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Michel Persitz (Traducteur)Colette Audry (Préfacier, etc.)Lois Ames (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070712184
Éditeur : Gallimard (14/01/1988)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 223 notes)
Résumé :
Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New York avec d'autres lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d'une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d'étudiante américaine, des amours qu'elle a connues. Tout bascule lorsque Esther quitte New York. Tentatives de suicide, traitements de choc,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  05 mars 2018
C'est un livre extrêmement éprouvant , je n'ai pas eu une très bonne idée de l'emprunter à la médiathèque en ce moment .
Au fur et à mesure que nous avançons dans la lecture, nous avons comme l'impression douloureuse de lire le compte rendu d'une mort annoncée.
Nous sommes bouleversés , mal à l'aise , malheureux .......je n'exagère pas !
Esther Greenwood est une fille excessivement brillante, elle gagne une bourse pour rejoindre l'université; sélectionnée pour un stage d'été dans un prestigieux magazine, elle rejoint un hôtel,à New - York, au milieu de onze autres lauréates ,après avoir écrit poèmes ou dissertations .
Elle est censée s'étourdir et s'amuser comme jamais .
Elle se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond .
En fait "La cloche de verre " s'inspire de la vie de son auteur , une autobiographie, de Sylvia Plath, son unique roman !
" la Cloche de verre" est une prison mentale dans laquelle Esther se retrouve prisonnière des autres, mais aussi d'elle - même ........elle pose de hautes barrières , un vrai mur sur sa propre nature !
Elle fait semblant d'appliquer une bonne couche de vernis incolore de la jeune fille tellement parfaite ........telle que les autres la fantasment .
Mais le vernis se fissure : une poupée sous cloche et un tout petit espace , minuscule ! Pour une jeune fille pétrie de désirs et d'aspirations .
C'est pourtant une jeune fille talentueuse,une personnalité qui sort de l'ordinaire, contrainte de se cantonner dans un rôle tout à fait secondaire, celui de sténo !
La cloche de verre est le creuset idéal pour recueillir toutes les peurs et les angoisses d'Esther.
Qui l'écoute ?
Elle se sent seule sans cesse , se figure qu'elle ne sert à rien , se noie dans la tristesse .....
Elle se débat contre ses démons , les faiblesses de son caractère, sa perception déformée du monde qui l'entoure, pour ne pas sombrer dans la folie , avec une conscience aiguë , des fulgurances et une lucidité effrayantes !
Elle a l'impression de s'enfoncer de plus en plus profondément , dans un sac noir, sans air ;
"Je voulais faire les choses une fois pour toutes et qu'on en finisse pour de bon ".
Les troubles bi- polaires , la dépression la happent, une jeune poétesse si douée !
Elle ne peut plus dormir, se laver, écrire, lire, se lever, et faire quelque projet que ce soit ...........elle désire que le docteur Gordon l'aide à redevenir elle -même , à sortir de sa souffrance et de son mal être !
Elle hurle sa peine à la pluie froide et salée dans le cimetière où était enterré son père .
" Pour une personne qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figée comme un bébé mort, c'est le monde lui-même qui est le mauvais rêve ".
"Même un aveugle se rendrait compte que je n'avais plus de cervelle " .
"J'avais l'impression que mes nerfs fumaient comme des grils et la route saturée de soleil ;"
Peut - être la cloche de verre serait - elle à l'image de la société américaine des années 50 qui ne laissait que peu de place aux femmes pour s'affirmer intellectuellement ?
C'est un ouvrage exigeant , dur, déroutant , questionnant , peut - être demanderait- il une relecture et un peu de recul ?
L'écriture est acérée, brillante , parfois teintée d'humour noir , elle nous submerge , nous atteint , nous enveloppe ........inévitablement ! J'ai été trés touchée par ce récit, il m'a laissé une violente impression de douleur et de désespoir absolu!
Il est traduit de l'anglais par Caroline Bouet .
La première de couverture est belle avec sa petite cage stylisée ;
Ce n'est que mon avis , bien sûr !
