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Robert Valançay (Traducteur)Ruth Henry (Traducteur)André Pieyre de Mandiargues (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070756735
280 pages
Éditeur : Gallimard (03/11/1999)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 28 notes)
Résumé :
" Je promenai encore un regard autour de moi pour voir s'il me restait quelque chose à faire. Mais à présent l'ordre seul semblait gouverner dans la pièce. Tous les yeux tristes et étrangers qui couvraient les murs de cette chambre se fermèrent lentement de sommeil. Une dernière fois je regardai par la fenêtre là-bas où, un jour, j'avais vu par le trou de la serrure de cette pièce les yeux de mon ennemi. Tout l'horizon à gauche, au fond, où l'aigle blanc avait dispa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
oiseaulire
  03 septembre 2019
Unica Zurn est une écrivaine et plasticienne allemande née en 1916. Elle participa au courant surréaliste avec son compagnon Hans Bellmer. Elle composa des poèmes sous forme d'anagrammes et des textes poétiques ainsi que de nombreux dessins et des gravures.
Elle fut très proche d'Henri Michaux qui lui a inspiré le présent livre "L'homme Jasmin" et écrivit également un récit fantasmé d'enfance et de jeunesse intitulé "Sombre Printemps".
Elle fut très appréciée du cercle surréaliste car elle était la seule à pouvoir franchir la zone qui sépare la réalité de l'imaginaire grâce à ses troubles psychiatriques dont elle sut faire une source de création.
Unica Zurn se suicida en 1970.
L'homme Jasmin est le journal d'une folie. On mesure bien à sa lecture le génie de cette femme qui sut transformer des symptômes cliniques dont elle connaissait la banalité en oeuvre d'art. le style est limpide et envoûtant.
Pourquoi n'est-elle pas davantage connue ? Sans doute, l'univers de qui passe à travers le miroir est-il inquiétant. Mais cette lecture est une expérience à tenter si on aime le surréalisme.
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batlamb
  03 mars 2020
L'Homme-Jasmin commence par un rêve d'enfance. Suivant l'exemple d'Alice, la jeune Unica Zürn passe de l'autre côté du miroir, où a lieu un dédoublement a priori assez bénin, puisqu'il s'agit de l'apparition d'un ami imaginaire : l'Homme-Jasmin éponyme. Mais celui-ci provoque d'emblée un jeu de regards interne, comme deux miroirs face à face dédoublant à l'infini l'image que la jeune Unica se fait d'elle-même. En effet, la forme originelle de l'Homme-Jasmin n'est décrit que par ses yeux bleus, dans lesquelles Zürn voit « l'image de l'amour ». Il lui dispense « deux leçons qu'elle n'oubliera jamais :
Distance.
Passivité. »
Zürn se retrouve ainsi hors d'elle-même, et l'on comprend mieux son choix narratif de se désigner par le pronom « elle ». Cette distance, enseignée par l'Homme-Jasmin, lui permettra de se ressaisir objectivement hors du chaos de sa folie à venir.
Mais la distance est aussi un symptôme de sa crise d'altérité. À travers son double inavoué de l'Homme-Jasmin, l'observée se voit s'observer elle-même, et ne sait plus où elle est, qui elle est.
À l'âge adulte, elle rencontrera le poète Henri Michaux, un personnage qui la fascinera au point de lui paraître incarner l'Homme-Jasmin. La sensation d'être observée par son idéal devient ainsi objective, mais d'autres fantasmes viennent s'y greffer, comme celui d'être manipulée de loin. La réalité commence ainsi à être interprétée à l'aune de ces projections paranoïaques, qui s'auto-alimentent.
Dans ce texte, Zürn évite soigneusement de nommer Michaux, préférant lui substituer l'alias de l'Homme blanc (reliquat de la blancheur du jasmin ?) ou de HM, initiales que Zürn confond à dessein avec son écrivain favori Hermann Melville, comme pour se tromper elle-même et préserver ainsi sa santé mentale, dont elle comprend la fragilité en parvenant parfois à trouver assez de recul pour définir son mal : « Comme elle n'est pas assez intelligente, elle veut absolument croire qu'il l'hypnotise. Son cerveau, pas plus grand que celui d'un poulet, ne comprend pas que c'est elle-même qui s'hypnotise en laissant constamment sa pensée tourner autour de la même personne. Lui, c'est l'aigle qui décrit des cercles autour du petit poulet masochiste. »
À l'instar de cette dernière image tragi-comique, le rapport entre Unica Zürn et Henri Michaux se fait avant tout sur le mode de la rêverie surréaliste, comme dans le passage hallucinatoire où la narratrice se voit (à distance bien sûr, au fond d'elle-même) exécutant sous les ordres de l'Homme blanc une danse difforme, qui démultiplie ses membres et la métamorphose de façon symbolique. La « passivité » inculquée par l'Homme-Jasmin devient une soumission inconditionnelle à la volonté de l'Homme blanc.
