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Éditeur : Joseph Kochmann (13/03/2021)

Note moyenne : 4.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Alerte sur Inspiterre !

LeRoy Dutemps, célèbre directeur du Manoir Dutemps, plus grande usine de Nhäture des contrées d’Animaville, vient d’être assassiné !

Le coupable ? Son propre fils, Prince Dutemps, beau jeune braque charmeur et pervers narcissique. Avide de pouvoir, le chien criminel essaye de dérober l’illustre Sceptre Dutemps, source d’énergie toute-puissante, mais se retrouve, malgré lui, prisonnier à l’intérieur. Séparé en qua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
gabrielleviszs
  17 avril 2021
Je remercie Joseph pour sa confiance renouvelée avec son dernier livre.

Quand vous avez un livre de cet auteur, il faut absolument ne pas chercher toujours un but bien précis, il arrivera en temps voulu, pas de panique. Autre chose, avant de débuter sur ce titre, il s'agit d'un tome qui peut être lu indépendamment des autres de la série, quelques détails peuvent surprendre si vous n'avez rien lu avant, mais rien de bien méchant. Place maintenant au récit !

Avis à la population, LeRoy est mort, vive le Prince ! Enfin si ce dernier n'est pas déclaré coupable de haute trahison en ayant tué son propre papa. Enfermé dans un cachot, surveillé par des Dobermans, ou des chiens du même type : patibulaire entre autre, Prince veut le pouvoir du spectre et rien ne l'en empêchera. Enfin, il faudrait qu'il arrive à sortir, alors que les barreaux sont impressionnants et puis si une main gigantesque d'un gorille blanc venait à sa rescousse ? Numéro 4 semble s'approprier une bonne place dans ce récit sans qu'on ne sache ce qu'il vient faire là, enfin si, on ne peut qu'imaginer qu'il va mettre un bazar sans nom. Comment a-t-il fait pour survivre à sa dernière aventure ? Il vient de la sortie, mais il a réussi à en trouver une autre de sorite, avec son masque à quoi d'ailleurs ? Oxygène ? Gaz ? C'est un petit malin, mais ici, il faut bien avouer que l'on s'en fiche. Prince arrive à s'enfuir, à tuer ? hypothétiquement son père et a se cacher dans un endroit tellement bien foutu qu'il est à l'article de la mort. Drôle, très drôle. L'équipe de chique et de choc, dénommée Chloé miss Barkouaf mal aux dents et sa fidèle inspectrice PoPoPo Polygon Sobarf sont appelées à dépatouiller cette affaire.

Et elle n'est pas simple, car elles vont devoir laisser leur corps sur le trône, mettre un casque qui défrise et envoyer leurs esprits dans un spectre qui tient tous les pouvoirs de la famille Dutemps. Rien de plus simple que de chasser Prince qui est découpé en plusieurs esprits dans ce spectre afin qu'il se reforme correctement, revive comme il faut, mais surtout pouvoir dénouer cette affaire qui devient du grand n'importe nawak ! Chloé mal à la mâchoire et Polygon bègue vont devoir affronter leur pire ennemi : elles-mêmes, car une fois entrées en communion avec un bâton os que n'importe quel chien adorerait grignoter, elles vont revoir 4 éléments clés de leur passé. Printemps, été, automne, hiver, 4 saisons, c'est dans le titre alors ne faites pas les étonnés, c'était déjà sous vos yeux ! 4 moments important dans la vie de ces pauvres petites chiennes qui vont enfin comprendre pourquoi elles sont devenues ce qu'elles sont devenues.

