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EAN : 9782369141815
320 pages
Libretto (02/06/2016)
3.88/5   34 notes
Résumé :
Thomas Rain Crowe, poète américain, membre des Baby Beats, ces jeunes écrivains de San Francisco ayant côtoyé les maîtres de la Beat Generation que sont Ginsberg et Burroughs, décide à la fin des années 70 de prendre la route en laissant tout derrière lui et de vivre en ermite dans les Appalaches, tout comme l'avait fait, cent quarante ans avant lui, Henry David Thoreau, qui avait tiré de cette expérience un récit mythique : Walden ou la vie dans les bois.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
sweetie
  23 août 2021
À la fin des années 1970, Thomas Rain Crow quitte la Californie pour retourner dans la région qui l'a vu naître, soit à la frontière des deux Carolines. Un bout de terrain sur une ferme, une cabane dotée d'un poêle à bois, cabinets à l'extérieur et un projet de potager pour l'autosuffisance alimentaire. le bassin de la Green River pourvoiera pour le reste : bois, pêche, chasse et randonnées pédestres. À l'instar de Henry David Thoreau, à qui il se réfère souvent dans son récit, Thomas dans sa trentaine, souhaite éprouver la solitude propice à l'écriture et à la réflexion sur l'« american way of life », société de consumérisme et d'individualisme menant tout droit à la catastrophe environnementale. L'ouvrage embrasse pas mal de sujets (ornithologie, jardinage, apiculture, climatologie, sociologie, observation de la faune, etc.), en plus de contenir nombre des poèmes de l'auteur, offrandes à la nature. Cette interconnexion avec le monde animal et végétal, il la retient de ses contacts avec les quelques descendants Cherookes qui sont restés dans ces montagnes ou qui y sont revenus après la déplacement forcé de leur peuple par le gouvernement américain entre 1831 et 1838, exode que les Amérindiens ont nommé la « piste des larmes ». Une aura de tristesse et de nostalgie plane sur les dernières pages cependant, venant ainsi contaminer un peu tout le reste du récit, commencé avec espoir et enthousiasme.
Dans un style s'apparentant au journal, l'ouvrage se lit aisément, sans grandes envolées littéraires ni propos philosophiques. Pour ça, il vaut mieux lire Jean Désy (Du fond de ma cabane) ou Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie).
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ivredelivres
  30 août 2013
Si vous avez lu et aimé Walden, si vous avez lu et aimé Solitudes australes, si vous êtes fan du journal de Rick Bass alors le livre de Thomas Rain Crowe est fait pour vous.
1980 Thomas Rain Crowe prend la décision de vivre loin des villes, au coeur des Appalaches de son enfance en Caroline du Nord.
Seconde décision : vivre en autarcie, être capable de cultiver, pêcher, chasser ce dont il a besoin pour vivre.
Première étape : construire une cabane rudimentaire « en bordure du champ de Zoro » son ami, pas d'eau courante, pas d'électricité mais un pays où « le cerf et la colombe vivent leur vie au même rythme »
Sa décision le classe immédiatement dans la case « émule de Thoreau » , il apprend à couper et à stocker son bois, planter ses légumes, faire son pain, élever des abeilles et aussi, car il faut bien vivre joyeusement, fabriquer sa bière.
Les objets quotidiens prennent une énorme place, la faux, la scie deviennent des compagnes dont il faut prendre soin, créer et soigner un « potager de montagne » est un art difficile qui demande réflexion, la pêche vous incite à « penser comme le poisson que l'on pêche » bref on est pas loin du paradis.
Echapper à la société de consommation oui mais sans couper les ponts avec la civilisation et les amis. Lorsque la solitude se fait pesante
Ce retour aux sources se lit avec bonheur, les mots coulent, la poésie est présente mais aussi le réalisme lié à une vie parfois dure.
Dans un chapitre qui m'a beaucoup intéressé il parle des « nouveaux naturalistes » des écrivains, des scientifiques qui ont oeuvré pour la protection environnementale. L'un deux a attiré mon attention et je vous en parlerai prochainement.
