AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Horne (Illustrateur)
ISBN : 2501132653
Éditeur : MARAbulles (03/10/2018)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Paris, juillet 1942. Cette nuit là, Sarah est arrêtée avec sa mère et son père par la police française. Elle a juste le temps de cacher son petit frère, Michel, dans un placard. Elle lui promet de vite revenir pour le sortir de là. Ils sont embarqués pour le Velodrome d'hiver.
Paris, mai 2002: Julia Jarmond est une journaliste américaine, mariée à un français avec qui elle a eu une fille, Zoé. Son journal lui demande de couvrir un article autour de la Rafle d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 mars 2019
Paris, juillet 1942. Des coups violents contre la porte, en pleine nuit. La Gestapo qui s'annonce et ordonne d'ouvrir. Sarah, apeurée, va réveiller sa maman, certaine que la police vient chercher son papa. Malheureusement, celle-ci aura beau fouiller l'appartement de fond en comble, elle ne le trouvera pas. Tout comme Michel, le petit frère de Sarah, que cette dernière aura caché au fond d'un placard, lui promettant de revenir le chercher dès que possible. Ne voulant pas abandonner sa famille, le papa sort de sa cachette et rejoint sa femme et sa fille. Entassés dans des bus, des centaines de Juifs comme la famille Starzynski rejoignent le Vélodrome d'Hiver...
Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour l'hebdomadaire américain "Seine Scènes", visite aujourd'hui l'ancien appartement de Mamé, la grand-mère de son mari, Bertrand. C'est ici que toute la petite famille, après quelques travaux, devrait emménager. Appelée par son chef, Julia s'éclipse et retourne au bureau. Son rédacteur en chef lui propose de rédiger un article pour le 60ième anniversaire du Vel d'Hiv', le Vélodrome d'Hiver où furent parquées, pendant des jours, des milliers de familles juives, dans des conditions atroces, avant de les envoyer à Auschwitz. Une enquête pour le moins marquante et bouleversante attend Julia...

Après le film, réalisé par Gilles Paquet-Brenner en 2010, le roman éponyme de Tatiana de Rosnay est adapté aujourd'hui en roman graphique, par Pascal Bresson et Horne. L'on suit, alternativement, la jeune Sarah, promise, avec ses parents, à la déportation vers Auschwitz, et Julia qui, suite à un article qu'elle doit écrire et ses interrogations face à l'appartement de Mamé, va s'attacher au destin peu commun de la jeune fille. Une enquête, reflétant celle de Tatiana de Rosnay lors de l'écriture de son roman, qui interpelle quant à l'amnésie des Français face au comportement de sa police lors de la rafle du Vel d'Hiv. L'intrigue monte crescendo au fil des pages, l'émotion est palpable et l'intensité de ce récit ô combien présente. Pascal Bresson s'empare à merveille du scénario originel et Horne magnifie, de par son graphisme tout en nuance de gris, excepté la blondeur des cheveux et le bleu azur des yeux, cette histoire sombre et tragique. Un récit remarquable et d'une grande justesse...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          671
Lecturepissenlit
  10 mars 2019
Mes remarques porteront sur la version roman graphique seulement, non sur l'histoire en elle-même.
* Pour ce qui est graphisme :
Les scènes qui se passent dans le présent sont en noir et blanc, alors que celles se passant dans les années 40 sont plus ou moins en couleurs. Généralement c'est le contraire qui est observé quand deux époques différentes se confondent.
Les planches du passées sont colorées d'une façon singulière qui rappelle un autre classique, filmographique cette fois, des oeuvres sur la seconde guerre mondiale.
En effet, Horne a coloré de jaune les cheveux de la jeune Sarah et ceux de sa famille, ainsi que leurs visages alors que tout le reste est en noir et blanc. Vous aurez peut-être compris que cela m'a très fortement fait penser à la liste de Schindler de Steven Spielberg avec le fameux manteau rouge.
J'ai vraiment aimé ce choix, qui rajoute de la gravité à cette lecture qui pourtant n'en manque pas.
Les policiers français qui exécutent les ordres des nazis sont eux dépersonnifiés. Ce ne sont que d'immenses ombres noires, sans vraiment de visage ni de corps. Juste deux ombres noires géantes. La symbolique est forte.
J'ai aussi beaucoup aimé la simplicité des traits parfois, alors que lors de gros plans sur des visages par exemple, les détails sont magnifiques, presque émouvants.
Très joli coup de crayon.
J'ai parfois arrêté ma lecture pour savourer les détails d'un dessin un peu plus longtemps, ce qui est rare chez moi.
* Pour ce qui est de l'histoire :
L'histoire contée dans le roman graphique est fidèle à celle du roman.
Rien n'est laissé de côté, les émotions sont présentes et le peu de texte présent retranscrit très bien les situations. C'est encore un très bon point.
Cependant j'ai parfois été gênée par le personnage de Sarah qui parlait comme une adulte, avec des phrases et des mots qu'une enfant de dix ans ne prononcerait jamais.