Le fantasme d'une force hypnotique exercée par une figure masculine m'a fait penser au récit En-bas de Leonora Carrington, autre épitomé de la folie féminine chez les surréalistes. Toutefois, malgré l'importance donnée ici à la distance, Zürn ne bénéficie justement pas du même recul que Carrington, puisqu'elle écrit entre deux crises, là où son aînée avait su, en partie grâce à l'écriture, traverser sa « grande épreuve de l'esprit » (pour reprendre une expression de Michaux, qui admirait le récit de Carrington : tout se rejoint, il y aurait de quoi devenir paranoïaque…). de plus, fidèle à la passivité de l'Homme-Jasmin, Zürn refuse de changer : à un psychiatre qui lui demande si elle croit en sa guérison, elle répond « non », « avec un certain plaisir ». le monde lui paraît « morne » sans les visions hallucinatoires causée par le premier stade de ses crises.
En pratiquant l'écriture et le dessin, Unica Zürn ne cherche donc pas à se guérir. Son identité d'artiste s'affirme par la dépersonnalisation, via les figures extraordinaires qui lui apparaissent au début de ses crises et lui inspirent ensuite ses dessins aux formes foisonnantes et aux yeux grouillants. Ils sont comme un jeu pour faire éclater les formes : des figures définies par la disparition de corps définis et singuliers. de même, le recueil est truffé d'anagrammes qui disloquent le langage et font émerger de nouveaux sens. Tous ces jeux participent de son identité paradoxale, qui prend forme en déformant. Mais c'est aussi sa schizophrénie qui y triomphe.
Avec son homme-jasmin devenu Homme blanc, Unica Zûrn pratique un « jeux à deux » dont les règles délirantes visent à laisser ses personnages imaginaires s'entre-déchirer de leurs regards distants, jusqu'à avoir « succombé au pouvoir de leurs yeux ».
Notons pour finir que l'influence du style de Michaux devient palpable dans la dernière partie du recueil, intitulée « La maison des maladies », où l'on retrouve l'exploration fantaisiste d'un corps altéré - ici celui d'Unica Zürn - observé à distance, dans un état de conscience modifié. Ce corps devient bien plus grand que sa propriétaire, suffisamment pour qu'elle tienne tout entière dans chacune de ses parties, mais sans le contrôler. le « je » d'Unica Zürn se retrouve enfin dans la narration, mais prisonnier d'un corps non contrôlé, de ce « elle » où rôde une mort personnifiée, qui la supervise. Cela constitue une magnifique métaphore filée renvoyant à la fois à cette sensation d'être prisonnière d'elle-même, mais aussi à ses séjours dans des institutions psychiatriques en Allemagne puis en France qui rythment le récit de l'Homme-Jasmin et la confrontent à des malades mentaux qui se parlent à eux-mêmes et luttent avec eux-mêmes. Autant de reflets déformés du cas Unica, dans le miroir brisé d'Alice.
Au-delà de tout ce qu'il peut avoir de dérangeant, ce livre demeure très éclairant sur les prisons que l'on peut se construire, et les rapports ambigus qu'elles entretiennent avec la création artistique (Dali ne disait-il pas que ce qu'il haïssait le plus au monde, c'était la liberté ?)
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IreneAdler
  13 février 2019
Challenge ABC 2018-2019, 14/26
Challenge Plumes Féminines
Qu'en dire ? Ce n'est pas une lecture facile. Ce n'est pas facile d'en parler non plus. Elle m'a beaucoup fait penser à L'Ombilic des Limbes d'Artaud (qu'elle évoque aussi), surtout lors de la lecture de la première partie, où elle décrit (est-ce vraiment le bon terme ?) ses hallucinations lors des ses périodes à la fois dépressives et schizophrènes. C'est la partie la plus pesante, celle que j'ai eu le plus de mal à lire. Celle où les obsessions sont les plus présentes : l'homme-jasmin, qui devient l'Homme Blanc (et qui n'est pas un médecin), les deux figures qui annoncent les internements, mais aussi les injections faites pour changer de sexe (ainsi, elle craint que l'homme avec qui elle vit, Hans Bellmer ne soit transformé en femme). Les dernières parties sont moins lourdes à lire, elle parle de ses différents internements et reconnait les signes avant-coureurs d'une crise ; elle peut anticiper Globalement, l'hôpital psy semble être un endroit où elle se sent en sécurité, où elle peut travailler
Cette plongée dans la psyché de Zürn ne se fait pas sans mal, ni sans malaise. Il n'ai pas facile de se figurer dans un cerveau malade, qui fonctionne d'une manière différente du sien propre.
