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ISBN : 2221159152
Éditeur : Robert Laffont (16/04/2015)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Divisé, plombé par ses problèmes politiques, économiques et sociaux, notre pays subit une longue et grave crise, sans que le stérile mouvement de balancier qui fait alterner au pouvoir les traditionnels partis de droite et de gauche y apporte le moindre commencement de solution. Les élites se maintiennent en place, et le monopole de la révolte grandissante est laissé aux extrêmes.

Convaincu que le problème n'est pas la classe politique mais les citoy... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Apoapo
  12 février 2016
Le romancier, sensibilisé par son histoire familiale honteuse (petit-fils d'un des plus hauts responsables du gouvernement de Vichy), est particulièrement inquiet pour la montée du FN à l'horizon des élections présidentielles de 2017 ; parce que les le Pen "ces étatophiles dans l'âme, ont bien l'intention d'instaurer une logique de tri des êtres humains avec leur 'préférence nationale'." (p. 37)
Cette montée, qu'il attribue au discrédit que le Président en exercice ainsi que son prédécesseur ont mérité particulièrement par leurs engagements non tenus auprès des électeurs, hypothéquant jusqu'à la crédibilité du verbe "promettre" de la part de tout politicien futur, a pour véritables responsables, dans son discours, ceux qu'il appelle "les mini-Colbert" : une classe de technocrates incompétents (de droite et de gauche) qui, par leur légifération fiévreuse et redondante, avec leur sanctuarisation de l'Etat, asphyxient les forces saines et actives de la France, capables de créativité et d'inventivité roborative dans la morosité de la crise économique.
"On le voit, on le sent, cette classe lugubre, encasernante, rêve de transformer la France en une vaste administration tenue bride courte par ses contrôleurs, détenteurs exclusifs du bien et de la morale publique. Pour asseoir ses intérêts totalitaires (au sens où elle rêve d'englober tout), elle a colonisé tous les partis démocratiques, de sorte que les alternances se font depuis trente ans entre énarques de droite un peu raides et énarques de gauche boboïsés. Quoi qu'il arrive, les grands corps de l'Etat qui pilotent leurs carrières gardent la main, gèrent l'érosion fatale de ce qui fut notre puissance économique et organisent l'exclusion sèche de la société civile des postes de commandement." (p. 135)
Pour contrer cette menace, et insistant bien sur la nature de son engagement citoyen incompatible avec toute fonction d'élu, Jardin est descendu dans l'arène par le militantisme associatif. Plus exactement, il a envisagé de fédérer une myriade de personnes de bonne volonté, appelées "les Faizeux" ou tantôt les Zèbres, qui, dans l'exercice des fonctions les plus variées, en tant que maires, entrepreneurs, responsables associatifs, fonctionnaires (dissidents), militaires, retraités, chômeurs, etc., offrent leur expérience et leur enthousiasme au service de projets solidaires souvent tout opposés aux politiques publiques onéreuses et inefficaces, ayant pour but le bien commun : la maîtrise de la lecture et l'amélioration de la scolarité, l'accès à l'emploi, aux services bancaires à bas coût, l'amélioration du logement, l'orientation des jeunes, des projets environnementaux, artistiques, agricoles, etc., etc. A travers le site Internet Bleublanczebre.fr "pour une société civile adulte et solidaire", il invite à se joindre à l'une des nombreuses actions présentes, par un engagement variable et même modique en termes de temps, ou bien à en proposer d'autres. Il sert d'intermédiaire à des interlocuteurs traditionnellement très éloignés les uns des autres par orientation politique ou pour d'autres raisons, et incite à la diffusion des pratiques fructueuses.
