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Marple
  01 mai 2016
Qui pourrait imaginer les trésors d'humanité et de tendresse des gardiens du Bloc E, aussi appelé la ligne verte, ou encore couloir de la mort pour les profanes ? Qui croirait qu'on peut pleurer d'émotion en lisant un Stephen King, qui plus est estampillé 'fantastique' ? Qui penserait s'attacher aussi fort à une souris, à un simple d'esprit condamné pour le viol et le meurtre de 2 fillettes, ou même à un gardien chef responsable de plus de 50 exécutions ?

Pas moi ! C'est pour cette raison que j'ai été si surprise et si bouleversée par ma lecture de la ligne verte. N'ayant vu ni le film ni les résumés et commentaires, je n'avais aucune idée sur ce roman et ne connaissais pas même son thème. Mais il m'a pris par les sentiments, au point de m'en rendre verte, et fait réfléchir aux grandes questions de la vie et de la mort, au point que je n'arrivais plus à aligner mes pensées...
 
Très beau, ce livre est pour moi un éloge de la bonté, de la générosité et de la chaleur humaine, celles de tous les héros du livre, entre eux, avec leurs proches, mais aussi avec tous ceux qui souffrent. C'est aussi un plaidoyer contre la peine de mort et la barbarie. Enfin, à un niveau plus quotidien, cela peut être un mode d'emploi pour supporter et désamorcer  tous les Percy Wetmore et autres empêcheurs de vivre joyeusement et sereinement.

Challenge PAL et challenge Pavés 19/xx et challenge Atout Prix 5/xx
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darkmoon
  11 février 2014
"La Ligne verte"... Drame mystérieux, bluffant, touchant, parfait. La Ligne Verte est et restera l'une des plus belles oeuvres que Stephen King ait pu nous offrir, pour ses nombreuses qualités scénaristiques ainsi que la beauté de sa morale. Une ode à la littérature si poignante qu'elle laissera la moitié des lecteurs dans l'admiration la plus brute après lecture. Ainsi, dans une Amérique des années 30, c'est à travers les yeux de Paul Edgecombe, responsable d'un bloc carcéral assigné aux exécutions par électrocution, que l'histoire nous est contée. le quotidien de cet homme d'honneur, bouleversé par l'arrivée d'un pensionnaire hors norme, l'inoubliable John Caffey, et des autres prisonniers, chacun travaillés de manière impressionnante.

La Ligne verte est avant tout une vive critique de la peine de mort. Toutes les émotions sont à leur paroxysme, tout cela grâce à ces personnages criants de réalité et de justesse. L'histoire est humaine, les rapports entre les prisonniers et les gardiens également, ceux-ci ont une vision assez terrible de ce que c'est la mort vu qu'ils se chargent des exécutions. On est donc devant un roman finalement très touchant, et surtout terrible d'injustice. Forte d'une vraie morale et de vraies remises en question des mentalités humaines sur la peine de mort, entre autres, l'oeuvre nous livre de véritables messages sur la nature, souvent abjecte, de l'être humain. L'émotion est au rendez-vous, les larmes submergent les protagonistes et le lecteur, l'injustice de toute cette histoire indigne ce dernier. Poignant, prenant aux tripes, on ne peut décrocher de ce chef-d'oeuvre. La part fantastique s'intègre parfaitement à l'histoire, tous les personnages sont justes, le rythme est excellent. Tout est parfait.

Au final, "La ligne verte" est une réflexion sur l'humain et ses comportements, sa violence et sa bonté ainsi qu'une remise en question la dureté de la peine capitale et de tout ce qu'elle engendre. Plus loin qu'un simple drame, cette histoire est d'une finesse presque magique, un grand moment de lecture qui joue sur des émotions fortes et naturelles.
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gruz
  30 septembre 2012
King, maître de l'horreur, maître du fantastique.
Maître de l'émotion également tout au long de cette ligne verte, qui par son histoire et son extraordinaire personnage central, touchera au coeur autant ses inconditionnels que les nouveaux lecteurs.
Car ce roman (à la base un feuilleton), est clairement l'oeuvre la plus accessible du King, mais l'une des plus marquante aussi.
Même si l'histoire se déroule dans les années 30, son propos sur la peine de mort est toujours d'actualité. Passionnant également pour ses messages concernant la ségrégation et le respect de la différence.
Frissons (d'émotion) garantis.
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catmanwo
  08 octobre 2018
Un must du King, découvert à l'époque en mini séries. Une émotion poignante et un réquisitoire implacable contre la peine de mort.
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sosotess
  06 juillet 2015
Une fois n'est pas coutume, je suis bluffée par un ouvrage du King. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir vu le film à plusieurs reprises (et de l'avoir adoré). Je connaissais donc l'histoire par coeur, hormis quelques légères variations.