Mes deux chapitres préférés ? Sous la neige et Une marche en forêt.
Pour vous convaincre :
« Presque trente centimètres de neige sont tombés pendant la nuit. Une fois que le feu a repris et réchauffé la maison, j'entrouvre les fenêtres et je peux ainsi entendre, en stéréo, les bruits des oiseaux en train de manger dans la neige - un choeur animé de pépiements, de trilles et de cris perçants. Une symphonie, en fait, au vu de leur état d'anxiété, plus proche d'un combat que d'un cocktail mondain. Quand les montagnes sont couvertes de neige et de glace, les oiseaux doivent toujours manger, par jour, l'équivalent de leur poids en nourriture, mais comme leurs aliments habituels ont disparu, se nourrir prend un tour bien plus sérieux.
Chaque chapitre nous fournit une citation de ses auteurs préférés : Snyder, Emerson, Thoreau bien sûr et Whitman et chaque chapitre se termine par un poème, certains m'ont infiniment plu.

En un temps secret une fleur
de velours lisse peut devenir côtelée
Pleurer ou s'accrocher
à la lumière pour s'assécher
Etre du nectar brillant sur la peau
Un ciel où pêcher le miel
Dans un breuvage d'étoiles

L'auteur est un ami d'Allen Ginsberg et de Gary Snyder et des poètes de la Beat Génération. Publié aux Etats-Unis en 2005 c'est une excellent idée des éditions Phébus de nous offrir cette traduction.
Aujourd'hui Thomas Rain Crowe a quitté sa cabane des Appalaches, il continue à travailler pour des revues écologiques, le poète c'est fait traducteur.


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Folfaerie
  18 août 2015
Gros coup de coeur pour ce fabuleux bouquin classé en nature writing. Vraiment. C'est un texte qui ne peut qu'enrichir son lecteur, et la prose est belle et riche. Merci au traducteur, Mathias de Breyne.
Ecrivain, traducteur et poète, Rain Crowe a fait partie de la Beat generation, a roulé sa bosse un peu partout et a exécuté plusieurs petits boulots le rendant polyvalent, dans le bons sens du terme. Aussi, lorsqu'il décide de franchir le pas – vivre pratiquement en autarcie dans un coin perdu des Appalaches – ses différentes expériences et ses convictions écologistes lui permettent de s'adapter à sa nouvelle vie avec une aisance que je lui ai enviée.
Profitant de l'hospitalité d'un fermier voisin, qui prête le bout de son pré et une petite cabane, Thomas Rain Crowe se prépare à sa vie hors du monde « réel », celui que nous impose le progrès et la civilisation, pour retrouver les plaisirs d'une vie simple et sans entraves, en harmonie avec la nature. Bien sûr, tout n'est pas toujours facile, le corps est sans cesse sollicité, couper du bois mort, travailler son potager bio, réparer ou aménager la cabane (j'ai souffert avec lui lors de la construction du cellier, travail harassant…) ne sont pas des activités de tout repos. Mais au bout de chaque journée, la récompense. Manger ses propres légumes, boire l'eau de la source, marcher en forêt, fraterniser avec les cerfs, écouter et observer les oiseaux qui viennent manger les graines. Apprendre de ses voisins (affûter une lame, confectionner sa première bière maison…), travailler avec les Cherokees sur un répertoire des sites sacrés.
Il aimait aussi s'installer dans son fauteuil près du poêle à bois pour relire Emerson ou Thoreau. Il aimait cette relative solitude et sentir les liens qui l'unissaient à ce bout de terre. Chaque chapitre se clôt par un de ses poèmes, presque tous dédiés à la nature, et ils m'ont bien plu.
S'il a parfois été obligé de prendre le fusil pour défendre ses récoltes, contre marmottes, écureuils ou lapins, il le fait à contrecoeur, parce que c'est une question de survie. Il n'a jamais rien chassé de plus gros, ne tirant ni cerf ni prédateur. L'essentiel de ses repas se compose des légumes et fruits de son jardin, occasionnellement un poisson. Un presque végétarien en somme.
