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ISBN : 2505011397
Éditeur : Dargaud (02/09/2011)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 99 notes)
Résumé :
C'est joli, une étoile. Mais est-ce que ça vaut une fleur ? Et d'abord, ça sent quoi, une étoile ? Si ça se trouve, ça pue...
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 décembre 2014
Le baluchon sur l'épaule, des étoiles pleins dans les yeux, c'est empli d'espoir qu'Abélard prend la route de l'Amérique, accompagné de Gaston, l'ours costaud et bougon. Là-bas, il espère de tout coeur trouver une machine volante qui l'emmènera cueillir un bouquet d'étoiles pour la belle Epilie. Ces deux personnages aux caractères diamétralement opposés, l'un étant optimiste et toujours joyeux tandis que l'autre est pessimiste et ronchon, ils avancent gentiment vers leur destination, à savoir le port où ils espèrent trouver un navire pouvant les emmener là-bas. Abélard écoute attentivement Gaston et se met à douter finalement sur la bonté des hommes. Arrivés à la capitainerie, leurs chemins se séparent. L'ours espère trouver un boulot dans la salle des machines et conseille au poussin de chercher autre chose. C'est alors qu'Abélard se fait accoster par un escroc qui, au lieu de l'aider à trouver un billet, lui pique tout ce qu'il a. Au moment d'embarquer, il se fait maltraiter par deux hommes du bateau qui se moquent de sa naïveté et vont même jusqu'à passer leurs nerfs sur lui...
Après avoir fait la rencontre d'Abélard, ce petit poussin ô combien attachant, dans le premier volet, on le suit ici à travers son périple vers l'Amérique. Avec, pour objectif tout aussi périlleux, offrir un bouquet d'étoiles à Epilie. Mais le voyage risque bien de prendre une drôle de tournure. Ce jeune héros découvre ici ce que sont les hommes, leur nature humaine à la fois cruelle et arrogante. Il est bien loin le temps du marais si paisible avec ses amis. Dans ce volet, le ton y est inévitablement plus dramatique et plus sombre. le scénario, à la fois émouvant, mélancolique et empli d'espoir, est riche et offre une belle leçon de vie. Les dialogues sont véritablement savoureux, poétiques et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. le dessin colle ici parfaitement avec des couleurs plus sombres et un trait plus épais que dans le premier volet.
Un diptyque d'une grande sensibilité, à la fois beau et triste...
Abélard... on se retrouvera...
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Crossroads
  22 novembre 2014
- Peut-on entamer un récit par l'opus, deuxième du nom, Maître?
- Oui, mais tort on aurait, Luke, car dans l'ordre une bilogie s'lit...
Et puis les chakras de me briser tu arrêteras car de Yoda le phrasé déposée la marque est!
- M'enfin, Maître, point de bilogie ni de Shakira dans le gros Robert je ne vois...
- Quand 900 ans comme moi tu auras, ta grande g****e ramener tu pourras!
Et ta force tu travailleras si à Chevalier Jedi un jour tu aspires, petit malotru va s'pèce de....
Abélard est un petit poussin mignon tout plein, aussi frêle qu'il est candide et curieux de tout. Voyageant de concert avec l'ours Gaston bombardé prof bourru mais néanmoins censé, ils vont, à leur tour, tenter ♫ l'amérique, l'amérique, je veux l'avoir ♪ et lui payer un lourd tribut.
Exemple typique du petit bouquin qui ne paye pas de mine, que vous regardez presque avec dédain en croyant avoir largement dépassé l'âge légal inhérent à sa lecture et pourtant...
Véritable ode à l'amitié, Abélard se pose en récit initiatique profondément humain.
Bourré de billets philosophiques qu'Abélard se fait journalièrement un plaisir de sortir de son chapeau au grand dam de son acolyte, il questionne un lecteur totalement conquis par la pureté de ce chétif petit personnage et de son pendant surprotecteur puis, traîtreusement, vous étreint le coeur sans avoir l'air d'y toucher.
Abélard, mon petit poussin, fais attention à toi, ne rentre pas trop tard...
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trust_me
  18 novembre 2011
Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Si vous aimez la BD et que vous ne connaissez pas Abélard, vous passez à coté de quelque chose de grandiose. Les deux volumes, sortis à quelques mois d'écart (juin et septembre), ont bouleversé plus d'un lecteur. A première vue pourtant, pas de quoi sauter au plafond : une série jeunesse animalière au trait séduisant mais qui ne semble pas se distinguer de nombre de ses consoeurs. En feuilletant les ouvrages plus précisément, on découvre un découpage original avec de très grandes cases, des planches en quatre bandes et d'autres beaucoup plus déstructurées proposant notamment pas mal de gros plans. Déjà, le charme commence à opérer. Et puis on se lance dans la lecture et là, l'évidence vous saute aux yeux : oui, ce diptyque est un petit bijou.
