AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782344010648
160 pages
Éditeur : Glénat (01/04/2020)
4.43/5   1349 notes
Résumé :
Sans contrefaçon, je suis un garçon !
Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c'était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (268) Voir plus Ajouter une critique
4,43

sur 1349 notes

cascasimir
  18 janvier 2021
"Observez moi de haut en bas
Vous n'en verrez pas deux comme ça
Mais prenez garde à ma beauté
Mon exquise ambiguïté."
Le plus beau du quartier, Carla Bruni.

La jolie Bianca est vierge et doit se marier avec Giovanni, suite à un mariage arrangé.

Pour pouvoir découvrir la Vie, avant d'être recluse dans sa nouvelle maison, sous la férule d'un époux, Bianca va revêtir une "peau d'homme", secret de famille transmis par les femmes...

Bianca devient ainsi Lorenzo et découvre cette peau rude, son odeur, différente de la douceur de sa peau de femme. Les poils du menton, les muscles des bras et celui qui se redresse si... vite!

Sur la margelle du puits, elle/il rencontre Giovanni qui... préfére les hommes! Il va tomber amoureux de Lorenzo...

C'est une étrange double vie, Lorenzo est l'amant comblé de son époux, mais Bianca est une femme délaissée et soumise aux conventions de la société.

Bianca va rechercher une solution, à cette impasse.
Au début, jeune femme innocente, puis se révélant forte et courageuse, Bianca va devoir revendiquer sa liberté de penser et sa liberté sexuelle, dans l'Italie de la... Renaissance.

