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ISBN : 0785925953
Éditeur : French&European Pubns (01/10/1990)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 1759 notes)
Résumé :
Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques.
Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l'ardeur des premiers temps de leur liaison. Insensiblement, la ferveur de leurs étreintes s'est muée en une complicité de vieux époux.
Cette déconfiture désole... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  30 juin 2014
J'avais déjà lu quelques titres d'Alexandre Jardin et je l'avais surtout beaucoup entendu soit en interview, soit lors de ses participations à des émissions radiophoniques de promotion. Son humour, son entrain, son culot, parfois et son écriture m'avaient plu (même si je n'étais pas d'accord avec toutes les idées qu'il avance) Alors j'ai voulu aller plus loin, en reprenant une de ses premières publications.
Gaspard (Le zèbre) et Camille, deux membres apparemment bien normaux d'un couple de petits bourgeois (Notaire et professeur) très classiques, vont chercher chacun de leur côté à sortir de leur quotidien, à raviver la passion de leur couple, sinon dans leur vie.
Gaspard monte des stratagèmes plus ou moins monstrueux pour satisfaire ses objectifs de reconquête, et bientôt, Camille de son côté en devient prisonnière, s'invente elle-même un scénario afin d'entrer dans le jeu de son mari, mais surtout de satisfaire ses propres envies, ses propres rêves.
Ce roman traite d'un thème presque classique, présenté avec une écriture fluide, rythmée, joyeuse, même si la situation ne s'y prête pas.
C'est amusant et parfois, en lisant ce texte on a l'impression d'entendre la voix rieuse et mutine de l'auteur.
Ce livre est bien écrit, avec du vocabulaire et surtout une utilisation des temps à laquelle nous ne sommes plus habitués. Les chapitres sont très courts – Environ deux pages et demi en moyenne – et donnent un rythme très soutenu au récit. On vit intensément chaque journée passée par les acteurs de l'histoire.
Il y a bien sûr quelques facilités (du type « Une montre arrêtée donne l'heure exacte deux fois par jour… » Mais on est face à un nouveau type d'écriture particulièrement intéressant. Ce thème m'a rappelé une chanson de Richard Anthony de 1974 : « Qu'est-ce qui m'arrive aujourd'hui ? Je suis amoureux de ma femme ! » qui peut, à mon avis peut fort bien résumer ce roman, si ce n'est que son issue est nettement plus tragique.
Les questions posées sont du type :
• Peut-on jouer avec les sentiments ?
• Jusqu'à quel niveau ?
• Quels sont les dangers ?
Le texte apporte quelques éléments de réponse : « Maigre butin au regard de l'amour qu'il avait dilapidé dans cette aventure (Page 109) »
« le zèbre » est un roman qui se lit vite, mais apporte un certain nombre d'interrogations aussi bien au niveau du style que du thème choisi. Expérience intéressante.
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sylvaine
  10 décembre 2015
Voilà je viens de tourner la dernière page de ce roman d'Alexandre Jardin, roman qui a obtenu le Prix Fémina en 1988 et qui a été adapté au cinéma par le regretté Jean Poiret. Avis mitigé! Une histoire rocambolesque qui fait sourire, rire même souvent et pleurer aussi. Difficile de suivre Gaspard Sauvage dit le Zèbre dans son imaginaire.Il est marié depuis 15 ans avec Camille, l'amour de sa vie , notaire de métier il consacre beaucoup de temps à Natacha et à La Tulipe ses enfants.Mais son rêve, que dis-je sa chimère , son chef d 'oeuvre,c'est arriver à ce que son mariage ne s'enlise pas dans la monotonie du quotidien. ET là faîtes lui confiance .......
Tout,tout, il fera tout pour que Camille et lui retrouvent la passion de leur rencontre et croyez moi rien ne l'arrêtera.
Une écriture vive , drôle, grinçante aussi, beaucoup d'émotions, de sentiments mais je n'ai pas accroché , je me suis même parfois, entre deux éclats de rire, demandé ce que je faisais dans cette galère! Bien sûr ceci n'est et ne reste qu'un modeste avis
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lecassin
  16 avril 2013
« le zèbre » est mon premier Jardin…
Il avait bien écrit « Bille en tête » un peu avant, mais les hasards de la chine en vide grenier m'ont mis en présence de celui ci…
C'est tout de même avec une certaine appréhension que j'attaque : un best seller, un auteur (déjà) controversé… J'ai déjà donné avec Amélie Nothomb ; et chat échaudé craint l'eau froide !