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Marple
  02 novembre 2016
La cloche de détresse est le récit bizarre de la descente aux enfers et dans la dépression d'une très jeune fille. Esther Greenwood, car c'est ainsi qu'elle s'appelle, oscille entre exaltation et désespoir vengeur tant qu'elle vit des moments excitants à New York. Avant de s'effondrer complètement lorsqu'elle doit rentrer dans sa petite ville natale : impossible pour elle alors de se laver, de dormir, de sortir, d'écrire, de lire, de se lever, de faire des projets... S'en suit une série de soins médicaux : rendez-vous chez le psychiatre, hospitalisations, électrochocs...
Difficile de ne pas faire le parallèle entre l'héroïne et l'auteure elle-même, qui s'est donné la mort à peine un mois après la publication du roman. Pourtant, elle a essayé de donner une fin pas trop pessimiste à son histoire, et elle raconte la dépression de manière désincarnée, comme si elle en était très loin et ne la vivait pas de l'intérieur. C'est d'ailleurs assez troublant de la lire tour à tour abattue par son mal-être ou distraite par une anecdote ou une rencontre.
On a beaucoup dit que sa souffrance venait du dilemme 'être femme et mère' ou 'devenir écrivain'. Mais ce n'est pas ce que j'ai ressenti. J'ai eu l'impression qu'Esther souffrait "juste" de ses questionnements existentiels, de ses doutes, ainsi que d'épuisement moral et peut-être d'une grande lucidité quand au tragique de la vie. Autrement dit 'puisque tout est si vain et si difficile à acquérir, pourquoi même essayer?'.
Ses relations avec les autres sont très étonnantes : un mélange de répulsion, d'indifférence et de désir face aux hommes, une complicité rieuse mais superficielle avec les jeunes filles qui l'entourent, que ce soit à New York ou en hôpital psychiatrique, pas grand chose avec sa famille...
De manière générale, le livre est assez déroutant et dérangeant, et exige peut-être plusieurs lectures pour livrer les secrets cachés dans sa cloche.
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LiliGalipette
  01 janvier 2013
Esther Greenwood est une jeune fille talentueuse, invitée à New York pendant un mois après avoir remporté un concours d'écriture. Au fil des nuits, elle expérimente les débauches les plus diverses. Mais cet abus d'exubérances la laisse froide, rien ne lui semble ressembler à la vie. Peu à peu, l'obsession de la mort s'empare d'elle. « Je ne pouvais m'empêcher de me demander quel effet cela fait de brûler vivant tout le long de ses nerfs. » (p. 13) Lassée des soirées et des mondanités, elle redoute toutefois le retour chez elle et attend une réponse positive pour assister à un cours d'été en littérature.
Hélas, sa candidature n'est pas retenue et un été morne et vide se profile. Esther se laisse gagner par un lent découragement et une douloureuse prise de conscience. « le problème était que cela faisait longtemps que je ne servais à rien, et le pire, que ce n'était que maintenant que je m'en rendais compte. » (p. 89) Esther ne peut plus dormir, ni lire, ni écrire ou manger. Rongée de fatigue et désespoir, elle glisse dans une dépression nerveuse et cherche à mourir plusieurs fois, en vain. « C'est alors que j'ai compris que mon corps possédait plus d'un tour dans son sac ; du genre rendre mes mains molles au moment crucial, ce qui lui sauvait la vie à chaque fois, alors que si j'avais pu les maîtriser parfaitement, je serais morte en un clin d'oeil. » (p. 176) Esther se détache de la vie, des siens, de son avenir et même de son corps. La voilà « prisonnière de cette cloche de verre » (p. 202) qui pèse de plus en plus et l'isole du monde et d'elle-même.