Et se heurter à Fra Angelo, son propre frère intégriste religieux.
- "Voilà ce que je fais de ton voile!" S'écrit Bianca en piétinant l'étoffe.
C'est la BD Grand prix RTL, Prix Wolinski et Landerneau 2020...
"Sans contre façon, je suis un garçon." Mylène Farmer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10214
marina53
  02 mai 2021
Maintenant qu'elle a 18 ans, Bianca est en âge de se marier. Si l'heureux élu est jeune, à peine quelques années de plus qu'elle, plutôt joli garçon et riche marchand, il n'en reste pas moins que ce n'est guère l'élu de son coeur, le mariage ayant tout simplement été arrangé par leurs parents respectifs. Ses deux amies, Rubina et Agostina, la trouvent chanceuse d'épouser un homme tel que Giovanni, chacune comparant avec leur propre époux. Pourtant, la jeune femme déplore le fait de ne pouvoir connaître son futur promis avant le mariage. Une idée bien saugrenue pour sa mère qui a connu la même situation, et il est, évidemment, hors de question de tout annuler. Sa marraine, pour lui changer les idées, lui propose de venir quelques jours chez elle. C'est là qu'elle lui montre un objet fort rare, peut-être unique : une peau d'homme. L'aidant à l'enfiler, Bianca devient alors Lorenzo. Après avoir appris à marcher comme un homme et travaillé sa voix, Bianca, sous les traits de Lorenzo, s'en retourne en ville, bien décidée à faire plus ample connaissance avec Giovanni...
Bianca n'en a que faire des coutumes avant le mariage. Grâce à sa marraine, elle va pouvoir, déguisée en Lorenzo, faire plus ample connaissance avec son futur époux. Et elle ne sera pas au bout de ses surprises, aussi bien concernant Giovanni que la place de la femme, des homosexuels et de l'église dans la société en pleine Renaissance Italienne. le regretté Hubert nous offre un album au scénario vraiment original qui donne à réfléchir justement sur l'(in)égalité homme/femme, sur ces hommes qui cachent leur véritable orientation sexuelle, la religion, les conventions sociales mais aussi sur l'amitié homme/femme. Un conte d'ailleurs tout à fait transposable à notre époque. Graphiquement, le trait épuré, un brin anguleux, et les couleurs rétro de Zanzim s'accordent parfaitement à ce récit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          753
Wyoming
  15 janvier 2021
Cette BD a été un bon divertissement, elle est pleine d'humour et de situations qui, vues sérieusement sont plutôt dramatiques, mais que les auteurs ont su rendre cocasses en ne les prenant pas trop au sérieux.
Alors, d'abord, la qualité graphique et les couleurs choisies portent parfaitement les images d'une histoire un peu délirante, le trait de crayon est fin et témoigne de délicatesse à bon escient, que ce soit dans les expressions des visages ou les scènes d'amour, plutôt d'après l'amour, entre homme et femme, homme et homme (enfin presque). Les décors ne sont pas en reste, les dessins reproduisant très bien les bâtiments de l'époque, le mobilier, les jardins, la nature.
Et l'histoire, elle est plutôt décalée, mais finalement pas autant qu'il pourrait paraître, car elle décrit bien la condition, souvent consentie, de la femme, celle de l'homme et surtout celle de la relation sentimentale entre une vraie femme et un homosexuel contraint au mariage. Finalement, ils vont s'aimer, à leur manière, et le dénouement plutôt en happy end traduit bien l'idée générale positive malgré tout de cette histoire.
Un mauvais point pour un moinillon quasi-inquisiteur qui, hélas, me fait penser à certains membres du clergé actuel, complètement hors de l'humain et du message évangélique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          700
Foxfire
  04 janvier 2021
Je ne vais pas me joindre au concert de louanges adressées à « Peau d'homme ». Je vais peut-être même être une des rares voix dissonantes dans ce cortège de dithyrambes. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé « Peau d'homme », je lui reconnais d'évidentes et indéniables qualités, mais je n'ai pas été emballée.
Sur le plan graphique, « Peau d'homme » est une totale réussite. Visuellement tout est splendide, le trait simple et direct, les couleurs éclatantes, la composition des cases, Zanzim produit un travail remarquable et j'ai très envie de m'intéresser à ses autres ouvrages.
J'ai trouvé l'argument de départ assez génial, vraiment bien trouvé. Cette idée d'une jeune femme qui revêt une peau d'homme et peut ainsi vivre un peu dans la peau d'un garçon était un point de départ qui m'enthousiasmait vraiment. Mais, la suite du scénario m'a déçue. L'intrigue est bien construite et bien menée, je le reconnais sans peine. Je ne me suis pas ennuyée, le rythme est enlevé, c'est parfois drôle. Malgré tout ça, je n'ai jamais été immergée dans le récit, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. En fait, j'aurais voulu que « Peau d'homme » raconte une autre histoire que celle-là, une histoire qui m'aurait plus parlé. Je m'étais pourtant projetée dans l'argument de départ. Quelle femme ne s'est pas un jour demandé « que ressent un homme lorsqu'il fait l'amour ? ». Quelle femme n'a pas imaginé « et si j'étais un homme le temps d'une journée, que ferais-je ? ». Peut-être est-ce parce je suis une des rares à s'être posé ces questions que j'ai été déçue par le traitement de « Peau d'homme ». A la question « que ferais-je si je passais une journée dans la peau d'un homme ? », au-delà bien évidemment de la découverte du plaisir masculin, ce qui m'intéresserait ce serait de me confronter en tant qu'homme à un regard féminin, de poser un regard masculin sur le féminin, en gros d'explorer l'altérité homme / femme autrement. Ce n'est pas du tout la voie choisie par Hubert. Ce qu'il choisit de raconter est sans doute très personnel et plutôt intéressant en soi mais je me suis sentie exclue de cet univers qui est finalement extrêmement masculin.
« Peau d'homme » est une B.D intéressante à plus d'un titre mais je n'ai pas été vraiment séduite malgré des qualités narratives certaines. Par contre, j'ai été charmée par le travail de Zanzim dont je compte bien poursuivre la découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          553
Zephirine
  12 mars 2021
Le roman graphique « Peau d'homme » dénonce la condition de la femme, le machisme et le poids de la religion sous la forme d'un conte philosophique truculent et rythmé en diable et j'ai tout de suite été séduite par cette fable pas très morale et haute en couleur.

