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ISBN : 2070305120
Éditeur : Gallimard (13/10/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.62/5 (sur 316 notes)
Résumé :
" C'est arrivé en douce, subrepticement, sournoisement, sans prévenir, une vraie saloperie, une lente et insidieuse pénétration.
Je suis l'esclave d'une chose indéfinissable qui est entrain de me détruire et je lui obéis sans aucune résistance......"

La dépression nerveuse: ça peut tomber sur nimporte qui, même sur un homme au sommet de la réussite.
Philippe Labro revient de l'enfer. Il le dit. Il dit surtout qu'on peut en sortir, que to... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
babounette
20 décembre 2013
C'est toujours très difficile de parler d'un sujet aussi sensible que la dépression, je parle de la vraie, pas d'un coup de blues. Philippe Labro nous parle dans son livre de sa plongée en enfer, de ce qu'il a ressenti, vécu, ou plutôt pas vécu durant deux années. de cette "brisure" de son corps et de son esprit. Il en parle avec des mots simples, c'est parfois poignant, dur, les médecins, les médicaments, l'incompréhension de certains, la souffrance "de cette broyeuse qui lui ronge le ventre". Mais il raconte aussi sa lente remontée à la vie, le nouveau regard qu'il a sur le monde tant il est vrai que quand on passe dans les mains de cette "broyeuse", on ne voit plus le monde de la même manière. Un livre plein d'espoir aussi.
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Alexein
19 juillet 2016
Pour tous ceux qui ont connu la dépression, ce livre ne peut laisser indifférent. On pourrait croire à première vue qu'il ne s'agit dans ce livre que du déballage sans pudeur des états d'âme d'un membre du microcosme parisien, d'un de ceux qui ont leur petite place bien chaude au sein de l'élite médiatique et intellectuelle de la capitale. On peut se demander pour quelle raison Philippe Labro s'effondre soudain à l'intérieur de lui-même alors qu'il vient d'accéder à la direction de la première radio de France ; que tout ceci n'a pas de raison fondée et que ce livre ne serait que prétexte et vanité d'un homme menant une vie très confortable qui se lamenterait sur son sort alors que bien d'autres vivent des situations bien plus dramatiques et désespérées que la sienne.
Cela est trompeur car il n'en est rien. C'est un homme qui met son être entièrement à nu, qui nomme les choses aussi précisément qu'il lui est possible. C'est un être humain comme vous et moi qui se confie ici. Cela transpire dans toutes les descriptions, perçantes comme des milliers d'aiguilles, des symptômes de cette maladie honteuse, cette « broyeuse », qu'est le syndrome dépressif.
La difficulté de trouver un praticien avec qui le courant passera ; les multiples échecs ; l'isolement, le dégoût de soi, la vitalité minée, sapée de toute part ; la sensation de dériver, de ne plus pouvoir se raccrocher à rien de tangible, les angoisses vertigineuses et abyssales ; le sentiment d'être indigne d'être aimé, d'être indigne de vivre, de n'être plus qu'une coquille vide, de ne plus reconnaître la figure qu'il voit dans le miroir comme étant la sienne, tout cela est décrit simplement, de façon sincère, juste et poignante.
On se traîne, on passe plus de temps au lit sans réel effet bénéfique. Mais comme on a le dégoût de tout ou plutôt goût à rien, on pense qu'on ne mérite pas d'infliger notre présence au monde. L'isolement est inévitable et fait partie du processus, si l'on peut dire.
Puis un jour, alors que rien ne le laissait présager, une tartine de confiture « a du goût ». Cela ne paraît rien à une personne bien portante. Mais pour quelqu'un qui a passé des mois voire des années dans d'épaisses et engourdissantes ténèbres, cela vaut mille soleils, mille éclats de rire, mille moments de joie condensés en un seul. C'est plus que symbolique : c'est le goût à la vie qui réapparaît.
C'est inestimable, ineffable, ça nous arrache même une larme, car pendant la dépression on est incapable de pleurer. On est à nouveau capable de ressentir, d'éprouver que l'on est vivant !
Je pense que la dépression est une métamorphose, que c'est un phénomène aussi bête que la transformation de la chenille en un papillon plein de vigueur, de malice et assoiffé de vie. le problème, c'est que notre chrysalide ne se voit pas. Notre physiologie n'apparaît pas au grand jour. On ne peut qu'observer le regard terne, le manque d'entrain, la lassitude du dépressif. On pourrait appeler ça un exil interne. Pour ma part, je l'ai ressenti comme ça.