Esther est admise dans diverses cliniques et subit une électrothérapie. Reprendre pied dans le monde semble inaccessible, même si le retour au collège reste un lointain espoir. Avant toute chose, elle doit se libérer de sa dépression, briser la cloche qui l'emprisonne. « Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n'était qu'un mauvais rêve. » (p. 260) Esther n'est pas seule dans la clinique, elle retrouve Joan, une ancienne camarade. Entre les deux jeunes filles, un lien étrange se crée. Quand l'une progresse, l'autre va plus mal et vice-versa, comme des Castor et Pollux sous tranquillisants. S'échapper de la cloche de verre, de cette cloche où résonne la détresse comme un écho interminable et assourdissant, c'est plus qu'un combat, c'est un pari sur la vie à la fois hasardeux et nécessaire.
Ce récit à la première personne montre la dépression et la folie comme deux voisines qui se fréquentent de trop près. D'inspiration largement autobiographique, La cloche de détresse est un roman dérangeant et fascinant. Je me suis sentie étrangement proche d'Esther : la jeune fille bouillonne d'inspiration et de génie, mais est incapable de transformer la poussée créatrice en oeuvre, au pont d'en venir à se détruire pour finalement produire quelque chose et avoir prise sur un aspect de son existence. La rédemption finale est annoncée dès le début puisque le récit est rétrospectif, mais l'histoire n'en reste pas moins haletante. On voudrait tellement aider Esther, même on se heurte indéfiniment à la même cloche de verre. Voici le roman qui ouvre mon année livresque 2013. Certes, le sujet n'est pas des plus réjouissants, mais la plume est éblouissante, à la fois torturée et vibrante.
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colimasson
  20 août 2013
Sylvia Plath a brillamment réussi à réaliser ses ambitions littéraires. Dans la Cloche de détresse, elle évoque ses années de jeunesse avec un certain réalisme biographique dont nous évaluons mal les limites, mais qui s'inspire sans doute des épisodes les plus marquants de son existence. Après une reconnaissance fulgurante de ses poèmes –presque trop pour vouloir signifier quelque chose-, la narratrice Esther Greenwood est invitée à passer l'été à New-York avec les autres lauréates d'un concours littéraire. Si le passage d'une vie routinière à une existence scandée par les soirées mondaines se passe relativement bien, le retour au bercail sera le déclencheur d'une apathie dépressive. Esther Greenwood ne peut plus vivre comme avant. Tout lui semble dénué d'intérêt car si loin de la vie qu'elle aimerait mener… Les interrogations de cette jeune fille sont celles qui hantèrent réellement Sylvia Plath : comment concilier à la fois ses ambitions de femme de lettres et ses envies de fonder un foyer ? Esther Greenwood a découvert une part inconnue de la réalité mais elle s'en sent d'autant plus étrangère que cette incursion dans la vie mondaine lui semblera ensuite inaccessible. L'existence qu'elle a mené jusqu'alors l'a coincée sous une cloche de verre –sitôt découverte, celle-ci est devenue une cloche de détresse.

La suite du parcours d'Esther Greenwood nous conduira de thérapeutes en infirmiers, jusque dans les salles d'électrochocs des instituts psychiatriques les plus réputés. Rien ne semble toutefois pouvoir l'aider à concilier ses ambitions et la réalité. Si les troubles psychiques d'Esther ne s'extériorisent plus, ils continuent cependant à marteler ses pensées. Ces obsessions opèrent en douce et se faufilent dans le texte avec une discrétion presque anodine. Il faudrait relire ce roman plusieurs fois pour comprendre qu'il s'agit du mode opératoire le plus radical de la dépression : elle agit dans le dos de ses victimes et essaie de taire son nom le plus longtemps possible.

La cloche de détresse traduit bien l'expérience d'une dépression vécue de l'intérieur. Dans toute son indifférence et dans la sobriété mesurée de ses propos, Sylvia Plath évoque ses tourments sans complaisance. Elle nous montre que la dépression n'est peut-être pas seulement un mal individuel mais qu'il s'inscrit en continuité d'un sort communément partagé par le plus grand nombre. Ce qui différencie ses victimes, c'est la capacité ou non de chacun à se rendre compte de ses limitations et de l'étau qui restreint les possibilités de son existence.