Comme dans tout conte, il y a une marraine. Celle, très pragmatique, de cette histoire offre à sa nièce Bianca une peau d'homme qui doit lui permettre de connaitre Giovanni, son futur époux avant le mariage.
Nous sommes en Italie à l'époque de la renaissance et à cette époque, les filles épousaient le parti choisi par leurs parents sans le connaitre avant les noces. Bianca est une jeune fille rebelle et qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle va mettre à profit ce travestissement plus vrai que nature pour approcher son promis et le monde des hommes interdit aux femmes, sauf les ribaudes méprisées par tous. Devenue Lorenzo, la délurée Bianca va découvrir la liberté permise aux seuls hommes et l'amour. Mais dès qu'elle retrouve son apparence de Bianca, la belle doit faire face à la misogynie de l'époque et au pouvoir des religieux. le plus fanatique d'entre eux est Fra Angelo, le propre frère de notre héroïne, et il ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il décide de s'attaquer à la malignité des femmes, la fourberie des invertis et le vice des amants adultères. Ce sont les femmes et les homosexuels qui sont les victimes de ces nouvelles lois édictées pour extirper le vice de la ville.
La rébellion et les revendications de Bianca sont très contemporaines et nombre des situations décrites font référence à notre monde actuel.
Sans dévoiler la suite de l'histoire, je dirai que l'on s'amuse beaucoup à suivre les péripéties de la pétulante Bianca. Derrière le conte plein de facéties et d'humour, il y a un vrai questionnement sur les relations hommes femmes dans une société régie par la religion, sur la violence à l'encontre des homosexuels et la représentation de la nudité.
L'histoire ne serait pas aussi captivante sans le dessin de Zanzim. Finesse du trait, douceur des couleurs pour des portraits ou des vues d'ensemble qui viennent étayer le propos avec talent et élégance. Un vrai plaisir visuel.
J'ai beaucoup aimé ce conte initiatique, j'ai ri et j'ai aussi grincé des dents en constatant combien il y a encore à faire au sujet de la condition des femmes, le regard sur l'homosexualité et la libération des moeurs.
Un roman graphique à ne pas rater

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          522


critiques presse (9)
CNLJ   14 mai 2021
Une œuvre multi-récompensée, notamment par le Fauve des lycéens au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021
Lire la critique sur le site : CNLJ
LeSoir   12 octobre 2020
Emporté par une diablerie à la veille du confinement, Hubert livre un dernier chef-d’œuvre humaniste, « Peau d’Homme », enluminé par son complice, Zanzim, qui nous en dit les envoûtements.

