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EAN : 9782818051382
380 pages
Éditeur : P.O.L. (10/09/2020)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 910 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'un livre sur le yoga et la dépression. la méditation et le terrorisme. L'aspiration à l'unité et le trouble bipolaire. Des choses qui n'ont pas l'air d'aller ensemble, et pourtant. C'est l'histoire d'un écrivain qui voit avec satisfaction qu'il a peut-être enfin réussi sa vie, trouvé un équilibre, et qui voudrait bien écrire un livre " souriant et subtil sur le yoga " qu'il pratique depuis 25 ans.

Il dirait ceci : " Ce que j'appelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (215) Voir plus Ajouter une critique
Afleurdelivres
  23 septembre 2020
Emmanuel Carrere fait partie de ces écrivains qui parviendraient à me faire lire avec exaltation et avidité un document aussi indigeste qu'un rapport médical sur l'électrophorèse de l'hémoglobine ou encore une notice de montage d'un meuble à chaussures. Parce qu'il est intéressant, parce qu'il est drôle, parce qu'il est honnête, parce qu'il a un sens de la narration hors du commun, parce qu'il est touchant et cultivé, parce qu'il donne une profondeur à la moindre anecdote qui se transforme en leçon de vie, parce que son style est hybride et captivant, parce que ses écrits, et ce livre le confirme, sont géniaux tout simplement.
Ici ce qui devait être un livre de développement personnel « subtil et souriant » sur le Yoga va prendre une toute autre orientation. le point de départ est une retraite Vipassana sur la méditation. Assis en lotus sur son zafu l'écrivain recherche la pleine conscience en observant sa respiration (et les autres) tout en tentant vainement de ne pas la modifier.
Au rythme de ses descriptions amusantes voilà que le lecteur se prend machinalement à contrôler ses inspirations et expirations et à observer ses sensations. Jouissif ressenti. Puis cette quête introspective plaisante s'acheminera progressivement vers une plus sombre réalité. Une dépression sévère, liée à un diagnostic tardif de bipolarité, refait surface et le conduira à une longue hospitalisation, avec mise de son esprit sous camisole chimique et électrochocs histoire de provoquer un « redémarrage du système ». du désir d'élargissement de sa conscience il est passé à celui de l'éteindre. Sa souffrance est telle qu'il demandera l'euthanasie. Loin d'atteindre l'état de quiétude et d'émerveillement visé il est victime de son autodestruction « sans me vanter je suis exceptionnellement doué pour faire d'une vie qui aurait tout pour être heureuse un véritable enfer ».
C'est avec une grande lucidité qu'il analyse dans cette autobiographie son narcissisme encombrant et son fonctionnement psychique avec recul dans l'espoir de retrouver un nouvel élan vital. Dans cette confession il interroge le réel et tente de « voir les choses comme elles sont » sans édulcorer ni dramatiser, un des enseignements de la méditation, le tout avec un art indéniable de la dérision et de l'autodérision. L'air de rien c'est bien plus profond qu'une simple lamentation d'un être autocentré et dépressif, il parle de lui, beaucoup, de ce que c'est d'être soi mais aussi de nous, de vous, du rapport aux autres. Malmené par ses « vritti sous cocaïne » ses pensées erratiques, parasites qu'il peine à domestiquer tant son activité mentale est en surchauffe, il s'obstine à faire taire son insupportable babil intérieur pour quitter le Samsara et accéder au Nirvana. Son témoignage est très riche : pensées spirituelles, citations (de Simone Weil à Montaigne), références (dont la polonaise héroïque de Chopin interprétée par Martha Argerich) rencontres, souvenirs... du funeste massacre de Charlie Hebdo dans lequel a péri son ami Bernard Maris en passant par le décès de son éditeur et ami de longue date qui pour la première fois ne lira son manuscrit, de l'Irak à l'île grecque de Leros entouré de jeunes réfugiés, en passant par le Sri Lanka dévasté par le tragique Tsunami de 2004 pléthore de réflexions et personnages célèbres et moins célèbres sont subtilement évoqués. Sans oublier son amour évanescent pour la « femme aux gémeaux». Dans ce chaos existentiel alors qu'il n'y croit plus un rai de lumière finira par apparaître enfin redonnant naissance à une balbutiante pulsion de vie...