"J'entends déjà l'objection : "Certes, tout cela est noble et sympathique, mais ce catalogue à la Prévert de belles actions isolées et désordonnées ne tirera pas d'affaire la société française !" Je vous l'accorde... sauf si les compétences s'agrègent, se coordonnent avec méthode et constituent sur l'ensemble des sujets qui désespèrent les classes populaires une masse critique d'opérateurs aptes à passer à l'acte à très grande échelle. En se prévalant du crédit moral gagné auprès du peuple par tout ce qui aura été déjà fait pour et avec lui." (p. 107)
Outre que de se prévaloir du crédit moral, sous le terme de "révolution solidaire" il est question aussi, dans l'avant-dernier chapitre ("La stratégie politique des Zèbres"), d'une éventuelle véritable négociation, d'une "alliance contractuelle qui fera battre la fille le Pen au second tour de 2017 par le(s) candidat(s) de la République inclusive." (p. 200).
Attiré par une émission radiophonique dont Jardin était l'invité, autant j'ai aimé son initiative (et eu envie de m'y intéresser de près), autant j'avoue que je n'ai pas aimé ce livre. Je suis perplexe sur le diagnostic de la raison du désamour des Français pour les politiques et la politique ; j'ai été agacé par le culte voué à Charles (de Gaulle) tout au long du volume ; irrité par les interludes autobiographiques nommés "Souvenir numéro..." (de 1 à 10), et en général par la prise de parole à la première personne chaque fois qu'elle a eu lieu ; énervé aussi par le style trop pamphlétaire, répétitif, outrancièrement patriotique, excessivement sûr de soi et dépourvu de nuance. Si l'auteur évoque à juste raison "une époque droguée au déni permanent et shootée à l'ironie", je doute que son verbe grandiloquent en constitue un antidote efficace.
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frconstant
  17 novembre 2016
C'est la quatrième de couverture qui le dit:
Alexandre JARDIN crie: " Laissez-nous faire! Aux actes citoyens! "
Le romancier Alexandre JARDIN, révolté de voir la France moribonde, abandonnée aux mains d'une classe politique dépassée, a décidé de se passer des élites et d'agir. Avec le mouvement Bleu Blanc Zèbre, qui réunit sans distinction toutes les personnes de bonne volonté, il montre que la société civile peut résoudre elle-même ses problèmes d'éducation, de logement ou de santé, tant qu'on la laisse faire. Avec des exemples concrets d'initiatives citoyennes, Alexandre JARDIN livre un guide pratique pour ranimer la France, un hymne à la désobéissance et à l'action!
La position de Alexandre JARDIN est, au premier abord, très claire. Il constate que la Gauche et la Droite n'ont pu arrêter la montée du FN, son accession au pouvoir dans certains lieux stratégiques de France et qu'un mandat de Président est à prévoir en 2017 ! Sauf si...
Cet essai de A. JARDIN attribue la place prise par le FN de Marine LE PEN à l'incapacité des politiques à poser des actes concrets qui résolvent les problèmes de la société française. le monde politique d'État est, selon l'auteur, toujours en mode promesses, rarement en réflexion sur les moyens qu'il devrait se donner, jamais dans le passage à l'acte concret et efficace. le monde politique est le domaine des 'Diseux' qu'il oppose aux 'Faizeux', ceux qui refusent la catégorisation issue de l'appartenance à un parti, ceux qui ne cherchent pas avant tout à dire ce qu'ils vont faire mais à faire ... à réussir et à s'interroger, ensuite, sur les enseignements à tirer des réussites (ou des échecs) pour amplifier le taux de bonnes réponses aux problèmes vitaux rencontrés sur le terrain du quotidien des citoyens, loin de tout apparatchik politique et de l'absolue nécessité d'être énarque ou sciences-po pour obtenir le droit de dire, penser, résoudre dans le discours mais jamais sur le terrain.
Ce livre a quelques bons points à mettre à son actif...D'abord il a été écrit et il est documenté par la relation d'une série de mobilisations de 'faizeux' un peu partout en France. Ensuite, il renvoie à un site ( http://www.bleublanczebre.fr ) qui en dit nettement plus long sur le changement de paradigme proposé et qui invite à une mobilisation citoyenne. Enfin, il est court, lisible et quelque fois empreint d'humour, ce qui n'est pas courant dans le genre littéraire qu'est l'Essai.