Ce n'est donc pas le suspense qui me tenait en haleine, mais ce talent de raconteur propre à Stephen King et qui fait qu'on veut l'accompagner aussi loin que possible, comprendre ses personnages, qu'on aime déjà sans effort, pleurer pour eux. Voilà, c'est dit, j'ai pleuré plusieurs fois en lisant La Ligne Verte, et il faut savoir que c'est très difficile de me faire pleurer avec un livre.

Mais au fur et à mesure que l'histoire avance, comment ne pas être touché, que ce soit par la bonté ou par les mesquineries des personnages? Comment ne pas souffrir avec le colosse John Caffey, aussi émouvant qu'il est vulnérable? Comment ne pas être tiraillé, comme Paul Edgecombe par des dilemmes aussi tragiques qu'absurdes? King transmet les émotions avec une force incroyable, ce n'est pas la première fois qu'il me prend aux tripes et sans doute pas la dernière.
Une chose est sûre : je lui laisserai bien d'autres opportunités de me faire pleurer ou trembler ou m'indigner ou de me rendre misérable avec sa plume, tout simplement!
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Orphea
  17 novembre 2010
Stephen King a relevé le challenge du roman feuilleton avec brio. Ce format d'écriture impose certaines contraintes mais donne aussi beaucoup de liberté ; Stephen King ignorait, lorsqu'il commença la rédaction de ce livre, combien d'épisodes il écrirait.
"La ligne verte" est un roman fantastique, mais pour ceux que la littérature fantastique rebuterait, n'hésitez pas ! Ce roman dépasse ce qu'on appelle habituellement la littérature de genre ; il ouvre la voie à des réflexions sur la notion de justice et de peine capitale.
Personnellement je l'ai lu trois fois, je ne pourrais mieux exprimer mon admiration !
Si la lecture d'un pavé vous effraie, l'adaptation cinématographique par Frank Darabont est très réussie.
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Under_the_Moon
  28 novembre 2016
Depuis la maison de retraite où il attend la mort, Paul Edgecombe se souvient..
1932, la Dépression dévaste toujours les plus pauvres qui errent sur les routes à la recherche d'un travail.
En 1932, Paul travaille dans le bloc E, le bloc des condamnés à morts - mort par électrocution.
C'est en 1932 que Paul fera LA rencontre qui va faire basculer sa vie et sa vision du monde.
Oui, c'est en 1932 qu'un colosse apparemment simple d'esprit fait son entrée dans le bloc E. Ce colosse, c'est John Caffey. Ce qu'on lui reproche ? le viol et le meurtre de deux petites filles. Et dans le sud des Etats-Unis, en 1932, alors que la ségrégation fait toujours loi : aucune chance de bénéficier de la présomption d'innocence. Et pourtant, dans son comportement ce détenu se démarque très largement des autres et des évènements étranges se produisent...

Quel roman !
J'avais vu le film lors de sa sortie, il y a plus de 15 ans maintenant, mais ce roman a une force telle qu'il vaudrait à lui seul de faire rentrer Stephen King dans les "classiques" de la fin du 20èmes siècle.
J'avoue avoir trouvé certains passages un peu long, avec des descriptions un peu répétitives, mais pas de quoi gâcher le plaisir de la lecture - même si la traduction laissait parfois à désirer...
Stephen King a créé une rencontre entre 2 mondes différents avec 2 personnages portant des noms d'apôtres.. lorsqu'on voit que l'un d'eux a souvent valeur d'une figure christique que l'on s'apprête à crucifier - à la mode du progrès technique - sur une chaise électrique.
Et de cette rencontre naît un fabuleux roman sur la vie, la souffrance, la mort, le Mal et la justice (divine et humaine). Ces réflexions sont amenées par un narrateur qui , où qu'il soit, se trouve dans un lieu où ses 'résidents' attendent la mort avec le risque de devenir fou, et sont soumis à l'éventuel sadisme de leurs gardiens.
Ce roman interpelle fortement le lecteur sur l'absurdité de la nature humaine qui tue ce qu'il a de bon sur Terre, alors même qu'il n'en est pas le Créateur. Et face à cela, que fait le Créateur ? Comment peut-on comprendre ou accepter ce laisser-faire, cette indifférence ou du moins cette non intervention divine?

