujours des idées de cadeaux originales. C'est jamais la cravate de mauvais goût ou le porte- cigarette en argent, mais là, des grenades incendiaires... T'es pas raisonnable. Comment t'as su que ça me ferait plaisir ?
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JumaxJumax   23 avril 2012
" - Finalement, t'es pas si mal ici !
- Je ne me plains pas.
- T'aurais tort : petit pigeonnier avec vue sur la guerre, participation aux frais minimum..."
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miladomilado   07 février 2015
- Hé, Fernand, tu paies ta tournée ?
- En quel honneur ?
- Je ne sais pas... t'as ta braguette ouverte. Ha, ha, ha.
L'humour de la milice, c'est l'humour des militaires... En plus nuancé.
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LadydedeLadydede   10 mars 2013
Que de bonnes nouvelles, aujourd'hui ! Il y a des jours où l'on se demande si ça vaut vraiment le coup de se lever ! ... Ou alors, il faudrait éviter d'aller se coucher pour contourner le problème.
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ArthoreArthore   03 août 2019
Finalement c'est toute la différence entre nous, toi tu te battais pour essayer de gagner la guerre, moi pour gagner du temps! Ça a moins de geule, mais ça coûte le même prix. J'ai froid, j'ai très froid Cécile, fais moi une tisane s'il te plait... avec du miel encore plus de miel.
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Videos de Jean-Pierre Gibrat (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Gibrat
"Ce qui est important, c'est que le personnage soit cohérent avec sa psychologie"... Jean-Pierre Gibrat publie la quatrième aventure de Mattéo qui se déroule pendant la guerre d'Espagne. Il explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour dessiner son personnage. Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/culture/matteo-une-aventure-espagnole-signee-gibrat Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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Chez sa tante Angèle
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