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ISBN : 2211205828
Éditeur : L'Ecole des loisirs (15/06/2016)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 1620 notes)
Résumé :

Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

Mêlant science-fiction et ph... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (274) Voir plus Ajouter une critique
verobleue
  13 juillet 2014
« le passeur » de Loïs Lowry est un livre qui prenait la poussière sur l'étagère car je trouvais sa couverture peu attrayante. Quel dommage ! Ce livre est tout simplement une pépite !
Il a fait partie des lectures scolaires obligatoires de mon fiston. Il fait, apparemment, partie d'une trilogie comprenant également : "L'Elue" et "Messager". La facilité de lecture est déconcertante par rapport au message délivré. Étiqueté "livre de jeunesse", il s'adresse aux enfants (à partir de 10-12 ans) et aux adolescents mais parle, en fait, à tous. J'aime les dystopies : elles font prendre conscience de la chance que nous avons de vivre dans un monde comme le nôtre. Et elles sont utiles aux adolescents, sincèrement persuadés, qu'ils ne sont jamais assez libres dans ce même monde.
Ce roman d'anticipation présente une société imaginaire, futuriste où les individus sont formatés pour ne plus ressentir d'émotions et pour se comporter de façon préétablie. Dans ce monde, toutes les différences ont été abolies, non par respect ou par tolérance, mais pour les intérêts du système. Tout est réglé pour être parfait, chaque vie est régie par des lois que personne n'aurait l'idée de transgresser : ces règles fondamentales encadrent le quotidien, semblent parfaites car dans cette communauté, l'harmonie règne. Autant dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages que dans la société où tout le monde est content de son sort, pratique une activité qui lui convient. Une vie simple où chacun sait ce qu'il a à faire, où chacun a une utilité. Eliminés les douleurs et les conflits mais aussi, tant qu'à faire, les couleurs, les parents, les émotions, le choix....
Tous les habitants sont pris en charge. Des parents sont accouplés par affinités, les bébés nés par mères porteuses puis élevés en crèche jusqu'à l'âge d'un an, sont attribués à une cellule "familiale". Les personnes âgées, les nouveau-nés trop faibles sont "élargis" et rejoignent un monde meilleur, mieux adapté à leurs besoins, "L'Ailleurs".
Le lecteur découvre progressivement cette dictature par le point de vue de Jonas, un jeune garçon de 11 ans, qui vit avec ses parents et sa soeur de 7 ans, Lily. C'est un petit garçon alerte, vif, intelligent et qui possède un esprit un peu rebelle. le livre s'ouvre sur son appréhension de la cérémonie des 12 ans. Car douze cérémonies, une par an, rythment la vie des enfants : La douzième cérémonie est la plus importante car c'est au cours de celle-ci que l'enfant se voit attribuer son futur métier. Il est choisi d'avance par les membres du comité en fonction de la personnalité de l'enfant, de ses qualités, du nombre d'heures de bénévolat effectuées au sein des différents services.
Il y a un métier particulier, attribué à une unique personne dans la communauté, dont le but est de conserver la mémoire, le rappel de ce qui faisait le propre de l'homme avant le grand changement. Il se souvient de tout ce que la communauté a réussi à éliminer de la vie quotidienne. Il voit encore les couleurs, se rappelle l'époque où les animaux et les défauts existaient. Il se souvient de ce qu'était l'amour. Jonas, ce jour-là, devient le Dépositaire de la Mémoire, mémoire des temps anciens qui lui sera révélée par un Passeur...
Jonas reprend progressivement contact avec la réalité et son humanité. Son éveil se fait en parallèle avec celui du lecteur, ce qui donne beaucoup de force au récit. On constate dans ce roman que cette société future, pacifiée, débarrassée de la violence et de la compétition, aboutit à la négation de l'individu. Ce livre propose des solutions qui présentent, a priori, de très bons côtés avec l'aide aux personnes âgées, le développement du sens des responsabilités, le respect d'autrui, le contrôle de soi, les périodes d'essais professionnels permettant de comprendre les capacités, aptitudes et préférences de chaque enfant.
Le sujet est traité de façon intelligente et sensible, le lecteur entre peu à peu dans l'univers de Jonas. L'écriture est très agréable et fluide et j'ai eu du mal à lâcher le livre avant la fin.
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Shaitana
  30 décembre 2010
Un livre qui fait réfléchir, qui fait grandir...
En le lisant, on voit toute l'importance du libre arbitre et que tout compte fait même si notre société n'est pas la meilleure qui soit ce n'est pas non plus la plus mauvaise.
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mimienco
  23 juin 2009
Résumé:" Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéîssance et la révolte n'existent pas. L'harmonnie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des Sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient le savoir: c'est le dépositaire de la mémoire. Lui sait comment était le monde , des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordianire l'attend. Un destin qui peut le détruire..."