« Qu'y avait-il de se différent entre nous, les femmes de « Belsize » et les filles qui jouaient au bridge, bavardaient et étudiaient dans ce collège où j'allais retourner ? Ces filles aussi étaient assises sous leur propre cloche de verre. »

Cette constatation, en regard du reste du roman, aurait dû réconforter Sylvia Plath. Et pourtant, c'est une fois arrivée à ce stade de sa réflexion qu'elle se suicidera. Peut-être est-ce là ce qui différencie la vraie dépression de la simple mélancolie lucide.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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michfred
  27 août 2017
La cloche de détresse est un livre éprouvant.
Dans un quotidien festif- un groupe de jeunes filles couronnées de prix littéraires passe une semaine de fêtes et de banquets dans un grand hôtel new yorkais- s'engouffre soudain ce qu'on attendait le moins: une profonde angoisse existentielle qui déréalise les épisodes les plus mondains , donne aux événements une allure inquiétante, cauchemardesque qu'il s'agisse d'une beuverie ou d'une intoxication alimentaire, d'un flirt assez poussé avec un psychopathe endiamanté ou d'une invraisemblable opération de "séduction" dans un amphi de médecins où a lieu ...un accouchement!
Le ton léger, cynique, cache de plus en plus mal le vertige intérieur qui creuse chaque anecdote, passée ou présente.
La poétesse Sylvia Plath a publié ce premier et unique roman, largement autobiographique, un mois avant son suicide. Elle y entreprend, sur un ton fitzgeraldien , tout d'abord, de retracer un épisode douloureux de sa vie de jeune fille : une terrible dépression, suivie d'un internement et d'une serie d'électrochocs, dont elle sort pour reprendre, brillamment, sa carriere d'étudiante surdouée et de poète. Jusqu'à ce que la maniaco-dépression la retrouve..
La cloche de détresse tinte en sourdine dès les premières pages, puis nettement et jusqu'au malaise.
Elle prend parfois la forme d'un défi absurde -la descente à ski- ou d'une féerie macabre-la garde-robe voletant du haut d'un building dans la nuit new yorkaise.
Parfois celle d'une epreuve initiatique obligatoire- le sexe, la défloration, qui s'apparente au viol, au meurtre.
C'est la cloche du bureau paternel montée en lampe dont le fil pelucheux électrocute la jeune Esther- lui donnant un cruel avant-goût des "soins" qui l'attendent- quand elle veut prendre près d'elle ce souvenir d'un père adoré et disparu, avec le bonheur, quand elle avait neuf ans.
C'est enfin la cloche de verre sous le boisseau de laquelle elle a l'impression de vivre, coupée du réel, isolée de ses propres émotions, comme dans un mauvais rêve.
La retenue, la pudeur, l'élégance de la forme maintiennent à distance les sombres remous des troubles bipolaires qui tentent de happer et parfois saisissent cette jeune poétesse pleine de talents et de promesses.
Mais l'élégance et l'humour -glacé- ne sont pas tout : le style a souvent des fulgurances, des embardées qui laissent pantois. La cloche fêlée, comme celle de Baudelaire, est une cloche de poète. Elle est pleine d'images et de musique.
Cette cloche de détresse avait dans son bronze toute une gamme pour exorciser la folie.
Un triste jour, alors que ses deux jeunes enfants dormaient à l'étage, Sylvia Plath, terrassée par une vague trop forte d'angoisse , n'a plus su ou plus voulu la faire tinter. Et a mis sa tête dans la cuisinière à gaz.
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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   10 janvier 2014
J’ai horreur de parler à un groupe. Quand je dois parler à un groupe, j’essaie toujours d’isoler une personne et de lui parler à elle, mais pendant que je parle je sens que les autres m’observent et me prennent en traître. J’ai également horreur des gens qui vous demandent pleins d’entrain comment vous vous sentez et qui s’attendent à ce que vous leur répondiez « Très bien » alors qu’ils savent pertinemment que vous êtes à l’agonie.
