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ISBN : 9791090175655
Éditeur : Serge Safran éditeur (09/03/2017)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Il y a un homme et une femme. Puis il y a une femme et un mari. « Un jour un homme est devenu mon mari » dit-elle. Mais au fait qu’est-ce qu’un mari ?
Avec humour, sérieux, tendresse ou gravité, Élisabeth Jacquet explore le concept de mari, éternel ou pas, le considère, l’interroge, s’en étonne, cherche des éclaircissements.
Essai sentimental sous forme de précis conjugal, Mon mari et moi conte ce qui se joue au cœur de notre intimité quand nous la par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
hcdahlem
  14 juin 2017
Il y a sans doute de nombreuses façons de parler du mariage, le plus souvent on a affaire au mode ironique et cruel ou alors au mode épique et idéaliste. Pour faire court, on citera Sacha Guitry dans la première catégorie: « Les hommes n'ont que ce qu'ils méritent. Les autres sont célibataires! » Et Sören Kierkegaard dans la seconde catégorie: « le mariage est et restera le voyage de découverte le plus important que l'homme puisse entreprendre. » Elisabeth Jacquet a choisi une troisième voie. Même si cette dernière n'est pas exempte ici et là d'une certaine ironie ou d'élans du coeur on qualifiera ce recueil de pensées et courts textes d'analyse réaliste, ponctuée de doutes et de nombreuses questions. Un peu comme une entomologiste, l'auteur observe sa vie conjugale et celle des autres, disséquant à la fois le langage (quand parle-t-on de conjoint, d'époux, de moitié, de régime matrimonial, de devoir conjugal?), la gestuelle (un doigt qui se glisse au creux d'un bras, un bras passé autour des hanches), les habitudes (la position de lit conjugal, la place de la brosse dans le salle de bain) avant de se lancer dans une étude comparative (sommes-nous les seuls ans ce cas? Comment font les autres?). On comprend vite que le fruit de ses réflexions ne nous est pas livré par une novice, mais s'appuie sur une belle expérience. Quand le temps a passé, que les habitudes se sont installées, que l'on associe « avec autant de constance et de naturel tu me manques à je ne peux plus te supporter? Viens on parle à je n'arrive pas à t'écouter? Lâche-moi à prends-moi dans tes bras? »
Les moments de poésie pure ont en effet vite fait de céder la place à la trivialité. Mais c'est sans doute dans cette curieuse manière de vivre ensemble que se cimente le couple : « de qui d'autre pourrais-je ainsi systématiquement trier les chaussettes ? Ou déchirer pour en faire d'astucieux chiffons les chemises et caleçons qu'il continue à porter même troués? Avec qui d'autre aussi longtemps partager les sanitaires, bruits odeurs et rituels de nos corps sans cesse à proximité? »
Car c'est bien dans les détails de la vie commune que se trouve la finalité du mariage et non dans les grandes envolées lyriques. Elisabeth Jacquet nous le fait habilement comprendre en construisant l'édifice commun sur la sommes «des âges, craintes, complexes, peurs, espérances, angoisses, désirs, rêves et chagrins». Avant d'ajouter avec lucidité qu'il est logique que cette somme entraîne quelquefois des dérapages.
Des allers-retour entre son mari et ceux qu'elle croise dans la rue ou dans la littérature, l'auteur essaie de trouver un modèle universel, une sorte d'archétype du mari. Mais il lui faut vite déchanter. Entre le mari de la duchesse de Guermantes et celui d'Anna Karénine, entre celui de Madame Bovary et celui de Rebecca, il n'y guère de similitude. Passant de la littérature au cinéma et allant jusqu'aux séries télé, Elisabeth Jacquet fait le même constat de typologies bien différentes. Ce qui explique aussi qu'il n'y a pas de règles ou de mode d'emploi, mais bien davantage une sorte de pari sur l'avenir. Exaltant autant que risqué : « Nous nous imaginions semblables et très différents, les mêmes mais autrement, puisqu'il était impossible de prévoir l'ensemble et la nature des événements qui prendraient place au cours de notre vie commune. »

Lien : https://collectiondelivres.w..
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zazy
  28 mars 2017
La couverture orange traditionnelle a fait place à une couverture noire très élégante. J'aime beaucoup les sous-titres qui sont souvent très explicites. Il en va ainsi de ce livre « Petite exploration de la vie conjugale ». Tout un programme.
Oui, une fois marié, un couple devient une entité, mari et femme. On ne dit plus époux-épouse. Ce sont mes parents qui disaient cela.
« Tous les objets usuels ou de décoration, du plus grand au plus petit, sont devenus ni à moi, ni à lui : à nous. ».
Beaucoup de choses passent par le nous, par le besoin du regard de l'autre.
« En revanche seul(e) face à une nouveauté, plongé(e) dans un ravissement ou la sensation d'une découverte, notre émotion légèrement se fissure, aussitôt s'y profile la dimension manquante de l'absent(e) »
L'autre dont on ne sait pas tout
« Non seulement mon mari ne l'a pas toujours été, mais l'étant il n'a en plus jamais cessé d'être en majorité Autre Chose. »
En fait, qu'est-ce que le mariage, que représente t-il ?
« le mariage est-il un but en soi ?
Une fin ou un commencement ?
Cela dépend-il des gens ?
