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EAN : 9782070127535
208 pages
Éditeur : Gallimard (02/09/2010)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Le groupe de presse pour la jeunesse Mercandier vient d’être vendu. Son nouvel acquéreur, Paul Cathéter, ambitieux, vulgaire, méprisant, compte imposer à l’entreprise sa mentalité et ses méthodes de travail. Restructuration, réduction de la masse salariale, abandon des locaux « historiques » de l’entreprise… Les salariés s’interrogent avec angoisse sur leur avenir. Certains doivent partir, d’autres montent en grade, comme Muriel Dupont-Delvich, qui devient Directric... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  17 février 2019
Un livre intéressant qui nous plonge dans le monde du travail dans notre société actuelle! Il nous dépeint cette dépendance de l'homme envers le travail. Une fois que le travail est menacé ou perdu, l'homme, forcement, va se perdre aussi. Le style de Kuperman est influent, en ce sens, à côté de chaque voix qui clame son indignation contre un changement qui va bouleverser la vie de chaque employé dans cette entreprise de presse de jeunesse Mercandier , il y a une voix collective que l'auteure nomme chœur, qui représente un nous incarnant à la fois l'esprit d'équipe, la culture d'entreprise, une société, une nation, auprès duquel l'individu se noie....Un livre sympa, où on rencontre des potes qui nous racontent leur quotidien, leur jalousie silencieuse, leur déception, leur joie, leurs inquiétudes permanentes, leurs envies. On cause avec eux, et puis c'est tout! Et moi, ça me va!
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carre
  15 avril 2012
L'histoire est malheureusement tristement banal, comment un employeur voyou reprenant une entreprise va mettre en place un plan de restructuration dans une maison d'édition pour jeunesse. L'intérêt du roman de Valérie Kuperman vient du fait qu'elle a connu la situation qu'elle décrit, elle même perdant son job. Son histoire trouve bien évidemment écho dans la situation dramatique que connaissent de nombreux salariés. Les méthodes employées nous révoltent et le roman de Kuperman a cette force là. Mais elle porte aussi un regard distant vis à vis de ces collègues, et c'est là que le roman apporte un éclairage intéressant. Entre colère, résignation, hypocrisie et peur, le roman de Kuperman fait froid dans le dos nous montrant comment la possible perte d'emploi peut agir de façon différente sur les individus. Kuperman montre comment l'harcélement arrive à fissurer la cohésion d'une équipe, et comment l'indvidualité reprend le dessus. Un constat amer, désenchanté mais terriblement lucide.
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milamirage
  09 février 2012
Une entreprise doit être rachetée. Après une année d'incertitude, un acheteur se présente. Dans un premier temps, soulagés de ne pas se retrouver au chômage, les employés se demandent quel va être leur avenir : tout le monde va-t-il être repris, et à quel poste ? Agathe, Ariane, Patrick et Muriel : nous entrons dans leur quotidien, dans leurs questionnements et leurs angoisses sur leur devenir. Les personnalités se révèlent, les sentiments, bons ou mauvais, apparaissent au grand jour.
Mon avis : Écrit un peu comme un recueil de nouvelles, ce roman montre une grande sensibilité, et le parcours, hélas de plus en plus fréquent, de bien des employés d'entreprises qui ferment ou délocalisent. Les personnes sont vraiment humaines, avec leur quotidien, leurs espoirs et leurs déceptions. Je dois dire malgré tout que la peinture qui nous en est faite frôle parfois la caricature
Nathalie Kuperman écrivait uniquement pour la jeunesse. En 1999, elle s'adresse pour la première fois à un public adulte et depuis, elle a su s'imposer, reçoit de bonnes critiques et des prix. Elle n'en oublie pas pour autant son jeune public et continue d'écrire pour lui.
Public : roman pour les adultes.
