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EAN : 9787721850022
Faber & Faber; Main edition (2008-10-16) (16/10/2008)
4.18/5   30 notes
Résumé :
C'est d'abord un nez, écrasé à la fenêtre. Puis c'est un corps, une bourrasque. Sage et bavard, oraculaire et chaleureux, coureur de jupons et faiseur de soupes, tel est Alexis Zorba, l'homme au baluchon. Son goût est sûr, son désir insatiable, son savoir instinctif : "une nature".

Le jour se lève sur le Pirée. Dans le café enfumé, patiente un jeune intellectuel. Bientôt, le bateau pour la Crète appareillera. C'est sur cette terre solaire et misérable... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
UN LIVRE, UN JOUR / Alexis Zorba, Nikos Kazantsakis
Photo 1 : La falaise de Leucate. wikimedia commons. Author Gerbil.
Hier nous étions à Leucate avec Jacques Lacarrière. Les cheveux défaits par le Cers, le regard fixe vers l'horizon, depuis la falaise blanche, plongé dans les bleus du ciel et de la Méditerranée, la mer mettant un terme à sa marche, il ne pouvait que songer à la Grèce de ses passions, suite à ses nombreux séjours entre 1950 et le coup d'état des colonels. D'ailleurs François qui nous fait la sympathie de suivre ce défi des dix couvertures de livres, nous a dit avoir adoré de lui "L'Eté Grec"...
Lacarrière a séjourné en Crète or l'île a eu droit aux soleils de la saison 1965 avec le tube de l'été "Sirtaki". Attention ! rien qu'en musique... désolé pour Dalida si attachante par ailleurs avec par exemple les Enfants du Pirée, en 1960 mais qui s'est fourvoyée à chanter des paroles françaises complètement coupées de la Grèce des vacances... Enfin ma critique ne vaut peut-être que pour moi... Cet été là, les nuits de Saint-Pierre-la-Mer c'était quelque chose ! Aline bien sûr, Capri c'est fini, N'avoue Jamais, le Ciel, le Soleil et la Mer et ce sirtaki qui a fait planer mes quatorze ans vers le Levant !
Avec la musique de Mikis Theodorakis, il y a la Crète qui sert de cadre au film ZORBA. Un film tiré du livre de Nikos Kazantsakis, Alexis Zorba (1946). Anthony Quinn et son fameux sirtaki si grec, si historique et pourtant créé pour le cinéma, même s'il reprenait des thèmes musicaux authentiques, l'acteur s'étant foulé la cheville la veille du tournage.
Et après si la jeunesse fait tourner trop vite les pages de la vie, à essayer de savoir qui je suis et pour continuer à être qui je suis, je tombe sur le livre et rien de mieux pour bien fixer les sensations, ce qui reste vrai même à l'ère de l'Internet, même si ses lignes de force se contredisent parfois avec celles du film.
Zorba représente le dragueur, le buveur, l'extravagant jusqu'au-boutiste fou de tout dilapider et de toujours repartir à zéro après une nouvelle phase : mille métiers, une mobilité permanente, une femme et souvent un mariage à chaque étape... Pourtant le mythe de l'homme libre qui danse pour exorciser ses doutes et extérioriser son défi lancé à l'existence compense presque.
Sinon j'ai beaucoup apprécié l'approche sociétale d'une population méditerranéenne vers 1920. Comme en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord, en Turquie, en France aussi, la femme en noir, cheveux couverts, assujettie par l'homme, le machisme, le poids de la religion avec ces moines grands propriétaires terriens, ce clergé pour l'ordre établi. Une constante historique aussi, l'incompatibilité viscérale entre christianisme et islam. Lépante et la Reconquista restent ancrées. Zorba s'est battu pour l'indépendance contre les Turcs (serait-ce symboliquement !) ; les Turcs commettent le génocide arménien avant de chasser les chrétiens grecs d'Anatolie...
1965 : il y a le ciel, le soleil et la mer et le sirtaki qui fait planer mes quatorze ans vers le Levant.
Pour un sirtaki non frelaté :
https://www.youtube.com/watch?v=¤££¤45Enfants du Pirée50¤££¤0
Quelques captures d'écran... merci dailymotion.
https://www.dailymotion.com/video/xhtkw1
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La popularité de l'auteur m'avait éloigné de ses lectures de peur de retrouver des romans et histoires destinés à un public en quête de "belles histoires". Attiré par la culture et la géographie des territoires, je m'étais désintéressé depuis plusieurs années à disposer d'une de ses oeuvres.

Pourtant fin 2021, sur les conseils d'un ami Libanais admirateur de l'auteur, je me surprends à faire l'acquisition non pas d'un mais de deux de ses ouvrages. Alexis Zorba est le premier, le rapport au Gréco, le second.

