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ISBN : 2354080778
Éditeur : Mnémos (15/04/2010)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 32 notes)
Résumé :
En ces temps-là, la Terre n’était pas une sphère, et d’innombrables démons vivaient dans de vastes royaumes souterrains, s’amusant parfois à remonter à la surface pour tourmenter les humains, leur accorder mille merveilles pour mieux les faire sombrer dans d’innombrables horreurs.

Le plus grand d’entre eux, le plus cruel aussi, était Ajrarn, le Seigneur des Ténèbres, le Maitre des cauchemars et des créatures de la nuit. Nombre de mortels avaient vu le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  29 août 2012
A côté de gros cycles de fantasy qui finissent par se ternir à force de s'inspirer les uns des autres, on trouve parfois des bijoux chatoyants et originaux comme celui-ci, une oeuvre à l'écart des modes, qui n'a pas pris une ride depuis son écriture.
La Terre Plate est un monde peuplé de démons terribles, cruels et capricieux, de créatures magiques, de sorciers puissants, d'humains fragiles et passionnés. L'inspiration est clairement du côté des mille et une nuits et des contes de fée. de la fantasy dans son essence - la plus pure - plus que dans ses oripeaux.
Le cycle est d'ailleurs constitué d'une série de contes, indépendants mais interconnectés, qui dessinent progressivement une histoire plus vaste. Tanith Lee fait ici une démonstration flamboyante de son art de conteuse et de son style irréprochable dans ces récits envoûtants présentés comme une sorte de tradition orale. Ca se lit comme du petit lait. Bref, j'adore.
Cinq tomes, réédités ici en deux volumes. Les deux premiers peuvent être lus indépendamment, le troisième et le quatrième s'enchaînent, et le dernier est une sorte de complément du quatrième.
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MarieC
  18 janvier 2016
Tanith Lee est une créatrice d'univers ! Dans cette édition complète d'une trilogie, elle recrée, en toute simplicité une mythologie étrange, cruelle, baroque. Dans ce monde là, les démons parcourent encore parfois le monde, créatures autres et cruelles, dont les motivations échappent aux humains. Par caprice, ils interviennent parfois dans les affaires humaines. C'est ainsi qu'Ajarn, le Maitre des Ténèbres, adopte un bébé humain. Mais l'enfant, devenu adolescent, ose aimer une autre que le démon...
L'écriture est magnifique, le récit envoutant, entre conte et récit mythologique. On y retrouve, un peu, l'univers des 1001 nuits, en bien plus cruel et plus extraordinaire. Les aventures se succèdent, de génération en génération, de vengeance en méchancetés, d'objets magiques en créatures démoniaques.
C'est superbe !
Une nuance toutefois, c'est parfois justement un peu trop parfait : trop de personnages, trop d'univers, trop de cruauté... Il faut sans doute lire cet ouvrage à petits traits, ce que n'encourage pas une intégrale. Je reprendrai ma lecture plus tard.
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Erine6
  04 août 2011
Je donne un avis de débutante, dirais-je car dans ce genre de la dark fantasy, j'ai lu peu de roman mais pour une fois par défaut, je m'y suis tentée et j'en ressors bluffée tout en étant toute chamboulée.
Dark fantasy pour moi signifie tout de suite sombre, terrifiant cependant son livre commence par un vocabulaire, une écriture qu'on retrouverait plus dans des contes, peut être de la littérature antique même, j'ai cru me retrouver l'espace d'un instant dans Les Métamorphoses d'Ovide. Dès le début, j'ai été troublée, ajouté à cela la couverture laissait penser aussi un univers sombre.
Au fur et à mesure, l'auteure place ses personnages, elle déroule des histoires, des sortes de conte, de mythes qui font la genèse du monde qu'elle a crée, celui de la "Terre Plate "et les personnages de ces histoires sont pour les plus principaux bien sombres. Les démons, des maîtres maléfiques du monde accompagnés d'autres créatures peuplent ce monde où vivent des hommes aussi. Des relations humains-maitres ou démons naissent, les seigneurs des Ténèbres sans être des dieux y sont semblables d'où mon parallèle à la littérature antique. Tout se contient dans les mains de ses maîtres et on s'étonne de l'amour qu'ils peuvent porter à de simples êtres humains ou on s'offusque de leur cruauté dès qu'un acte ne leur plaît pas. On découvre un monde où ces sortes de dieux dominent et manient le monde mais on découvre aussi que sans les hommes ils ne seraient rien. Ces dieux ont un côté bien humain quoique cruel, ils ont des sentiments comme vous et moi et souffrent des actes des hommes aussi . On réfléchit beaucoup sur la nature humaine et je dirais même qu'on la découvre au travers des diverses histoires.
