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ISBN : 2264072709
Éditeur : 10-18 (07/03/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 18 notes)
Résumé :
New York, 13 juillet 1977. L'été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d'habitants sont plongés dans l'obscurité : c'est le black-out et la panique s'empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s'enl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  19 mars 2019
Par où commencer ? Bon , n'importe où finalement puisque ,dans ce roman , ce sont des tonnes d'événements qui vont se dérouler en l'espace d'une nuit .Une seule nuit , mais quelle nuit , celle du 13 juillet 1977 , nuit d'une panne d'électricité qui marqua à jamais les esprits newyorkais .
Il y avait eu " coup de foudre à Manhattan " , voici " Manhattan Chaos " , mais ,je préfère vous prévenir tout de suite, l'atmosphère sera tout à fait différente selon que l'on s'intéresse à l'un ou à l'autre . Glamour dans un cas , glaçant pour le second , malgré la canicule .
Miles Davis ." Inactif" musicalement depuis deux ans , le musicien vit enfermé chez lui , déprimé , addict aux " paradis artificiels" , rongé par les drogues.
En manque d'héroïne, il se lance dans les ténèbres à la recherche du dealer qui lui fournira " sa dose ". Une nuit d'épouvante l'attend......
C'est un roman difficile à définir. Noir très noir , c'est certain ,mais aussi fantastique , et l'on se demande si la fiction qui se déroule sous nos yeux ne sort pas d'un esprit malade , un esprit perturbé au point de transformer en réalité les pires cauchemars . Je ne ferai pas de comparaison , mais on retrouve dans " Manhattan Chaos " une atmosphère aussi angoissante que dans certaines nouvelles ou encore dans " le Horla " du maître Maupassant . Sincèrement , " ça décoiffe " dans cette interminable nuit . Les " accidents " pleuvent sur Manhattan aussi brutalement et férocement que les " plaies d'Egypte " . Une partie de l'histoire du pays défile sous nos yeux médusés et Miles Davis semble être une cible privilégiée dont la vie ne tient qu'à un fil .
L'auteur a même poussé le zèle jusqu'à relier ses paragraphes de manière un peu " anarchique " pour mieux nous situer au coeur de l'action , pour souligner des ruptures temporelles qui ajoutent à notre désarroi en nous " engluant " jusqu'au bout dans un cauchemar dont on peine à se debarrasser. Je ne vous parlerai pas du personnage de John , ce serait pourtant la " cerise sur le gateau " mais non , c'est assez comme ca....
Loin d'être ennuyeux , ce petit roman " cauchemardesque " nous tient en haleine jusqu'au bout , servi par un vocabulaire de circonstance , une alternance de phrases plus ou moins longues ou nominales ou infinitives qui rythment habilement l'intrigue....
Incontestablement , ce roman est troublant , dérangeant, inquiétant , mais très abouti . Ceci étant , si vous me le permettez , après avoir lui avoir décerné , la " Michaël Mention très bien " , je vais me regarder " Coup de foudre à Manhattan " . Là , au moins , l'orage annoncé est plus...cool et , croyez- moi , c'est indispensable pour retrouver le moral.....
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gruz
  07 mars 2019
1977. NYC. Black-out. Miles Davis
Quatre ingrédients pour un roman à nul autre pareil.
Vous. N'avez. Jamais. Lu. Ça.
Miles Davis était un fou génial, roi des expérimentations. J'ose affirmer que Michaël Mention l'est tout autant.
Vous vous attendez à une bio romancée du musicien ? Oubliez…
Vous pensez lire un roman noir classique ? Oubliez…
Vous pensez vivre une banale déambulation dans New York ? Oubliez…
Je n'ai pas les mots. Pas les mots pour formuler tout ce que j'ai pu ressentir à cette lecture, images, sons, émotions. Frissons…
Imaginez le contexte : le 13 juillet 1977, en pleine canicule, la foudre plonge 8 millions de new-yorkais dans la pénombre. 36 heures de coupure et une nuit complète qui engendrera pillages, émeutes et chaos. 4 000 personnes seront arrêtées durant cette seule nuit d'enfer.
A cette époque, Miles Davis a quitté la lumière depuis deux ans, retiré de la musique.
