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EAN : 9782383610014
160 pages
Globe (01/09/2021)
3.86/5   116 notes
Résumé :
Ils ne sont que deux survivants humains, un père et sa petite fille, dans une maison au bord d’un lac. Leurs voisins ? Des arbres centenaires, des plantes millénaires, des oiseaux dont les appels trouent les cieux, des traces d’ours sur les troncs et une montagne qui n’a pas changé depuis qu’Emerson et Thoreau y puisaient leur force et leur sagesse.

Au fur et à mesure que la fille grandit, son père lui apprend tout ce qu’il peut, pour la préparer à un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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"Est-ce que ma mère était un ours?" demanda la fille lorsque l'animal à la fourrure bleu-noir, avec une tache blanche sur le poitrail disparut dans la forêt."
L'homme rit.


Ils ne sont plus que deux, un père et sa fille, après la catastrophe. Et la nature sauvage plus un ange gardien: un ours.
Dans ce monde étrange, personne aux alentours, sauf cet ours dans sa course solitaire, avec ses ...tours et ses détours! Ce n'est pas un roman, mais un poème, un chant d'amour, une ode à la nature...


Plusieurs chemins possibles, entre des buissons de myrtilles, les arbres majestueux et les rivières de poissons, où des ours se repaissent de truites...
De la forêt au lac, "la neige recouvre une si grande partie de l'univers", que la petite fille semble faire un parcours initiatique en terre sauvage, dans un hors temps littéraire.


Difficile à suivre? Ne vendez pas le peau de ... Car il revient, après la disparition du père, aider la fille désespérée.
" C'est déjà arrivé que des ours parlent à des gens, en vrai? Pas dans les histoires, je veux dire. Quand il y avait des gens à qui parler."
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À quelle époque sommes-nous ? Bien difficile de le dire… le monde des humains a disparu ne laissant que des « murs » mystérieux dans la vallée, vestiges de ceux qui y vivaient autrefois. Et deux survivants, à flanc de montagne : une fillette et son père.

La mère n'est plus, décédée peu après l'accouchement, enterrée sur les hauteurs là où la vue est si belle. Mais son esprit plane toujours sur les lieux. Elle veille sur son mari et sa petite qu'il éduque et aguerrit, pour ce retour obligé à la vie sauvage et naturelle.

Chasser à l'arc, pêcher à la main, se vêtir de peaux de bêtes parées, cueillir les baies, couper du bois, redescendre jusqu'à l'océan pour faire chauffer l'eau de mer et regarnir les provisions de sel… Autant d'occupations quotidiennes et formatrices, au contact direct de la faune et de la flore environnantes, qui permettront à la jeune survivante d'être autonome le moment venu.

Ce moment viendra ; un peu trop tôt peut-être. Mais un ours saura alors suppléer le père auprès de la jeune fille et finir son apprentissage, en lui racontant la forêt et en la ramenant chez elle. Un ours qui parle, qui a d'ailleurs toujours parlé comme tous les autres animaux. Ce sont juste les humains qui ont un jour cesser de les écouter, donc de les entendre. Et quand l'ours fait défaut, c'est un puma ou un aigle qui vient alors au secours de la jeune fille.

L'Ours de Andrew Krivak – traduit par Héloïse Esquié – est un conte, une ode à la nature magnifiée à chaque page, une contemplation littéraire que l'écriture de Krivak rend extrêmement visuelle, à tel point que l'on se prend souvent à avoir l'impression de tourner les pages d'un joli livre d'images.

Loin de toute approche dystopique, cette histoire simple de retour aux sources se concentre sur son sujet naturel, rappelant tour à tour les belles pages d'un Thoreau, d'un Muir ou même d'un Fromm, époque primaire.

C'est lent et contemplatif, n'évitant pas quelques temps plus faibles que d'autres, mais permettant au fil de cette contemplation de jolies réflexions sur le deuil, le souvenir et les traces que l'on laisse après soi, sur terre comme sur les autres. Une parenthèse 100% nature writing d'un auteur dont je suivrai avec attention les prochaines parutions !
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En pleine forêt, dans un temps indéterminé, un père élève sa fille après la mort de la mère. Ils survivent après ce qu'il semble être une catastrophe et le père deploie son energie à assurer leur survie, transmettant ses connaissances pour évoluer dans cette forêt. Devenue adolescente, la jeune fille devra s'adapter à ce milieu hostile, protégée par certains animaux, un ours, un puma, un aigle.

Je reste dubitative après la lecture de ce court roman, un récit assez poétique, mais dont je n'ai pas vraiment compris le but. A la fois naturaliste avec de très belles descriptions de la nature, onirique avec des animaux qui protègent la jeune fille se substituant aux parents, et un peu survivaliste avec la nécessité de ne compter que sur soi-même pour s'en sortir...Un second bémol est la répétition des situations, recherche d'abri, départ pour la chasse ou la pêche, dépeçage dans le detail, et ce, décrit plusieurs fois...
Un roman nature writing très bien écrit mais un sujet qui ne m'a pas complètement conquise.
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Je craque toujours en voyant des images d'ours, il m'arrive même d'en rêver. Alors quand un titre se nomme L'ours... Une fille et son père semblent être les seuls survivants dont on ne sait où. Après la mort de ce dernier, un ours l'accompagnera sur un bout de chemin. Pas De prénoms et les animaux parlent. On espère en savoir plus mais rien ne vient. Je ne sais pas trop comment interpréter ce roman qui comporte tout de même de beaux passages.
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Sur le flanc de la montagne isolée, ils sont les deux derniers survivants de l'espèce humaine. Un père qui élève seul sa fille dans une maison en bois au bord d'un lac, la mère de l'enfant reposant sur la cime de la montagne. 