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colimasson
  01 juillet 2020
Découverte dans ce livre d'un mystère trop rationnel pour ne pas être psychotique. Mystère démystifié et vide qui n'attend que la toute-puissance du néant pour anéantir tout signe de vie. En attendant, le mystère se traîne et se cogne contre la banalité quotidienne. Unica Zürn témoigne d'une folie discrète qui pourrait presque passer inaperçue si elle ne venait pas saluer régulièrement son entourage sous la forme du retour d'une obsession étrange, fascination autour d'un mot ou d'une image qui devient, l'espace de quelques jours, le point iconique guidant une existence, et plus réel que les objets alentours.

Le récit de Zürn témoigne de ces crises qui surgissent entre deux périodes où les jours s'écoulent, calmes et pleins d'une énergie qui déjà tourne en rond. La créativité littéraire s'épanouit alors sous forme d'anagrammes. Lors des crises, c'est l'inquiétante étrangeté qui vient se glisser partout et fait au monde ordinaire se superposer une nouvelle réalité d'interprétations discordantes.
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Apoapo
  06 février 2016
Entre Paris et Berlin
Entre visuel et verbal
Entre l'"écriture (d'une adepte du dessin) automatique" et la technicité de l'anagramme
Entre le journal (à la 3ème personne) d'une aliénée et le récit d'hallucinations accueillies comme des dons
Entre numérologie (parmi d'autres sur-interprétations) et Alice au pays des merveilles
Entre le regard ébloui d'une enfant et les visions sanglantes d'une suicidaire
Entre la précision tragique des réclusions psychiatriques et le flou onirique des relaxes dangereuses.
[Entre sueurs fiévreuses sous l'édredon et un velux couvert de neige d'où ne pointe que la complexité touffue d'innombrables branches noires.]
Témoignage artistique d'une bipolaire : profondément et durablement troublant.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
batlambbatlamb   01 mars 2020
La musique triste et sereine d’un violon monte du village jusqu’à elle. « N’ayez pas peur, je m’occupe de vous... » Oh ! non, elle n’a pas peur. À la clarté de la lune qui se lève la chambre se transforme en jardin : les murs s’évanouissent ou ne sont plus fait que de l’ombre de feuillages et de branches. Une tache d’argent commence à bouger comme un doigt qui veut désigner quelque chose : cela éveille son attention. Cette minuscule lueur parmi l’ombre des feuillages grandit ou s’apetisse à la façon d’un œil qui cligne. Lumière et ombre se métamorphosent distinctement en tout petits personnages. Deux groupes se sont formés qui s’approchent l’un de l’autre avec des manières gracieuses et cérémonieuses. Quel spectacle ! On se salue, on se fait des révérences. Ces « hommes » pas plus grands qu’un doigt sont parfaitement formés et distincts. Elle voit leurs visages et même l’expression de ces visages. Une seule personne se détache de chaque groupe : un homme et une femme. Les deux groupes se retirent à l’arrière-plan et disparaissent dans la nuit de leur pays que certainement l’on chercherait en vain sur cette terre. L’homme, la femme se tiennent face à face comme deux êtres à leur première rencontre. Leurs têtes ne sont pas plus grandes qu’un pétale de rose - oh, plus petites encore. Leurs yeux sont là ! Ils se regardent. Leurs yeux sont petits comme des yeux d’oiseau, mais clairs comme des perles. Le vent bruit dans les arbres devant la fenêtre. Pendant un moment, tout devient noir. Quand le vent s’est calmé, l’homme une femme sont de nouveau là, plus près l’un de l’autre. Leurs longs vêtements s’agitent alors. Et quand ils cessent de trembler leur plis, leurs ornements, leurs parures, leurs broderies, paraissent encore plus nets et plus précieux. Tous deux semblent prêts à tomber dans les bras l’un de l’autre. Elle espère qu’il n’auront plus à se séparer, et elle les quitte, tandis que ses yeux se ferment pour un court moment de sommeil.
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colimassoncolimasson   13 juillet 2020
- Oui, j’ai sauté du quatrième étage dans la cour avec mon bébé. Et, arrivés en bas, le petit était sur moi et sans la moindre égratignure. Moi non plus d’ailleurs, pas même un bras cassé – c’est bien le plus étonnant -, seulement des entailles aux joues. On me les a très bien recousues. Vous pouvez voir les cicatrices toutes fraîches. »
Et elles admirent les cicatrices et elles admirent aussi la femme.