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AmandineMM
  28 décembre 2012
« Une tentative pour rester en vie… » C'est ainsi que Nathalie Kuperman a présenté son roman dans la dédicace laissée dans mon exemplaire. Cette « vie » peut aussi bien être comprise au sens premier (une tentative pour ne pas mourir et pour survivre) que de plusieurs façons plus précises et métaphoriques pour ces employés d'un journal destinés aux enfants racheté par un homme d'affaires peu scrupuleux. Il peut s'agir pour la plus grande partie d'entre eux de garder une vie professionnelle et leur place dans l'entreprise. Ceux qui y parviennent sont quant à eux confrontés à leur conscience et se débattent pour rester eux-mêmes. Tous cherchent à rester des êtres humains, à ne pas se laisser broyer par ce nouveau dirigeant qui les traite comme de la marchandise ; tous cherchent à rester des êtres vivants et à ne pas devenir des machines, exécutant un travail mécanique avant d'être renvoyé. Cette volonté est relayée dans le roman par la voix du « choeur », de plus en plus ébranlé et cédant petit à petit. Cet ensemble est habilement morcelé par Nathalie Kuperman qui met en évidence d'autres voix narratives singulières, se débattant elles aussi face à cette situation de crise dans l'entreprise. Chacun de ces personnages aura un destin et une réaction différents. Il y a des promotions et des licenciements ; des avilissements, des petites vengeances sournoises et des sursauts de conscience. Cette alternance narrative m'a beaucoup plu et m'a semblé tout à fait appropriée pour rendre compte de cet évènement qui touche à la fois une collectivité, un choeur, et des individus : (...)
En conclusion, un roman qui, s'il ne m'a pas semblé se démarquer par son sujet ou son style et ne me laissera sans doute pas une impression durable, n'en est pas moins très bien mené.

Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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Toocha
  10 octobre 2017
Une maison d'édition de presse pour enfants, au bord du dépôt de bilan depuis un an, est rachetée par un homme d'affaires qui n'apparaît qu'un fugace instant comme un sauveur : sans scrupule, le vulgaire et cynique Paul Cathéter entend restructurer, réorganiser, rentabiliser, et, bien sûr, licencier.
Tous les employés, en choeur, vivent désormais sous l'épée de Damoclès de l'annonce des prochains licenciements (distillés au compte-goutte pour éviter un plan social).
On suit plus précisément Agathe, qui travaille dans la presse jeunesse parce qu'elle n'a jamais voulu grandir, fragile, qui cède à ses névroses ; Patrick, l'histrion ambitieux qui ne perçoit pas ses ridicules ; Dominique, qui ne craint rien plus que de ressembler à sa belle-soeur et veut (se) prouver qu'elle peut réussir dans son travail sans savoir voir combien elle est agie ; Muriel, à l'ambition dévorante de petite fille qui recherche désespérément l'approbation paternelle, si bien qu'elle se rend compte qu'elle n'est pas forcément prête à toutes les compromissions ; Ariane, enfin, anesthésiée par la vie, toute en révolte et en blessures sous son masque de détachement, terrifiée mais prête à céder à tous les instincts de survie.
Nous étions des êtres vivants évite l'écueil de beaucoup de romans sur le monde du travail, dont les personnages peuvent rester cantonnés à leur situation professionnelle désincarnée ; au contraire, les protagonistes de ce roman, notamment Muriel et Ariane, sont complexes et équivoques. Les tiraillements entre la solidarité collective et la préservation de ses intérêts propres sont traités avec intelligence, comme les fissures que créent la mise sous tension professionnelle et les menaces de licenciement.
Dans la forme, comme beaucoup de romans choraux qui juxtaposent des récits à la première personne, il y a une uniformité des voix qui se confondent dans celle de l'auteur. Néanmoins, comme le style de Nathalie Kuperman est incisif et élégant, c'est un moindre mal : au moins tous ses personnages ont-ils le sens de la formule et du trait d'esprit.