J'ai trouvé ça dommage car je n'avais pas ressenti ça avec la lecture du roman. Peut-être est-ce l'obligation de synthétiser les dialogues et les pensées dans un roman graphique qui provoque ceci ?
Quant à la question Est-ce qui ce livre peut remplacer la lecture du roman ? je répondrais non.
Il est un bon substitut pour qui ne souhaiterait pas lire le livre, mais bien que les émotions des personnages sont fidèlement retranscrites et que rien ne manque à l'histoire, on ne peut à mon sens pas se passer des détails merveilleusement contés par la plume de Tatiana de Rosnay. Des doutes et des questionnements des personnages, tout ces détails qui ne peuvent pas être retranscrits dans un roman graphique. Vous savez ces petits détails qui font frémir, douter, larmoyer, espérer... Et bien cela manque quand même.
J'ai surtout ressenti cela en ce qui concerne Michel.

C'est très globalement une très bonne lecture. Elle me semblerait parfaite pour ceux qui aiment le roman de Tatiana de Rosnay mais qui manquent de temps pour le relire ou pour ceux qui n'osent pas lire de "gros" livres !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Trollibi
  23 janvier 2019
« Elle s'appelait Sarah, elle n'avait pas huit ans
Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs,
Mais d'autres gens en avait décidé autrement. »
Il y a quelques années, lors d'un exposé émouvant devant la classe, une élève me faisait découvrir le roman de Tatiana de Rosnay. Aujourd'hui, c'est une amie qui m'a prêté cette magnifique adaptation en bande dessinée de « Elle s'appelait Sarah ».
Pour ceux et celles qui auront déjà lu le roman ou vu l'adaptation cinématographique, point de surprise : le scénario de la BD est très fidèle, l'histoire de Sarah et de Julia s'entremêlent, on passe d'un point de vue à l'autre, du passé au présent, parfois de manière volontairement un peu floue mais sans jamais que le lecteur ne soit déstabilisé. Un seul petit bémol me vient à l'esprit : Sarah ne s'exprime pas toujours comme une enfant de 10 ans le ferait, c'est assez étrange mais, passé ce détail, les textes sont fluides. C'est une adaptation fidèle mais on ne s'arrête pas là !
Si cette BD est une excellente adaptation du roman de Tatiana de Rosnay, c'est avant tout grâce aux dessins de Horne qui suggèrent beaucoup. Rien que dans le choix de la couleur, il y a une véritable recherche : ils sont tout en nuance et dégradés de gris et l'utilisation de la couleur n'est réservée qu'aux passages où l'histoire de Sarah est racontée. A aucun moment, la couleur ne quitte la petite Sarah, elle se répand autour d'elle pour venir colorer les personnages qui lui sont proches, comme si elle irradiait. Les personnes qui l'aident, d'abord gris, se colorent à son contact. Les Allemands, les collabos, les « méchants », quant à eux, ne sont que des ombres menaçantes, aux formes à moitié humaines, sans visage ou aux traits difformes. Les visages attirent l'attention plus que les corps car les émotions des personnages y sont dépeintes de manières très juste et les décors, très réalistes dans certaines cases, sont à peine esquissés dans d'autres pour que l'attention se concentre sur les personnages.
On dit toujours « jamais deux sans trois » et cette version de « Elle s'appelait Sarah » est pour moi un réel coup de coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
mimo26
  12 décembre 2018
L'histoire d'« Elle s'appelait Sarah » met en scène deux événements se passant à 60 ans d'écart et qui vont se télescoper.
Lors de la rafle du Véld'Hiv de Paris, en juillet 1942, la petite Sarah Starzinsky — qui porte l'étoile jaune — est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en le cachant dans un placard dont elle garde la clef, tout en lui promettant de revenir le libérer dès que possible ; hélas !, elle va être déportée et connaître l'horreur du camp de transit de Beaune-la-Rolande.
Toujours dans la capitale française, mais en mai 2002, la journaliste américaine Julia Jarmond, mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de la petite Sarah, car elle va découvrir toute une facette cachée dans le passé de sa belle-famille, et sa vie va changer à jamais…
Commenter  J’apprécie          70
ChroniquesMartiennes
  15 janvier 2019
Le récit commence en juillet 1942, de nuit, chez les Starzinsky. Deux hommes de la police débarquent chez eux et emmènent le père, la mère et leur fille, Sarah, jusqu'au Vélodrome d'Hiver au côté de 13 149 autres juifs. Ils seront parqués là un temps, dans des conditions abominables, jusqu'à être déportés dans l'un des camps de concentration français.