Inspiterre, c'est le nom de la ville dans laquelle tout ce petit monde vit est en danger ! Et pas l'un des moindres, le plus gros fabricant de Nhäture en tout genre, à la tête de la plus grosse production de trucs et astuces pas bon et pas utiles est mort. le fils l'aurait tué, apparemment, mais cela on attend que nos deux enquêtrices de crocs et de baves dénouent tout cela. Dénouer, chercher, enquêter, traquer, Chloé Barkouaf est prête à tout pour dénicher la solution, quitte à passer du côté sombre. Polygon, sa fidèle amie depuis moins d'un an pourrait être sa conscience, cette petite voix qui lui indique le bien à faire, le mal à éviter. Nos deux héroïnes vont être secondés, tertionnés, dédédoublées par Nicholas, la véritable conscience de Chloé. Telles les papattes de l'araignée aux gros yeux qui s'amuse avec sa proie en la chatouillant, la massant pour qu'elle soit plus tendre à grignoter petit à petit tout en la cajolant et vérifiant que la mouche est encore en vie : il ne faudrait pas qu'elle s'arrête de gigoter sinon ce n'est pas drôle. Sinon, je voulais dire quoi ? Ah oui, mais non, je n'écrirais pas ce que je veux dire, ce que je suis en train de penser, cela donnerait déjà les clés pour comprendre les détails du récit.

Le récit... Loufoque à souhait et pourtant derrière tous ces mots et toute cette folie, nous avons des thèmes forts, car même si je me suis amusée depuis le début de cette chronique il ne faut pas oublier que nous sommes dans un thriller, avec du sang, du gore, des liquides qui devraient rester dans les corps, de la prise de stupéfiant, car il faut bien admettre que tomber sur un esprit qui est sous forme de licorne menaçante qui se gonfle et se dégonfle tel un ballon de baudruche, ouais je reste sur cette idée de stupéfiants pour les personnages, le lecteur qui va en avoir besoin et l'auteur a dû tomber dedans quand il était petit. Pas d'Obélix ni de potions magiques ici, juste des chiens chaud aux couleurs violettes sans viande (Vous le voyez mon gros oeil sur le côté, pas vrai ?) Mais sans viande, c'est certaintain, c'est juste que des trucs violets qui rentrent dans la bouche et tout le monde aime ? Pareil, tout le monde aime, mais il y a des effets secondaires pour quelques uns et j'avoue que là, pour le coup, lorsque nous voyons, car les descriptions sont tellement bonnes que nous voyons les scènes défiler sous nos yeux. Cela peut paraître mesquin "oui, mais 99% de la population n'a rien, le 1% qui a des séquelles, on s'en fiche". Eh bien non ! On ne s'en fiche pas !

Descriptions qui pourraient donner l'envie de fermer le livre et de ne plus y toucher pour que nous puissions digérer. Animaux ou non, cela peut être un frein pour certains lecteurs (c'est bien écrit tout en haut, à la fin du résumé qu'il y a des scènes qui peuvent heurter la sensibilité de certains) Par chance, les scènes sont très courtes et je n'en ai relevé que deux qui sont fortes en émotions négatives envers certains personnages. Passées ces deux scènes, dont l'une avec la préparation, j'ai été embarqué dans l'histoire en oubliant complètement qu'il s'agissait de chiens, de chats et autres animaux. Il est vrai que les races sont souvent indiquées, mais franchement, j'étais comme Chloé, dans une rage folle de revoir ce passé douloureux aussi bien physiquement (car il lui reste des séquelles) que mentalement. Revivre ses souvenirs avec les actions et une paire d'années en plus, plus adulte, moins soupe au chiot, moins caractériel. Qui ne nous dis pas que si nous retournions dans notre passé nous n'aurions pas envie de nous mettre des claquepattes dans le museau ? Pour les comportements que nous aurions pu avoir, pour le fait que nous n'étions que des petits cons tout simplement ?