Surprise ! c'est frais, c'est enlevé, avec un sens de la formule qui ne manque pas de me séduire.
Et en parlant de séduction, nous voilà au coeur de sujet du livre. Et cette question, lancinante que l'on retrouve en filigrane de l'incipit : la passion est elle soluble dans vingt ans de lit à deux places ?
Gaspar Sauvage (le Zèbre), notaire, est marié à Camille et le couple ronronne… Où est la passion dans tout cela ? Gaspar va partir en reconquête de son épouse, comme au bon vieux temps ; et pour ça, il ne manque pas d'imagination, passion oblige.
Il s'ensuit un roman alerte, un peu (beaucoup) iconoclaste, souvent tendre… mais surtout imprévisible, dont ma lecture s'effectuera avec en tête le si beau texte de Souchon : « Passez votre amour à la machine, faites bouillir… Est ce que les couleurs d'origine peuvent revenir ? »…
Même si Alexandre Jardin est toujours aussi controversé, je ne sais pas vous mais moi, ce « Zèbre » m'a bien plu.
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candlemas
  30 janvier 2018
Deux choses rapprochent Alexandre Jardin et Coluche : tous deux manient l'humour et l'autodérision avec grâce -même si l'un attaque tabous et valeurs, là ou l'autre se contente de les questionner-, et tous deux se sont présentés aux élections présidentielles, dans cette même optique contestataire ou de mise en question.
La comparaison s'arrête là, sans doute, car, au delà de son engagement public et citoyen intéressant, Alexandre Jardin suscite dans ses ouvrages une émotion renvoyant à l'intime, loin des outrances du personnage Coluche... encore que les aventures rocambolesques du Zèbre soient, à bien des égards, assez clownesques... tout en donnant à réfléchir... comme le grand Michel Colucci savait si bien le faire.
C'est sans doute pourquoi j'aime cet écrivain français, à la prose généreuse, gouaillesque, qui introduit dans notre imaginaire le Zèbre, symbole d'originalité, de folie douce et de courage, comme avatar fantasmé du mouton à cinq pattes, et alternative au triste mouton de Panurge...
Le thème du Zèbre est somme toute assez simple, et puisant dans l'expérience accessible à chacun, puisqu'il traite de l'épuisement de la passion dans le couple et de la volonté d'être d'un homme face à sa mort. Et même si nous ne pouvons pas chaque jour mener la quête trépidante et épuisante du Zèbre, nous pouvons nous en inspirer pour tenter de maintenir chaque jour la flamme de la vie, de l'amour, bien mieux que par les recettes toutes faite de John Gray.
Mais laissons à l'auteur de l'Ile des Gauchers le soin de nous parler des faiblesses de ce roman :
"Une fois, Cigogne était tombé sur un petit roman atypique au titre bizarre : le Zèbre, l'histoire d'un mari extravagant qui partait à la reconquête de sa femme, après quinze ans de mariage. L'auteur, un écrivaillon français mort à vingt-trois ans, se rebellait contre la fatalité de la débandade de la passion ; mais sa prose était maladroite, insuffisante pour donner au roman tout le souffle que requérait son sujet. Et son héros n'était qu'un adolescent prolongé, accroché qu'il était à son idée de faire survivre sa passion, sans chercher à la transmuer en un amour authentique. Sans doute l'auteur du Zèbre était-il trop jeune pour s'aventurer dans cette voie."
Et en effet, c'est là un livre d'adolescent ou de jeune homme. On pourra regretter -ou louer- sa fraîcheur. La quête passionnelle de son héros n'a pas grand-chose à voir avec l'Amour vrai, prend trop en compte la partenaire féminine comme simple miroir d'un ego, et ne fait que tenter de transposer dans le couple la course folle que les libertins jouent en dehors . Mais justement parce qu'il aborde sans faux-semblants ce fantasme légitime qu'a chacun de sentir perpétuellement couler dans ses veines la délicieuse héroïne de la passion amoureuse, il mérite d'être lu, et ses quatre étoiles.
