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Bernard Blanc (Traducteur)
ISBN : 2070379620
Éditeur : Gallimard (26/03/2009)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Visite guidée dans l'horreur du Texas ordinaire avec les deux protagonistes de "L'arbre à bouteilles". Cette fois, c'est à Grovetown, charmant petit bled où le K.K.K. assure régulièrement l'animation nocturne, que nos deux héros vont se faire remarquer. Ouragan, vaudou, séance de lynch, meurtres, menace de mort et violence raciste à tous les étages. Le quotidien de Hap Collins et Leonard Pine, en somme.
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  12 janvier 2017
Le soir du réveillon de Noël, Leonard n'a rien trouvé de mieux, pour illuminer le quartier, de mettre le feu à la crack house des voisins. Et ce, pour la troisième fois. Évidemment, aux yeux des flics, l'incident à répétitions semble peu plausible. Hap, qui arrivait tout juste pour s'en mettre plein la panse et, au passage, aider son ami, se retrouve bien malgré lui mêlé à tout ça. Quelques coups sur la gueule de ces voisins peu recommandables, il n'en faut pas plus au lieutenant Hanson pour menacer Hap et Leonard de les foutre en taule. À moins que ces derniers, puissent-ils être charitables, ne l'aident à retrouver sa petite amie black, Florida (qui se trouve être l'ex de Hap). Celle-ci a en effet posé ses valises à Grovetown où un prisonnier noir se serait pendu. Une affaire vraiment louche que l'avocate Florida tenait à éclaircir. Mais au pays des cagoules blanches, il ne fait pas bon être noir et en plus poser des questions dérangeantes. Cela ne semble visiblement pas freiner Hap et Leonard, bien décidés à retrouver Florida...

