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Joëlle Touati (Traducteur)Jean-Pascal Bernard (Traducteur)
EAN : 9782749912301
475 pages
Éditeur : Michel Lafon (17/06/2010)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Andrew Marlowe, psychiatre solitaire à qui ses patients et la peinture tiennent lieu de compagnie mène une vie paisible jusqu'au jour où un peintre renommé lacère une toile à la National Gallery. Andrew va tenter de comprendre cet acte, tâche d'autant plus ardue que l'artiste, devenu son patient, refuse de parler. Le psychiatre n'aura pas d'autre choix que d'enquêter sur l'entourage du peintre, les femmes de sa vie, et surtout, cette mystérieuse inconnue qu'il dessi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Stellabloggeuse
  07 septembre 2014
Andrew Marlow est un psychiatre reconnu, mais solitaire. Alors qu'il a plus de 50 ans, un défi se présente à lui en la présence de Robert Oliver, un peintre qui a tenté de lacérer une toile à la National Gallery et qui reste désespérément mutique. Andrew va outrepasser les règles en s'adressant aux femmes qui ont aimé Robert Oliver, afin de comprendre un peu mieux sa dépression et son obsession pour un même sujet, une femme brune qu'il peint sans relâche. Il lui dérobe également ses papiers, de vieilles lettres échangées entre deux peintres impressionnistes français…

J'ai apprécié le mélange des genres que nous propose l'auteure avec ce titre. L'histoire comporte ainsi une dimension psychologique avec le « cas » Robert Oliver, ses obsessions et son attitude étrange. Néanmoins, après avoir été bien présente au début du roman, cette dimension s'efface au fur et à mesure pour laisser place aux histoires d'amour et à l'art. Les romances sont multiples et sont plutôt sympathiques, même si aucune ne m'a vraiment emportée. L'histoire prend la forme d'une enquête puisque le docteur Marlow tente de découvrir qui est cette femme qui obsède Robert Oliver. J'ai aimé l'originalité de l'intrigue, en revanche elle comporte tout de même quelques longueurs, on tourne les pages avec plaisir, mais sans hâte non plus.

La peinture est présente tout au long du roman. Moi qui ne connaît pas grand-chose à l'art et qui fréquente assez peu les musées, j'ai beaucoup aimé cette découverte. Je me suis surprise plusieurs fois à quitter le roman pour aller sur Internet regarder les toiles évoquées dans le roman (les danseuses de Degas, le village de Sisley…). Tous les personnages importants dessinent et peignent, chacun à leur niveau. L'auteure semble passionnée par l'art et elle a visiblement effectué des recherches poussées, tout est convaincant, y compris les peintres qu'elle invente et leurs tableaux.

Andrew Marlow est le point central du roman, celui qui s'efforce de réunir tous les pans de l'intrigue. Pourtant il s'exprime assez peu par rapport aux autres. Mais il m'a été sympathique et j'espérais qu'il trouverait le bonheur. Quant à Robert Oliver, s'il ne s'exprime jamais directement, il est omniprésent et c'est un personnage marquant, tant par son physique que par sa personnalité. Les femmes du roman sont des femmes fortes, chacune dans leur genre : Kate qui porte sa famille à bout de bras, Mary qui travaille durement sa peinture et Béatrice de Clerval qui garde la tête haute malgré l'adversité.

L'écriture d'Elzabeth Kostova est agréable à suivre, j'ai aimé la lire. Elle n'a rien d'extrêmement marquant non plus, mais on passe un bon moment. J'ai particulièrement aimé les moments où elle décrit des toiles ou des peintres en action.