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rabanne
  15 janvier 2016
J'ai eu ma "période Jardin" à l'adolescence (comme plus tard celle d'Amélie Nothomb).
Un auteur facile à lire, divertissant et en pleine gloire (commerciale) à l'époque.
Gaspard Sauvage s'afflige de la routine qui a rongé son couple. Dès lors, en chevalier de la passion, il entend bien reconquérir sa femme, Camille...
Une petite pointe d'émotion pour ce titre là, car un homme qui s'abandonne totalement à l'amour, c'est assez touchant pour le faire remarquer.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   31 mars 2014
"Gaspard,
"Je te quitte parce que je t'ai compris. Je te quitte pour que nous ne devenions jamais un vieux couple. Je te quitte par amour, avant que nos sentiments se figent en habitudes. Je te quitte comme on sort du cinéma pour ne pas voir mourir le héros. Je te quitte comme on refuse de voir la dépouille des défunts qu'on a aimés pour conserver l'image de leur regard lumineux. Je te quitte parce que l'amour est poète et que les poètes meurent jeunes. Je te quitte parce que Roméo et Juliette ne peuvent fêter leurs noces d'argent. Je te quitte pour te garder tel qu'en ta beauté folle de cette nuit où tu m'es apparu dans une cage d'escalier, vêtu d'une serviette.
"Gaspard, nous ne vieillirons jamais.
"Camille"
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ladesiderienneladesiderienne   31 mars 2014
Aucun héros de roman, de cinéma ou de théâtre ne l'avait précédé sur le difficile chemin dans lequel il s'engageait. Roméo séduit une Juliette qu'il ne connaissait pas, Julien Sorel enflamme une inconnue qui portait déjà le nom de Monsieur de Rênal et Love Story reprend l'histoire d'un amour naissant. Tous se contentent de conquérir une femme qui surgit dans leur existence ; mais reconquérir la sienne après quinze ans de mariage ? Aucun séducteur imaginaire ne s'y risque. Et c'était bien là ce qui tourmentait le Zèbre ; car si Shakespeare, Stendhal et les plus grands auteurs se sont gardés d'aborder le thème de la reconquête, ce doit être parce qu'elle est impossible. Cette réflexion achevait de l'accabler ; mais il aimait Camille avec trop de passion pour renoncer à son dessein.
Seuls, des procédés exceptionnels lui permettraient de réussir là où l'humanité ne connaît que le naufrage, pensait-il.
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lecassinlecassin   16 avril 2013
T’es-tu au moins demandé quel aiguillon m’a poussé à agir comme je l’ai fait ? Pourquoi je n’ai reculé devant rien ? Parce qu’il y a six mois, je t’ai retrouvée exsangue à l’hôpital. J’ai compris alors qu’il y avait urgence à s’aimer avant que la mort ne nous sépare.
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candlemascandlemas   31 janvier 2018
A mi-chemin entre la vie et l'au-delà, il entra dans la vérité des choses : « Ah, pourquoi ne me suis-je pas montré plus tôt, avec mes craintes et mes espoirs, songea-t-il, plutôt que de me cacher derrière un personnage théâtral. J'ai réussi, Camille m'aime ; mais je m'éteins. Si seulement j'avais laissé paraître ce que je suis... Au fond, les couples meurent de silence. L'usure du temps n'est qu'un alibi. Pourquoi ne me suis-je ouvert qu une fois, lors de son départ, au dernier moment, beaucoup trop tard? Ah, Si quelqu'un pouvait écrire ma biographie... Cela donnerait au moins un exemple à ne pas suivre aux amoureux de longue date... »
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LydiaBLydiaB   03 décembre 2010
Emporté par son débit tumultueux, toujours plié en deux, il lui annonça que son stratagème n'était qu'une préface à la cure de jouvence qu'il entendait faire subir à leur couple. Un grand ravalement en quelque sorte, bien nécessaire après quinze années d'anesthésie progressive de leurs désirs. Le Zèbre était résolu à délaisser son rôle de mari, au sens amorti du terme, pour se glisser dans la peau d'un amant légitime. Il traquerait désormais les imperceptibles habitudes qui émoussent les sentiments. Sa vigilance ne connaîtrait plus de jours fériés. A partir de cet instant, il ne cesserait d'ourdir des mises en scène, comme celle de ce matin, pour retendre le lien qui les unissait.
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