On en souligne des passages! n'est-ce pas le gage d'un livre parfaitement réussi?

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Lutvic
  31 août 2020
Pour certains, Yoga est le plus beau livre d'Emmanuel Carrère.
Seulement, voilà, le dire devient indécent :
C'est un livre qui désamorce intelligemment toute "critique" que l'on pourrait en faire ; il se laisse tout au plus raconter mais ne permet pas de "chronique" proprement dite :
Cela serait la preuve qu'on l'ait mal lu.
On ne peut pas chroniquer la souffrance mise à nu, l'errance intérieure, la quête de repos et de silence qui se donnent à lire, creusent dans notre vécu, font écho et réverbèrent empathiquement.
Ni la douceur et la simplicité qui adviennent au bout des descentes dans les ténèbres.
A la fin des combats portés avec l'Adversaire.
Nous voilà étrangement enfermés dans un paradoxe consubstantiel à ce livre : Yoga nous offre le luxe de nous taire.
Ceux qui aiment Emmanuel Carrère l'y retrouveront avec émotion.
Les autres l'aimeront peut-être à partir de ce texte.
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ODP31
  20 septembre 2020
Le Yogi dépressif
Coup de gong pour un billet mi Yin, mi Yang après cette lecture réalisée en position de lotus dépoté sur mon canapé.
Emmanuel Carrère, c'est comme un vieux pote perdu de vue depuis des années, avec lequel on retrouve tout de suite une certaine complicité, tant son écriture impose de la familiarité avec ses lecteurs. Il multiplie les références et les souvenirs de ses précédents romans partagés avec nos yeux, comme un copain nous rappelle de vieilles cuites ou certaines facéties plus ou moins glorieuses. Je pense que cette intimité partagée et cette absence de pudeur dans l'oeuvre de l'écrivain explique en grande partie son succès mérité.
Je me suis donc lancé dans cette lecture plus pour avoir des nouvelles d'Emmanuel Carrère, que je n'avais plus croisé dans les rayons de ma librairie depuis 6 ans, que par curiosité pour le sujet proposé. La méditation m'endort, j'ai envie de taper sur Petit Bambou à coup de gros roseaux, et je n'ai jamais eu besoin de me lancer dans la spéléo de mon âme ou focaliser mon attention sur mes poils de nez pour atteindre un certain apaisement.
Emmanuel Carrère m'a vite rassuré. Si les premières pages racontent avec modestie sa pratique méditative, sa pratique des arts martiaux et son initiation au Yoga, il porte avec beaucoup d'humour un regard critique sur la mode du développement personnel. Il nous expose plusieurs définitions de la méditation et nous raconte son expérience d'une retraite spirituelle sans tomber dans le prosélytisme du bonheur en tong.
D'une approche ludique, ce roman prend une tournure beaucoup plus tourmentée avec l'évocation de la mort de son ami Bernard Maris, lors de l'attentat de Charlie Hebdo, celle de son éditeur de toujours, puis par le récit détaillé d'une terrible dépression qui le conduira à l'internement et à un diagnostic implacable, la bipolarité.
Dans son livre, Emmanuel Carrère nous entraîne dans sa terrible chute, le lecteur partage son traitement de cheval, ses effets secondaires, ses euphories up et ses gadins down. Nous sommes en emphase avec ses phases et ses phrases. Il ne remontera la pente qu'en s'exilant à Lesbos en venant en aide à de jeunes migrants.