Abélard, c'est l'histoire d'un poussin qui rêve de quitter son marais pour découvrir le monde. Pour conquérir sa belle, il veut lui décrocher la lune. Et parce que c'est en Amérique que l'on vient d'inventer une machine pouvant voler dans le ciel, Abélard décide de partir dans cette lointaine contrée. Là-bas, un jour, c'est certain, on pourra aller sur la lune… Mais le petit poussin est naïf, il ne connaît rien du monde extérieur. Certes, il fera une magnifique rencontre, mais son innocence lui coutera cher et la longue traversée vers sa terre promise laissera dans la bouche du lecteur un goût amer de poussière et de cendre.
Poétique, philosophique, magique, mélancolique... mettez-donc tous les suffixes en « ique » que vous voulez, pour moi, cette grande oeuvre est juste magnifique. Il est quand même très rare d'être à ce point secoué par une BD. Certains ont reconnu avoir versé une larme en refermant Abélard, c'est dire.
Je ne n'ai pas spécialement envie d'en rajouter davantage. Pour conclure, je vais juste piquer à mon ami Roger Wallet le titre d'un de ses ouvrages. Finalement, l'histoire d'Abélard, ça ressemble à une vie.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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chocobogirl
  25 octobre 2011
Après un premier volume où nous avions découvert le petit Abélard prendre la route pour aller en Amérique afin de décrocher les étoiles pour la belle Epilie, nous retrouvons notre compère dans un tome 2 à la tonalité bien plus sombre.
Abélard et Gaston, son compagnon de route toujours aussi grincheux se dirige vers la ville et son port où un bateau devrait les conduire en Amérique. La ville se révèle un environnement brutal où Abélard peine à trouver sa place : voleur, arnaqueur de tout poil profite de la naïveté de notre poussin et n'hésite pas à en venir aux mains.
Heureusement, Gaston et ses gros bras sont là pour sauver Abélard et lui permettre d'embarquer clandestinement sur un bateau en partance vers l'Amérique. Un voyage éprouvant qui se terminera tragiquement.
Alors que le premier tome respirait la joie et la force de l'imagination, ce deuxième volume nous laisse un véritable goût de poussière dans la bouche. Après le temps de l'espoir et des illusions, voici venu celui du désenchantement et de la désillusion. Tout poésie disparaît de la ville et ses sombres recoins et il faut être fort et égoïste pour subsister dans un tel environnement. Abélard, désemparé, ne trouve le salut que dans l'amitié qu'il éprouve pour Gaston.
Gaston pourtant est un être désabusé que la vie n'a pas épargné. Revenu de tout et de ses propres illusions, il sert régulièrement à Abélard un discours pessimiste sur la vie mais surtout sur les gens, qui l'ont bien souvent déçus. L'amitié, pour lui, "c'est du flan", "ce sont des parasites qui sont là quand tout va bien et qui disparaissent au premier coup dur." Un constat amer donc auquel Abélard tente de résister. Pourtant la traversée maritime ne va pas exactement se passer comme prévu et notre héros va devoir faire à la cruauté, la maladie, la mort et pire que tout, le désespoir.
L'album se termine de manière totalement inattendue sur un final bouleversant qui m'a fait verser quelques larmes (bien la première fois qu'une Bd me fait ça, je crois...!)
Dillies illustre avec succès cette fable en adaptant son trait à la tonalité plus ou moins pessimiste de l'histoire. La très belle scène où Abélard découvre le mer fleure bon le soleil, la lumière et la joie innocente alors que, peu après, l'arrivée nocturne en ville se pare déjà de teintes sombres et écrasantes qui s'accentueront un peu plus dans le bateau et ses cales misérables peuplées de passagers miteux qui cherchent l'espoir en Amérique.
Abélard se révèle un diptyque très cohérent et néanmoins surprenant qui passe de la poésie la plus éclatante à un pessimisme des plus noirs. Offrant au lecteur les 2 faces de la vie, les auteurs n'en présentent pas moins une conclusion qui oscille entre mélancolie, tristesse et espoir en l'avenir.
