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ISBN : 2234076250
Éditeur : Stock (14/05/2014)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« Qu'est-ce donc, au fond, que le sport, sinon la lutte des forces au service de la Patrie ? » D'une phrase, Eckart Hans von Tschammer und Osten, Reichssportführer de 1933 à 1943, définit les motivations du régime nazi en matière d'exploits athlétiques. Dans Les champions d'Hitler, Benoît Heimermann explore l'histoire de ces athlètes et aventuriers allemands, alpinistes, footballeurs, tennismen, boxeurs, pilotes qui, de records en surpassements de soi, ont joué les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
benleb
  15 novembre 2014
"Les champions d'Hitler" retracent le destin de champions sportifs allemands que le régime nazi instrumentalisa pour les besoins de sa propagande. Pourtant, selon l'auteur, tous connurent l'échec, mettant à mal l'image d'infaillibilité de l'homme aryen. le livre alterne chapitres consacrés au mouvement et à l'administration du sport sous le régime nazi et de courtes biographies de sportifs.

Les chapitres consacrés à l'histoire du sport nazi constituent aussi une biographie du Reichssportführer, Eckart von Tschammer und Osten, qui finit par diriger tout le mouvement sportif allemand. Opportuniste, il devint un nazi convaincu pour éliminer ses rivaux et fit du sport un instrument de propagande, aidé par Goebbels, alors qu'Hitler n'éprouvait guère d'intérêt pour ce domaine. En même temps il exclut les athlètes juifs, même les plus doués.

Ils montrent comment les luttes internes étaient fortes au sein du régime, où chaque dirigeant défendait sa baronnie contre ses rivaux : ainsi von Tschammer und Osten dut s'imposer aux dirigeants du mouvement olympique allemand, s'opposa à von Schirach, führer des Jeunesses hitlériennes, et étendit son influence à d'autres organisations, comme la SA ou la Kraft durch Freude.

Ces chapitrent montrent aussi les compromissions des dirigeants sportifs internationaux, en particulier ceux du CIO, prêts à minimiser le sort des Juifs et à exalter le régime pour sauver les jeux olympiques. Quand aux dirigeants politiques étrangers, ce ne fut pas mieux, ils furent prêts à toutes les bassesses pour apaiser Hitler. Un aspect comique : la rivalité sportive par procuration entre Mussolini et Hitler, même après leur alliance.

Le destin des sportifs biographiés fut varié. Mais tous furent exploités par le régime, parfois à contrecoeur, souvent jusqu'à l'usure totale.
Et tous connurent l'échec sportif alors qu'ils étaient présentés comme les gloires du pays. le sauteur en longueur Luz Long fut battu par Jesse Owens, le tennisman von Cramm ne parvint pas remporter la coupe Davis, le boxeur Max Schmeling fut battu par Joe Louis, le coureur de 800 mètres Rudolf Harbig, malgré un programme innovant de préparation physique, vit sa carrière stoppée par la guerre. Quand au pilote automobile Bernd Rosemeyer il perdit son record de vitesse au profit des Américains puis la vie dans un accident.

Leurs destins personnels varièrent : Lutz et Harbig moururent à la guerre, von Cramm fut compromis dans un scandale homosexuel, Schmeling devint le prospère représentant de Coca Cola en Allemagne.

Trois chapitres sont consacrés à des aventures collectives : l'épopée du dirigeable Hindenburg qui finit en catastrophe, l'équipe allemande de football qui était pas vraiment au niveau et du intégrer, après l'Anschluss, une sélection autrichienne, elle au niveau. Quand au chapitre consacré à l'alpiniste Heinrich Harrer, c'est le récit des meurtrières expéditions allemandes dans l'Himalaya.

Je ne vois pas trop ce que fait l'aviateur Ernst Udet dans ce livre; il était surtout un soldat, un pilote d'essai et un théoricien de l'aviation.

Une histoire donc de grands sportifs dépassés par le rôle qu'un régime dictatorial leur fit jouer.
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Zarps
  14 janvier 2015
Un essai intéressant qui démontre l'utilisation faite par le régime nazi de la figure du sportif. Si Hitler est peu intéressé par ces questions, ce n'est pas le cas de Eckart Hans von Tschammer und Osten, ministre des sports de 1933 à 1943, qui cherchera à voir dans les performances sportives des athlètes allemands la supériorité de la race aryenne. A travers les portraits de dizaines de sportifs, Benoît Heimermann nous montre à quel point ces hommes n'étaient que des pantins à la solde du pouvoir en place, et que si leurs victoires étaient instantanément récupérées, leurs échecs n'étaient jamais tolérés.
Un angle nouveau qui nous permet de voir l'histoire du IIIe Reich sous un jour différent, et qui met en lumières la figure méconnu Tschammer und Osten, qui pourtant faisait partie des plus importants dignitaires nazis.Passionnant.
Commenter  J’apprécie          20
Nikoz
  10 avril 2015
Une lecture fluide sur les destins paradoxaux des sportifs du troisième Reich. Une bonne idée mais trop léger.
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critiques presse (1)
LesEchos   18 juin 2014
Benoît Heimermann, grand reporter à « L’Equipe Magazine », président de l’Association des écrivains sportifs, illustre de sa plume brillante les étapes du chemin de croix enduré par Eckart.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
benlebbenleb   14 novembre 2014
Lorsque le 14 mai 1938, Herberger convoque sa sélection austro-allemande pour un nouveau match de prestige contre l'Angleterre, Sindelar n'est pas de la partie. Qu'importe, le stade de Berlin est, une nouvelle fois, sur son tente-et-un. Près de cent dix mille spectateurs font la claque. Dans la tribune officielle, Göring et von Ribbentrop plastronent en grand uniforme. La rumeur est tenace : Hitler en personne aurait décidé de les rejoindre. Neville Henderson, l'ambassadeur du Royaume-Uni en Allemagne, s'en persuade. La veille de la rencontre il a prévenu les autorités britanniques et intimé, en accord avec elle, l'ordre aux joueurs anglais d'effectuer rien de moins que le salut nazi au moment de l'hymne allemand !

Une concession grotesque, longtemps cachée à l'opinion anglaise -à l'époque seule la radio avait droit de cité- mais qui refit surface -avec les dégats qu'on imagine- quelques années plus tard au gré d'une photographie pour le moins embarrassante.
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NikozNikoz   10 avril 2015
"Il faut que les athlètes allemands triomphent à Garmish et à Berlin, c'est une priorité nationale!"
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Video de Benoît Heimermann (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoît Heimermann
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