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EAN : 9782354855864
88 pages
Éditeur : Jets d'Encre (01/02/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
"Parce qu’ils ont tenté de mettre fin à leurs jours, Camélia et Constantin se retrouvent assis côte à côte dans la salle d’attente bondée des urgences. Une confiance apaisante s’installe entre ces âmes en peine qui lient connaissance et se découvrent plus de points communs qu’elles ne pouvaient l’imaginer : victimes l’une et l’autre de manipulation perverse, elles se sentent égarées. Sauront-elles trouver la sérénité ?
Par touches délicates, Isabelle Kreidi n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  10 septembre 2017

Incorrigible que je suis !!!
Je suis partie en Vendée, avec une amie sur son invitation pour le w.e... Avec dans mon sac , trois bouquins... j'avais largement de quoi faire ,me direz-vous .... et vous auriez raison !!.
Eh bien non, il a fallu que je fasse un léger détour par un espace librairie... et en fouinant dans le fond de "Littérature Française", j'ai été intriguée par un nom d'auteure, complètement inconnu: Isabelle Kreidi.
Il y avait plusieurs titres de cette enseignante en philosophie !

Et voilà, je suis repartie avec ce mince roman, au sujet fort intéressant : et au titre irrésistible La manipulation mentale dans les rapports amoureux !!! Tout un programme !!...

Dans un service d'urgences, Camélia et Constantin se retrouvent dans la salle d'attente, après avoir "craqué" et pensé mettre fin à leurs jours... Pour tromper et l'attente et leurs angoisses,... ils vont se confier l'un à l'autre... Ils vont très vite se rendre compte de leurs nombreux points communs, dans leur vécu" dont une relation amoureuse, passionnelle, avec chacun, un compagnon pervers, et "tordu" !...
Ils en sont chacun sortis, grandement abîmés , et se trouvent au bord du gouffre, dans une période de convalescence où ils essaient avec moult difficultés de reconstruire leur personnalité dans son intégrité!
"L'âge ne peut pas être utilisé comme prétexte pour ne rien faire de nouveau. (...) Rien ne m'empêche de réinventer ma vie, de lui donner un nouveau souffle. (...)
- C'est beau l'Irlande...
- Vous m'emporteriez dans vos bagages ?
- Pourquoi pas ...
- Ma vie quotidienne n'a rien d'exaltant. Je regarde les oiseaux qui se
chamaillent, je m'intéresse aux querelles des écureuils- Ils sont d'une agressivité terrible quand on pénètre sur leur territoire-, mais dans tout cela s'infiltre une nostalgie difficile à expliquer à quelqu'un qui ne vit pas en permanence dans ce cadre. Cette nostalgie met en relief la solitude, la vulnérabilité : on ne voit qu'elles tout à coup. Cette attention aux toutes petites choses est peut-être une forme de dépression. (...) Moi aussi, il m'arrive de rêver d'un ailleurs que je n'arrive pas à localiser. "(p. 87)
Constantin est paysan, a repris la ferme familiale, son fils, lui vit en Australie, et n'a pas la moindre envie de prendre la succession de l'exploitation familiale...
Camélia est enseignante, aimée, estimée de ses collègues, comme de ses élèves !! tout aurait pu se poursuivre s'il n'était advenu pour chacun de nos deux protagonistes la rencontre dans leur vie intime d'ouragans terrifiants, en la personne de deux êtres qui se sont révélés des êtres doubles aux
comportements remplis de duplicité...

Les comportements des personnalités "perverses" sont finement décrits...ainsi que les inévitables ambiguïtés que recouvrent les "Relations humaines", et les "liens amoureux", plus particulièrement...
"(...) il ne supportait pas l'opposition; que je fasse une objection, que je me rebiffe, tout se retournait contre moi. Dans son genre, il était machiavélique: il minait le terrain, savait exactement où il avait placé les explosifs et se débrouillait ensuite pour me faire marcher dessus..."( p. 60)

Cette rencontre pour nos "deux écorchés"...va ouvrir à nouveau les" vannes de l'espoir" et de la confiance envers l'Autre....

Un roman très court, rempli d'ondes positives, qui évoque , suggère deux descentes aux enfers, ainsi que deux élans redonnés, réveillés par les bienfaits de la parole et de la confiance ...une Renaissance pointe à l'horizon, pour Camélia et Constantin...et nous en sommes joyeux pour
eux... après les avoir accompagnés dans leurs déboires houleux , les acculant à des comportements suicidaires !!
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2017
L'âge ne peut pas être utilisé comme prétexte pour ne rien faire de nouveau. (...) Rien ne m'empêche de réinventer ma vie, de lui donner un nouveau souffle. (...)
- C'est beau l'Irlande...
- Vous m'emporteriez dans vos bagages ?
- Pourquoi pas ...
- Ma vie quotidienne n'a rien d'exaltant. Je regarde les oiseaux qui se chamaillent, je m'intéresse aux querelles des écureuils- Ils sont d'une agressivité terrible quand on pénètre sur leur territoire-, mais dans tout cela s'infiltre une nostalgie difficile à expliquer à quelqu'un qui ne vit pas en permanence dans ce cadre. Cette nostalgie met en relief la solitude, la vulnérabilité : on ne voit qu'elles tout à coup. Cette attention aux toutes petites choses est peut-être une forme de dépression. (...) Moi aussi, il m'arrive de rêver d'un ailleurs que je n'arrive pas à localiser. (p. 87)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2017
C'est triste une maison endormie, sans lumière, sans odeur de cuisine, sans le feu qui crépite pour mettre un peu de couleur dans la vie. (...)
Quand le soleil se lève, passe encore. Mais quand le soir tombe sur ma prairie et que les arbres deviennent des silhouettes obscures, ce silence parfois devient oppressant. Je me plais dans le calme de ma ferme, mais en même temps, quand je me réveille la nuit, il m'arrive de me demander ce que fais là...
(...)
-Personne ne devrait être seul quand la nuit vient. (p. 69)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2017
La mort est une porte de sortie quand quelqu'un nous épuise : on perd son souffle à force de marcher dans un vent contraire. Le vampire ne peut pas s'empêcher de tuer, c'est dans sa nature. (p. 68)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2017
- Vouloir mourir dans un lieu pareil, ce n'est pas sérieux.
- Je ne voulais pas mourir, je voulais vivre autrement.
- Et si on changeait de vie ?
- Vous le pensez vraiment ? (...)

- Où iriez-vous ?
- Je ne me suis jamais sentie à ma place...
Et ce n'est pas un hasard si j'ai vécu avec un homme qui ne m'en donnait pas. Je crois que je serais mieux en Irlande, sur la terre de mes ancêtres. (p. 80)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 septembre 2017
(...) il ne supportait pas l'opposition; que je fasse une objection, que je me rebiffe, tout se retournait contre moi. Dans son genre, il était machiavélique: il minait le terrain, savait exactement où il avait placé les explosifs et se débrouillait ensuite pour me faire marcher dessus...( p. 60)
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Vidéo de Isabelle Kreidi
You tube- -----Isabelle Kreidi parle de son métier d'écrivain ainsi que ses origines , dont celles rattachées à un arrière-grand-père vendéen, mineur... qui occupe une place particulièrement importante....
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