Oui, pourquoi nous sommes-nous mariés ? Bien sûr, le PACS n'existait pas. Qu'est-ce qui fait qu'un mariage dure ? Pourquoi cela fonctionne ? Pourquoi lui, pourquoi elle ?
Qu'imaginions-nous mon mari et moi en nous mariant ?
Nous nous imaginions à la fois semblables et très différents, les mêmes mais autrement, puisqu'il était impossible de prévoir l'ensemble et la nature des évènements qui prendraient place au cours de notre vie commune »
Un sacré questionnement pour ce saut dans l'inconnu que représente un mariage, une vie de couple avec les mutations que sont la fin de la passion des débuts, les difficultés de la vie à deux
« Avec qui d'autre aussi longtemps partager les sanitaires, bruits odeurs et rituels de nos corps sans cesse à proximité ? »
Les disputes, les réconciliations, l'usure du quotidien, l'amour profond, la confiance, les enfants, bref tout ce qui fait le sel et le poivre d'une vie de couple.
Tout au long de ce recueil d'aphorismes, je me regarde, pardon, je nous regarde, mon mari et moi, dans le miroir des mots, des phrases d'Elisabeth Jacquet.
Théorème mathématique à méditer
"Ainsi sommes-nous chacun la somme de ce que nous sommes l'un avec, pour, contre, indépendamment mais jamais vraiment sans l'autre."
Une petite exploration conjugale lue d'une traite, dont j'apprécie, maintenant, de picorer ça et là quelques phrases.
Un ravissement charmant, mutin, sérieux, fin, Elisabeth Jacquet joue avec les mots pour mon plus grand plaisir tout en s'interrogeant, et m'interrogeant de ce fait, sur cette union.
« Finalement où, dans quel monde, selon quels plans et pour combien de temps mon mari et moi sonnes-nous mariés ?
Une ode drôle, fine, un brin décalée au mariage
Serge Safran, à travers les auteurs qu'il publie, nous permet de belles découvertes

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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AurelieK
  07 juin 2017
Mon mari et moi... D'abord le titre m'a attiré. Il y a tellement de choses à dire sur mon mari et moi. Et le sous-titre: petite exploration conjugale... ça m'a donné envie.
Puis la couverture: très belle couverture sur fond noir, simple, montrant un homme et une femme chacun dans son "bocal", tous deux en tenue d'Adam.
Elisabeth Jacquet aborde là le sujet de la vie de couple avec pour point de départ qu'est-ce qu'un mari? A quoi peut-il bien servir?
C'est ainsi à partir de sa vie conjugale que l'auteure se demande pourquoi c'est lui et pas un autre. Elle nous parle de la vie de couple et son évolution, sur la vie à deux... Elle questionne, elle affirme, elle observe,... On partage son regard sans s'immiscer dans son intimité conjugale. Elle nous renvoie, habilement, à notre propre vie de couple.
Ce livre m'a fait sourire avec ces images drôles de la vie à deux.
Ce monologue de 140 pages est bien écrit, bien pensé, permettant d'aborder une lecture agréable. Il ne s'agit pas d'une leçon ou d'un règlement de compte de l'homme, mais simplement d'un questionnement. J'ai ainsi passé un bon moment avec la lecture de ce livre en m'identifiant parfois à ma propre vie de femme mariée.
Il devrait en faire sourire certaines, et peut être certains...
Un grand merci à Babelio Masse Critique et à l'éditeur Serge Safran.
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Moreauvi
  06 juin 2017
Je n ai pas compris ni le concept ni le but de ce livre.
Ma lecture est restée plate au stade de non décollement .
Je m attendais à une étude de la relation mari femme, sa naissance, son évolution mais RAS.
Je ne peux même pas dire que je suis restée sur ma faim car le repas n a pas commencé.
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critiques presse (1)
LeMonde   05 mai 2017
Ni éloge ni diatribe, « Mon mari et moi » est une sorte de fugue hors de l’état d’épouse.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   14 juin 2017
J’ai remarqué ceci : s’il ne le fait pas dès le début ou presque, chaque couple dans la durée finit la plupart du temps par se marier. À cause des impôts, des enfants, de la maladie, de la vieillesse, à cause du partage des biens… Mais surtout pas car nous désirions braver le Temps, nous nous sentions si grelottants dans le grand néant qui nous entoure ! (p.67)
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AurelieKAurelieK   07 juin 2017
Comment par exemple juxtaposer avec autant de constance et de naturel : tu me manques à je ne peux plus te supporter? Viens on parle à je n'arrive pas à t'écouter? Lâche-moi à prends-moi dans tes bras?
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hcdahlemhcdahlem   14 juin 2017
De qui d’autre pourrais-je ainsi systématiquement trier les chaussettes ? Ou déchirer pour en faire d’astucieux chiffons les chemises et caleçons qu’il continue à porter même troués? Avec qui d’autre aussi longtemps partager les sanitaires, bruits odeurs et rituels de nos corps sans cesse à proximité?
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hcdahlemhcdahlem   14 juin 2017
Nous nous imaginions semblables et très différents, les mêmes mais autrement, puisqu’il était impossible de prévoir l’ensemble et la nature des événements qui prendraient place au cours de notre vie commune.
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hcdahlemhcdahlem   14 juin 2017
j'associe avec autant de constance et de naturel tu me manques à je ne peux plus te supporter? Viens on parle à je n'arrive pas à t'écouter? Lâche-moi à prends-moi dans tes bras?
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