La douleur qu'elle soit physique ou mentale est puissante dans le texte. Chaque personnage a un vécu difficile, qu'il soit riche ou non, qu'il soit un chat dans la vie des chiens ou l'inverse. La différence est encore un point crucial dans chacun des récits de Joseph et dans celui-là c'est encore plus poussé. C'est à cause de ces changements, de ces étapes, de ces différences que la violence physique est bien en marche. Les "méchants", je en sais même pas comment les qualifier ceux-là, mais ils sont nombreux et n'hésite pas à mettre à feu et à sang le monde qu'ils connaissent. Combats au spectre ou à larme blanche ou encore au pistolet-os, les personnages pensent être dans leur raisons et non leurs torts et décident de défendre ce qu'ils croient. Ne parlons pas de justice, mais vraiment de ce qu'ils pensent être leur réalité, leur vérité, le reste n'ayant pas d'importance. Comment le passé peut être revenu si violemment ? Ce fichu passé qui a "aidé" dans l'évolution de nos personnages. Chloé est toujours souffrante, sa mâchoire, son nez qui ne laisse pas respirer son corps, sa vision des éléments est étriquée. Polygon a vécu un traumatisme violent qui l'a rendu non pas plus faible, mais plus compréhensive. Ces années derrière elles ont un impact sur leur vie de maintenant et encore plus une fois qu'elles ont compris la signification propre de leurs souvenirs.

Thèmes forts oui, mais lesquels ? La fausse amitié, les médias qui usent de filons jusqu'à ce que la corde s'affine, s'effrite et se casse. L'environnement a bon dos aussi par moment. La nature et son respect, est-il vrai pour tous ? La politique et leurs cachotteries. Les liens entre les membres d'une même famille et puis il y a ces liens que nous créons avec d'autres qui deviendront notre famille sans que le sang ne s'en mêle. L'amour... Un simple mot qui, en théorie, apporte un réconfort, mais lorsque ce même mot provient de souffrance et apporte déception, est-ce que l'on doit dire que c'est de l'amour ? de l'obsession, de la folie, peut-être même plus que cela. Jusqu'où pouvons aller pour quelqu'un ? Tuer ou mourir ? Écraser les autres ou au contraire les élever sur un piédestal ? Et cette enquête qui nous met sur des chiens chaud ardents, à moins de grimper sur une plante capable de grandir plus vite que d'ouvrir le paquet de fertiferti, bref, vous m'avez compris, pas vrai ?

Ceci est un abus de pouvoir ! Je l'affirme haut et fort, n'importe qui peut se retrouver dans cette position de "oui, moi je suis un fervent défenseur de la nature, je suis le plus plus mieux, le", "Mais TG ! Sérieux, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ou voir. Heureusement tout le monde n'est pas un fervent faux défenseur de l'écologie, par chance certains sont vraiment pour la diversité et la paix. Les aventures de Chloé et Popo sont intenses et ne manquent pas de piquant. Les caractères surtout de Chloé, sont assez virulents. Notre mal à la mâchoire d'enquêtrice montre un nouveau visage : celui de la haine et du mépris, celui qui était plus jeune et qui ne se rend pas compte qu'un mot peut être mal interprété. Elle a du mordant et une facilité à user de lames coupantes. Popo est vraiment plus influençable, jusqu'à un certain point. L'amitié entre les deux est vraiment mise à mal, tout comme leur métier. Et ces quatre saisons nous emportent vraiment dans des époques où les personnages ont vraiment vécu des drames, des événements traumatisants.

le final donne déjà des indices sur une suite qui risque de décapiter encore quelques têtes couronnées, à défaut de ne pas montrer des oreilles devant les pupilles dilatées par la douleur physique. Oups, je m'égare, j'ai les effluves de mon thé vert à la menthe qui me remonte dans les narines. Moi, au moins, je sens ! Allez je suis prête pour un autre tour de chien chaud, d'ailleurs, ce soir je vais en manger, mais il ne seront pas violet, ni même vert ! Sauver Inspiterre est un devoir que Chloé va accomplir bon gré, mal gré. Nous sommes dans la quatrième dimension et tout peut arriver, pas vrai ? Ah non, la prochaine dimension arrive, dans le prochain épisode !