L'on retrouve avec plaisir ces deux amis inséparables que sont Leonard et Hap. Cette fois-ci, pour échapper à la taule, ils décident d'aider le lieutenant Hanson à retrouver sa petite amie. Mais, à Grovetown, là où règne le Ku Klux Klan, Leonard ne risque pas d'être le bienvenu. Bien au contraire. Ils seront mis à mal par une société raciste qui n'aime pas les Noirs, surtout s'ils sont gays. Joe R. Lansdale nous peaufine une fois de plus une aventure riche, musclée et aux moult rebondissements. Des dialogues aux petits oignons, des héros parfois malmenés qui devront faire face à eux-mêmes, des seconds rôles tantôt attachants tantôt détestables, un contexte social pour le moins haineux et violent, des conditions climatiques renversantes ou encore un petit ami qui s'en va et qui revient. Pas une minute de répit dans ce roman noir à l'écriture fleurie et nerveuse.
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Crossroads
  22 mars 2016
Lorsqu'on connait un chouïa le caractère doux et conciliant de ces deux potes, les imaginer en terre suprémaciste blanche prête déjà à sourire.
Leonard vient de cramer la crackhouse de ses voisins, il aurait pas dû.
Hap vient énergiquement au secours de Leonard qui vient de cramer...il aurait pas dû itou.
La taule ou retrouver la p'tite amie du flic local portée disparue au pays de la cagoule à pointe, la seconde option devrait s'avérer légèrement moins barbante.
Le Klan n'a qu'à bien se tenir car là où nos deux docteurs ès grandes gueules passent, la connerie trépasse.
Ils n'avaient cependant pas réellement appréhender le potentiel de nuisance dudit bled texan à sa juste valeur. Les cours de rattrapage s'avéreront méchamment pénibles...
Lansdale, fort de ses deux héros emblématiques aussi dissemblables que complémentaires, c'est l'assurance d'un très bon, voire d'un excellent, moment de lecture. Le risque de coma éveillé étant kouasi nul.
L'auteur, en récidiviste accompli, torche un nouveau récit jouissif en diable en s'appuyant sur la métaphore du chien dans un jeu de quilles.
Dans le rôle des quilles, moult blancs bas de plafond mais hautement néfastes pour toute personne présentant des pigmentations de peau légèrement différentes des leurs.
Dans celui des clébards opiniâtres, nos deux duettistes de compétition au verbe haut et aux crocs acérés.
Toujours aussi à l'aise lorsqu'il s'agit de soulever un dangereux fait de société contrebalancé par une plume des plus caustiques, Lansdale tape fort et juste en faisant ici l'apologie de la connerie funeste portée à son paroxysme tout en s'appuyant sur quelques valeurs fondamentales inhérentes à ses deux punching-ball qui s'ignorent telles que l'obstination, le courage et l'amitié indéfectible.
Si la valse hésitation de nos contemporains prête souvent à pleurer, le Mambo Des Deux Ours, lui, permet d'y remédier.
Lansdalissime !
4,5/5
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jeranjou
  07 juin 2014
Dans la série noire, venez découvrir le Nègre le Plus Malin du Monde... au pays des Blancs Les Plus Racistes du Monde…(1)
Après avoir enduré des heures à bord d'un véritable « Tape-cul » volant, d'avoir digéré tant bien que mal les grandes platées de « Bad chili » arrosées d'alcool provenant de « l'arbre à bouteille », je suis devenu un drogué de la série Hap Collins (blanc et hétéro) et Leonard Pine (noir et gay) écrit par l'impertinent Lansdale.
Comment alors ne pas succomber au « Mambo des ours », une nouvelle aventure pour nos deux héros qui vont découvrir les joies d'un petit patelin du Texas, Grovetown ?
Evidemment, si vous n'avez jamais lu Lansdale et que vous détestez les expressions grossières ou à consonances sexuelles, oubliez immédiatement !
Dans le cas contraire, disons qu'il ne faut pas être choqué si
a) la seule manière de faire déguerpir vos voisins de drogués est de bruler leur maison !
b) la seule manière de ne pas aller en prison alors est de jouer aux détectives privés pour rechercher la jeune amie noire du flic du commissariat.
c) la seule manière de débarquer dans un bled le plus raciste du monde est s'afficher en public avec un black, qui plus est pédé.
d) et enfin et surtout la seule manière de dialoguer avec des membres du Ku Klux Klan est de vouloir leur casser la gueule à deux contre dix.
Toujours pas choqué ! Bon, vous êtes donc Hap(te) pour vous coltiner Leonard dans cette ballade loin de tout repos. Je vous conseille de vous munir de vos bottes et votre ciré jaune car un vrai déluge vous attend !
Dans « le Mambo des deux ours », Lansdale nous confronte encore une fois au racisme sous toutes ses coutures, et même toutes ses couleurs. Les situations rocambolesques et loufoques sont peut-être moins présentes que dans les autres albums mais les castagnes et autres fusillades sont toujours des valeurs sûres de nos deux héros.
Pour conclure, malgré le sujet pesant du racisme, Lansdale reste au top de sa forme et la lecture de ce roman s'avère jubilatoire. Lansdale un jour, Lansdale toujours…

(1) La première expression est bien issue du roman pour qualifier Léonard, la seconde coule de source pour dénoncer les membres du KKK !
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manU17
  28 juillet 2014
Figurez-vous que je n'ai pas tardé à repartir dans l'Est du Texas retrouver mes deux nouveaux potes. Mais si, vous savez bien, Hap et Leonard, enfin Hap Collins et Leonard Pine, le blanc hétéro et le black homo, rappelez-vous ! Ca y est, vous y êtes ?
Eh bien, quelle aventure ! Cette fois, j'ai bien cru qu'on ne s'en relèverait pas… Je m'explique. Tout a commencé quand on nous a signalé la supposée disparition de Florida. Florida, c'est la sculpturale et ambitieuse avocate black qui a eu une liaison avec Hap. Après le décès de l'oncle de Leonard, c'est elle qui s'est chargé de sa succession, c'est comme ça qu'on l'a connu. Quand son nouveau mec est venu nous dire qu'elle n'avait pas donné de ses nouvelles depuis trop longtemps pour que ce soit normal, on a tous eu un coup au coeur. Hap encore plus évidemment.
Il semblerait qu'elle soit partie à Grovetown pour redonner sa légitimité posthume à un type un peu louche, assassiné dans des circonstances encore plus louches. Oubliez Grovetown, comme prochaine destination pour vos vacances ! C'est un bled paumé tel que je croyais qu'il n'en existait plus. C'est la loi du plus fort qui y règne, enfin surtout la loi du plus blanc d'ailleurs. le Klan avec un K, ça vous dit quelque chose bien sûr ?! Retour vers un passé que j'espérai révolu et pourtant…
Une fois sur place, on a très vite réalisé que la présence de Florida fourrant son nez partout dans cette ville n'avait pas dû être du goût de tout le monde… Quand on est black, on n'est pas le bienvenue dans ce patelin nauséabond. Difficile pour Leonard de garder son sang-froid face à ces sinistres autochtones qui nous ont méchamment fait savoir qu'on devait foutre le camp pour ne plus jamais revenir. Mais ça, ce serait mal connaitre Leonard…
Pour couronner le tout, après ce déferlement de haine et de violence, ce sont les éléments qui se sont déchainés contre nous. Une pluie torrentielle s'est abattue sur ce foutu patelin. J'ai bien cru qu'on allait tous crever dans ce marécage putride...

