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ISBN : 2352211824
Éditeur : Editions Paulsen (22/09/2016)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Rien ne prédisposait une petite fille asthmatique a devenir l'une des meilleures grimpeuses du monde. Pourtant, Stéphanie Bodet l'a fait. Elle parcourt depuis plus de vingt ans les parois du monde avec son compagnon Arnaud Petit. Grâce à l'écriture, elle réconcilie son goût de l'action et de la contemplation.
PRÉFACE DE SYLVAIN TESSON
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
cedratier
  03 janvier 2017
« A LA VERTICALE DE SOI » Stéphanie Bodet (Guérin, 295 pages)
On ouvre ce livre parce qu'on aime la montagne, la grimpe, la nature aussi. Quand on le referme, on est en plus tombé sous le charme de l'auteur d'un magnifique livre de lumières, d'un écrivain vraiment entré en littérature, et pas seulement en littérature « de montagne ». Voici un récit autobiographique, un parcours atypique d'une jeune femme plutôt fragile, asthmatique, que les hasards de la vie, sa soif d'aventures, une détermination hors du commun, et un environnement propice vont conduire le long des parois rocheuses, jusqu'à devenir championne du monde d'escalade à 23 ans, puis sur les plus hauts sommets de la planète. C'est l'histoire d'une sensibilité, d'une humilité généreuse, d'une ouverture au monde, à la nature, mais aussi aux humains qu'elle croise dans ses périples montagnards à côté de chez elle dans les Alpes, ou aux antipodes. Nul besoin d'être montagnard ou grimpeur averti pour apprécier ses escalades et ses escapades, même si les familiers des rochers apprécieront à leur juste valeur nombre de passes et le cran qu'elles nécessitent ; le lecteur n'est pas trop noyé dans les aspects techniques de toutes ces grimpes qui se refusent de plus en plus à être des performances, et l'esprit de pure compétition s'estompe. Se dépasser soi sans jamais chercher à dépasser les autres (« La verticale de soi » quel titre magnifique), à l'opposé de certains « récits de montagne » parfois bien élitistes (« -Peut-être est-il bon d'avoir dans son coeur des montagnes sur lesquelles on ne montera jamais. »). Car la montagne de Stéphanie Godet est tout le contraire d'un repli sur un entre soi réservé à un monde d'initiés. Il est question de la beauté de l'escalade comme une mathématique épurée, mais aussi d'amour, d'amitiés (quelles pages exceptionnelles sur le lien avec Sadiya, sa jeune amie marocaine d'un village du haut Atlas). Il est surtout question, profondément, de belle humanité, de sincérité, d'éthique dans son rapport au monde, c'est –à-dire aux humains et à la nature.
Et quelle superbe plume… L'écriture poétique de Stéphanie Bodet ressemble sans doute à ce qu'elle donne à voir d'elle sur une paroi : fine, élégante, simple et forte, sans emphase, elle ouvre des voies aux mots comme elle les ouvre sur des à-pics (« - Au sortir des gorges, la vallée s'épanouit. La rivière se prélasse et jouit de plusieurs lits. » / « - Prise au filet des grands yeux effarouchés, me voici embarquée à la sortie du village. » / « - Il (Arnaud, son mari) s'exprime comme moi j'ouvre des plaques de chocolat, froissant sans vergogne l'aluminium des mots. Et je m'exprime comme lui ouvre les siennes. Avec mesure en en prenant des gants. » / « - Chacun se repliait dans l'ombre, infime à midi, et les tournesols découragés baissaient la tête. » / « - On peut naître, hélas, sans jamais avoir le bonheur d'éclore. »…
Tant de belles phrases ouvrent à Stéphanie Bodet de belles perspectives d'écriture. Et l'on espère vivement un prochain opus, montagnard ou pas.
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karkarot
  15 septembre 2018
La verticale de soi. Pardon, la Verticale, avec une majuscule ; la verticalité comme une personnalité à part entière, un personnage de la vie. Stéphanie Bodet reprend sans doute là une posture de yoga, de méditation, une décentration pour parler de sa vie.
Sa vie, elle n'est pas rose. Petite fille, si elle vit non loin des reliefs, rien ne la dispose à une carrière de sportive. Finalement, par un concours de circonstance et surtout une force de caractère hors du commun, la voilà championne du monde d'escalade, puis alpiniste et grimpeuse qui fait le tour du monde à l'assaut des parois mythiques du globe. On connait ce destin si l'on suit un peu et s'intéresse à la verticalité. le couple Bodet/Petit est connu, reconnu et apprécié.