J'ai aussi apprécié les parallèles se rapportant à la Tour de Babel et autres mythes célèbres qui donnent du piquant et plus de rationalité aux histoires qu'elle raconte, on se sent plus en territoire connu ça a quelque chose de rassurant, elle a une telle imagination que ça nous tranquilise un peu je crois.
J'admire tout le travail qu'elle a développé autour de cette oeuvre, toutes ces intrigues sont rondement menées, on ne sait pas pourquoi le début commence ainsi mais à la fin tout est clair, rien est oublié, tout est très détaillé, les personnages s'imposent à nous, on connaît leur vie, on sait leurs origines, elle dépose tout entre nos mains et tout est net. Elle me laisse vraiment émerveillée et me donne hâte de lire le second tome.
Par contre, et c'est un des seuls points négatifs que je relève, son est très étonnant et impose le respect mais devient pesant à la longue dans un tome si long.
A qui le recommanderais-tu ?(+tranche d'age) Je le conseille à un public adulte, de nombreuses scènes érotiques composent le livre, je ne le mettrais pas dans les mains de tout le monde.
Lien : http://inspireretpartager.wo..
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Sorcier
  22 mars 2017
Sans aucun doute une oeuvre phare de la fantasy. Tanith Lee a crée un monde d'une rare richesse et d'une rare complexité. J'ai lu par-ci par-là que l'histoire fait penser aux contes des Mille et une nuits. Il y a certes des connotations orientales de par l'ambiance, les décors et même certains paysages, mais Tanith Lee a crée un monde très personnel, aux ambiances à la fois sombres, mystiques et exotiques.
Cette histoire se lit en effet comme un conte, il n'est donc pas nécessaire de lire le livre d'une traite, au contraire je trouve qu'il est préférable de s'imprégner de toutes les histoires au fur et à mesure pour bien les assimiler. Chacune a sa particularité et son histoire propre, mais toutes ont pourtant un dénominateur commun.
J'ai franchement été impressionné, si ce n'est plus. le début m'avait paru légèrement laborieux, mais la suite s'est avéré vraiment plus enivrante. Il faut dire que les personnages crées par Tanith Lee sont complexes, travaillés, et ont quelque chose de singulier. Paradoxalement, il peut être difficile de s'attacher à certains, car quelques histoires s'avèrent un peu courtes pour cela. Néanmoins, les sentiments des personnages se comprennent et sont décrits avec beaucoup de force. Aucun des personnages n'est manichéen à mes yeux, tous ont leurs forces et leurs faiblesses, il n'y a pas de grands héros valeureux parfaits et de grands méchants réduits à de simples tyrans. Ils ont tous une part de mystère, le plus complexe étant Ajrarn, le Prince des Démons.
Tanith Lee a construit son histoire comme une grande oeuvre, où chaque pièce du puzzle a son importance. Elle nous ramène en des temps extrêmement anciens, quand la Terre n'était pas encore une sphère, telle que nous la connaissons. Qu'il s'agisse du monde inférieur (celui des Démons) ou de celui du dessus (la Terre), son originalité et sa maitrise sont admirables. Son écriture est magnifique, à la fois précise et poétique, faisant de chaque histoire un moment d'évasion et de tension. Chaque détail compte, les nombreux messages sous-jacents sont pertinents et font réfléchir. Tanith Lee ramène le lecteur en des temps oubliés, où les valeurs elles-mêmes se sont perdues, mais où les croyances absurdes (ou non) et immortelles de l'homme demeurent. Il est incroyable de constater que malgré la magie et les mondes inventés en Fantasy, chaque chose se rapporte indubitablement à l'humain. Je me suis aperçu encore une fois que chaque malheur, quel qu'il soit, est causé par la faiblesse humaine. Tout n'est qu'une succession de failles dû à la nature humaine, et chaque erreur se transmet au fur et à mesure, déversant son flot d'horreurs, de trahisons et plus encore. C'est en cela que Arjarn, malgré son statut de Prince des Démons, s'avère beaucoup plus humain et complexe qu'il n'y parait, cachant un immense mystère pouvant bouleverser l'ordre des choses. Bizarrement, malgré sa cruauté, je ne suis jamais parvenu à le détester, car il est la preuve que chacun cache une profonde blessure qui le fait devenir mauvais malgré lui.
