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EAN : 9782302077782
96 pages
Éditeur : Soleil (16/10/2019)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 63 notes)
Résumé :
En ces temps fort lointains habitait dans la ville de Solidor Illian, jeune apprenti sculpteur. Son habileté ravissait l'impitoyable Maître Koppel, délesté ainsi de la plupart des tâches de sculpture. Les habitants de Solidor avaient développé une passion pour les oiseaux exotiques, et chaque maison comportait au moins une cage en bois, avec au moins un oiseau. Les écouter enchantait Illian. Un soir, tandis qu'il fignolait un petit rossignol sculpté dans un rebut de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
prune42
  17 juillet 2020
A Solidor, une petite ville sur une presqu'île éloignée, vit Illian, jeune apprenti sculpteur talentueux qui travaille pour le terrible maître Koppel. Illian est passionné par les oiseaux multicolores qui vivent à Solidor et par leurs chants magnifiques. Il a l'idée de reproduire un oiseau, ne pouvant en acheter un car n'ayant pas l'argent nécessaire mais Flora, la fille de son maître le prend ; cet oiseau fait la célébrité du jeune homme à tel point que les habitants de Solidor relâchent les oiseaux qu'ils avaient en cage. Mais la mode change et les crocodiles et lézards sont préférés aux oiseaux. A la fin de son apprentissage, Illian quitte Solidor et la belle Flora et s'éloignant de la ville, retrouve les oiseaux qu'il désespérait de revoir.
Je n'avais jamais entendu parler de cet album que j'ai découvert parmi les nouveautés de la médiathèque de ma commune. Intriguée par le tire et la couverture noire et or esthétique, son contenu m'a attirée et j'ai eu envie de le découvrir.
Je ne regrette pas mon choix car j'ai trouvé cet album très poétique, l'histoire est très belle et symbolique. L'histoire de ce jeune homme est très émouvante, il attire notre sympathie et notre peine tant son maître d'apprentissage est dur avec lui.
J'ai été intriguée par le mot "boiseleur" que je n'ai retrouvé nulle part, il s'agit sans doute d'une création de l'auteur.
Cette BD nous offre une belle réflexion sur la création, les arts, en particulier la sculpture. L'histoire se passe vraisemblablement à la fin du Moyen Age ou au XVIème siècle mais elle pourrait être transposée n'importe quand car elle semble atemporelle.
Les dessins sont relativement simples, les couleurs utilisées majoritairement sombres, variant du jaune beige au orange, avec beaucoup de nuances dans des marrons, gris ou noirs.
Je ne sais pas si une suite est prévue, j'imagine que oui car cet album porte le chiffre 1 mais si cela s'avère être le cas, je lirai cette suite avec un grand plaisir. Je pense que cette lecture est plus destinée à un lectorat adolescent ou adulte.
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jamiK
  14 août 2020
Magnifique.
C'est un conte poétique, servi par un graphisme léger et doux, il est question d'oiseaux, de leur chant, de leur ramage, de sculpture et cette beauté bucolique sert des thèmes plus profonds, l'influence de l'art sur la culture d'une société, les modes et l'exploitation dans le travail. Avec des personnages touchants, un méchant exploiteur digne de la marâtre de Cendrillon, un style d'écriture à la Charles Perrault ou des frères Grimm, on est émerveillé, parfois bouleversé. Encore un coup de maître de Hubert, parfaitement servi par le graphisme en totale harmonie.
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tchouk-tchouk-nougat
  16 avril 2020
Illian est apprenti sculpteur sur bois dans la jolie ville de Solidor, connue pour ses oiseaux exotiques qui chantent à travers la ville. Son maitre lui fait sculpter des cages ouvragées jusqu'au jour où il s'aperçoit du talent du jeune homme pour reproduire des oiseaux plus vrai que nature.
Cette histoire est racontée comme un conte avec du texte et très peu de dialogue et surtout de grande illustrations qui a elles seules illustrent magnifiquement le propos.
Illian a du talent, beaucoup de talent, mais mal exploité et utilisé à mauvais escient, il a des conséquences terribles. Quelque chose de beau se transforme en une malédiction bien lourde à porté pour celui qui en est la cause involontaire. Un conte donc avec sa morale et sa fin mi figue mi raisin, mi heureuse, mi malheureuse.
L'objet livre est très beau avec une couverture vraiment soignée. Encart en relief, enluminures dorées... La collection métamorphose soigne bien ses ouvrages qui donne vraiment envie d'ouvrir la bande dessinée également un peu plus épaisse que les standard. 94 pages pour permettre à Hubert de développer son histoire avec ce qu'il faut de temps. Il y a une certaine poésie dans ces propos.