Que dire de plus ? J'en reste tout aussi essoufflée et émerveillée que les personnages.
Un livre qui m'a arraché une larme. Un livre à lire, vraiment.
4,5/5
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HORUSFONCK
  04 septembre 2017
J'ai lu la ligne verte, au moment de sa parution originale en feuilleton dans la collection Librio.
L' histoire est prenante et humaine, de ces hommes qui attendent une mort atroce à laquelle la société les a condamné.
Stephen king donne sa patte fantastique à ce récit confiné dans ce pénitencier,
dernière étape avant la sortie de route définitive pour les condamnés.
L' allusion est toujours présente, à l'absurdité de cette peine de mort toujours pratiquée aux États-Unis.
Et puis, le vrai méchant de l' histoire, n'est pas un condamné à mort...
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Cath_perrin
  26 mars 2020
Le couloir de la mort dans une prison américaine en 1932. À une époque où la dépression fait rage et où les hommes sont contents d'avoir un travail, peu importe lequel. À une époque où il ne fait pas bon être noir, pas bon se trouver là où il ne faut pas. À une époque où la peine de mort n'est pas remise en question.
Une bouteille de nitroglycérine à elle toute seule cette prison.
L'obsession de Paul, le gardien en chef : que tout se passe bien ; que ce soit dans la prison ou pendant une exécution. Tant pis pour l'infection urinaire dont il souffre. de toute façon, il n'a pas le temps d'être malade, il doit faire son travail, réussir à contrôler un gardien sadique et un prisonnier qui n'a rien à perdre ; ce à quoi il parvient avec plus ou moins de succès, il faut bien le dire.
Pas le temps de s'occuper non plus de John Caffey qui est plus ou moins laissé dans son coin jusqu'au jour où il guérit le gardien en chef.
Ce qui fait germer chez Paul une idée folle, il suffit de sortir le simple d'esprit guérisseur et de le conduire chez l'épouse gravement malade du directeur de prison.
Un roman bouleversant avec le style inimitable de Stephen King
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claudia_tros_cool
  29 septembre 2012

La Ligne Verte voilà un chef d'oeuvre que Stephen King nous offre . Habituée et adoratrice de l'écriture de cet auteur je dois avouer que King surprends pour cet ouvrage. Avec cet auteur on a l'habitude de l'horreur, des frissons, des détails écoeurant qui hantent les nuits...pas a des histoires poignantes très réaliste ou le fantastique est la seulement pour renforcer le côté émouvant et faire ressortir la cruauté humaine.
Des grands thèmes sont abordées dans ce livre ( la vieillesse, la mort, la peine de mort, l'injustice, la maladie, le milieu carcérale) je le vois même comme une réflexion sur l'homme une réflexion sur tout ça.
Lu en version Roman-feuilleton ( prêté par une amie) en six partie je trouve que la structure du récit est très bien faite. Un Paul Edgecombe vieux nous raconte des souvenirs remontant à plus de soixante ans, des souvenirs qui l'ont toujours hantés et n'ont jamais su le libérer de ses remords.
Les retours à l'hospice assez constant en début de chaque parties sont peut être les moins plaisantes surtout si on le lit en un seul roman, ça parait répétitif, King avait une raison de faire ça : pour remémorer aux lecteurs les péripéties des épisodes suivants.
Les personnages sont pleins de psychologies tellement qu'on arrive même à s'attacher à des condamnées à mort.
Le décors ainsi que le thème principale du roman sont terrible tellement qu'on peut avoir la crainte avant de commencer le livre de se demander si on va tenir, si ça ne va pas être trop dur, trop triste, repoussant...sauf que non King arrive à faire dans la juste mesure en mettant un narrateur interne qui nous raconte son boulot dans le Bloc E avec notamment quelques moments amusants avec la complicité des employés du Bloc E, Mister Jingles...
En parlant de narrateur interne c'est la première fois que je lis un roman de King avec ce mode de narration je trouve qu'il s'en est très bien tiré, de plus ça rend l'histoire encore plus prenante.
John Caffey est typique de l'homme simplet, pauvre, qui essaye de s'en sortir dans une société ou les nègres sont exécré il est aussi doté d'une grande âme, d'une gentillesse, d'un besoin de guérir le monde dans le quel il vit ce qui va lui causer un aller simple pour la chaise électrique en tant qu'innocent.
À côté d'une bonté et une pureté au nul sans pareil de Caffey il y a des affreux comme Percy Wetmore ou William Wharton.
On aime, on déteste, on prie, on pleure, on se révolte..voilà ce que l'on ressent à la lecture. La fin est vraiment déchirante et si vrai : que l'on soit croyant ou pas punir un innocent c'est commettre le pire des crimes, ici Caffey représentait un peu l'envoyé de dieu. le narrateur est en quelque sorte damné puisque sa ligne verte qu'est sa vie et si longue et douloureuse pour avoir perdu tout ce qu'il aimait.

Le film que j'ai vu cet été est très fidèle au livre quoi qu'un peu romancé tout de même dans les deux cas le film comme le livre sont des chef d'oeuvre. Peut être pas le genre de livres que je lirais plusieurs fois car c'est se soumettre à de rudes épreuves émotionnelles mais c'est un livre qui frappe, dont on se souvient longtemps pour sa richesse de thèmes. Magnifique : à lire !


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