Ceux qui traversent cette épreuve n'ont pas tous la chance d'être bien entourés et, malheureusement, trop nombreux sont ceux qui en viennent à se suicider. Il faut être particulièrement attentif à la santé de ces personnes qui ne sont alors plus elles-mêmes.
Le retour à la surface peut être plus ou moins long. Il peut parfois prendre des années. Lorsque le fond du fond de l'abîme est atteint et que le « ressort » qui permet de s'extirper de cet état lance enfin l'impulsion, c'est une ascension douce, colorée, légèrement grisante et sucrée, pleine d'un foisonnement de sensations à la fois familières et nouvelles qui s'imposent à nos sens. On ressent un élan s'élever pareil à une lame de fond qui vient crescendo ; une effervescence physique et spirituelle, comme les bulles de champagne crépitent en atteignant la surface.
Merci Philippe Labro d'avoir partagé avec nous cette expérience ô combien intime, douloureuse et salutaire. Ce livre est un message d'espoir vis-à-vis de ce syndrome qui ne doit pas être envisagé comme une simple fatalité mais comme la perspective d'un avenir meilleur, d'une renaissance.
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francoisvaray
02 juin 2014
"Tomber sept fois, se relever huit" de Philippe Labro raconte l'histoire d'une grosse dépression nerveuse, la sienne. Et de sa guérison. C'est avec courage que cet excellent auteur (en plus bon réalisateur, présentateur sobre et élégant et grand patron de médias) abandonne toute pudeur pour raconter sa détresse. il y a du Camus (La Chute) dans cette narration. Il y a du doigté, des espoirs, des renoncements, des défaites, une victoire. A lire par ceux qui sont passés par ce qui n'est pas une maladie honteuse, par ceux qui doutent de la possibilité d'une guérison, par ceux qui connaissent quelqu'un dans la même situation, et surtout par ceux qui amalgament une déprime, une mélancolie ou des problèmes avec la maladie grave nommée dépression nerveuse. A ne pas mettre entre les mains des hypocondriaques, des paranos, et de ceux qui traversent un coup de blues. Ni à ceux qui ont envie de lire une comédie hilarante sur la plage. Livre profond s'il en est, et vous connaissez le risque de s'approcher de trop près de ce qui est profond....
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claudine42
30 janvier 2015
Philippe Labro est écrivain, journaliste, réalisateur de cinéma, homme de radio et de télévision. Alors qu'il semble à l'apogée de sa carrière, sur le point de devenir le grand patron de RTL, il va être pris par celle qu'il appelle 'la centrifugeuse'.
Ce livre constitue un poignant témoignage. Il rappelle si nécessaire qu'il ne faut pas être 'faible' pour tomber dans la dépression; mais que la dépression peut rendre les plus grands, les plus costauds, petits et faibles...
Il nous démontre qu'il y a - souvent? toujours? - un sens à la dépression. Un message à décoder. Une signification, une question fondamentale qui est posée et qui marque un coup d'arrêt à la vie.
Un ralentissement vicieux d'abord. Comme une suffocation. Puis un arrêt, progressif. Qu'il ne voit pas venir, qui ne s'exprime pas directement. Alors que tout semble aller si bien ! Mais l'humeur n'y est pas. Tout est noir, fatigue et sueur.
Une centrifugeuse qu'il met du temps à nommer, cerner et définir. L'ennemie avance masquée. C'est la dépression. le reptile, le boa.
Mais c'est aussi un message d'espoir très carré et très tranché. de remontée lente mais sûre. de soutien et d'amour d'un entourage qui lutte à ses côtés sans y comprendre grand chose.
Et les premiers sursauts; les réflexes vitaux qui reviennent. Et le retour du plaisir. Rien qu'avec une petite tartine à la confiture, un matin de mai.
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1967fleurs
07 août 2016
Tomber sept fois, se relever huit, voilà ce petit haïku japonais qui nous en dit "des jalons".....
Que s' est-il passé dans la vie de ce journaliste, réalisateur, écrivain célèbre où on penserait aisément que rien ne peut arriver, à qui rien ne manque : célébrité, argent, amour, vie mondaine....