Le dessin n'est pas mal mais j'aurai aimé plus de couleurs pour traduire tous ses oiseaux exotiques plus beaux le uns que les autres. A la place nous avons des teintes sépia un petit peu nostalgiques.
Si ce tome peu presque se suffire à lui seul, il est indiqué tome 1 sur la couverture. L'on peut donc supposer qu'au moins un second tome était prévu. Hélas le décès du scénariste remet certainement en question cette affirmation. Hubert savait créer des contes modernes, originaux et de grandes qualités. Je vais regretter de ne plus lire ses scénari.
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Bdotaku
  24 novembre 2019
L'histoire se déroule dans la ville de Solidor située sur une presqu'île séparée du reste du monde par des montagnes pratiquement infranchissables. Cet endroit isolé qu'on ne peut aborder qu'en bateau a une faune et une flore qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Ses oiseaux sont ainsi des griselottes quasi aphones au plumage terne. Ceci a fait se développer chez les habitants de cette contrée une véritable fascination pour les oiseaux exotiques bariolés au chant mélodieux. Tous, ou presque, en possèdent et les exposent sur le rebord de leurs fenêtres dans des cages de bois. Les cages les plus prisées sont celles de maître Koppel qui les fait sculpter par son apprenti Illian. Ce jeune homme, très doué, est exploité par son patron mais il prend son mal en patience parce qu'il est secrètement amoureux de la fille de la maisonnée, la belle Flora. Quand il n'admire pas la jeune fille à la dérobée, écouter le chant des oiseaux lors de ses livraisons en ville est son plus grand bonheur. Mais il n'a pas le moyen de s'en offrir alors, un jour, à défaut d'en avoir un vrai, il en sculpte un dans un rebut de bois. Son maître le surprend et Illian est alors loin de se douter que son geste va lancer une nouvelle mode et avoir de terribles répercussions…
La phrase d'introduction « en des temps fort lointains » nous plonge d'emblée dans l'univers du conte et des légendes : nous sommes à une époque indéterminée (mais les costumes font penser à la Renaissance), dans la ville imaginaire de Solidor, en un pays d'Orient, ainsi que le soulignent les consonances arabisantes, l'architecture (la place du marché aux oiseaux et les minarets en arrière-plan) et les tons ocres et sables.

Ce monde imaginaire est peuplé de figures archétypales : le jeune et candide apprenti, son maître cruel et cupide et sa fille, belle et douce ingénue. Et comme dans les contes à nouveau, l'onomastique choisie permet de caractériser les personnages : Koppel signifie en allemand, « ceinturon » ou « enclos » et montre bien (y compris dans ses sonorités) la violence et la cruauté de cet homme qui emprisonne son apprenti, Flora au contraire est un prénom parfait pour une jeune fille en fleur tandis qu'Illian veut dire « descendant de haute origine »en hébreu ou « grandeur spirituelle » en arabe et met en valeur les qualités du héros. Et le graphisme est à l'avenant : Koppel ressemble à l'ogre des contes par sa stature massive et sa barbe menaçante, Flora emprunte ses traits et sa belle chevelure rousse aux peintures des Préraphaëlites (particulièrement à celles de Burne-Jones) et le héros a les traits et l'épi du personnage d'Arthur de « Merlin l'enchanteur » de Disney.
L'album est d'ailleurs un objet hybride entre livre de contes (grandes illustrations pleine pages voire double pages comportant de longs encarts de textes et séparation en chapitres indiqués par des pages noires) et album de bande dessinées avec cases et phylactères dialogués. On remarquera un hommage à Edmond Dulac à la page 29. Cet illustrateur célèbre de livres d'étrennes de la fin du XIXe siècle qui s'inspirait des estampes japonaises et des miniatures persanes fait partie des lectures de Flora ! On pourrait presqu'y voir d'ailleurs une mise en abyme car les couleurs un peu passées du « Boiseleur », les inspirations orientales, et la finesse du trait de Gaëlle Hersent rappellent la manière de Dulac tout en inspirant un sentiment de nostalgie au lecteur. Mais la tentation serait grande alors d'assimiler « le Boiseleur » à l'un de ces beaux livres pour enfants – ce qu'il est de facto par le soin tout particulier apporté à sa réalisation comme souvent dans la collection « Métamorphoses »-.