Mon opinion: très bien! Ce roman est véritablement une apologie du libre arbitre et de la liberté. Jonas en devenant le dépositaire de la Mémoire acquiert la connaissancce du passé et surtout de la liberté: la liberté de choisir, de désirer, d'aimer, de penser... Au fil des souvenirs que lui transmet le Passeur, le héros se rend compte de la réalité d'une société aseptisée, aliénante et dépourvue de vie, de spontanéité. Refusant de s'y conformer plus longtemps, Jonas décide d'exercer sa liberté dont il a été privé trop longtemps. Grâce à une narration maitrisée, l'auteure nous offre le portrait d'une société qui fait froid dans le dos mais qui nous pousse à réfléchir.
A travers ces deux romans, Lois Lowry traite d'une problématique profonde, qui fait question mais d'une façon totalement différente d'un roman à l'autre. A la société violente et persécutante de l'Elue s'oppose une société entièrement contrôlée et aseptisée dans le Passeur, dans laquelle les choix, les plaisirs, les sentiments n'ont pas lieu d'être. Les approches sont différentes mais la question reste la même. Je trouve que ces deux romans, par une fiction intéressante, abordent de façon pertinente une problématique complexe et s'adressent autant à des adultes qu'à des adolescents. A lire, vraiment!
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Ambages
  03 août 2017
« La vie sans couleur, sans douleur, sans passé. »
Dans ce monde, incolore, inodore, aseptisé, que nous vivions bien ! Mes parents, ma soeur et moi avions tout ce dont nous avions besoin, chacun bien à sa place, rangé par tranche d'âge pour les plus jeunes, et par catégorie professionnelle pour les plus grands. Les plus âgés, les vieux en fait (mais c'est incorrect, je m'excuse de ce terme qui porte un jugement), donc les personnes 'plus en âge de travailler' étaient accueillies dans une maison d'hôte fort sympathique, où l'on s'occupe tellement bien d'eux. Bref, tout le monde est ravi, personne ne se pose de question. Tout le monde échange des politesses, respecte les règles de la vie en communauté. Pour les très jeunes, c'est déjà moins marrant. Et oui, il faut vite apprendre à bien faire les choses (bien parler, utiliser les mots justes, marcher dans le droit chemin) sinon c'est la baguette. Bon d'accord c'est pas fort. Au début. Les mioches ont intérêt à malgré tout vite comprendre faute de quoi ils se retrouvent avec des traces de baguettes sur les mains, sur les cuisses, et des douleurs, ben...comment dire... marquantes. Oui c'est ça et dans tous les sens du terme. Alors tout le monde file droit, mais qu'est-ce qu'on est heureux. Et j'ai eu mes douze ans. J'ai enfin su ce que la communauté avait décidé pour mon avenir. Pour une nouvelle c'en fût une : dépositaire. Qu'est-ce que c'est que ce métier qu'on me destine ? Dépositaire de quoi ? Bon en tout cas, je ne suis pas préposé au nettoyage des toilettes, ni fait pour la tonte du gazon, c'est déjà ça. J'apprends qu'il n'y a qu'un passeur dans la communauté, un vieux qui va me transmettre son savoir. Sa sagesse, en me rendant dépositaire des souvenirs des générations passées.
« Mais pourquoi est-ce que les souvenirs ne peuvent pas être à tout le monde ? »
« Mais alors tout le monde devrait supporter ce fardeau et cette douleur. Ils ne veulent pas de ça. Et c'est ça la vraie raison pour laquelle le dépositaire leur est tellement vital et qu'ils l'honorent ainsi. »
Quand il commence par me transmettre les joies de la luge, moi qui ne connaissais ni la neige, ni la pluie, ni le soleil, je suis plutôt content. Mais il me refourgue aussi d'autres sensations. Et c'est là que ça se gatte. Je découvre...
Un super livre catégorie jeunesse, qui tient bien la route. Je me suis régalée. Une dystopie écrite en 1992 qui permet de dérouler plein d'idées avec les enfants. Je comprends pourquoi ce roman est souvent proposé dans les écoles.
« Si tout est pareil, on n'a plus le choix. Je veux pouvoir me lever le matin et faire des choix. Une tunique bleue ou une tunique rouge ? »
Qu'est-ce que j'aime au fond ? Une bien belle question.
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Yumiko
  27 mai 2012
Ce livre est une vraie surprise! Je ne savais pas à quoi m'attendre avant de le lire et l'étonnement a été total! Mais soyez rassurés dans le bon sens du terme.
Nous découvrons la vie de Jonas, jeune garçon qui vit dans une communauté bien étrange. Au début, rien ne semble particulier, si ce n'est les règles constantes qui régissent la vie des habitants et qui permettent une vie calme, ordonnée dans la joie et la bonne humeur. du moins c'est le point de vue de notre héros, qui ne s'est jamais posé de questions et qui prend la vie telle qu'elle est.
