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ISBN : 2811235264
Éditeur : Milady (20/10/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Alors qu'elle vient tout juste d'avoir dix-huit ans, Alexandrina Victoria devient reine de Grande-Bretagne et d'Irlande. Dès lors, la jeune souveraine surprend tout le monde : elle abandonne son prénom détesté pour adopter celui de Victoria, insiste pour avoir ses propres appartements et est déterminée à rencontrer ses ministres seul à seul. L'un d'entre eux, Lord Melbourne, devient très vite son secrétaire particulier. Il aurait peut-être pu devenir davantage... si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cellardoorfr
  16 janvier 2018
Le roman de Daisy Goodwin n'est pas sorti de nulle part : il a été écrit à partir des lettres mais également des journaux intimes de la reine. À quel niveau l'histoire est-elle romancée ? Je ne peux vous le dire. Tout ce que je peux souligner, c'est qu'il s'agit d'un roman de l'intime qui pourra décevoir les lectrices à la recherche d'un roman au contenu historique plus poussé. Je ne dis pas que l'auteure ne connait pas son sujet ou qu'elle ne s'est pas documentée mais la Victoria que nous suivons n'est pas celle que le peuple voyait ou celle qui nous est montrée à travers les documents historiques. Nous suivons Victoria au début de son règne et si la reine et la femme ne font évidemment qu'une, Daisy Goodwin s'intéresse plus sa personnalité privée qu'à sa personnalité publique avec tout ce que cela sous entend. Ses traumatismes issus de l'enfance, ses rapports avec sa mère, sa tendresse pour sa gouvernante et sa relation ambiguë avec son cher Lord M sont donc au coeur du récit. Et croyez-moi, cela suffit amplement pour en faire une lecture agréable !
Mais ce n'est pas tout !
L'affaire Flora Hastings, le soulèvement des chartistes de Newport, le couronnement, la constitution du Parlement, la réalité sociale de l'époque avec l'évocation du peuple londonien sont également de la partie et placent le roman dans un contexte historique qui m'est cher. Parfois, ces évocations de la vie politique et sociale m'ont parues un peu artificielles, un sentiment renforcé par l'impression que la reine ne faisait que voir les conflits/événements de très loin…
Et les affaires de coeur, dans tout ça ?
On pourrait croire le contraire mais Victoria n'est absolument pas une romance ! Certes, si vous avez vu la série, vous savez à quel point sa relation avec Melbourne prend de la place (c'est la même chose dans le roman) mais on ne peut pas vraiment parler de roman d'amour pour autant, tant ils sont dans la retenue. Albert, quant à lui, n'arrive qu'au cours des 150 dernières pages : autant vous dire que son cas est vite traité (j'avais hâte de le voir débarquer avec son frère et je n'ai pas été déçue).
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   26 octobre 2017
Il y avait quelque chose d’irrésistiblement comique à la vue de ces deux vieillards battant en retraite comme s’ils avaient été tirés par des fils invisibles ; mais Victoria savait qu’elle devait s’empêcher de rire. Être la reine lui conférait le droit de donner congé, mais pas de ridiculiser ses sujets. La dignité était la qualité essentielle de tout monarque. Victoria se souvenait à quel point elle avait été embarrassée lorsque son oncle avait entamé une chanson évoquant un marin ivre au beau milieu d’un banquet de gala.
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rkhettaouirkhettaoui   26 octobre 2017
Le seul signe que quelqu’un avait remarqué les bouffonneries du souverain ivre provenait d’un jeune valet de pied dont les épaules étaient secouées de rire, jusqu’à ce qu’un collègue plus âgé lui donne un coup de coude pour qu’il se ressaisisse. Victoria s’était alors juré que rien de tel n’arriverait jamais lorsqu’elle serait reine. L’idée que ses courtisans puissent se moquer d’elle derrière leurs visages lisses lui était intolérable.
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rkhettaouirkhettaoui   26 octobre 2017
La reine était peut-être petite et sans beauté particulière, mais sa voix était indéniablement celle d’une souveraine.
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rkhettaouirkhettaoui   26 octobre 2017
Mieux vaut un peu d’extravagance que d’habiter dans une maison poussiéreuse au beau milieu de la campagne !
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rkhettaouirkhettaoui   26 octobre 2017
Une reine pouvait rire, certes, mais pas aux dépens de ses sujets.
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