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MyrtleMyrtle   17 novembre 2011
C'était un été étrange et étouffant. L'été où ils ont électrocuté les Rosenberg. je ne savais pas ce que je venais faire à New York. Je deviens idiote quand il y a des exécutions. L'idée de l'électrocution me rend malade, et les journaux ne parlaient que de ça. La "Une" en caractères gros comme des boules de loto me sautait aux yeux à chaque carrefour, à chaque bouche de métro fleurant le renfermé et les cacahuètes. Cela ne me concernait pas du tout, mais je ne pouvais m'empêcher de me demander quel effet cela fait de brûler vivant tout le long de ses nerfs.
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colimassoncolimasson   20 janvier 2014
Je me souvenais de tout.
Je me souvenais des cadavres, de Doreen, de l’histoire du figuier, du diamant de Marco, du marin sur le boulevard, de l’infirmière du docteur Gordon, des thermomètres brisés, du nègre avec ses deux sortes de haricots, des dix kilos pris à cause de l’insuline, du rocher qui se dressait entre ciel et mer comme un gros crâne marin.
Peut-être que l’oubli, comme une neige fraternelle, allait les recouvrir et les atténuer.
Mais ils faisaient partie de moi. C’était mon paysage.
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Annette55Annette55   05 mars 2018
"Je voyais les années de ma vie jalonner une route comme des poteaux télégraphiques, reliés les uns aux autres par des fils .
J'en ai compté un, deux, trois, ........dix- Neuf poteaux....mais aprés , les fils dansaient dans le vide, et malgré tous mes efforts, je ne voyais pas un seul poteau aprés le dix- neuvième ....."
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MyrtleMyrtle   17 novembre 2011
- Tu n'as pas besoin de danser, je danserai à ta place.
Il a passé un bras autour de ma taille et m'a précipitée contre son costume blanc aveuglant.
- Fais comme si tu te noyais.
J'ai fermé les yeux et la musique a déferlé au-dessus de moi comme un orage. La jambe de Marco s'est glissée en avant contre la mienne qui a glissé en arrière. J'étais comme soudée à lui, flanc contre flanc, je le suivais dans tous ses mouvements, sans aucune volonté ni conscience. Après un moment je songeais : "On n'a pas besoin d'être deux pour danser, un seul suffit." Et je me suis laissé emporter et courber comme un arbre dans le vent.
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Videos de Sylvia Plath (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvia Plath
Sylvia Plath par Valérie Rouzeau (France Culture / Ça rime à quoi)
Sylvia Plath par Valérie Rouzeau (France Culture / Ça rime à quoi). https://le-semaphore.blogspot.fr/2014.... Le 31 octobre 2009, dans l'émission “Ça rime à quoi” diffusée sur France Culture, Sophie Nauleau recevait la poétesse et traductrice française Valérie Rouzeau pour évoquer la poésie de Sylvia Plath, et plus particulièrement son ultime recueil “Ariel”, que Valérie Rouzeau venait de traduire en français pour les Éditions Gallimard. Sylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Primrose Hill (Londres), est une poétesse américaine , qui a écrit aussi un roman, des nouvelles, des livres pour enfants et des essais. Si elle est surtout connue pour sa poésie, elle tire également sa notoriété de “The Bell Jar” (en français, “La Cloche de détresse”), roman d'inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d'adulte. Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglophones, les féministes voyant dans son œuvre l'archétype du “génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes”, les autres voyant surtout en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d'un suicide annoncé.
Avec la voix de Sylvia Plath.
« “Ariel”, génie de l'air de “La Tempête”, de Shakespeare, est aussi le nom du cheval blanc que montait à l'aube dans le Devon, en Angleterre, l'un des plus extraordinaires poètes du XXe siècle, Sylvia Plath, aux derniers mois de sa courte vie. “Ariel”, borne décisive marquant un “avant” et un “après”, parole intense jusqu'à la rage parfois, question de vie ou de mort. “Ariel”, jusqu'au bout, l'extrémité du dernier souffle. » Valérie Rouzeau
Sources : France Culture et Wikipédia
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