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EAN : 9782379390388
280 pages
Éditeur : Ece-d (23/03/2021)
5/5   1 notes
Résumé :
Au XXIIe siècle, l´humanité ne peut plus vivre que dans certaines zones, contrôlées par des « synthétiques ».

La liberté ressemble à un concept éculé. Le libre-arbitre n´existe plus pour l'Homme.

Placés en élevage d´orphelins dans des cités dortoirs, la seule vocation des humains semble être la reproduction de l´espèce à des fins inconnues. Lewis a été reçu dans une société interdite, le « Craft ».

Il doit rencontrer s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ThomasNouvelle
  26 mars 2021
Qu'est-ce que ça donne quand un blogueur franc-maçon écrit son premier roman ? Ça donne un roman de science-fiction à caractère philosophique pour ne pas dire maçonnique, bien ficelé, bien vendu et un peu long sur son découpage. Allez, analysons ça !
Dès les premières pages, je me suis dit : « C'est Blade Runner chez les francs-maçons » mais en fait, c'est plus subtil que cela. On ne pas se mentir, il y a des références à la maçonnerie, à l'ésotérisme, à l'Histoire, en particulier à la Grèce antique (ex. wanax, espistate, etc.) et à la symbolique dans le sens le plus large du terme (ex. bramandha). On est bien plus que dans un roman de sceince-fiction, on est dans le dystopique. Hervé H. Lecoq va piocher chez Ray Bradbrry et son « Farenheit 451 » et chez Aldous Huxley et « le meilleur des mondes ».
Bien au-delà des références de bases citées au-dessus, j'en retrouve bien d'autres et vu l'âge de l'auteur, je pense que nous avons les mêmes. Au niveau littérature, on va partir sur du Loïs Lowry et « le passeur » surtout pour l'âge des protagonistes. Peut-être que certains lecteurs diront que nous sommes proches de la trilogie « Hunger games », oui et non … La société décrite n'est pas sans rappeler « La cartographie des nuages » de David Mitchell et en particulier la société décrite dans L'oraison de Somni 451. Au niveau cinéma, on retrouve « Les fils de l'homme » d'Alfonso Cuaron, bien évidemment, il est difficile de ne pas penser au « Blade runner » de Ridley Scott, au « Ghost in the shell » de Mamuro Oshii et même à « Terminator » de James Cameron. Bref, on peut encore citer des dizaines de références, mais si vous avez entre 35 et 40 ans et tout ce que je viens de citer vous parle, c'est que votre niveau de pop culture n'est pas négligeable. La dystopie, le post-apocalyptique avec un soupçon de western font que ce roman a des chances de vous plaire.
Si je suis emballé par le récit, il y a tout de même un péché de jeunesse. C'est l'ossature du roman. Douze chapitres en trois cents et quelques pages. Nous sommes entre vingt-deux et trente pages. Je comprends qu'à l'inverse du polar où les chapitres sont courts pour donner du rythme. Ici, il faut tout créer ! La société, les personnages, l'intrigue et j'en passe et des meilleurs mais il faut trouver l'endroit où on peut couper sa lecture. Est-ce pour autant de paresse intellectuelle de savoir couper sa lecture ou une question de mise en page ? Ça se discute mais je pense que c'est une idée à retenir.
Dans la blogosphère, l'auteur n'est pas inconnu. Pointure en matière de recherche historique et il publie de nombreuses contributions pour différents périodiques comme Franc-maçonnerie magazine et on peut ajouter la création de sa chaîne YouTube (Hervé H. Lecoq – French Freemason) où il traite de vulgarisation maçonnique. Hervé H. Lecoq serait-il un bourreau de travail ?
Et sinon, ça raconte quoi ? En quoi ce roman est-il maçonnique ? Tentons de répondre à la première question. Dans le Lyon du XXIIème siècle, un adolescent nommé Lewis est issu d'un élevage d'humain dirigée par une espèce que l'on connaît sous le nom de « synthétique ». Suite à plusieurs péripéties, il se fait initier auprès d'une société secrète qu'on appelle le « Craft ». Ne comprenant pas très bien là où il a mis les pieds, Lewis suit un chemin plutôt dangereux, où il va croiser le chemin de plusieurs personnages, dans le but de rencontrer un certain Gardien ! Mais au-delà de tout ça, le roman traite du libre-arbitre, des choix que l'on doit faire et de l'avenir que l'on se forge. Cet avenir est-il le fruit de prédisposition génétique ou de l'éducation que l'on reçoit ? On ajoute à ça la question de la technologie et de sa mise en parallèle avec l'humanité. La première tentant de supplanter la seconde et devenant une nouvelle forme de culte.
Répondre à la seconde question, c'est plus délicat car on peut lui donner plusieurs sens. L'apprenti perdu, c'est faire référence au dernier apprenti rentré. Tout comme Lewis, on a cette impression d'être baladé d'un coin à un autre. On cherche sa place et on se rend compte que la vie maçonnique est chronophage. On voudrait aussi partager cette information avec ses proches mais on se rend compte que ceux-ci ont un regard méfiant voire même négatif. Et puis, au sein même de la fraternité, il faut trouver sa place. On est confronté à toute sorte de questionnement, on a envie de refaire le monde, de s'améliorer et on serait même tenter de brûler les étapes comme certains personnages de ce roman diraient : « Ce n'est pas de ton âge ». Bref, l'apprenti est perdu !
Au bout du compte, ce premier roman offre plusieurs niveaux de lecture et peut être même lu par un adolescent sans problème. Il y a la question autour de la Franc-maçonnerie mais disons que les aspects technologiques combleront les lacunes, comme par exemple la maison sans toit vu de l'intérieur mais avec, vu de l'extérieur. Technologie surabondante, place de l'homme dans la société, la confrontation est lourde mais heureusement que le tout est servi de quelques bons sentiments et d'une note d'humour, ce qui permet de mieux saisir le monde qui nous entoure. Ce qui en cette période fait du bien.
Lien : https://litteraturemaconniqu..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
VoganVogan   07 janvier 2021
Lewis n'arrivait pas à comprendre la logique de sa vie. Non. De LEURS vies.
Séparés de leurs parents à la naissance, les humains étaient évalués par les synthétiques à l'Hôpital. Si les "plastiques", comme on les nommait en leur absence, jugeaient que l'enfant était viable, il était immédiatement placé en Unité Familiale. Mais personne ne savait ce que faisaient les plastiques des enfants qui n'étaient pas placés en UF.
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