Bref, on est loin du Pete Fromm de Indian Creek (au fil des mois, je déteste de plus en plus ce roman et son auteur !) et c'est tant mieux. Ses points communs avec Sue Hubbell ou Aldo Leopold sont en revanche très nombreux. Ils ont la même vision de l'écologie, de ce qu'elle devrait être. Ce mot qui devient creux à force d'être utilisé à tort et à travers, retrouve ses lettres de noblesse sous la plume de Thomas Rain Crowe.
Il aborde également un problème qui me tient à coeur et que peu de gens qui se qualifient d'écologistes osent aborder : la surpopulation humaine.il ne suffit pas de penser en terme de nourriture (et de toute façon, même dans ce cas, il y aurait beaucoup à dire) il faut penser aussi et surtout en terme d'espace et de services. Maison, accès à l'eau potable, bon niveau de vie impliquant des infrastructures et la production toujours grandissante de produits de consommation, même courants, mode de chauffage (et oui, le bois n'est pas inépuisable), etc. Et la contrepartie de tout ça, la réduction des espaces naturels, le bétonnage de la nature, la disparition d'espèces animales, la production de déchets dont nous ne saurons que faire, la nécessité d'avoir un travail ou des revenus, le besoin de loisirs, de biens matériels… On ne peut même pas cohabiter avec des loups ou des éléphants, comment cohabiterons-nous avec des milliards de gens, sur des espaces de plus en plus restreints et pollués ?
L'auteur évoque avec justesse un autre besoin vital : vivre dans l'intimité et la tranquillité. de plus en plus de citadins veulent quitter les villes pour retrouver la paix, loin du bruit, de la foule, de la violence aussi. Mais cette paix s'acquiert à coup de lotissement, de rond-points, de bretelles d'autoroutes, de centres commerciaux érigés là où il y avait des prairies et le bocage, des bois et des animaux. Bref, un redoutable casse-tête que Thomas Rain Crowe a expérimenté à petite échelle.
En effet, l'écrivain a fini par quitter ce coin des Appalaches, rattrapé par le progrès. Il vit aujourd'hui dans une petite ferme près d'une autoroute (ce qu'il déplore), pas complètement ré-adapté à la vie « réelle » mais reconnaissant d'avoir pu vivre cette parenthèse enchantée. Il sait combien les choses dont nous avons le plus besoin sont fragiles et il espère toujours que le bon sens finira par l'emporter. J'en suis moins sûre que lui mais je suis heureuse de savoir que des gens comme lui existent.
C'est donc une magnifique expérience que l'auteur nous rapporte, doublée d'une saine réflexion sur notre place et notre rapport au monde sauvage, dont dépend notre survie. Lecture à compléter, si ce n'est déjà fait, avec L'almanach du comté des sables et Une année à la campagne.
Lien : https://labibliothequedefolf..
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pchion
  20 octobre 2018
J'ai beaucoup aimé ce livre de Thomas Rain Crowe même si certains chapitres m'ont un peu moins accroché que d'autres. J'étais hésitant jusqu'à la fin sur la note que j'allais lui attribuer mais les derniers chapitres m'ont beaucoup ému et ont emporté ma décision. Je me demande même si je n'ai pas préféré ce récit-là à l'oeuvre de référence en matière de "vie naturelle", à savoir Walden de Thoreau. La référence à ce philosophe naturaliste américain est explicite et l'idée qui a présidé à l'expérience de Rain Crowe était directement inspirée par Walden. L'intention de l'auteur de "Ma vie dans les Appalaches" était de prolonger, dans la durée, l'expérience de Thoreau. Mener, pendant une plus longue période, une vie d'ermite au plus profond de la forêt. Tout cela, non dans un esprit "guiness book" genre il a tenu deux ans, moi je tiendrai quatre... Dès le début du livre on comprend que ce n'est pas cet état d'esprit qui guide notre nouvel ermite. du reste, le temps qui sépare les deux expériences est suffisant pour que les données sociétales et environnementales ne soient plus les mêmes. Déjà entre les années 70 où se situe l'histoire et la décennie que nous parcourons à grandes enjambées, bien des éléments ont à nouveau changé et pas dans le bon sens.