Le Mambo des deux ours de Joe R. Lansdale, plus qu'une aventure, une expérience marquante, une expérience unique, même pour une grenouille…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Ziliz
  11 août 2016
Leonard est amoureux ! L'ami Hap se sent un peu exclu, d'autant que l'homosexualité de son pote le laisse encore mal à l'aise. Non pas qu'il ait des principes à la con, mais on l'a éduqué comme ça.
• « [...] toute ma vie durant, on m'a répété que les homos étaient des pervers. Aujourd'hui, je sais qu'il y autant de pervers que de mecs normaux chez les homos et les hétéros, mais j'ai toujours un peu de recul quand je pense qu'on a le même équipement, mais que toi, tu t'en sers avec ton copain... »
Alors, est-ce qu'un Leonard amoureux est enfin zen ? Pas du tout ! Avec son petit copain Raul, ils n'ont pas les mêmes goûts et se chicanent pas mal. Enervé par une énième dispute, Leonard met le feu chez ses voisins - les salopards revendeurs de crack - et se fait arrêter avec Hap. Interpellation à la bonne franquette puisque les flics sont des amis. Echange de bons procédés : le chef de la Police ferme les yeux, à condition qu'ils enquêtent sur la disparition d'une jolie Black partie se fourrer dans la gueule du loup, dans un atroce patelin texan où le Ku Klux Klan fait encore la loi.
Ce troisième épisode de la série Collins & Pine est celui qui m'a le plus amusée. Ça délire à tout-va dans les dialogues, les situations (ombres chinoises, visite du mobile-home...), les descriptions, les surnoms. J'ai souri/ri au moins une fois par page, vantant le génie de cet auteur à qui voulait m'entendre - à ceux qui me l'ont fait connaître (merci !), à d'autres convertis, à des lecteurs qui hésitent à se lancer ou qui n'ont pas encore entendu parler de cette série de Joe R. Lansdale...
Mon enthousiasme est retombé au chapitre 17 (p. 189/372), où l'intrigue prend des allures de film d'action US - bastons violentes, courses poursuites en voiture - et ça n'arrête plus. Quel dommage ! D'autant que plus rien n'est crédible puisque les coups échangés pourraient tuer un grizzly, or on sait que nos deux copains vont s'en tirer vivants (il y a encore au moins cinq épisodes après celui-là).
Je poursuis malgré tout la série. Si leurs aventures cou!llues me fatiguent, j'aime quand même trop Leonard, Hap et leurs discussions pour les abandonner là.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   10 août 2016
- [...] J'me suis dit que t'avais pas besoin que je te rende visite avec mon petit copain.
- Parce que tu crois que j'ai des voisins ? Et si j'en avais, tu crois qu'ils devineraient que vous êtes homos rien qu'en vous voyant ? Et même si c'était le cas, tu penses que j'en ai quelque chose à foutre ?
- C'est pas ce que je veux dire, et tu le sais bien.
- Et qu'est-ce que tu veux dire ?
- Qu'on soit proches ou pas, je pense que cette histoire t'agace. Tu vois, le fait que je saute un garçon.
- C'est différent, c'est tout. J'suis pas habitué. Quand je vois deux mecs se peloter, dont l'un est un ami auquel, la plupart du temps, je pense comme à n'importe quel homme, bon, j'veux pas te raconter de blague, ça me met mal à l'aise... Ça me fout pas la gerbe ou quoi, je suis juste mal à l'aise, point final. Je ne pense pas à ce que vous fabriquez en privé, dans votre piaule, et pas seulement parce que c'est privé. Merde, Leonard, j'aime pas réfléchir à ces trucs-là. J'ai conscience qu'il n'y a aucun mal à ça, d'accord. Mais toute ma vie durant, on m'a répété que les homos étaient des pervers. Aujourd'hui, je sais qu'il y autant de pervers que de mecs normaux chez les homos et les hétéros, mais j'ai toujours un peu de recul quand je pense qu'on a le même équipement, mais que toi, tu t'en sers avec ton copain...
- Et qu'est-ce que je ressens, d'après toi, quand je te vois embrasser une nénette ? C'est pas quelque chose de naturel pour moi, Hap. Et on s'en fout de ce qui est censé être 'normal'. Ma biologie me dit une chose et la tienne une autre.
- Okay. Oublions tout ça. On va pas commencer à s'engueuler.
(p. 57-58)
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ZilizZiliz   09 août 2016
- T'as encore une minute pour que je puisse me lamenter sur mon sort, moi aussi ?
- Sûr.
- Je ne vais pas non plus si bien que ça. Ma femme passe son temps à m'emmerder. Pour elle, je ne fais jamais ç'qui faut. Elle en a marre que je sois incapable d'arranger la porte du garage. Les maris de ses amies savent toujours tout réparer. A l'entendre, tous ces trous du cul passent leur temps à se balader avec un tournevis et une pince pour transformer les tondeuses à gazon et les portes de garage en armes nucléaires... Quoi d'autre ? Voyons... J'ai de nouveau arrêté de fumer et donc je suis sur les nerfs. Ma femme a dit « plus de chatte » si j'renonce pas aux clopes, et je dois tenir un mois avant d'y avoir droit de nouveau.
- C'est une foutue sentence de mort, ça.
- Ouais. Mais comme t'as pas tiré toi-même depuis un bon moment et que t'as toujours la frite, je sais que je survivrai.
- T'as fini de te plaindre ?
- Pas encore. J'retrouve plus mon bouquin d'ombres chinoises. Je pense que c'est ma femme qui l'a planqué quelque part. Alors que j'étais juste en train de réussir une grue blanche !
(p. 160-161)
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jeranjoujeranjou   10 juin 2014
- Pourquoi suis-je comme ça ?