Lire la critique sur le site : LeSoir
Elbakin.net   31 juillet 2020
Difficile de nier que beaucoup parmi nous s’interrogent sur le sens et la nature de ce que l’on appelle l’amour. Et Peau d’homme possède le grand mérite de faire réfléchir et émouvoir dans le même intervalle, sans galvauder ces questionnements.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
BoDoi   20 juillet 2020
Peau d’homme n’est peut-être pas le livre le plus approfondi ni le plus original d’Hubert. Mais il se révèle comme une farce amère et absurde qui pose des questions profondes sur le ton du vaudeville, et peut dès lors toucher un large public.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   13 juillet 2020
Un conte philosophique qui aborde la question des genres -masculin et féminin- et le poids des conventions qui pèsent sur nos sociétés depuis des temps antédiluviens sans qu’on n’en comprenne plus ni l’origine, ni le sens, mais qui recouvrent des vrais enjeux de pouvoir. Le tout exprimé avec légèreté et grâce par le dessin lumineux de Zanzim. Incontournable.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
SciFiUniverse   29 juin 2020
Peau d'Homme est un conte immersif qui pousse à la réflexion, un récit émouvant et tranchant. Le dessin est vivant, l’héroïne pétillante. Faisant fi des préjugés, Bianca cherche à faire triompher l’amour et la liberté.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Liberation   22 juin 2020
Dans l’Italie de la Renaissance, une demoiselle s’affranchit des carcans. Un conte poétique et fort sur le genre, ancré dans le parcours de ses auteurs, dont l’un est mort récemment.
Lire la critique sur le site : Liberation
BDGest   09 juin 2020
Après le prometteur Boiseleur, Hubert reste dans l'ambiance médiévale avec ce nouveau one-shot. Ce conte interroge avec talent le rapport au genre et à la sexualité, en y mêlant habilement la prégnance de la religion et la bienséante morale.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   28 février 2020
Les messages sont aussi beaux que limpides et appellent notre monde à plus de tolérance. Et ils passent d’autant mieux qu’ils sont mis en image par Zanzim, dont on reconnait immédiatement le coup de crayon. Son style épuré, ses personnages expressifs, son univers presque cartoonesque mais qui sait puiser dans des références iconographiques anciennes...
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld09   17 septembre 2021
Ta marraine disais "la lucidité n'a pas de prix". Eh bien, je préfère un bonheur un peu bête. À quoi sert d'être lucide si on ne peut rien changer ?
Commenter  J’apprécie          50
zazimuthzazimuth   07 septembre 2021
- Je n'arrive pas à croire que tu aies osé faire ça.
- Mais j'étais dans la peau de Lorenzo ! C'est sa nudité, pas la mienne ! C'était comme si je portais un vêtement. (p.64)
Commenter  J’apprécie          20
ZilizZiliz   06 août 2020
[ à propos de son futur mari qu'elle n'a pas choisi, observé incognito ]
- Alors ?
- Très décevant !
- Comment ça ?
- Non seulement je n'ai découvert aucune affinité avec mon fiancé, mais son attitude ne m'inspire que du dégoût.
- Oh, tu as été choquée, je vois.
- Des plaisanteries égrillardes, des remarques déplacées.
- Ce sont les codes sociaux du monde des garçons, ma chérie. Nous nous faisons plus délicates que nous sommes, eux se font plus grossiers, quitte à se forcer... Il n'était pas le seul à se comporter ainsi, n'est-ce pas ?
- Non,. Je dirais plutôt... dans la moyenne.
- Voilà. Il jouait au garçon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
nathavhnathavh   12 juillet 2020
J'ai un corps et je n'en ai pas honte. En soi, il n'est ni bon, ni mauvais. Ce n'est pas lui le problème; c'est ton regard qui est sale ! Pourquoi crois-tu que la vue d'un corps nu puisse faire perdre aux femmes leur tempérance ? Parce que tu les crois semblables à toi !
Si tu étais aussi saint que tu le prétends, tu ne craindrais pas la vue d'un corps, même celui d'une femme nue ! C'est ta concupiscence qui te fait voir les femmes comme des tentatrices lubriques. C'est parce que tu es obnubilé par ton propre désir que tu les veux couvertes de la tête aux pieds.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131
thedocthedoc   13 mars 2021
Et alors ? J'ai un corps et je n'en ai pas honte.
En soi, il n'est ni bon, ni mauvais.
Ce n'est pas lui le problème :
c'est ton regard qui est sale !

Pourquoi crois-tu que la vue d'un corps nu
puisse faire perdre aux femmes leur tempérance ?
Parce que tu les crois semblables à toi !

Si tu étais aussi saint que tu le prétends,
tu ne craindrais pas la vue d'un corps,
même celui d'une femme nue !
C'est ta concupiscence qui te fait voir
les femmes comme des tentatrices lubriques.
C'est parce que tu es obnubilé par ton propre désir
que tu les veux couvertes de la tête aux pieds.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Lire un extrait
Videos de Hubert (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Hubert
Les coups de cœur des libraires - BD aventure
autres livres classés : homosexualitéVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4117 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre

.. ..