Rassuré que ce récit ne tombe pas dans le feel good, histoire du névrosé sauvé par un maître Zen en dix leçons, j'ai apprécié que le cheminement soit inverse, que l'auteur ne se raconte pas et ne nous raconte pas d'histoires. Si le Yoga l'apaise, il ne soigne pas, si la méditation le calme, elle n'est d'aucune utilité face à des troubles psychologiques graves. Face aux vrais problèmes, la chimie médicamenteuse reste plus efficace que le thé vert et l'encens . de morale, il n'y en a pas, à part peut-être l'idée que l'homme moderne s'écoute un peu trop, qu'à force de s'entendre dire « Prends soin de toi », il prend moins soin des autres.
Emmanuel Carrère est le sujet de conversation préféré d'Emmanuel Carrère. Sous ses faux airs de bonze, il ne parle que de lui, tout le temps, même quand il veut rendre hommage à des amis ou des proches. Il l'avoue lui-même mais si la faute avouée est à moitié pardonnée, elle libère surtout sa propre conscience et il ne cherche pas à éviter la récidive. C'est un peu à mes yeux la limite de ce récit très autocentré. Les autres personnages ne sont pas incarnés, figurants de son existence. L'auteur est très seul dans son roman. Heureusement qu'il y a le lecteur. Toujours fidèle.
Après la généalogie russe, la plongée biblique et ce roman zen sous électrochocs, j'attends la prochaine carte postale.
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Cancie
  25 octobre 2020
Janvier 2015, Emmanuel Carrère prend le train en gare de Bercy, destination le Morvan pour y passer dix jours avec une trentaine de participants, pour un stage de méditation. La consigne est stricte : pas de téléphone portable, pas de livre, pas d'ordinateur : on se retrouve face au silence, seul face à soi-même. Il pratique le yoga depuis une trentaine d'années et ce stage, cette retraite en silence lui permettra d'écrire un petit livre sur le yoga. Il se trouve en effet que, sujet à la dépression, pour lui, "c'était un bon moment, un cycle extrêmement favorable qui durait depuis bientôt dix ans". Mais il va traverser alors un grave épisode dépressif qui le conduira quatre mois durant en hôpital psychiatrique à Sainte-Anne. Il sera diagnostiqué bipolaire type II : "quoi qu'on pense, dise et fasse, on ne peut pas se fier à soi-même car on est deux dans le même homme et ces deux-là sont des ennemis".
Ce livre, donc, aurait dû être léger et souriant, il est devenu grave quand l'auteur se croyant guéri a frôlé le désastre.
Dans Yoga, Emmanuel Carrère raconte cette terrible dépression avec franchise et justesse et dépeint magistralement cette détresse psychique qui l'a envahie et l'a plongé dans les ténèbres et la détresse, songeant même à s'autodétruire.
Des événements importants vont jalonner cette terrible période. Sont évoqués avec beaucoup de sensibilité l'attentat contre Charlie Hebdo et l'assassinat de Bernard Maris que son amie Hélène F. avait rencontré après son divorce et dont il dit : "on était tout doucement en train de devenir des amis", la crise des réfugiés et ces moments très beaux passés avec ces jeunes afghans qu'il aide sur l'île grecque de Léros, la mort de Paul Otchakovsky-Laurens en 2018, son éditeur et ami.
Yoga porte tout de même bien son titre car le yoga reste omniprésent tout au long du récit et seul, quelqu'un en ayant une pratique régulière, ancienne et maîtrisant idéalement la langue peut nous faire découvrir aussi bien et de façon aussi simple cette activité à la fois physique, méditative et spirituelle. J'ai ainsi appris multitude de termes rattachés à cette pratique (un peu lassant parfois), à commencer par le zafu, coussin sur lequel s'assoient les pratiquants.
Cependant le combat intérieur que va devoir mener Emmanuel Carrère face à cette maladie qu'il croyait vaincue et qui refait surface sera une véritable mise à nu des souffrances endurées, de sa quête de délivrance qui s'achèvera par cette sublime dernière parole : "je suis pleinement heureux d'être vivant".