Cette oeuvre m'a plus que surpris, elle m'a charmé, m'a fait réfléchir sur beaucoup de choses, notamment sur le langage de la nature et le lien étroit qu'elle partage avec l'humain, que ce dernier ne doit pas oublier, entre autres choses.
Lien : http://for-ever-dreamer.blog..
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Munin
  26 mars 2012
J'avoue mon incompréhension : depuis que le temps que tout le monde hurle sous les fenêtres de Pocket pour demander la réédition du cycle de Tanith Lee, considéré comme un incontournable de la Fantasy, je ne comprends pas que sa nouvelle publication par les éditions Mnémos n'ait pas déclenché une avalanche de critiques dithyrambiques. Qu'on ne prétexte pas le prix : avec ce gros volume, on a trois tomes dans l'édition précédente : le Maître des Ténèbres, le Maître de la Mort, et le Maître des Illusions. Certes, si l'on notait l'illustration sur une échelle de 1 à 10 pour son rapport avec le contenu du livre, la note serait entre 0,5 et 0,75. Mais si Bragelonne arrive à vendre avec des couvertures comme ça, alors pourquoi pas Mnémos ? Même sur Elbakin, caisse de résonance des moindres faits et gestes du monde de la Fantasy anglo-saxonne, une simple brève, puis plus rien.
20 ans après les avoir lus pour la 1e fois, je continue de penser que ce cycle est ce qui existe de plus réussi en matière de conte, et qu'ils n'ont pas pris une seule ride. D'autres auteurs ont essayé de traiter la Fantasy par ce biais : entre le hiératique Silmarillion et le lénifiant Contes de Terremer, le lecteur qui aime être un peu secoué en est pour ses frais.
Tanith Lee, à l'inverse, développe dans son univers un foisonnement d'images, d'intrigues qui saisit dès la première page. La comparaison avec les Mille et Une Nuits est une tarte à la crème : oui, on imagine plutôt un climat méditerranéen, des oliviers, des palmeraies, des balcons et mezzanines, mais qu'on ne s'attende pas à trouver des djinns, des nomades à l'hospitalité affable et doucereuse, ou des sultans ventripotents entouré d'eunuques et de courtisanes. le génie de Tanith Lee, c'est d'avoir composé son cycle autour de la figure des méchants, les Princes des Ténèbres et en premier lieu le Seigneur de la Méchanceté, Ajrarn, dont la figure traverse tout le cycle et imprègne les cinq tomes. "We Love the Bad Guys". Et cela n'a jamais été aussi vrai qu'avec le magnifique Ajrarn, dont la grandiose mesquinerie et la cruauté affectueuse forme le principal ressort dramatique des intrigues courant sur les générations et les siècles que le cycle raconte.
La plume colorée, le récit sensuel et ironique, culminent avec le 2e épisode, le Maître de la Mort, où le récit perd un peu de la distanciation du conte pour se rapprocher du roman. Malgré toutes les qualités du livre, on sera bien inspiré de faire une petite pause entre les deux tomes, sous peine de saturation devant les hyperboles, les métaphores, et autres figures de style baroques - au sens propre du terme.
Lien : http://hu-mu.blogspot.fr/201..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bib_aulnaybib_aulnay   14 mars 2012
Narasen, la reine-léopard de Merh, se tenait à sa fenêtre et regardait Dame Calamité qui arpentait les rues de la cité. Dame Calamité portait sa robe jaune, car la maladie était une fièvre jaunâtre, jaune comme la poussière qui s'élevait en tourbillons des plaines, masquait la ville de Merh et l'étouffait, jaune comme la boue puante qu'était devenu le large fleuve de Merh
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CielvariableCielvariable   08 janvier 2019
Les mortels ne se refusaient pas à Ajrarn. Sa voix, ses yeux, son contact produisaient une alchimie qui agaçait les nerfs, les rendait fous, mettait leur volonté hors la loi.
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CielvariableCielvariable   08 janvier 2019
L’âme est magicienne. Seule la chair vivante l’entrave.
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