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ISBN : 271431158X
Éditeur : José Corti (06/07/2015)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Avec ce recueil de six récits inédits, écrits entre 1933 et 1944, l’écrivain iranien Sadegh Hedayat se confirme comme l’une des plus hautes figures de cette littérature crépusculaire où les noms de Beckett, de Bernhard, de Kafka se sont, à jamais, illustrés.
S.G.L.L. (1933) est une antiutopie où Hedayat imagine une société future terrifiante. Au contraire de Jules Verne, sa vision du progrès, de l’évolution des sciences et des techniques, aboutit à une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  24 avril 2016
L'ironie de Hedayat se lit aussi bien dans ses intrigues que dans son vocabulaire. Un des personnages de "S.G.L.L.": "Durant des siècles, dans une civilisation dégradée, quelques obsédés sexuels ont sublimé l'amour, par intérêt personnel. de nos jours, l'amour a enfin retrouvé son sens originel."
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   24 avril 2016
Il était une fois un cordonnier qui avait trois fils : Hassani le bossu, Hosseyni le chauve et Ahmadak (le petit Ahmad). L’aîné, Hassani, était guérisseur et prestidigitateur ; le second, Hosseyni, bon à tout faire et bon à rien, tantôt vidait les bassins, tantôt balayait la neige, et souvent flânait. Ahmadak, le cadet, par sa conduite irréprochable était le favori de son père : il travaillait dans une droguerie et, le premier de chaque mois, lui rapportait son salaire. Les deux autres, sans travail fixe, en étaient férocement jaloux.
Il arriva par hasard qu’une famine sévit dans la ville. Aussi, un jour, leur père les appela et leur dit :
« Vous savez la vérité : mon métier ne me rapporte pas beaucoup, et tout est devenu si cher en ville. Après tout, vous n’êtes plus des enfants, et même le petit Ahmad, Dieu merci, a quinze ans. Alors, je vous confie au Bon Dieu : allez gagner votre pain et essayez surtout d’apprendre un métier. Moi, dans mon coin, je me débrouille. Si, un jour, vous vous tirez d’affaire, tant mieux pour vous ; ne manquez pas de m’en avertir. Autrement, venez tout de même chez moi, on partagera le pain. »
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DanieljeanDanieljean   24 avril 2016
Cependant, Ahmadak, les bras enchaînés, gisait au fond de la grotte. Au matin, lorsqu’un rayon de soleil en éclaircit un coin, il s’aperçut que quelqu’un le prenait par les bras et le secouait. Ouvrant les yeux, il vit un très grand derviche aux longues moustaches.
« Comment se fait-il que tu sois ici ? », demanda ce dernier.
Ahmadak lui conta sa mésaventure. Le derviche le délivra et lui apporta de quoi se restaurer. Puis, une fois le repas achevé, Ahmadak se prépara :
« Maintenant, je vais partir à le recherche de mes frères et les aider. »
« Ce n’est pas encore le moment ! Si tu es découvert, tu seras trahi. Mais si tu es si brave, va au pays de l’Éternel Printemps chercher l’Eau de Jouvence. C’est par elle que tu pourras mettre fin à tes malheurs. »
« Quelle est la route qui y mène ? »
« Je te la montrerai. L’Eau de Jouvence se cache derrière le mont de Ghaf. » *
Alors, il alla chercher une flûte dans un coin de la grotte et la lui offrit : « Garde-la en souvenir. »
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DanieljeanDanieljean   24 avril 2016
Le pays de l’Éternel Printemps ne savait toujours rien de ce qui se passait. Les ambassadeurs de ses états voisins ne parlaient en effet toujours que d’amitié. Finalement alerté, on décida de lever une armée en toute hâte. Les aveugles et les sourds, telles des fourmis et des sauterelles, investirent le pays de l’Eau de Jouvence. Ils tuèrent, volèrent et détruisirent. Ils forçaient les gens à prendre de l’eau-de-vie et de l’opium. Ils ramenèrent les prisonniers chez eux Ahmadak aussi prit son arc et ses flèches et partit en guerre. Sur place, il se cacha et attendit le passage des ennemis. Il visait alors leurs flacons d’eau. A la nuit tombée, lui et ses partisans, détruisaient les châteaux d’eau en dépit de la présence des gardiens. Finalement, toute celle qui avait été apportée pour les armées fut détruite.
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