Ainsi, j'ai apprécié ce roman aux confins de plusieurs genres, mais qui souffre cependant de quelques longueurs. Les personnages sont nombreux et intéressants, en revanche ils ne m'ont pas fait éprouver d'émotions fortes. J'ai particulièrement aimé les nombreux passages dédiés à l'art. Ce roman m'aura, de plus, permis de terminer mon challenge ABC 2013 !
Lien : http://romans-entre-deux-mon..
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leolechat
  27 septembre 2012
Dans la mythologie grecque Léda est la fille d'Eurythémis et de Thestios, roi de Pleuron en Etolie. Épouse de Tyndare, roi de Sparte, Zeus revêtit la forme d'un cygne pour la séduire. de leurs amours naquirent Hélène et Pollux. L'auteure a tissé son roman autour de cette légende.
Le personnage central du roman, Robert Oliver, est un peintre célèbre qui va sombrer petit à petit dans la folie. Il est arrêté par la police à la National Gallery of Art de Washington, après avoir tenté de lacérer "Léda", le tableau d' un impressionniste français, Gilbert Thomas (un peintre fictif, tout droit sorti de l'imagination de l'auteure, même s'il existe de nombreuses représentations de Léda et du cygne dans le domaine de l'art pictural).
Andrew Marlow, son thérapeute, va essayer de percer les mystères de cet homme plongé dans le mutisme le plus complet depuis qu'il a commis cette tentative de destruction sur l'oeuvre d'un artiste auquel il vouait une admiration sans borne . Psychiatre renommé, et peintre lui aussi à ses heures perdues, c'est un homme esseulé qui n'a jamais trouvé le bonheur dans le domaine conjugal . Il est fasciné et dérouté par cet artiste et va tout faire pour percer l'énigme qui l'a fait basculer vers la démence.
Pourquoi Robert Oliver peint-il toujours la même femme sans relâche au risque de perdre sa santé et le peu de raison qu'il lui reste ? Est-elle un personnage sorti tout droit de son imagination ? A-t-elle réellement existé ? Pour découvrir qui se cache derrière cette inconnue, Andrew Marlow va partir à la rencontre de l'entourage de l'artiste et notamment des femmes qui ont partagé sa vie. Elles vont peu à peu se livrer, dévoiler les pans sombres de leur histoire commune avec Robert Oliver et lui apporter un éclairage sur l'origine de son obsession.
Ce roman mêlant passé et présent est entrecoupé par les lettres de Béatrice de Clerval, une artiste peintre du 19ème siècle. Dans ce récit s'entremêlent les voix de différents narrateurs, Marlow, Kate et Mary, qui chacun à leur tour nous raconte leur propre histoire.
Elisabeth Kostova a consacré pas moins de cinq années de recherche sur les peintres impressionnistes pour rédiger ce roman et l'on sent à travers sa plume qu'elle maîtrise son sujet ! L'écriture est fluide et le roman se lit avec aisance malgré quelques longueurs qui ne freinent cependant pas la lecture pour autant. Les personnages sont bien campés, crédibles et même si l'intrigue n'est pas spécialement originale, elle reste bien maîtrisée. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce fut un véritable coup de coeur mais j'avoue avoir passé un très bon moment de lecture !