En conconclusion ? C'est plus loin, bien plus loin que n'importe qui, des thèmes forts, des personnages caractériels et haut en couleur (suffit de voir cette couverture qui est très attrayante), un récit à la fois fabuleux par l'imagination et cruel par les actes perpétrés par des personnages qui sont tout sauf égoïstes. Si vous n'avez jamais lu un livre de Jospeh, c'est vraiment dommage, parce qu'ils ont tous quelque chose d'important à démontrer, à sa façon !
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/inspiterre-et-un-peu-d-encre-chien-chaud-quatre-saisons-joseph-kochman-a207436110
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Khiad
  29 avril 2021
Je voulais tout d'abord remercier Joseph Kochmann pour m'avoir une nouvelle fois proposé un de ses livres en SP via le site SimPlement.
Avant de commencer ma chronique à proprement parler, il faut savoir que ce tome est le troisième des Chroniques d'Inspiterre. Mais pas d'inquiétude, il peut être lu indépendamment des autres sans nous perdre pour autant, et je sais de quoi je parle vu que je n'ai pas lu les deux tomes précédents... ^^'
Concernant la couverture, je la trouve vraiment sympa et très représentative (avec les chiens principaux, le gorille blanc, ainsi que le principe des quatre saisons) de ce que l'on va trouver dans le livre.
Concernant la plume, je suis contente d'avoir pu me confronter à nouveau à celle de l'auteur, qui m'avait déjà beaucoup plu dans mes trois lectures précédentes (Mute, Blind et Deaf). J'ai retrouvé avec plaisir son genre un peu décalé, assez dans l'humour, (j'ai adoré les mélanges d'espèces, ainsi que les jeux de mots glissés ici et là), parfois noir, mais sans licornes à paillettes (il y en a bien une mais elle est... Je vais laisser le découvrir par vous-même !). Non, avec Joseph Kochmann, c'est aussi de la violence, des combats, des scènes parfois dures (mention spéciale à celle avec les vachetons...) et des sujets concrets auxquels réfléchir.
C'est toujours un aussi gros défi que de réaliser des chroniques des livres de Joseph Kochmann, parce que ceux-ci sont emprunts de différents genres, de différents thèmes et d'une apparente complexité. Il faut arriver à en dire assez pour bien rendre son avis et vous donner envie, tout en préservant une part de mystère qui vous donne aussi envie d'aller découvrir ce qui se cache entre ses pages. Je vais tenter de mener à bien cette nouvelle mission !
Pour situer le contexte, l'histoire se passe à Animaville, sur Inspiterre, un endroit peuplé d'animaux humanoïdes, principalement des canidés et quelques félidés.
Petit aparté, je me targue de connaître pas mal de races de chiens et de chats, mais avec ce livre, j'en ai découvert certaines (majoritairement canines). Merci Mr Kochmann ! ^^
Donc, sur ce, revenons à notre chronique...
Les Dutemps, des braques gris, sont la famille la plus importante de la ville, la plus riche, et celle à même de produire le plus de Nhäture, à base de la Nature, que l'on pourrait comparer à de l'électricité toxique (enfin si mal utilisée, enfin... pas tout à fait... Hmm... Bref...)... Mais voilà que LeRoy Dutemps est assassiné par son fils, Prince, qui convoite le Sceptre Dutemps, source du pouvoir de leur famille. Cependant, son esprit est aspiré à l'intérieur et est scindé en quatre.
C'est là que rentrent en scène Chloé Barkouaf, une inspectrice teckel rongée par la douleur et la haine et sa partenaire Polygon Sobarf, une chihuahua tremblante et bégayante, mais gentille et pleine d'optimisme. Leur mission, non pas si elle veulent bien l'accepter, mais qu'elles sont obligées d'accepter, est de rentrer à leur tour dans le sceptre afin d'y retrouver et d'y déloger les quatre fragments de l'esprit de Prince Dutemps avant qu'il ne cause plus de dégâts.
Si cette mission semble simple de prime abord, elle va en réalité se révéler bien plus compliquée que prévue et va plonger nos protagonistes dans certains des moments les plus sombres de leur passé, comme dans ceux du braque gris. Chaque fragment d'esprit sera associé à une saison, chaque saison à un moment précis du passé, et chaque souvenir mènera à un combat à but délogeant.