Entre alors un homme tout rond et gentil. La femme dit : « Voici mon ami. »
Son ami ? Et l’autre alors ? Celui pour lequel elle a eu tant de chagrin qu’elle a sauté d’une fenêtre ? Cet ami lui apporte une quantité d’énormes sandwiches et de salade de pommes de terre. Et la grosse, sans cesser de manger, le prend dans ses bras. Comme tout cela est simple !
Elles entendent l’ami lui dire : « Si tu ne guéris pas, alors je ne t’apporterai plus rien à manger. Tu pourras alors recommencer à te jeter par la fenêtre jusqu’à ce que tu en meures. »
Ils rient, s’embrassent et mangent.
Quand il est parti, la grosse femme revient vers elles. « Et où est ton bébé ? lui demande la jeune fille rousse.
-A l’orphelinat, répond-elle.
-Mais quand je serai guérie, j’aurai le droit de le reprendre, j’épouserai mon ami et tout sera bien.
-Mais tu n’es donc pas guérie ? lui demande-t-on.
-Oh non, dit-elle tristement, je n’ai plus le droit de me servir de ma machine à coudre.
-Pourquoi ?
-Ah, c’est terrible ! Il y a deux ou trois tout petits bonshommes plus petits encore que mon pouce, qui habitent ma machine. Et quand je couds, ils se mettent à pousser des cris effroyables et à pleurer, car l’aiguille les perce de part en part, et même la nuit, leurs sanglots me réveillent parce que leurs blessures les font énormément souffrir. Je ne sais pas comment tout ça va tourner, car je gagne ma vie en faisant de la couture.
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colimassoncolimasson   26 juillet 2020
On frappe dans les rues, on frappe sur les toits, on frappe dans les caves. Par ce moyen, on s’envoie des messages. Est-il donc défendu de se parler aujourd’hui ? ça en a l’air. Quelle belle idée ! On frappe avec un marteau sur du bois, avec un marteau sur de fer, sur de la pierre. On frappe dans toutes les maisons, dans toutes les rues les magnifiques chiffres de 1 à 9 et chacun connaît leur signification. […]
Un avion décrit des courbes dans le ciel d’été bleu et rayonnant et laisse derrière lui un gigantesque cercle blanc et lumineux : un signe pour elle ! Et elle pense : « Quelle nuit ! Quelle journée ! »
Loin, en bas, dans la rue, un petit chien lui répond : Oui, quelle journée jappe le petit chien, et elle court à la fenêtre et est saluée par des cris d’allégresse, un joyeux concert de klaxons : elle qui représente le tigre à la poursuite du gibier, le fauve terrifiant !
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MarianneDesroziersMarianneDesroziers   01 mai 2010
C'est alors que pour la première fois elle a la vision de l'Homme-Jasmin ! Immense consolation ! Reprenant son souffle elle s'assoit en face de lui et le regarde. Il est paralysé! Quel bonheur! Jamais il ne quittera le fauteuil qu'il occupe dans son jardin où, même en hiver, le jasmin fleurit. Cet homme devient pour elle l'image de l'amour.
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colimassoncolimasson   31 juillet 2020
On l’amène au plus proche commissariat où elle doit attendre elle ne sait pas quoi. Elle est assise sur une chaise. Tout à coup lui vient en tête un vers d’un poème qu’elle a lu des années auparavant et qui se change pour elle en une irrésistible injonction : « Plante l’arbre à pain. »
Ces mots qui l’avaient surprise à l’époque se répètent sans cesse en elle comme un appel pathétique, jusqu’à ce qu’elle décide « d’y répondre » et de tenter l’impossible : la plantation de l’arbre à pain. Mais c’est un problème !
Et qui parmi les hommes a jamais réussi à planter l’arbre à pain ? La terreur de la famine serait vaincue. La phrase se tord en elle comme un serpent et elle ne peut lui résister. Elle regarde autour d’elle, cherchant de la terre. Elle aperçoit sur le bureau d’un policier un pot de fleurs et quand l’homme a quitté la pièce pour un instant elle vole un peu de terre qu’elle cache dans sa main lorsqu’il revient. Mais où trouver la graine qui donnera l’arbre à pain ? Une graine, une poignée de terre, c’est tout ce dont elle a besoin. Avec la certitude qu’elle va accomplir ce miracle elle cherche et découvre sur le plancher un minuscule objet d’origine inconnue et l’enfouit dans la poignée de terre. D’un geste solennel elle pose terre et graine au milieu du bureau et se rassoit, très fière, le cœur rempli d’une foi enfantine.
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