En parallèle, le récit suit Julia Jarmond, une journaliste américaine mandatée par son journal Scène Seine pour écrire un article sur la rafle du Vel' d'Hiv, soixante ans après. Les deux histoires n'auront de cesse de se croiser et de s'entremêler jusqu'au dénouement final.
elle-sappelait-sarahpage37-555x736Je n'ai pas lu le roman de base de Tatiana de Rosnay ni vu l'adaptation cinématographique, c'est donc avec un oeil totalement neuf et neutre que j'ai commencé cette BD. On suit ici deux histoires en parallèle, liées par le même sujet : la rafle du Vel' d'Hiv. L'un des plus terribles épisodes de l'histoire française dont on parle pourtant (trop) peu. le sujet de base m'intéressait énormément, j'étais très curieuse de découvrir cette BD. Peut-être que j'en attendais trop ? Toujours est-il que j'ai bien aimé cette BD mais que je n'ai pas réussi à autant entrer dedans que ce que j'aurais souhaité.
Le graphisme m'a tout de suite attirée et sur ce point-là, rien à dire. C'est beau, c'est propre, c'est clair. J'ai aimé le jeu des couleurs lors de l'époque de Sarah, les « méchants » représentaient comme des ombres floues. Ce rendu sépia qui pose bien l'ambiance et nous transporte à l'époque de la guerre. On sent le côté sale, triste et miséreux mais sans que ce soit too much. Bravo au dessinateur qui a su trouver le bon trait et la bonne colorisation !
Pour moi, c'est plutôt le scénario qui pèche. Outre le côté assez convenu et attendu du déroulement, ce sont surtout les dialogues qui m'ont sortie de ma lecture au fil de la BD. Notamment lors des passages sur Sarah. J'ai trouvé les échanges très froid, superficiel et peu naturels, surtout de la part d'une enfant et tout au long de ma lecture, ça m'a empêchée de me sentir entièrement absorbée par l'histoire. La partie sur Julia fait plus naturelle mais là, c'est le personnage qui m'a un poil agacée. Je l'ai trouvée un peu trop fade pour une BD traitant d'un tel sujet. Malgré tout, la partie sur Julia m'a vraiment donné envie de plus me renseigner sur le sujet et m'a fait prendre conscience de la grande ignorance que nous avons alors même qu'il s'agit d'un élément de notre propre histoire (et pas si ancien que ça !)
Une lecture en demi-teinte donc, pour ma part. Autant j'ai aimé le graphisme, autant je n'ai pas été surprise par le scénario et je ne me suis pas sentie particulièrement impliquée. Ça reste une lecture que j'ai apprécié mais pas autant que je l'espérais.
En définitive une BD classique mais efficace sur un sujet fort dont on parle peu, qui trouvera son public, même si de mon côté elle ne m'a pas entièrement convaincue. Un peu trop superficielle à mon goût, hélas.
NB : Un grand merci à l'opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Marabulles pour l'envoi de cette BD !
Lien : https://leschroniquesviennen..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

critiques presse (5)
BoDoi   14 décembre 2018
Horne image et imagine donc, là encore à bonne distance et avec pudeur. On regrettera juste les quelques scènes tire-larmes et des longueurs. Mais l’idée, à contre-emploi, d’un passé teinté de couleurs discrètes et un présent en gris est bien vue. Une BD historique sur la mémoire, la transmission et le refus de l’oubli, hommage aux disparus, souvent d’une belle sensibilité. Un roman graphique qui mérite le détour.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   19 novembre 2018
Les qualités narratives de cet ambitieux projet doivent aussi beaucoup aux intéressants partis-pris graphiques, qui permettent, par ailleurs, de simplifier la lecture sur le plan chronologique, du prolifique dessinateur Horne : représenter la période récente en noir et blanc et celle de la guerre à travers les yeux de Sarah, avec des traits grossis et déformés par l’imaginaire de cette fillette de dix ans.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BulledEncre   13 novembre 2018
Cet album est l’adaptation du roman de Tatiana de Rosnay, un roman écrit initialement en anglais et ayant connu un grand succès au point d’être porté au cinéma. Le scénario est confié à Pascal Bresson qui s’en sort vraiment très bien : il ne se contente pas de simplement adapter un roman mais de faire vivre ce récit, d’y mettre de l’émotion.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   09 novembre 2018
L’idée s’avère remarquable et fonctionne plutôt bien, cependant elle pourra en désarçonner certains. Pour le reste, le graphisme parvient à créer de belles atmosphères et sait restituer avec justesse les diverses émotions des protagonistes. Une adaptation réussie qui vaut la peine de s'y attarder malgré quelques longueurs.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   02 novembre 2018
Un travail remarquable sur la mémoire. Avec le média de la bande dessinée, peut être qu'il sera plus facile à certains de lire cette très belle histoire, très émouvante et de prendre conscience et de ne pas oublier ce qu'il s'est passé
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
marina53marina53   13 mars 2019
Faire revivre le passé n'est pas chose facile. On a parfois de surprises désagréables. La vérité est plus terrible que l'ignorance.
Commenter  J’apprécie          220
TrollibiTrollibi   23 janvier 2019
Vous savez, on ne joue pas impunément avec la boite de Pandore. Parfois, il vaut mieux qu'elle reste fermée, et ne rien savoir. (p.153)
Commenter  J’apprécie          50
Lire un extrait
Videos de Horne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Horne
Vidéo de Horne
autres livres classés : déportationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1566 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..