Yoga est une autofiction, c'est-à-dire que l'auteur parle de lui, de sa vie et y mêle forcément d'autre vies que la sienne, ce qui explique sans doute le différend avec son ex-épouse Hélène Devynck.
Yoga est certes un superbe bouquin que je ne peux que recommander, mais j'avais néanmoins préféré La moustache, La classe de neige et surtout L'adversaire du même auteur.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Fandol
  20 novembre 2020
Emmanuel Carrère, j'ai adoré le lire dans L'Adversaire, Limonov et même le Royaume. Je l'ai aussi rencontré, écouté présenter le Royaume à Vienne (Isère), en novembre 2014, mais là, avec Yoga, je n'ai pas du tout adhéré à ce qu'il raconte.
C'est, bien sûr, très personnel, souvent intime, mais j'ai dû me forcer à lire, pour aller au bout, poussant un grand ouf à la dernière ligne quand il avoue être « pleinement heureux d'être vivant. »
Yoga parle bien sûr de cette discipline venue d'Asie et apportant beaucoup de bien-être à ses adeptes. J'ai quand même retenu quelques conseils utiles pour la respiration et le contrôle de son corps.
Emmanuel Carrère parle surtout de méditation avec une cascade de définitions toutes très judicieuses et encourageantes pour le commun des mortels mais, en fait, il parle surtout de lui.
Il raconte, romance, invente sûrement, abuse parfois de termes techniques japonais ou autre mais c'est un prétexte pour raconter sa vie, ses joies, ses peines, surtout ses souffrances. Comme il l'avoue, pour un homme qui a tout : l'argent, la réussite, deux enfants beaux et intelligents, voilà qu'il est bipolaire de type 2 !
Régulièrement, il sombre dans la dépression, a besoin d'être soigné, hospitalisé à Sainte-Anne, subit des électrochocs, prend des médicaments. Dans Yoga, j'ai souffert avec lui de tant d'épreuves, de cette détresse morale pour un homme qui connaît tout, fréquente des célébrités, et partage amour et amitié.
Au fil des pages, j'ai fait beaucoup de rencontres dont son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L.), qui a su le motiver, peu de temps avant sa mort, le 2 janvier 2018, pour apprendre à taper avec ses dix doigts.
Au début, il y a ce stage Vipassana, dans le Morvan, stage de yoga haut de gamme avec cent vingt participants mais c'est tellement aride et dépouillé que j'ai été soulagé lorsqu'Emmanuel Carrère a dû quitter les lieux brusquement après la tuerie de Charlie Hebdo. Il connaissait bien Bernard Maris et il a dû prononcer un discours à son enterrement.
Après toute cette dépression qui le met au plus bas, il m'a emmené sur l'île grecque de Léros où il s'occupe d'un atelier d'écriture pour des réfugies avec une certaine Frederica qu'il appelle affectueusement Erica. C'est une bonne respiration, un moyen de sortir de cette introspection maladive dont il m'a trop longtemps gratifié. En bonus, l'auteur m'a donné envie de réécouter la fameuse Polonaise héroïque de Frédéric Chopin et, pour cela, je le remercie.
Parler de soi, les plus grands écrivains l'ont fait et le font. Emmanuel Carrère reconnaît qu'il veut être des leurs mais Yoga ne m'a pas vraiment plu car ressemblant un peu trop à un fouillis de rencontres, d'expériences plus ou moins réelles. Si écrire ce livre lui a fait du bien, tant mieux !

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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critiques presse (10)
LeDevoir   13 octobre 2020
À sa façon, l'écrivain français Emmanuel Carrère raconte dans «Yoga» sa descente dans l'enfer de la dépression.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec   12 octobre 2020
Incroyablement doué pour se livrer sans fard et sans temps mort, l'auteur de Limonov nous offre l'un de ses plus beaux textes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Elle   16 septembre 2020
Écartelé entre son goût du zen et les gouffres de la dépression dans laquelle il a sombré, l'écrivain raconte dans « Yoga » ses tentatives d'équilibriste pour vivre. Soufflant.