C'est l'époque où le tueur en série Fils de Sam sévit dans la ville.
Comme point de départ, l'écrivain imagine le musicien cloîtré chez lui, en manque de substances illicites, et obligé de sortir dans le noir total. Point de départ d'une course folle qui va durer toute la nuit.
Quand Michaël Mention décide de se plonger dans la vie du musicien, ce n'est pas du pipeau. Ses recherches ont viré à l'obsession, au point de ne plus écouter d'autres musiques que celle du trompettiste (un comble, pour le fan de rock qu'il est). Pendant deux ans…
C'est bien une fiction, qui met en scène deux personnages réels. Davis. Et NYC, qui est vraiment un personnage à part entière. Mention déshabille ces deux protagonistes pour gratter jusqu'à l‘os et toucher leur quintessence.
Manhattan Chaos n'a rien d'un documentaire et pourtant on y apprend des faits ahurissants. Parce que le roman est aussi l'occasion de s'immerger au plus près de moments qui ont marqué New York au fer rouge. Ce qui s'est passé dans cette ville est proprement ahurissant. Ces événements donnent lieu à des scènes hallucinées, que j'ai suivies avec les yeux exorbités (ils sont très rares les livres à avoir cet effet sur moi). Ils vont vous donner l'envie de faire quelques recherches sur internet, tant ils paraissent invraisemblables. Ils sont pourtant vrais.
C'est donc hyper documenté, mais totalement intégré par petites touches dans l'intrigue. Une confrontation entre passé et présent, qui fait comprendre nombre de choses. du grand art.
Des liens forts sont tissés avec certains des précédents romans de l'auteur. Ici les seventies, et la désillusion suite aux espoirs engendrés la décennie précédente par les Black Panthers, fait écho à Power (Lauréat du Grand prix du Festival Sans Nom de Mulhouse). Et puis, il y a le Fils de Sam qui rode, celui-là même qu'avait décortiqué l'auteur dans une docu-fiction.
Inédit, même s'il sort directement en poche chez 10/18, le roman l'est aussi par sa forme et son contenu.
New York vit, le temps d'une nuit, l'insurrection et le désordre. le livre est, lui aussi, une R.é.v.o.l.u.t.i.o.N. ! Il est maîtrisé au cordeau tout en étant d'une liberté totale. Original au possible, dans la forme et dans le fond.
Court (210 pages), asphyxiant, surprenant, fantastique (à bien des égards). Une course qui se transforme en traque. Visuel et sensoriel. Viscéral. Hallucinogène.
Écriture immersive, images dans la tête, sons dans les oreilles… C'est la marque de fabrique de Michaël Mention depuis toujours. Avec cette histoire, il a eu l'occasion d'aller au bout de ses trouvailles stylistiques. Empreinte reconnaissable entre mille. Qui arrive à mettre des mots sur la musique. Des mots sur les émotions les plus puissantes, comme les plus subtiles.
Manhattan Chaos est sans doute le livre le plus dingue que j'ai pu lire depuis des lustres. Construction d'une originalité folle, intrigue stupéfiante (sans mauvais jeu de mots), écriture musicale et sensorielle, petites histoires et grande Histoire de New York. Michaël Mention prouve, une fois de plus, qu'il est un écrivain surdoué, atypique dans un monde trop formaté. Génial.
Vous n'avez aucune idée de ce qui vous attend avec cette lecture. Plongez dans le noir, et vibrez en suivant le tempo.
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belette2911
  27 avril 2019
Michaël Mention est un auteur qui a du talent et si tout son talent littéraire devenait culinaire, ce type arriverait à me faire bouffer des abats avec un grand sourire aux lèvres, à tel point que j'en redemanderais !
Non seulement ce p'tit gars m'a fait apprécier un roman qui parlait DU fameux match de foot France/RFA du 8 juillet 1982 (demi-finale de la coupe du monde de football en Espagne), alors que j'en ai rien à fou… foot, de ce sport (j'ai toujours rien capté au hors-jeu, c'est vous dire).
Et là, maintenant, il vient de me faire passer un foutu bon moment de lecture avec Miles Davis alors que je déteste le jazz (oui, c'est viscéral) et que je connais rien de cet homme !