Au fil des saisons, ils vivent tous les deux en symbiose avec la nature, profitant de ses ressources tout en la respectant pour ses bienfaits. L'homme enseigne à sa fille toutes les techniques indispensables à sa survie, du tannage des peaux à la chasse jusqu'à la confection de ses propres chaussures. 

Cependant un jour, un drame survient, faisant brutalement basculer l'existence paisible de ce duo soudé. Mais, un ours sera là pour veiller sur la jeune fille et guider ses pas.

Dès les premières pages, j'ai été envoûtée par les superbes descriptions des paysages, transportée au coeur de cette faune et de cette flore que côtoient au quotidien les deux protagonistes. Les détails de leur existence dans la montagne favorisent l'immersion et m'ont procuré un profond sentiment de quiétude. 

Difficile de qualifier ce court roman oscillant entre roman d'apprentissage et conte auxquels s'entremêle un soupçon de récit post-apocalyptique. Une intrigue simple qui prend un virage onirique dans la deuxième moitié du livre avec l'arrivée de l'ours jusqu'au dénouement à la fois pessimiste et plein d'espoir.

Un récit intemporel qui, par le biais des animaux qui peuplent cette histoire, nous invite à méditer sur notre rapport à la nature, sur l'importance de respecter et d'écouter davantage tous ces êtres vivants qui nous entourent. 

Des pages empreintes de poésie, de mélancolie et de magie qui dépeignent la perte, la transmission mais également l'affection qui unit l'homme à sa fille ainsi que le courage dont cette dernière fait preuve lors de cet hiver rude qu'elle doit affronter seule.

Une magnifique histoire de survie à travers cette fable touchante.
Lien : https://mesechappeeslivresqu..
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critiques presse (1)
LeFigaro
21 octobre 2021
L’Ours d’Andrew Krivak n’est pas un roman, mais un poème. Une élégie, un chant d’amour, une ode à la nature.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Car bien qu'il ne marche plus à tes côtés, il demeure dans le temps et l'espace de la mémoire, et c'est là qu'il apparaîtra encore et encore, chaque fois que tu le chercheras. Pas seulement dans ces endroits où il a toujours été, mais aussi là où il ne pouvait être avant et sera pourtant désormais.

P.128
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Pourquoi tu as attendu si longtemps pour me réveiller ? demanda-t-elle.
Parce que le sommeil est le seul baume que je connaisse, dit l'ours.

P.104
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Et les arbres ? demanda-t-elle.
Les arbres aussi, dit l'ours, et il regarda vers le sommet de ces mêmes branches de hêtre. Les arbres sont les grands gardiens de la forêt, les vrais, dit-il, et ce, depuis le début. Des animaux des temps anciens ont raconté que c'étaient les arbres eux-mêmes qui leur avaient appris à parler, car ils n'émettent jamais un son qui ne soit nécessaire. Chaque mot, tel un souffle, transport avec lui un bien, une finalité. Pour cette raison, les arbres sont les créatures les plus sages et les plus compatissantes des bois. Ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour prendre soin de tout et de tous en dessous d'eux, quand ils en ont la capacité.
(page 118)
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Il faisait nuit depuis longtemps quand il sortit des arbres et s'avança dans la clairière à pas lourds sous la lune descendante. Il pataugea dans le lac, but, puis en ressortit, s'assit dans l'herbe haute, et regarda les étoiles. Il ressentit la fatigue de sa tâche, comme s'il était arrivé à un lieu où fin et début étaient identiques, et que, dans le temps qu'il avait passé sur cette montagne, tout avait changé. Il tendit l'oreille et n'entendit rien. Pas de bruits d'animaux. Pas de murmure d'arbres. Pas de bourdonnement d'insectes. Pas de clapotis de vagues. Un silence aussi froid et étrange à ses yeux que l'hiver. Il se demandait depuis combien de temps il était assis là, et si, pour un bref instant, la terre s'était immobilisée, quand les feuilles de la forêt se mirent à bruire, et le gémissement spectral d'un plongeon huard flotta sur la surface de l'eau. Il se leva, s'étira et s'orienta de façon à ce que la Grande Ourse se trouve au-dessus de son épaule droite. Puis il se mit en route, suivant la rive vers l'ouest, avec le ciel qui commençait à pâlir derrière lui comme si le monde lui-même était en train de naître.
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Ensuite, elle se mit à genoux, couvrit son visage de ses mains, et se prosterna en avant dans le sable tel un pèlerin d’autrefois, incapable ou refusant dans son humilité de regarder le feu s’élever de plus en plus pour prendre l’homme.
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