Retenons qu'il faut toujours aller au bout de ses rêves quitte à en payer le prix.
Aussi, je confirme le gros coup de coeur que j'avais eu déjà pour le premier tome et vous invite instamment à découvrir cette merveilleuse histoire !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Commenter  J’apprécie          80
jamiK
  09 juillet 2017
critique du 1er tome : https://www.babelio.com/livres/Hautiere-Abelard-Tome-1--La-danse-des-petits-papiers/232406/critiques/1376424
Deuxième tome de Abélard. On retrouve notre petit oiseau qui s'embarque pour l'Amérique. Les maximes trouvées dans son chapeau continue de rythmer l'aventure. Les petits personnages mignons aux grands yeux ont peu d'arguments pour affronter la cruauté de la réalité. La douceur du trait, des couleurs la beauté des mises en pages, la poésie du texte, offrent un contraste avec l'histoire qui ne nous prépare pas à ce qui nous attend, et pourtant c'est tellement réaliste. C'est une histoire magnifique, totalement bouleversante, un gros coup de coeur !
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critiques presse (4)
BullesEtOnomatopees   27 août 2012
On y retrouve le trait si particulier et enchanteur de Dillies, et une douce mélancolie qui imprègne chacune des pages.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BulledEncre   07 octobre 2011
Une aventure poignante qui mêle l’espoir au rêve et à l’amitié, illustrée par des couleurs pastels apaisantes, qui reflètent parfaitement la personnalité sereine d’Abélard. Un album qui détient un aspect philosophique et des pages remplies d’émotions.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   07 octobre 2011
Après un premier opus plein de charme et de fantaisie, porté par la désarmante candeur d’Abélard, les auteurs continuent de prendre le lecteur par les sentiments en brassant les thèmes universels des amours contrariés et des destins implacables. Entre sourire et larmes, une œuvre belle, malicieuse, tendre et émouvante. Un pur bonheur, avec ce qu’il faut de mélancolie pour le magnifier.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   12 septembre 2011
Une histoire très sombre et désillusionnée qui tranche avec le traitement faussement naïf et poétique. D'ailleurs cet aspect "poétique", voir même quelque peu "philosophique" est de moins en moins appuyé tant le ton est forcé, tant le cadre ne présente plus trop d'échappatoire.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   30 décembre 2014
- La marée? c'est quoi?
- C'est quand la mer s'en va.
-La mer s'en va?
- Ouais. Des fois. Comme une femme qu'aurait des envies d'aller voir ailleurs. Sauf que la mer... elle revient toujours.
- Alors pourquoi elle s'en va?
- A cause de la lune. Un type m'a dit que, toutes les deux, elles s'attirent. Comme des aimants. La lune est là. Elle passe au dessus de la mer et la mer la suit. Elle essaie même de la rejoindre.
- Dans les étoiles?
- Ouais. Elle se tend vers le ciel. Comme ça. Elle voudrait la toucher, mais elle peut pas. Elle est trop lourde. Et, petit à petit, la lune s'éloigne. Elle finit par disparaître de l'autre côté du monde. Alors la mer revient.
- Sur ses petites pattes?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
CrossroadsCrossroads   22 novembre 2014
- Abélard...
- Oui ?
- J'ai réfléchi à la question que tu m'as posée l'autre fois, sur la mort, ce qu'il y a après, tout ça...
- Ah ?...
- Ouais. Eh bien, après la mort, je crois que...non...j'en suis sûr...y a encore de la vie.
- Ah bon ?...Mais tu disais...
- Je disais des conneries ! Je parlais sans savoir...Là, j'ai réfléchi, je te dis. Ecoute voir...Dans la vie, y a de la vie. T'es d'accord avec ça ?
- Euh...Ben oui.
- Et dans la mort, y a de la mort.
- Forcément.
- Mais dans la vie, y a aussi de la mort, sinon on ne mourrait pas.
- C'est vrai.
- Alors c'est obligé : y a aussi de la vie dans la mort.
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Commenter  J’apprécie          160
marina53marina53   31 décembre 2014
On a tous des défauts et des trucs qu'on cache au fond de nous, ouais... On a tous un côté sombre...Y a que le soleil qu'a pas d'ombre.
Commenter  J’apprécie          410
marina53marina53   15 janvier 2015
La terre nous fait attendre ses présents à chaque saison, mais on recueille à chaque instant les fruits de l'amitié.
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marina53marina53   03 janvier 2015
Le désespoir, c'est quand les belles promesses du futur deviennent des illusions du passé.
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