Publié aux éditions Babel, le roman Alexis Zorba va bien au-delà du célèbre film... En dernière page, il est présenté comme étant un récit philosophique. Je dis oui et c'est ce qui m'a beaucoup plus! Alexis Zorba est à travers une simple rencontre entre le narrateur et ce personnage, le début d'une profonde histoire humaine entre deux personnages bien différents et même antagonistes qui se découvrent, se respectent et s'apprécient.

Une histoire forte autour d'un projet d'exploitation d'une mine en Crète, un second projet d'exploitation d'une forêt et de création d'un port pour exporter le bois. Il s'agit là du centre même de l'histoire ou tournent autour, les rapports des deux personnages avec le village, Madame Hortense, une femme au passé tumultueux qui laisse se découvrir aux deux étrangers. le rapport de l'homme avec les femmes, la bonne chair, les simples plaisirs de la vie sont au coeur du dénouement.

Profondément philosophique car inspiré sur des idées et des expériences de vie de Zorba, l'histoire est attachante avec une scène se déroulant d'abord au port du Pirée en Grèce avant de se passer en Crète.

Plus de 450 pages glissent ainsi entre vos yeux en quelques jours avec le souhait de connaître la suite. Il s'agit selon moi d'un roman capable d'inspirer plus d'un lecteur comme d'un outil de développement personnel.

Une lecture loin des documents et récits historiques ou géographiques lus d'accoutumés mais qui mérite tout à fait sa découverte. Une source d'inspiration forte pour qui sait s'ouvrir au monde qui l'entoure et qui sait s'interroger sur son existence dans ce monde!



Lien : http://deleurme.blogspot.com/
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Redécouverte d'un livre parcouru trop vite alors il y a bien longtemps
Et une relecture passionnante de ce souffle furieux et exalté à son paroxysme qu'est la vie en soi de Zorba le grec l'inclassable s'échappant de tous critères de jugements
Bouboulina la reprouvee la p.. pourtant fascinante qu'il recherche et goûte voluptueusement sans limites ni vergogne ..une liberté qu'il prône et cultive à profusion

Discutable
Ou non
.Zorba le grec que l'on envierait presque tant il défraie l'actualité souvent trop morne à laquelle on voudrait se soustraire .. l'excès sa démesure
Un exercice de vie risqué où Zorba le magnifique s'est excellé .. à ses risques et périls.
Il y a enflammé son existence
Un livre explosif d'inventivité poétique
transparaissant dans le film tout à son honneur
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Un hymne à la liberté autant qu'à la folie.

Entre le narrateur, érudit paumé au milieu de ce pays aux coutumes violentes, Bouboulina, la vieille prostituée qui vit presque dans un monde parallèle, et Alexis Zorba, sorte d'aventurier artiste, se tisse une histoire somme toute assez simple, mais parsemée de moments cruels.
Zorba oppose l'amour à la liberté, ce qui constitue un choix discutable pour beaucoup.
On a encore tous dans la tête les notes du sirtaki de Mikis, qui ont si puissamment magnifié le film éponyme.