Lire la critique sur le site : Elle
LeSoir   16 septembre 2020
Emmanuel Carrère voulait écrire un livre sur le yoga. Le titre est bien là, « Yoga », mais il a pris des couleurs plus sombres que prévu.

Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress   31 août 2020
Comment harmoniser le yin et le yang d'une vie brisée en deux ? Le récit-roman implacable d'un écrivain perdu en son royaume.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   31 août 2020
L' écrivain raconte dans « Yoga » sa pratique de la méditation mais aussi sa terrible dépression. Son plus beau livre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   28 août 2020
Chronique sinueuse d'un combat intérieur contre la dépression, jalonnée d'épisodes intimes et tragiques, le nouveau livre d?Emmanuel Carrère est aussi le récit des années 2010, du surgissement du terrorisme, de la crise des réfugiés.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Telerama   28 août 2020
Il voulait écrire un livre “souriant” sur le yoga, quand une dépression l’a terrassé. Magistrale, cette plongée dans l’abîme esquisse malgré tout la voie d’une possible reconstruction.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   26 août 2020
Jamais l’auteur de « D’autres vies que la mienne » n’a été plus écrivain que dans cet autoportrait éclaté, où il lâche les chiens et ses démons, ne cache rien de ses addictions à l’alcool, au sexe et à son despotique ego ; où, à chaque page, il s’applique à sauver sa peau et repousser, encore un instant M. le bourreau, l’idée de mourir.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LesInrocks   18 août 2020
Six ans après Le Royaume, Emmanuel Carrère revient avec Yoga et raconte comment sa vie a basculé. Un très beau récit qui interroge illusion et vérité.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (151) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65fertiti65   06 mai 2021
Volets tirés, j'entends les bruits tranquilles du dehors, un balai qu'on passe sans se presser, un ruissellement d'eaux ménagères, le miaulement d'un chat, la pétarade d'un scooter au loin, le bourdonnement, tout près, d'un réfrigérateur. J'essaie de faire porter mon attention sur eux, et sur le bruit ténu du souffle qui passe dans mes narines : irrégulier, rauque, oppressé. J'essaie de ne pas bouger, de rester complètement immobile. C'est un rude travail, l'immobilité.
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fertiti65fertiti65   05 mai 2021
Ça aide à vivre d'avoir conscience que tout moment est un passage, que l'apogée annonce le déclin, et la défaite la victoire future. C'est utile quand la vie vous sourit de savoir qu'elle va vous passer à tabac et quand on tâtonne dans les ténèbres que la lumière va revenir. Ça donne de la prudence, ça donne de la confiance. Ça aide à relativiser ses états d'âme. Du moins ça devrait.
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fertiti65fertiti65   05 mai 2021
Tout le monde sait aussi qu'on peut courir vite, que certains courent plus vite que d'autres, qu'il y a à chaque moment de l'histoire un être humain qui court plus vite que tous les autres. Au moment où j'écris c'est une athlète américaine appelé Allyson Felix, au moment dont je parle c'était un athlète jamaicain appelé Usain Bolt, je ne sais pas qui ce sera quand vous lirez ce livre, certainement quelqu'un d'autre car ces records qui semblent imbattables sont faits pour être battus. Un record de vitesse, c'est en tout cas facile à mesurer. Mais un record de lenteur ?
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fertiti65fertiti65   04 mai 2021
Charles de Foucauld, lorsqu'il se réveillait la nuit, peu importe à quelle heure, avait pour principe de se lever et de considérer que la journée était commencée - façon radicale de traiter l'insomnie.
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fertiti65fertiti65   04 mai 2021
Durant ces dix jours, est-ce le méditant qui va observer l'écrivain ou l'écrivain qui va observer le méditant ? Gros, gros dossier, qui me tracasse, et sur lequel je finis par m'endormir.
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Vidéo de Emmanuel Carrère
Radio Télévision Suisse. Emmanuel Carrère, à vif.
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