Ce livre a aussi l'un ou l'autre point faible. Il arrive tard... écrit en 2015 pour éviter une catastrophe en 2017, c'est un peu court joué! Quoique, c'est probablement, chez l'auteur, le reflet de sa croyance qu'il doit être possible d'agir en politique sans passer par le temps des promesses, des 'en commissionnements', des mises en route de batteries de textes juridiques cadrant et bloquant tout avancement vers une solution rapide. Ce livre adopte aussi une position dichotomique quelque peu intransigeante à mon goût. Il manque parfois de nuances dans la rupture opérée entre Diseux et Faizeux. Un Essai devrait pouvoir, selon moi, être plus nuancé. Un manifeste politique peut l'être moins ... mais ne retombons-nous pas alors dans le reproche adressé par ce livre à tous ceux qui déclarent savoir ce qui est bon pour les Français?
Chacun se situera dans son appartenance aux clans des Diseux ou Faizeux... Mais, à l'évidence, ce livre pose question sur les modes d'agissements qui sont les nôtres. Et pas seulement en Politique! Je ne peux donc que vous inviter à lire cet ouvrage, à y apporter les nuances qui vous sembleront nécessaires et à mettre en pratique les conclusions que vous en tirerez. Parlez-en autour de vous, échangez à propos de vos pratiques, vous n'en serez que plus efficaces!
"A la fois solitaire et solidaire, lucide et enthousiaste, essai social et politique, roman d'action et de faction." en disait Hugo DOMENACH de la Maison d'édition Le Point...
Et vous, qu'en dites-vous? Mieux, qu'en faites-vous?
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Heureuse
  22 août 2015
Comment ne pas succomber. J'adhère à 100 % à ce qu'il dit, C'est exactement ça, les mêmes constats, les mêmes peurs.
Ce qu'il dit à voix haute, c'est ce que beaucoup d'entre nous chuchotons, en douce, loin des oreilles qui écoutent les discours de nos hommes politiques en croyant qu'ils parlent d'un vrai projet auquel ils croient, qui ont oublié que leur seul et unique objectif c'est d'avoir de bons résultats aux élections.
Passé le constat vient le temps de l'analyse et de l'action. Suis-je une faizeuse ou une dizeuse? Est-ce que son action aussi ambitieuse soit-elle, a la moindre chance?
Un livre à lire pour comprendre.
Et après l'avoir lu, je vous parie que vous vous direz également : "et moi, qu'est-ce que je peux faire?"
http://www.bleublanczebre.fr/
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majero
  10 juillet 2015
Comment ne pas souscrire à cette belle exhortation? Fédérer les français (pourquoi pas les belges aussi?)
et les inciter à se prendre en charge avec enthousiasme!
Lever des armées de grands parents pour encourager la lecture chez les jeunes et assister leurs devoirs, créer ses mutualités, créer des partenariats avec les entreprises...
Et utiliser les médias pour faire savoir et propager (bleu blanc zebre..)
On peut regretter d'exclure,voir bannir les hommes politiques. Pourquoi ne pas laisser la porte ouverte. Quelle utilité à discourir sur le FN? La carotte et le bâton?
On aurait souhaité plus de concret. A la place ou en plus de la description d'une agréable entrevue avec une charmante personne qui a mis sur pied....
j'aurais aimé plus de rencontre avec les gens de terrain, ceux qui vivent ces projets et comment ils les vivent. le style se serait sans doute resté plus simple comme lorsqu'il relate ses souvenirs.
A qui s'adresse Charles Alexandre Jardin avec son style enflammé, ses longues phrases débordantes de néologismes rutilants?
Sans doute à l'élite de ses partenaires zébrés et c'est dommage.
J'ai personnellement allègrement sauté de nombreuses phrases qui disaient toutes à peu près' Français, arrêtez de causer et bougez vous le cul si vous ne voulez pas vous faire baiser par Marine.'
Je ne pense pas que ce livre intéressera beaucoup d' électeurs de 2017.
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Verolo
  31 octobre 2015
Comme les autres lecteurs, comment ne pas adhérer aux propos d'Alexandre Jardin ? Bien évidemment, moi aussi, je me dis après cette lecture : que puis-je faire à mon niveau ?