Il ne faudrait pourtant pas le réduire à cela. Comme dans « Beauté » et « Les Ogres-dieux », le conte est cruel et se mue en apologue et en dénonciation des travers de notre société. On y perçoit ainsi une critique du matérialisme et de la société de consommation. Hubert fustige délicatement notre tendance au panurgisme en montrant bien comment à la mode des oiseaux réels puis en bois succède en un laps de temps très court celle des sauriens (beurk !). Ce dernier engouement lui permettant de créer des cases délicieusement absurdes telles celle des gentes dames promenant nonchalamment leurs crocodiles en laisse et provoquant des accidents ! Il évoque également la condition de l'artiste et règle peut être ses comptes avec quelques éditeurs au passage en montrant comment un créateur peut être réduit de force à une répétition stakhanoviste des mêmes succès !
Enfin cet album célèbre vraiment l'importance de l'art et tout cela dans une langue aussi ciselée que les dessins. Cette poésie se trouvant présente dès le mot valise choisi pour titre : le « (b)oiseleur », c'est Illian le sculpteur qui tel un OISELEUR capture la beauté de l'oiseau dans sa statue de de BOIS mais c'est aussi Hubert qui par le choix et l'énumération de noms d'oiseaux aussi poétiques qu'authentiques semble nous en faire entendre le ramage tandis que Gaëlle Hersent en les reproduisant magnifiquement et scrupuleusement avec un trait haché à l' effet quasi buriné donne l'éclat de leur plumage dans des pages et des médaillons aux couleurs vives et chatoyantes qui tranchent sur les tonalités douces et passées du reste de l'album !
Une oeuvre polysémique et d'une grande beauté prévue en trois tomes qui pourront se lire indépendamment. Je vous invite vivement à découvrir d'ores et déjà le splendide « Mains d'Illian » !
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visages
  14 octobre 2020
Comment résister au charme du Boiseulleur !? C'est un conte intemporel et de partout qui parle de l'amour de la vie et de la création mais aussi de l'exploitation, du consumérisme qui mortifie l'essentiel. le jeune Lillian est l'apprenti d'un odieux personnage qui n'a d'yeux que pour son compte en banque ,et il est vrai,un peu aussi pour sa fille. Lillian sculpte le bois avec une passion qui n'a d'égale que celle qu'il nourrit pour les oiseaux. Pourtant, son talent va l'amener malgré lui à commettre ce qu'il craint être irréparable. La fin est cependant riche d'espoir et de promesse d'amour et de vie...
Malheureusement, en cherchant le tome 2 j'ai découvert que le scénariste Hubert s'était lui aussi envolé vers d'autres cieux....le graphisme d'Hersent est tout simplement magnifique ! Je reste sous le charme de cette lecture et des merveilleuses images qu'elle a gravée en moi... peut-être aussi du chant du rossignol !
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critiques presse (4)
Sceneario   04 décembre 2019
Hubert gère son scénario avec beaucoup de finesse et de générosité. [...] L’artiste gère son travail d’illustratrice de la plus belle des manières, de la plus petite des vignettes à la double page, via un semi-réalisme d’une beauté sincère, sans ambages. Une œuvre généreuse, à la profondeur saisissante, portée par un apprenti sculpteur qui donne envie de le retrouver au plus tôt. Un plaisir de lecture à renouveler !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   29 octobre 2019
La langue est belle, l’ambiance aussi, mais quelque chose se révèle bancal au fil des pages. Le récit manque de densité, n’a pas assez de personnages secondaires pour redonner du rythme. [...] On reste donc un peu sur sa faim en refermant ce Boiseleur. Espérons que la suite exploite mieux les bonnes idées entrevues ici…
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   25 octobre 2019
Réflexion intelligente sur le matérialisme et les phénomènes de mode éphémère, Le boiseleur se révèle une très belle surprise parmi les nombreuses sorties de ce début d'automne.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   23 octobre 2019
Mêlant élégamment illustrations et bande dessinée, « Le Boiseleur » oscille, avec art, entre diverses tonalités, explorant l’inhumanité des systèmes et l’humanité des êtres. [...] Cet écologique conte social et sociétal nous offre une intéressante réflexion sur la relation entre maître et apprenti, mais aussi sur notre société de consommation.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BdotakuBdotaku   24 novembre 2019
l’art d’Illian était unique. Certains tentèrent bien de l’imiter, mais nul ne parvenait à copier l’impression de vie qu’il donnait à ses oiseaux : ils semblaient sur le point de s’envoler, comme figés dans leur mouvement d’un coup de baguette magique (p.40)
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ClioInoClioIno   04 novembre 2019
Il sentait monter en lui une joie enivrante, si forte qu'elle en était presque physiquement douloureuse.
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Erik_Erik_   06 décembre 2020
Je bois donc je suis.
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