Comment un homme aussi brillant à l'aube d'une ultime ascencion professionnelle peut-il se voir vaciller malgré lui et tomber au sous sol ? Il n'est plus au coeur des choses à RTL, il est le choeur du problème, il est présent mais absent.
Il a quelque chose à son insu qui s' est logé en lui : un véritable alien qui le ronge, le dévore, lui fait perdre l'appétit de vivre.... la dépression.
Il bascule progressivement de la vie publique à l'anonymat de la maladie.
Dans l'horloge du temps, comme un virus informatique, cela s'est déclenché, une maladie finalement amorcée depuis longtemps qui prend aussi sa famille en otage, voilà ce long parcours douloureux que nous révèle Philippe Labro. Au cours de ma lecture, je me disais : il est parti loin, il va s' en sortir, il a écrit....
J'ai été absorbée par cette émouvante confession d'un homme à terre, qui explique comment, pourquoi sa souffrance et sa résilience : un retour sur lui même, la réalité de ses vrais et faux amis, l'affection, la fidélité des siens indéfectibles.
Un récit poignant, sobre écrit avec humilité et sans victimiste, plein d'amour où l'espoir a fini par prendre sa revanche sur le désespoir.
Rien de romancé pour cet auteur,
C'est son histoire, de se relever 8, il est retourne dans le circuit, celui de la vie !


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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA05 février 2012
Mais faire semblant tout de même ! Par je ne sais quel réflexe d'orgueil, la peur de ne pas être à la hautuer de ce que je crois qu'on attend de moi, je vais m'accrocher à mon travail, au bureau, aux horaires et aux réunions. Je vais faire semblant d'être "opérationnel". Peut-être ai-je commis une erreur. J'aurais peut-être du tout lâcher et dire : "Voilà, je suis malade, je prends un congé, débrouilliez-vous sans moi, je vais me faire soigner". Mais d'abord, je n'avais pas encore admis et accepté que j'étais malade. Je n'arrivais d'ailleurs pas à définir la maladie. Il faut sauver la face, sauver le job aussi, peut-être ?
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FRANGAFRANGA05 février 2012
Lassitude, épuisement, tout est lourd, difficile, insupportable. Seul projet, seul objectif : chercher le sommeil et s'y réfugier. Ah ! pouvoir dormir, pouvoir prolonger l'oubli de moi, mon corps, mes jours de la vie. Et espérer que le sommeil m'aidera et me réparera, que j'en ressortirai meilleur, plus en forme.
Vite, vite : du sommeil, comme on réclame de l'eau, du pain, comme un clochard quémande de l'argent !
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ssstellassstella29 novembre 2012
"Tu apprendras d'elle." Quel est l'héritage d'une dépression ? Qu'ai-je reçu que je n'avais pas ou que j'avais oublié ?
Un peu plus de modestie, une forte dose du sens de la relativité des choses, la conscience que ta douleur ne pèse d'aucun poids par rapport à celle de tant d'autres. Le simple recul d'un demi-millimètre sur toi-même, et tu mesures à quel point tes plaintes et souffrances n'étaient que pleurnicheries, eu égard à la misère absolue des condamnés de cette terre.
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1967fleurs1967fleurs07 août 2016
Dans la réalité, allons un peu de lucidité, d'humour et de réalisme : quels balbutiements, quels tâtonnements, quelles insatisfactions et quels efforts pour se remettre debout ! Mais alors, aussi, quelle vigueur cela vous a réinjectée à chaque fois, quelle dynamique et comme il est enrichissant et instructif d'analyser les raisons d'une chute et de comprendre comment et pourquoi le mouvement a repris le dessus, le moteur s' est fait à nouveau entendre. Il existe une indescriptible allégresse interieure à ressentir que votre volonté l'a emporté sur votre démon et que l'estime de soi est revenue, que vous en savez un peu plus sur vous même. Et que ce nouveau savoir constitue une force. Puisque, au-delà de l'estime de soi, vient poindre, comme une lumière pour définitivement tuer la nuit, la maitrise de soi.
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1967fleurs1967fleurs06 août 2016
Leurs visages et leurs expressions m'échappent, m'indifferent. Rien ne m'interesse que la douleur qui est en train de m'isoler et dresser un mur de verre entre les autres et moi.
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