J'ai aimé ce principe de linéarité au sein de ces quatre parties qui nous permettent d'en apprendre plus sur le passé de nos personnages, sur ce qui a fait qu'ils sont devenus ainsi et sur l'histoire d'Inspiterre et des Dutemps.
De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre, comme l'écologie, le racisme, la manipulation des informations, l'effet de masse des foules (mêêêêê !), l'égoïsme, la surconsommation, la cupidité, la fausseté, le pouvoir, les magouilles politiques... Tout cela est bel et bien présent. Cela fait beaucoup d'informations à traiter, mais l'auteur sait manier sa plume avec brio pour nous éviter un trop-plein indigeste qui mènerait à un étouffement pur et simple.
Mais je dirais que ce qui ressort tout de même le plus, c'est la douleur, tant physique que psychologique. Elle est, quelque part, personnifiée dans le personnage de Chloé qui, suite à une chute lorsqu'elle était enfant, souffre d'horribles douleurs à la mâchoire ainsi que de migraines qui ne lui laissent que très peu de répit. Non contente de ça, elle souffre aussi de rage (pas de la rage hein !) et de rancoeur à l'encontre d'un certain personnage qui la rongent à petit feu, la rendant acerbe et agressive. Et je peux vous dire que cette aventure ne va pas du tout l'épargner, bien au contraire. Elle va même la pousser loin, très loin, très très loin... Chloé franchira-t-elle la limite, tenue, entre raison et folie ? Entre justice et vengeance ?
Une autre personnification pourrait être celle des émotions, qui, comme la douleur, sont omniprésentes dans ce livre, presque palpables et visibles. Et, s'il y a de l'amitié, de l'amour et des liens familiaux (même si oui, ce dernier n'est pas un sentiment), l'auteur les travaille de façon à, souvent, les faire passer du mauvais côté de la barrière, maculant ces beaux sentiments de noirceur et les amenant à côtoyer la colère, la rancoeur, la haine, la rage, l'égoïsme... Ces derniers vont parfois (souvent même) jusqu'à contrôler les personnages et oblitérer leur raison, les laissant ainsi seuls maître à bord.
Mais ce livre, c'est aussi la douleur et les sentiments du peuple que les puissants manipulent en leur faisant croire qu'ils oeuvrent pour eux, pour le bien commun alors que leur unique intérêt est de rester en place et de s'enrichir. En ça, Joseph Kochmann nous a construit un univers qui pourrait être qualifié de dystopique dans son fonctionnement.
Le personnage de Polygon apporte un peu de douceur et de légèreté au livre par sa gentillesse, sa douceur et son optimisme. Son bégaiement, lui, apporte une petite dose d'humour bienvenu. La petite chihuahua peut sembler naïve et faible, mais elle a plus de force et de courage qu'elle ne le laisse penser de prime abord. Et il ne faut pas oublier non plus une fidélité à toute épreuve !
Je voulais faire une petite mention spéciale à Billy le chat journaliste qui est un personnage à la recherche de la vérité, intègre et courageux qui m'a beaucoup plu. Une autre mention également à Ekspo, le berger allemand qui explique tout pour que nous "comprenions bien". Il m'a bien fait sourire. ^^
Quant à Nicholas... Ah, Nicholas... Et bien non, je ne vais rien vous dire à son sujet parce que... Comment ça parce que je suis sadique ! ? Même pas vrai d'abord ! Mais avouez que ça vous intrigue, hein ! ? lol
Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que si ce livre contient son lot de violence, d'amitié, de liens familiaux et autres sujets sérieux, vous allez aussi vous prendre des claques monstrueuses plusieurs fois, car l'auteur a plus d'un tour dans sa manche pour tenter de nous surprendre. Et je dois dire que... ben ça marche du tonnerre !