Mais, après une introduction générale, je m'attendais à plus d'exemples concrets, et à moins de baratin. Au final, et hormis quelques souvenirs et expériences personnelles, l'auteur répète en boucle son propos, et c'est tout.
Dommage... Car en finissant le bouquin, on se dit qu'on a entendu (lu) de bien belles paroles, répétées différemment, mais répétées quand même, comme dans les discours politiques...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2015
Personne n'a plus médité la correspondance de Joséphine et de Napoléon, dont l'entrain m'a toujours vivifié. Cet énergumène, sans cesse à cheval, mit à aimer l'électricité qu'il dépensait en tout. Il oppressa bien entendu sa malheureuse bienheureuse, l'assiégea, la délivra, la combla, la frustra, l'emporta, la délaissa et la reprit. Mais avec ce dingue d'action, aimer est réellement un verbe ! Jamais elle ne resta en paix. C'est lui, l'amant suractif, qui m'a enseigné l'art d'aimer en toutes circonstances, à jet continu, en s'interrogeant toujours sur sa conquête et en pratiquant systématiquement l'offensive. Mais c'est le stratège en lui qui m'a appris que la carte n'est pas le territoire, et que le réel recèle toujours plus de solutions inattendues que ce que l'on imagine.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2015
Quand une histoire ne produit plus aucune joie entre les êtres, l'essentiel est mort. Ainsi en va-t-il dans tous les domaines. La joie – pas la gaieté, son sous-produit – est le grand carburant du monde. Notre Révolution française fut avant tout une joie phénoménale, tout comme la pensée des Lumières, et ta France libre, qui fut une extraordinaire fièvre. Toutes les idéologies qui ont brassé le globe ont également fabriqué des joies prodigieuses, d'où leur force illimitée.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2015
Pour garder l'affection de sa moitié, mieux vaut lui proposer un rôle majeur dans votre vie. Personne n'aspire durablement à celui de potiche. Les Français ne veulent plus que l'on agisse sans eux ou comme malgré eux. Et si votre femme ou mari en est à déjà forniquer ailleurs, je vous conseille vivement de tout remettre en question – sinon, il ou elle se carapatera. Dès lors, l'hypothèse impensable devient chaque jour plus plausible : si la société civile ne change pas drastiquement la donne politique dans un délai très court en désobéissant à ses vieilles fidélités, Marianne finira par coucher avec le FN, pas parce qu'elle en rêve mais parce que nos partis se seront conduits comme de vieux maris perclus d'habitudes et sûrs de la posséder pour toujours.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2015
Les nouveaux leaders, issus de la société civile agissante, parlent une langue intelligible par le peuple car elle n'élude pas les évidences qu'il perçoit. Il ne faut plus dire les « religions » quand tout le monde pense l'« islam » – non pour accabler l'islam mais bien pour l'accueillir fraternellement en le regardant tel qu'il est, avec ses brebis compliquées et les évolutions indispensables d'une certaine interprétation de l'islam.
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rkhettaouirkhettaoui   09 juillet 2015
Dans tous ses métiers, on trouve des gens en réinsertion qui, une fois formés, fileront dans les entreprises avec qui il a signé des accords de formation. Et, comme ce perfectionniste manquait de produits frais, il a acheté des fermes ! Ce généreux raisonne comme un couteau suisse qui s'inventerait des lames chaque semaine. Il n'en finit pas de faire jaillir des solutions opérationnelles là où les petits-gris qui ondoient dans les ministères ne voyaient qu'enlisements et problèmes. Le fréquenter, c'est apprendre à voir la vie dans le bon sens, à considérer la France comme un réservoir d'énergies dormantes... à réveiller !
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Videos de Alexandre Jardin (65) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Jardin
Elisabeth Brami, Noëlle Châtelet et Laurent Piolatto interviewés par Patricia Martin lors de la 22ème Fête du Livre à AUTUN en 2019 pour "Croire au matin" livre coécrit avec Alexandre Jardin, Mazarine Pingeot et Alice Zeniter autour de Charles Palant, juif revenu en 1945 d'Auschwitz et de Buchenwald.
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