Inoubliable !
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Basil, un jeune écrivain britannique, retourne en Crète pour prendre possession de l'héritage paternel. Il rencontre Zorba, un Grec exubérant qui insiste pour lui servir de guide. Les deux hommes sont différents en tous points : Zorba aime boire, rire, chanter et danser, il vit à sa guise alors que Basil reste empêtré dans sa bonne éducation. Ils deviennent cependant amis et s'associent pour exploiter une mine. Zorba entreprend de construire un téléphérique et Basil lui fait confiance, mais c'est un échec. Zorba choisit de s'en moquer. Il rit et court sur la plage. Vaincu et conquis, Basil lui demande alors de lui apprendre à danser le sirtaki.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
C'est ça la liberté, pensai-je. Avoir une passion, entasser les pièces d'or et, brusquement, vaincre sa passion et jeter les pièces d'or aux quatre vents. Se libérer d'une passion pour obéir à une autre, plus noble. Mais cela n'est-il pas aussi une forme d'esclavage? Se sacrifier pour une idée, pour sa race, pour Dieu ?
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Nous restâmes silencieux auprès du brasero, tard dans la nuit. Je sentais de nouveau combien le bonheur est chose simple et frugale : un verre de vin, une châtaigne, un misérable poêle, la rumeur de la mer. Rien d'autre. Et pour sentir que tout cela c'est du bonheur, il ne faut qu'un cœur simple et frugal.
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- Quand je suis dans la purée, je fais le tour des bistrots en jouant du santouri. Je chante de vieux airs kleftiques de Macédoine et après je fais la quête, tiens, dans ce bonnet-là, et il se remplit de gros sous.
- Comment t'appelles-tu ?
- Alexis Zorba. On m'appelle aussi Pelle-à-four pour me blaguer de ce que je suis long avec un crâne aplati comme une galette. Mais on peut bien dire ce qu'on veut ! On m'appelle aussi "Passa Tempo" parce qu'il fut un temps où je vendais des graines de citrouille grillées. On m'appelle aussi Mildiou partout où je vais, il paraît que je fais des ravages. J'ai encore d'autres sobriquets, mais ce sera pour une autre fois ...
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Manolakas s'assit devant la baraque sur une pierre. Zorba prit une poignée de brindilles, fit rôtir le saucisson et remplit trois verres.
- À votre santé ! dis-je en levant mon verre. À ta santé, capetan Manolakas ! À ta santé, Zorba ! Trinquez !
Ils trinquèrent, Manolakas versa quelques gouttes de vin par terre :
- Que mon sang coule comme ce vin, dit-il d'un ton solennel, que mon sang coule comme ce vin, si je lève la main sur toi, Zorba.
- Que mon sang, à moi, coule comme ce vin, prononça Zorba, en versant également quelques gouttes par terre, si je n'ai pas oublié l'oreille que tu m'as bouffée, Manolakas !
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Confucius dit : « Beaucoup cherchent le bonheur plus haut que l'homme ; d'autres, plus bas. Mais le bonheur est à la taille de l'homme. » C'est juste. Il existe donc autant de bonheurs qu'il y a de tailles d'hommes. Tel est, mon cher élève et maître, mon bonheur aujourd'hui : je le mesure, le remesure, inquiet, pour savoir quelle est maintenant ma taille. Parce que, tu le sais bien, la taille de l'homme n'est pas toujours la même.
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Videos de Nikos Kazantzakis (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nikos Kazantzakis
Nikos Kazantzakis : Le regard crétois (1974 / France Culture). Nikos Kazantzakis sur l'île d'Égine, en 1927 - Photo : Musée Benaki. Par Richard-Pierre Guiraudou. Les textes, extraits d'“Ascèse”, d'“Alexis Zorba”, de la “Lettre au Greco”, de “Kouros”, de “Toda-Raba” et de “L'Odyssée”, ont été dits par Julien Bertheau, François Chaumette (de la Comédie-Française), Roger Crouzet et Jean-Pierre Leroux. Et c'est Jean Négroni qui a dit le texte de présentation de Richard-Pierre Guiraudou. Avec la participation exceptionnelle de Madame Eléni Kazantzakis, et la voix de Nikos Kazantzakis, recueillie au cours de ses entretiens avec Pierre Sipriot, en 1957. Réalisation de Georges Gaudebert. Diffusion sur France Culture le 1er août 1974. Níkos Kazantzákis (en grec moderne : Νίκος Καζαντζάκης) ou Kazantzaki ou encore Kazantsakis, né le 18 février 1883 à Héraklion, en Crète, et mort le 26 octobre 1957 à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), est un écrivain grec principalement connu pour son roman “Alexis Zorba”, adapté au cinéma sous le titre “Zorba le Grec” (titre original : “Alexis Zorba”) par le réalisateur Michael Cacoyannis, et pour son roman “La Dernière Tentation” (dont le titre a été longtemps détourné au profit du titre du film et désormais republié sous son nom authentique), adapté au cinéma par le réalisateur Martin Scorsese sous le titre “La Dernière Tentation du Christ” (titre original : “The Last Temptation of Christ”). Penseur influencé par Nietzsche et Bergson, dont il suivit l'enseignement à Paris, il fut également tenté par le marxisme et s'intéressa au bouddhisme. « Il a poursuivi une quête tâtonnante qui lui a fait abandonner le christianisme au profit du bouddhisme, puis du marxisme-léninisme, avant de le ramener à Jésus sous l'égide de Saint-François. » Bertrand Westphal (in “Roman et évangile : transposition de l'évangile dans le roman européen”, p. 179) Bien que son œuvre soit marquée d’un réel anticléricalisme, il n’en reste pas moins que son rapport à la religion chrétienne laissa des traces fortes dans sa pensée : goût prononcé de l’ascétisme, dualisme puissant entre corps et esprit, idée du caractère rédempteur de la souffrance… Ainsi la lecture de la vie des saints, qu'il faisait enfant à sa mère, le marqua-t-elle durablement. Mais plus que tout, c’est le modèle christique, et plus particulièrement l’image du Christ montant au Golgotha, qui traverse son œuvre comme un axe fondateur. Bien que libéré de la religion, comme en témoigne sans équivoque son fameux « Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre », Kazantzákis restera donc l’héritier de cet « idéal Christ » qui se fond aussi, il faut le souligner, avec celui emprunté à la culture éminemment guerrière d’une Crète farouche encore sous le joug turc dans ses années d’enfance.
Sources : France Culture et Wikipédia
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