En résumé, j'ai vraiment passé un très bon moment entre les pages de ce livre, tant pour la plume fluide, noire et incisive de l'auteur, que pour les divers personnages aux personnalités affirmées et décapantes (parfois touchants, parfois énervants voire carrément répulsifs), que pour l'histoire bien ficelée et pleine de surprises ou que pour les thèmes forts qui y sont abordés.
Vous ne ressortez jamais totalement indemne de la lecture d'un livre de Joseph Kochmann... Prêt à tenter l'aventure au sein de ce roman pour le moins dédédédécapant ! ?
Lien : http://booksfeedmemore.eklab..
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ManedWolf
  15 mars 2021
C'était
si
bien.
Et je savais que ce serait bien, parce que j'adore le travail de Joseph Kochmann, et que je le suis dans toutes ses folies depuis plusieurs années maintenant. Mais là, il trouve encore le moyen de franchir un cap dans la construction de l'intrigue, le rythme, les jeux de style, les messages, l'équilibre fabuleux de l'ensemble.
Cette fois-ci, on retrouve Chloé et Polygon dans une affaire bien particulière, qui les fera voyager à travers les époques et les saisons. C'est l'occasion d'en apprendre davantage sur leur passé et les événements qui les ont façonnées, j'ai adoré cette incursion dans leur vie et cette magnifique occasion d'apprendre à les connaître encore mieux.
Les ingrédients "traditionnels" de Joseph Kochmann sont tous bien présents : les références pop-culture (notamment cette référence à Stephen King, je ne dirai rien de plus mais OH MON DIEU), les réflexions sur la vie, l'humour absurde, le ton bien moins léger qu'il n'y paraît, les clins d'oeil à son propre parcours, ce mélange si honnête et courageux de fiction et de vécu... La démarche artistique est cohérente, toujours dans une continuité admirable, mais surtout elle progresse et se développe au fil des romans, et chaque nouvelle lecture est plus léchée, audacieuse et captivante que la précédente.
Un autre tour de force rondement mené est cette capacité à embarquer le lecteur, qu'il ait lu les précédents opus ou non, sans que cela empiète sur la compréhension de l'histoire. Mais si on lit tout, on peut apprécier tous les clins d'oeil, les codes et les références qui se propagent à travers son oeuvre.
Je ne sais quoi rajouter sans me répéter ou dévoiler trop de cette intrigue si bien construite. Ce roman, c'est d'abord un formidable souffle de vie, qui nous embarque dans un tourbillon d'émotions, de réflexions, d'empathie (et parfois d'horreur, je préfère quand même prévenir que certaines scènes sont très violentes), c'est une plume qui se joue de nous et fourmille de détails savoureux, c'est une histoire qui me restera longtemps en tête et qui pose une nouvelle pierre sur ce vaste univers propre à Joseph Kochmann, que je ne me lasse pas de parcourir. C'était simplement fabuleux.
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SunRead26
  29 avril 2021
Extrait :
Chien chaud, quatre saisons est un roman policier, mélangeant thriller et fantasy édité en autoédition par son auteur Joseph Kochmann. Il nous place dans un univers où les animaux ont une apparence « humaine » dans le sens où ils sont tous bipèdes, son évoqué ici, les canidés, les félins et un gorille. Comme indiqué, ce roman n'est pas à mettre en toute les pattes, pour la simple et bonne raison, que plus on avance dans l'histoire, plus on a l'impression de se rapprocher d'un film d'horreur !
Je tiens à remercier son auteur, pour sa proposition de SP via Simplement.pro.
Que dire de l'intrigue ? Elle est prenante, et une fois qu'on l'a pense terminée, l'auteur arrive encore à en rajouter, sans pour autant que ça se ressente et sans manquer d'imagination. Entre la souffrance physique et morale de ses personnages, l'écologie, la corruption de la politique, l'auteur arrive à tous lier et à nous faire un récit magnifique autant qu'horrifique.