On ne sait pas en revanche les épreuves intérieures que due traverser la jeune (et moins jeune) Stéphanie. Elle en dévoile certaines, d'autres apparaissent en creux, on les devine derrière sa poésie, sous sa fragile et gracile écriture. On ne peut qu'être touché car elle ne force rien, elle explique doucement comment elle s'en est sortie, comment elle a transformé l'ombre en lumière, comment elle a changé de regard sur elle, sur son escalade, sur sa vie. Ce qu'elle a construit avec son compagnon est simple et beau.
Cependant, il y a un mais. Si le livre m'a touché, je n'ai pas tellement accroché à l'écriture, et j'ai tout le long du livre ressenti un certain mal-être. Doucereux, lancinant, très loin en arrière plan. Deux de mes amis ont aussi lu cet ouvrage. L'une a adoré, s'est retrouvé dans les mots de l'auteure, l'autre au contraire s'en est trouvé tellement incommodé, mal à l'aise qu'il est ressorti de ce livre triste et noir. Je me situe entre les deux, sans savoir expliqué pourquoi ni comment.
L'histoire m'a touchée mais pas la poésie car j'y ai sans doute placé autre chose, venant de moi, qui m'a gêné... Enfin bref, je ne sais pas.
Ce qui est sûr c'est que Stéphanie Bodet n'est pas que grimpeuse. Elle sait écrire aussi. Ce livre peut donc plaire à des non-escaladeurs car son histoire est celle d'une femme ordinaire qui a orienté sa vie de façon extraordinaire, et inspirante.
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Elyan
  14 décembre 2017
Un très beau livre, récit de vie de Stéphanie Bodet, dans une belle édition. L'écriture de ce livre, simple et poétique, est à la fois facile à lire, parsemée de pointes d'humour, de tendresse, de vers de l'auteur ou d'autres écrivains... Ce récit n'est clairement pas une liste de courses et de voies, mais plutôt l'approche sensible d'une femme dans sa vie sociale et familliaile, des rencontres qu'elle a fait, des questions, erreurs, errances et chemins qu'elle a pris. L'approche de l'escalade est parfaitement compréhensible aux néophytes, car si elle est une part importante de la vie de Stéphanie Bodet, elle n'est pas l'unique sujet du livre.
J'ai beaucoup apprécié ce récit dans lequel je me suis en partie retrouvé à plusieurs reprises. L'écriture est de plus très belle et poétique. La présence de très belles photographies complète la qualité de l'ouvrage.
Un beau livre !
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guims
  29 août 2017
Ce livre permet de découvrir le cheminement intérieur de l'auteure. Son parcours est plus intérieur que sportif. Une réflexion sur la vie, les passions et l'amour. A lire au-delà des amoureux de l'escalade.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   20 mai 2019
Le premier contact avec une voie ressemble à une rencontre amoureuse. On en a rêvé de loin, on la découvre soudain dans son intimité, dans le grain de sa peau et ses replis de calcaire. On en épouse tous les contours, tous les reliefs. On s’apprivoise ainsi mutuellement, tremblant à l’idée de ne pas se correspondre sur tous les points. Cette première phase de découverte est celle que je préfère en escalade sportive.
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ElyanElyan   14 décembre 2017
Nous avions à cet instant l'invulnérabilité des Clochards Célestes et la vie nous semblait une éternelle épiphanie...
Bivouaquer avec pour toit un ciel criblé d'étoiles et pour lampe, une lune ronde et fertile. S'endormir le nez glacé et le coeur en feu. Vivre pour ces minutes, pour ces heures, pour ces jours où le temps n'a plus de prises. Hors-la-loi bénis du temps qui passe, du temps qui fuit, du temps qui coule... Vivre au dessus de ses forces pour en créer des nouvelles !
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PiatkaPiatka   19 mai 2019
La compétition m’apprend que la peur est une projection. Une émotion liée à l’anticipation.
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guimsguims   29 août 2017
Or le véritable agir est dans cette disponibilité, cette présence à ce qui est? Il n'y a rien d'autre. Agir pour la joie d'agir, grimper ou faire du yoga pour la joie de le faire dans l'instant. Dans cet agir, les catégories sont dépassées, il n'y a plus d'action ou de non-action, d'agissant ou de non-agissant. Autrefois, il me tardait de semer pour récolter. Aujourd'hui, je prépare la terre sans hâte.
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ElyanElyan   14 décembre 2017
Hé ! Toi qui te sens prisonnière !
As-tu jamais songé à modifier l'orientation des barreaux
De ta cellule pour en faire une échelle ?
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Videos de Stéphanie Bodet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphanie Bodet
Stephanie Bodet était l'invité à l'émission 9h50 sur France 3
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