Mais voilà qu'arrive la cérémonie des douzes-ans. Durant ce moment chaque enfant se voit assigner sa nouvelle orientation et le métier qu'il fera. Car personne n'a de libre arbitre dans cette société, tout est décidé pour eux à l'avance, en observant les capacités et intérêts de chacun. Jonas se voit assigner un rôle bien étrange: celui de dépositaire de la mémoire. Un rôle tenu par une seule et unique personne qui consiste à conserver la mémoire du passé et de tous les habitants de la communauté. Il va ainsi découvrir que les gens vivaient dans un monde bien différent, où les sentiments n'étaient pas aseptisés, où l'amour, la colère, la tristesse, existaient vraiment, et surtout il va découvrir les couleurs! (Un monde sans couleur, c'est incroyable O_o) Ces découvertes vont l'emmener dans une aventure hors du commun…
J'ai été subjuguée par ce livre! Au début tout semble tellement net (trop net) et tellement faux, que cela en est incroyable! Je n'arrivais pas du tout à m'imaginer vivre dans un tel monde où personne n'a de pensée propre, où tout est régulé, codifié; où les enfants sont assignés et naissent uniquement de mères porteuses; un monde où seul « l'Identique » prime et où les être non adaptés à cette vie sont « élargis ». Une horreur absolue! J'ai tournée les pages traumatisées par la lobotomisation des gens vivant dans cette communauté. J'ai adoré suivre Jonas et le voir ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. Sa découverte des couleurs et de l'amour m'ont particulièrement touchée, et l'émotion qu'il ressent montre à quel point il serait difficile de vivre sans tout cela.
L'écriture est sublime et nous transporte dans ce monde créé de toute pièce. le roman est très bien ficelé et les pages se tournent à un rythme effréné. Seul bémol: la fin qui arrive beaucoup trop vite et qui manque franchement de clarté. J'ai été franchement déstabilisée et j'ai de la peine à comprendre où a voulu nous emmener l'auteur. Mis à part cela, c'est un vrai bijou!
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
CceliaCcelia   19 juin 2018
Ce qu'il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n'est pas la douleur. C'est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés.
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EveLenEveLen   13 juin 2008
- Papa? Maman? demanda timidement Jonas après le repas du soir. J'ai une question que j'aimerais vous poser.
- Qu'est-ce que c'est? demanda son père.
Il se força à prononcer les mots bien qu'il se sentît rougir de gêne. Il les avait répétés pendant tout le chemin du retour.
- Est-ce que vous m'aimez?
Il y eut pendant quelques instants un silence embarrassé. Puis Papa émit un petit gloussement.
- Jonas! Toi! Et la précision du langage, alors?
- Qu'est-ce que tu veux dire? demanda Jonas.
Une réaction amusée n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.
- Ton père veut dire que tu as utilisé un terme très général, tellement dénué de sens qu'il est pratiquement tombé en désuétude, expliqua sa mère avec soin.
Jonas les regarda d'un air ébahi. Denué de sens? Jamais auparavant il n'avait ressenti quelque chose d'aussi riche de sens que ce souvenir.
- Et bien entendu, notre communauté ne peut pas fonctionner correctement si les gens n'emploient pas un langage précis. Tu pourrais demander: "Est-ce que vous appréciez ma présence?" Et la réponse est oui.
- Ou bien, suggéra son père: "Est-ce que vous êtes fiers de mes réalisations?" Et la réponse est oui, de tout coeur!
- Est-ce que tu comprends pourquoi c'est impropre d'utiliser un mot comme "aimer"? demanda Maman.
Jonas hocha la tête.
- Oui, merci, je comprends, répondit-il lentement.

Ce fut la première fois qu'il mentit à ses parents.
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YukoYuko   12 juillet 2010
- Mais pourquoi est-ce que les souvenirs ne peuvent pas être à tout le monde ? Je pense que ce serait peut-être un peu plus facile si on les partageait. (...)
Le passeur soupira.
- Tu as raison, dit-il. Mais alors tout le monde devrait supporter ce fardeau et cette douleur. Ils ne veulent pas de ça.
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GabySenseiGabySensei   02 novembre 2012
Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser les gens faire des choix.
- Ce serait dangereux? suggéra le Passeur.
- Tout à fait dangereux, répliqua Jonas avec assurance.
Et si on les autorisait à choisir leur conjoint? Et s'ils faisaient le mauvais choix? Ou si, poursuivit-il en riant presque devant l’absurdité d'une telle hypothèse, ils choisissaient leur métier?
- Ça fait peur, non? dit le passeur.
Jonas gloussa.
- Très peur. Je ne veux même pas me l'imaginer. Nous devons vraiment empêcher les gens de faire des mauvais choix.
- C'est plus sûr.
- Oui approuva Jonas. Beaucoup plus sûr.
(P127)
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LenoraLenora   08 juillet 2012
- Mai sje les veux ! dit Jonas avec colère. Ce n'est pas juste que rien n'ait de couleur !
- Pas juste ?
Le Passeur regarda Jonas avec curiosité.
- Explique moi ce que tu veux dire.
Eh bien... Si tout est pareil, on n'a plus de choix. Je veux pouvoir me lever le matin et faire des choix. Une tunique bleue ou une tunique rouge ?
Il baissa les yeux sur le tissu terne de son habit.
- Mais c'est toujours la même chose.
Puis il rit doucement.
- Je sais que ça n'a pas d'importance, ce que l'on porte. Cela ne compte pas. Mais...
- C'est le fait de choisir qui compte, n'est-ce pas ? lui demanda le Passeur.
Jonas acquiesça.
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