Certains éléments sont rapides à déterminer, comme la présence de ce mystérieux Nicholas et son but, mais malgré tout, j'ai était très surprise de découvrir, avec horreur, son véritable visage une fois qu'il a fait tomber le masque. La présence de 4, aussi mystérieuse que nécessaire à tous le récit me laisse sur ma faim, mais avec la fin qui annonce une suite des aventures de Chloé, j'aurais sûrement droit à plus d'aventures avec ce personnage si mystérieux que j'ignore encore si je dois le détester ou bien l'aimer.
[...]
En bref, j'ai adoré ce livre, alors que je ne suis pourtant pas fan de tout ce qui fait peur, je l'ai trouvé très bien construit, et malgré sa longueur, je ne me suis pas ennuyée une seconde !
Lien : https://sunread26.wordpress...
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MilleetunepagesLM
  08 mai 2021
Le commentaire de Martine :
Un autre volet des chroniques d'Inspiterre, on retrouve Chloé et Polygon dans une nouvelle affaire qui se déroule durant quatre saisons. En plus de l'intrigue, on va en apprendre encore plus sur le passé des personnages. Surtout pour nos deux agents de police très spéciaux, qui vont devoir retrousser leurs manches afin de mener leur enquête pour trouver qui peut bien avoir assassiné le directeur du Manoir Dutemps.
À chaque fois, Joseph Kochmann réussit à nous faire vivre une aventure avec ses personnages, on retrouve les éléments qui permettent de reconnaître l'essence de l'auteur, de l'humour, de l'absurde, le regard sur sa vie, ses influences, ce que j'aime retrouver dans ses romans, ce sont ses réflexions sur la vie des êtres humains. J'aime beaucoup la démarche artistique et la plume rafraîchissante de cet auteur. Ses personnages sont attachants et marquants, son intrigue est bien menée, le suspense est soutenu, c'est une belle lecture que je ne peux que vous recommander, oser !
Lien : https://lesmilleetunlivreslm..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
KhiadKhiad   29 avril 2021
- Vous pouvez vous pousser ? s'impatiente l'animal.
- On voulait juste savoir ce que vous faisiez.
- Ce sont les fêtes de fin d'année, andouille. À votre avis, je fais quoi ?
Il avance son chariot et écrase la patte de Billy qui se retient de crier. Arrivé dans le rayon confiserie, il lâche son caddie et se jette sur un Springer anglais portant quatre paquets de bonbons entre ses pattes.
- Et les autres, bouffon ? s'écrie-t-il en lui prenant sauvagement deux paquets.
L'autre chien lui mord la patte. Le setter, alors, lui donne des coups de poing. Comprenant qu'il ne fait pas le poids face à son adversaire, le Springer anglais décide d'abandonner l'un de ses paquets et de s'enfuir. Fier, le setter Gordon prend le produit et le jette dans son caddie.
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KhiadKhiad   29 avril 2021
Billy caressa sa patte endolorie, révolté par ce qu'il entendait. Leur mensonge était si éhonté qu'eux-mêmes ne semblaient pas convaincus par ce qu'ils venaient d'affirmer. Pensaient-ils vraiment réussir à convaincre leurs concitoyens ?
[...]
Les Animaliens s'étaient réunis, formant un groupe de canidés et de félidés furieux. Ils avaient tous cru, et ce sans émettre le moindre doute, les déclarations douteuses du maire et de ses alliés. Il n'y avait plus de place pour la raison : seulement les émotions. Billy en fut atterré.
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KhiadKhiad   29 avril 2021
Leur chamaillerie avait l'effet d'un bourdonnement dans le crâne du teckel, comme une guêpe gigantesque l'agressant de l'intérieur. Le moindre souffle d'air sur sa joue ressemblait à un coup de poignard. Elle n'arrivait plus à réfléchir. Tout faisait mal.
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KhiadKhiad   29 avril 2021
La créature était si étrange, repoussante, ridicule que Chloé eut l'impression qu'elle sortait de l'imagination d'un fou - avant de se rendre compte qu'elle n'était pas si loin de la réalité.
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KhiadKhiad   29 avril 2021
Un cri d'animal torturé. Du sang. Une bête traînée au bout d'une chaîne. Du jaune gluant s'écoulant d'un œuf. Du lait sale. Encore, du sang.
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