Lien : http://leslecturesdisabello...
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jostein
  26 juillet 2010
J'ai légèrement peiné sur la lecture de ce livre parce que j'ai trouvé le rythme assez lent et le style un peu lourd et émaillé de détails insignifiants, superflus, voire parfois un peu grotesques.
" Sa peau avait un goût piquant, le goût de l'huile d'olive extra vierge pressé à froid."
" Il a secoué tristement la tête en regardant une crotte d'oiseau collée sur le bord de la table;"
Je ne cite pas les détails les plus surprenants mais il m'est apparu étrange que Mary, la petite amie de Robert, le peintre admis en psychiatrie vienne écrire au médecin qu'elle connaît encore à peine les moindres détails de son adolescence.
Mais l'histoire reste intéressante et se déroule à la manière d'une enquête.
Je reconnais l'importance du travail de recherche de l'auteur sur la période des impressionnistes français. D'ailleurs, curieusement, le style littéraire s'enrichit lorsque l'auteur décrit les tableaux, et ses analyses sont très perspicaces et professionnelles.
" Il avait saisi l'instant de choc, d'incrédulité, l'instant où tout bascule."
Quant aux personnages, j'ai regretté qu' Andrew Marlow, le psychiatre endosse le rôle principal car je le trouve assez fade. Il s'éprend des femmes du peintre, sans grande conviction, un peu à l'image d'un transfert psychiatrique. Je n'ai pas ressenti d'émotion profonde chez cet homme, à part un désir de "se caser" à la cinquantaine.
Par contre, le caractère du peintre, Robert Oliver était riche et intéressant mais ce personnage passe rapidement au second plan, oublié dans son hôpital et son mutisme.
Bien sûr, le personnage de Béatrice de Clerval, la jeune peintre du XIX ème siècle est très romantique. Évoquée par le biais de sa correspondance avec son oncle et mentor,Olivier Vignot, elle est digne des héroïnes De Maupassant ou Flaubert. Jeune épouse, en manque de maternité, elle s'adonne à sa passion de la peinture et tombe amoureuse du vieil oncle qui révélera son talent. Il y a une très grande poésie et émotion dans l'évocation de leur rencontre charnelle.
L'enchâssement des deux histoires, celle de Béatrice au XIX ème siècle et celle, actuelle, de l'enquête du psychiatre permet de donner un rythme au récit. le lecteur peut y voir l'évolution des romances entre personnages d'âges différents (Béatrice et Olivier, Robert ou Andrew et Mary, Henri et Aude).
Globalement, je trouve le contexte du livre sur le monde des impressionnistes bien documenté et enrichissant. La trame de l'histoire est bien construite et les explications se construisent au fil du récit. L'enquête du psychiatre donnera la raison de l'agression du peintre envers ce célèbre tableau " Léda vaincue par le cygne".
Toutefois, je n'ai pas été emportée par l'histoire, sûrement à cause du style et du manque d'intérêt pour le personnage principal, Andrew Marlow.
Lien : http://www.babelio.com/ajout..
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MonCharivariLitteraire
  24 novembre 2018
Andrew Marlow est psychiatre. Sa vie est remplie des besoins de ses patients et de son amour pour la peinture. mais son univers sera bouleversé lorsqu'un nouveau patient entrera dans sa clinique: Robert Oliver un peintre reconnu ayant essayant de détruire une toile à la national gallery. En essayant d'aider son patient il va remonter le temps et s'intéresser à une peintre du IXème siècle Béatrice de Clerval. Avec la patience d'un enquêteur il va essayer de comprendre l'histoire de son patient et de cette peintre disparue. Il sera surpris par les réponses qu'il trouvera mais aussi par ce que cette enquête dans le milieu de l'histoire de l'art lui offrira en retour.
Un beau roman qui vous captive. Les pages se tournent toutes seules et une fois que vous l'avez reposé, vous continuez d'y penser. Bravo à Elizabeth Kostova
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morea
  23 juillet 2012
Ce roman est long certes mais le suspense aide à poursuivre.Il s'en dégage aussi une atmosphère tellement subtile qu'on se prend au jeu et qu'on ne le lâche plus. On sent bien que roman est écrit par une personne sensible aux moindres variations de l'âme humaine et au côté poètique de la vie, si quotidienne soit elle.Bref un roman slave plutôt qu'américain.A découvrir.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
StellabloggeuseStellabloggeuse   07 septembre 2014
La femme marche d'un pas rapide. Ses bottines claquent sur le sol gelé. Son haleine s'échappe par bouffées claires dans le crépuscule s'épaississant. Est-elle pressée de quitter le village ou se rend-elle dans l'une de ses dernières maisons ? Mais elle ne se retourne pas et il en est heureux. Elle lui plaît telle qu'elle est, s'éloignant de lui dans le tunnel neigeux de sa toile, son paquet serré au creux de ses bras. Une femme réelle, une femme pressée, fixée sur la toile pour l'éternité. Figée dans sa hâte. Une apparition réelle ; à présent le personnage d'une peinture.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   24 novembre 2018
Pour moi même j'ai appris à rêver petit, d'une feuille, d'un nouveau pinceau, la chair d'une orange, et les détails de la beauté de ma femme, une étincelle au coin de ses yeux et le duvet de ses bras à la lueur de la lampe du salon le soir quand elle lit.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   24 novembre 2018
Il m'aurais plus de lui demander ce qu'il faisait désormais de ses journées, mais l'aspect de son intérieur aussi soigné que sa personne, rendait la réponse évidente: il ne faisait rien. Il avait l'air de celui qui attend stoïquement un rendez vous.
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vallalectricevallalectrice   07 mars 2017
Sans doute était-ce sa femme, ai-je pensé, posant en costume d’époque......On avait l'impression qu'elle allait vous sourire. Ce portrait avait quelque chose d’inquiétant.
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vallalectricevallalectrice   25 février 2017
...ses chaussures en tout cas c'etait sa fierté. Il mettait de l'argent de coté pour ses chaussures, il en prenait grand soin, il les entretenait à l'huile de vison....
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