Le décor est grandeur nature, Miles Davis commence sa soirée dans son appart. Après la grandeur on est dans la décadence et notre jazzman de génie (c'est pas moi qui le dis) a sombré dans l'alcool, la drogue et ce n'est guère reluisant.
Stock de drogue à zéro et pas de dealer pour la lui livrer, voilà notre Miles Davis qui part en goguette dans la ville de New-York, plongée dans le noir, suite à un black-out. Décor grandeur nature, sans spotlight, mais c'est comme si nous y étions, car Mention a l'art et la manière de vous décrire des lieux, comme si vous y étiez. Il aurait aussi ses chances comme agent de voyage, lui.
Deux personnages centraux, principaux : Miles Davis, bien entendu et le mystérieux John. Si le second est énigmatique, le premier est décrit avec talent à tel point que j'ai eu envie d'aller écouter du jazz et d'en apprendre plus sur la vie de Miles. Un comble pour moi qui n'aime pas cette musique.
Bon, sur ce point là, Mention n'a pas réussi à me faire aimer le jazz, pour les miracles, comptez 48h.
Oups, j'ai oublié un autre personnage principal, moi : Big Apple ! New-York et ses quartiers, chauds ou non, livrés aux pillages durant ce black-out de juillet 77.
La présence de N-Y, que nous allons traverser dans l'espace et dans le temps est bien prégnante, tout en sachant se faire discrète afin de ne pas voler la vedette à notre toxico trompettiste, tout en étant là et bien là, en arrière-plan.
On aurait pu croire que toute l'histoire va tourner autour de Miles Davis cherchant à éviter le danger dans cette ville plongée dans le noir, livrée à elle-même et que tout ne sera qu'un parcours de cache-cache avec la faune sauvage de la Grosse Pomme, mais ce serait réducteur et trop facile.
Michaël Mention explore une fois de plus les pans de l'Histoire de New-York et vous vous doutez bien, que c'est, une fois de plus, les plus sombres ! Oubliez les cotillons et les confettis mais sortez les cagoules blanches pointues, les croix gammées, le racisme et tout ce qui fait l'identité de l'Amérique que je n'aime pas mais que je prends toujours plaisir à observer dans les romans.
Sans jamais être ennuyeux ou redondant, l'auteur nous immerge au plus profond de la chaleur de New-York et de son Histoire personnelle. Oserais-je dire qu'il le fait avec Mention ? En tout cas, c'était inattendu de la manière dont il le fait. Inventif et subjuguant, voilà comment il le fait.
Un roman noir dans tous les sens du terme, caniculaire et glaçant, totalement fou mais avec les pieds sur terre, un very bon trip qu'on n'arriverait jamais à faire, même sous cocaïne, solution à 7%, bien entendu !
Je vous le dis, si ce type mettait son talent littéraire à la cuisine, il me ferait bouffer n'importe quoi tellement il le sublimerait !
Dis-moi, Michaël, t'en as encore beaucoup des histoires dans ce genre-là Parce que moi, je suis preneuse ! Hélas, je te connais et je sais très bien que tu changes à chaque fois d'univers, que tu te réinventes, que tu explores à chaque fois de nouveaux univers, pour notre plus grand plaisir.
Et tu le fais bien avec ton style d'écriture qui n'appartient qu'à toi. Merci. Pour. Ce. Moment. Littéraire.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Dupuisalex
  25 mars 2019
New York 1977.
Un jour de canicule. Michael Mention, nous fait vivre un jour à Manhattan qui est en plein black out. Huit millions d'habitants plongé dans le noir total pendant plus de 24 heures. C'est la panique, les pillages et la violence sont rois.
Miles Davis dans une mauvaise passe dans sa vie, a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle. le sexe l'alcool et la drogue sont ses principes de vie. En plein manque d'héroïne, celui-ci, désire assouvir ses envies et descend dans la rue en plein chaos, en quête d'un dealer.
Cette sortie de nuit ne laissera pas le jazzman indem. Dans le noir, le mal et les fantômes ne sont jamais loin.
