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EAN : 9782764808610
Libre Expression (09/09/2013)
4.45/5   130 notes
Résumé :
À quatorze ans, Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leurs familles sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres jeunes du village, ils sont envoyés, par avion, dans un pensionnat perdu sur une île à près de mille kilomètres de chez eux pour y être éduqués. On leur coupe les cheveux, on les lave et on leur donne un uniforme. Il leur est interdit de parler leur langue. Leur nom n'existe plus, ils sont désormais un numéro.

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Un roman qui parle d'une période très sombre de l'histoire du Canada ; celle des pensionnats autochtones. Michel Jean est lui-même Innu, ce qui rend encore plus crédible sa façon de raconter les horreurs. Il se sert des personnages de Charles, Marie et Virginie, tous trois autochtones, arrachés de leurs familles, pour se faire envoyer dans un pensionnat sur l'île de Fort George, dans la Baie d'Hudson, afin de les assimiler et les acculturer. Mais ils ne seront pas que trois ; il y a des milliers d'enfants qui ont subi le même sort. Les pensionnats, tenus par des communautés chrétiennes, était un terrain de jeu cruel pour ces frères ; abus sexuels, sévices, punitions, coups… et j'en passe. Autant d'innommables, autant d'enfance brisée… Après, on se demande pourquoi beaucoup d'autochtones ont des problèmes d'insertion, de consommation, de violence, et d'itinérance. Leur peuple est marqué à vie. Une lecture difficile, mais nécessaire.
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Un seul mot: Waouh! J'ai adoré et je remercie Elfie du blog "L'étincelle Magique" de m'avoir conseillé ce livre. Il s'agit d'un roman basé sur des faits réels! Des membres de la famille de l'auteur ont vécus dans ce pensionnat.

L'histoire se déroule au Canada dans les années 30. le gouvernement canadien donne l'ordre d'envoyer tous les enfants Innus (indiens) dans un pensionnat dans une île loin de leurs parents. Ceux-ci sont littéralement arrachés à leurs familles, leurs racines, leurs coutumes. Ils n'auront plus le droit de parler l'Innus, seront appelés par des numéros, subiront des violences physiques: les coups des prêtres et des bonnes soeurs seront leurs lots quotidiens. Ils subiront l'humiliation, la privation, la peur, des viols, l'horreur.

Marie et Virgine, deux amies de toujours vont se serrer les coudes dans le pensionnat. Elle vont vivre l'enfer pendant des mois. Une petite camarade va se suicider après un événement tragique. Et puis Virgine rencontre Thomas, jeune garçon bien courageux qui vient d'une autre tribu. Une histoire d'amour va naître entre Virgine et Thomas. Une histoire qui aura des conséquences dramatiques.

En parallèle, on découvre Audrey qui est avocate et qui doit retrouver les anciens élèves de ce pensionnat pour les indemniser pour les préjudices subis. Elle part donc à la recherche de Marie, Virginie et Thomas. Elle retrouvera Marie, qui n'est plus qu'une épave suite aux terribles traitements des religieux. Marie va donc lui raconter sa monstrueuse histoire. Virginie et Thomas eux ont disparus. Audrey grâce à Marie, va découvrir l'horrible vérité.

Un magnifique roman, plein d'humilité. Une bouleversante histoire qui m'a complètement chamboulée. Un très beau livre!
Lien : http://chezcookies.blogspot...
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Cette histoire m'a fait mal jusqu'au plus profond de mon être. Je me doutais que ce ne serait pas un livre facile à lire, mais ça a ouvert la voie à des peurs qui m'étaient encore inconnues.

La peur d'être annihilé, vidé complètement de son essence et coupé de sa source de vie. L'église et le gouvernement leur ont tout pris, et même plus. Beaucoup plus.

Ce livre me laisse en colère et pourtant sans mot. Je ne sais pas vers qui, aujourd'hui, tourner cette colère du passé qui pèse encore si lourd sur le présent. Je suis aussi triste, choquée, écoeurée, honteuse mais tout de même fière de ne jamais avoir eu de préjugés envers les autochtones.

Michel Jean a su représenter le passé dans toute sa sombre inhumanité. Pourtant, se livre est rempli d'espoir. J'espère qu'il ne disparaîtra jamais.
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En lisant ce roman, à la suite de Kokum, je me retrouve un peu estomaquée, en tant que Québécoise, d'avoir autant ignoré jusqu'à récemment, la dure réalité des pensionnats où furent envoyés des dizaines de milliers de jeunes Autochtones, dans un objectif maintenant connu d'assimilation culturelle. En effet, on y apprend que 12 des 139 pensionnats canadiens furent établis sur le territoire du Québec. Non seulement ces enfants et jeunes autochtones durent-ils subir un système qui cherchait à détruire leur identité, en plus, certains ont rencontré des prêtres catholiques assoiffés de sexe qui ont abusé d'eux de façon encore plus horrible. J'ai dévoré ce roman d'une traite, il est écrit dans une langue très accessible, et il m'a bouleversée.

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Un rapport de la Commission Bagot en 1876, suggère que la meilleure manière d'assimiler les enfants autochtones est de les séparer de leurs parents. En 1883, le premier ministre du Canada de l'époque, Sir John A. Macdonald, autorise la création de pensionnats indiens. Jusque dans les années 1990, près de 150000 enfants autochtones au Canada ont été amenés de force dans 139 pensionnats loin de leur repères, leurs cultures et de leurs langues. Plusieurs ont subi de la violence physique, psychologique et des abus sexuels. Certains, ne sont jamais retournés chez eux. On estime aujourd'hui qu'il y a probablement 25 000 dépouilles d'enfants autour de ces pensionnats. le dernier pensionnat a fermé ses portes en 1997 était à Rankin Inlet, au Nunavut. Ce n'est qu'en 2008 que le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses officielles au nom du gouvernement du Canada.

À travers ce roman nous suivons la vie de Virginie, Marie et Thomas. Ils sont séparés de leurs parents, de leur foyer, ils ont 14 ans. En arrivant sur l'île ou se trouve le pensionnat, on leur donne un numéro. C'est la façon dont ils seront appelés dorénavant … Un roman dur et parfois difficile à lire. Se rendre compte de tout ce que ces enfants ont vécu …. et plusieurs qui se fermaient les yeux … Une bien triste histoire qui a réellement eu lieu ici au Canada, pays “civilisé”. Honteux !
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
28 octobre 2013
Dans son précédent roman, le remarquable Elle et nous, consacré à sa grand-mère autochtone, Michel Jean entamait un essentiel travail de réhabilitation de la dignité des peuples autochtones, souvent niés ou au mieux ignorés. Le vent en parle encore poursuit avec brio cette valeureuse entreprise.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Il leur arrive d’avoir de la difficulté à se remémorer leur vie d’avant. La tournée des collets à l’aube, la chasse à la perdrix dans les sous-bois. Le parfum odorant du tapis sous la tente. Toutes ces petites choses qui, jusqu’à présent, avaient constitué leur quotidien se transforment en souvenir que le temps efface peu à peu. Vont-elles tout oublier jusqu’à leur âme?
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De son grand-père, Thomas avait appris à lire dans les regards. Le vieil homme disait que les yeux révèlent la nature des êtres vivants. p.115
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Au fond de la cave du grand bâtiment érigé au-dessus des galets, deux jeunes cœurs battent l'un contre l'autre dans l'obscurité.
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J'en pleure encore
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Ils nous traitent de sauvages, mais eux, ce sont des bêtes.
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