- T’es black et gay et sexuellement complexé, et donc tu te trouves doublement oppressé par la société blanche et en en même temps tu es émotionnellement mal armé pour t’adapter à la communauté black et macho à la quelle tu appartiens par la naissance…

- Ah ouais, c’est exact. J’avais oublié.
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jeranjoujeranjou   14 juin 2014
- Content de constater que tu n'as pas pris ton bazooka, dis-je?
- J'ai un autre flingue dans la maison, et un pistolet dans la poche de mon manteau, si t'as besoin.
- J'ai amené le mien. Ça ne me plait pas d'en avoir acheté un, mais bon... Ces jours-ci, quand j'étais trop loin de lui, j'avais l'impression d'avoir laissé ma bite dans la pièce d'à coté.
- Tu vois, y a un rapport entre la virilité et tes armes, Hap. Le revolver est le symbole phallique de ta virilité refoulée. De ton impuissance.
- Pour la première fois de ma vie, je suis enclin à le croire.
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marina53marina53   12 janvier 2017
Papa estimait - et je partage absolument son opinion - que la chasse n'est pas un sport. Ça le deviendra le jour où les animaux pourront riposter. On peut éventuellement chasser pour se nourrir - c'est l'unique justification de cette pratique de merde. Dans tous les autres cas, on tue juste pour repousser ce qui mijote encore au fond de nos coeurs archaïques de primitifs. 
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Vidéo de Joe R. Lansdale
Cold in July (2014) - Bande-annonce VF
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Titres de la série 'Hap Collins & Leonard Pine' de Joe R. Lansdale

le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

Les Mécanos de la Lune
Les Mécanos de Vénus
Les Mécanos d'Uranus
Les Mécanos de la Terre

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