Après power, Michael mention nous propose Manhattan chaos. Roman fictionnelles qui Nous fait vivre la journée du Black out, à New York à travers des yeux de Miles Davis. Comme dans le précédent roman, l'auteur nous parle du passé afro américains est le fait bien. Ce roman se lit rapidement et nous fait passer un bon moment en Musique.
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Fantine
  16 mai 2019

Un p'tit polar original, qui se lit avec curiosité, avec intérêt.
Il a la particularité d'avoir pour point de mire un Miles Davis complètement paumé, voire dépressif ainsi que drogué à 200%, et, ne sachant plus trop où il en est, ni ce qu'il fait, mais, qui s'apparente à une sorte de rédemption - que l'on suit pas à pas - pour Miles Davis. En effet, on sent que Miles Davis possède un sursaut de fierté, et, qu'il a envie de sortir du "guêpier" dans lequel il s'enlise peu à peu afin de fuir au plus vite ses démons réels ou non.
A lire, et, à découvrir que l'on apprécie ou non le jazz.
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critiques presse (1)
Actualitte   30 avril 2019
Surprenant, judicieux, rythmé de musicalité, bien ficelé et surtout très bien imaginé, où à travers ce patchwork d'événements Michaël Mention nous donne l’air de rien, non seulement une leçon d’Histoire originale, mais également envie de (re) découvrir l’univers du célèbre trompettiste.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LectureChronique2_0LectureChronique2_0   10 mai 2019
Choc. Moi, Miles Davis, le génie de la musique, j'ai l'air d'un zonard du Bronx et ça me déprime.
Avant, j'avais tellement la classe, j'étais si hip… le plus hip des jazzmen, au point d'avoir été élu par Esquire comme l'une des stars les mieux sapées.
Mais tout ça, c'est loin, et ce soir, il faut que je passe inaperçu. J'examine ma gueule, mon look. Celui d'un New-Yorkais banal, pathétique.
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belette2911belette2911   27 avril 2019
On se pénètre, on se pille, et c’est bon. La liberté du jazz, la fureur du rock, la moiteur du funk. En sueur, j’inspire…
(une seconde)
… profondément…
(deux secondes)
… et repars à l’assaut du son. Je le défonce, l’envoyant au tapis. Il s’enfuit, je le rattrape et le boxe, boxe, boxe, jusqu’à ce qu’il hurle. Voilà, j’y suis. Ce truc strident, qui décrasse mon âme. Nos âmes. Tout balancer pour se purifier ensemble. Je suis eux, ils sont moi, et ça y est, on forme un tout. Un seul et unique instrument au service du groove, l’astre suprême qui a vu naître l’humanité…
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belette2911belette2911   27 avril 2019
Trouver le son. Là ! Non, il m’a encore échappé. Je le poursuis, embrasant mes poumons, et le capture enfin.

Envie de cogner, de boxer, mais pas encore, alors je le tords, l’étire à l’extrême, reprends ma respiration et le torture à nouveau. Lui faire cracher sa vérité pour qu’elle illumine la foule, et ça marche : ils sont tous debout, en transe.

Ça s’emballe, ça s’excite – les mains levées, ils en veulent encore plus, mais c’est trop tôt, on n’en est qu’aux préliminaires.
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belette2911belette2911   27 avril 2019
Je pisse en pensant à ce tueur, au défi qu’il a lancé à la ville, à ce qu’il incarne à l’échelle nationale. C’est dingue. En dix ans, on est passé du Summer of Love au Summer of Sam. Tout un symbole, que je sniffe et WAOW ! Ça monte, monte, monte, monte, monte, monte jusqu’au soleil. Icare. Hélios. Râ. Faye Dunaway. Jules César. Veni, vidi, vessie, qui continue de se vider.
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belette2911belette2911   27 avril 2019
— Elvis ? Pourquoi ? Il va crever ?
— Ouais. Pour lui, ce sera fini dans un mois.
— Pourtant, je l’ai vu à la télé. Il a vachement grossi, mais il tenait encore le coup.
— C’était sa dernière tournée. Une date par jour, le con. Il s’en remettra pas.
— Ah… eh ben, bon débarras. De toute façon, ça fait un bail qu’il est mort.
— On pourrait en dire autant de toi.
— C’est ça, ouais.
— Alors, prouve-le-moi.
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6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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