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critiques presse (1)
Actualitte   20 mars 2012
Un roman glaçant sur la souffrance au travail, la manipulation des salariés, sur l'entreprise qui a perdu toute valeur sociale, où la limitation des coûts, la rentabilité menacent l'exigence et la qualité du travail et annihilent complètement l'être humain
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
tulisquoitulisquoi   19 décembre 2010
Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. Nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d’être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d’être seul devant les questionnaires du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d’une façon hardie. Nous allions vite devenir coupables de n’avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c’est partout pareil… Et pourtant, non, ce n’est pas partout pareil. C’est partout singulier, c’est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve, mais, par pitié, pas elle, oh non, pas elle. Partout c’est elle, qui espérait une récompense parce qu’elle s’était tenue bien sage, avait fait tout ce qu’elle pouvait, avait mis des bouchées doubles comme on le lui avait demandé (ah, les bouchées doubles !), toléré les humiliations et accepté d’humilier à son tour pour sauver une place qu’elle a de toute façon perdue.
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michelekastnermichelekastner   13 juin 2012
Nous sommes sortis un à un de la salle, le visage fermé. nous ne savions pas quelle direction prendre. Nous ne voulions pas rentrer sagement dans nos box. Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d'être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d'être seul devant les questionnements du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d'une façon hardie. nous allions vite devenir coupables de n'avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c'est partout pareil. C'est partout singulier, c'est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve.
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Commenter  J’apprécie          60
ignatus-reillyignatus-reilly   04 avril 2011
Éventrer les cartons, que bonheur, éventrer les projets foireux, éventrer les chefs, éventrer les décisions arbitraires, les représailles, les abus de pouvoir, les entretiens dont on sort la queue entre les jambes alors que ça fait vingt ans qu'on est dans la boîte et que l'on s'entend soudain dire qu'on n'est plus bon à rien, éventrer la bêtise, éventrer ce rien qui tient lieu de tout et devant lequel on doit s'agenouiller. On aime notre métier et notre métier ne nous aime plus.
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ToochaToocha   10 octobre 2017
Paul Cathéter ne veut pas nous connaître. Pour tuer un chien, il ne faut pas croiser son regard, dit Christophe, le seul qui soit capable de prononcer une phrase avec un sujet, un verbe et un complément. Étrange : on n'aurait pas pensé que ces mots pouvaient venir de lui. Nos phrases à nous ne se finissent pas, elles tournent en rond sans trouver leurs points finals. Tu crois que. Ce n'est pas possible que. Il n'a pas pu. C'est complètement. Agathe, ça faisait combien de temps qu'elle. Amandine, c'est quand même. Il était pourtant si sûr de rester, Patrick, il nous encourageait même à. C'est. L'enfoiré de Cathéter, il est. Les regards s'agitent et cherchent le réconfort dans les yeux de l'autre. Ne pas être seul, surtout.
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ToochaToocha   08 octobre 2017
- Une nouvelle organisation va être mise en place, et Paul Cathéter m'a demandé de réfléchir à l'arbre hiérarchique qui permettrait de répercuter les directives de manière que les ordres soient vécus comme des invitations à se fondre dans l'intérêt commun que sera notre nouvelle entreprise, une entreprise gagnante et dynamique qui, si elle génère du profit, n'en sera pas moins garante de qualité.
[...] Je ne comprenais pas les phrases dont Muriel Dupont-Delvich usait pour tenter de me convaincre. Et pourtant, quelque chose a eu prise sur moi. Cette chose ne concernait pas le sens, mais la façon dont le discours était énoncé. J'avais l'impression d'être sous hypnose, et la litanie dont je saisissait des bribes - organisation, pouvoir, intérêt, garant, gérant, responsabilité, devoir, persuasion, économie - gagnait mon cerveau, le convoitait, l’amollissait, le délassait. Je flottais, me sentais en apesanteur, comme sous l'effet d'une drogue.
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