Bref, nous voilà face à un journal, pas vraiment chronologique, mais plutôt thématique. Les récits de vie quotidienne sont entrecoupés de réflexions intéressantes sur l'écologie, la place de l'argent dans notre monde, ou le peu de cas que nous faisons des savoirs ancestraux. Certaines idées prêtent à débat - probablement - mais il y a dans cet ouvrage matière à une réflexion sur des thèmes très concrets, abordés de manière non pontifiante.
Amateurs d'intrigues et de péripéties rocambolesques, mieux vaut chercher ailleurs !
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ArtzUr
  06 décembre 2020
Un livre coup de poing. Une magnifique expérience, que nombre d'entre nous ne pourrions pas réaliser.
L'auteur soulève, à mes yeux et dans ma tête, beaucoup de questions sur notre monde actuels.
Bien qu'il ait vécu cette expérience dans les années 80, les difficultés qu'il rencontre au contact du monde capitaliste peuvent se transposer à ce qui nous vivons actuellement.
Son expérience est vraiment inspirante. Voir comment il est possible de s'adapter à cette vie reculée, à s'enthousiasmer de plaisirs simples pour certains, ou alors après avoir durement travaillé pour l'avoir.
Comprendre aussi, qu'il faut toujours s'émerveiller des choses de la nature, apprendre de ce qui nous entoure et ne pas le détruire.
C'est très intéressant également de voir le travail qu'il doit faire quotidiennement pour subvenir à ses besoins. Chaque saison à son lot de labeurs à effectuer.
J'ai apprécié le découpage du livre, le fait que l'on suive des thématiques et non des chapitres un, chapitre deux...
Le fait que chaque thème se finisse par un poème est original et agréable à lire. Parmi les poèmes que l'on peut lire, le dernier a été mon coup de coeur. Il résume à lui seul beaucoup de choses, à mes yeux, sur le monde dans lequel ont vit. Mais là n'est pas le propos.
Je conseille fortement ce livre à tout le monde !
C'est un livre que je lirai à nouveau à coup sûr !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
OlafOlaf   30 novembre 2013
"Tous les êtres, de manière inhérente, ont droit à leur place dans l'unique communauté qui soit, la communauté terrestre, un droit qu'ils possèdent du seul fait d'exister. L'intimité entre les hommes et les autres composantes de la planète tient à l'épanouissement de chacun dans l'autre, et de tous au sein de la seule communauté terrestre. Il s'agit d'un épanouissement d'ordre spirituel ainsi que d'un soutien mutuel. Il s'agit d'un engagement, et pas seulement d'un mode de survie."
En vivant dans les bois, je commence à comprendre la signification de ces mots. Ma propre communauté inclut autant (et peut-être davantage) la vie végétale et animale que la vie humaine. Vivre comme nous faisons, à proximité les uns des autres, nécessite de vivre en harmonie et dans le respect mutuel. Et s'agissant de l'interdépendance, je vois bien que les plantes et les animaux sont bien moins dépendants de moi que je ne le suis d'eux. Ce n'est pas un hasard si presque tous les mythes et histoires des peuples indigènes de tous les continents ont pour origine des animaux et des plantes, dans certains cas des êtres humains dérivés de l'une ou l'autre espèce animale. Ces peuples savaient combien la vie humaine est inextricablement liée à la nature. Cela apparaît de façon plus frappante, peut-être, dans le fait qu'on donnait souvent aux gens des noms d'animaux et de plantes, et qu'ils les portaient avec honneur. Il fut un temps où les hommes étaient conscients de l'importance de l'interdépendance et de la cohabitation avec les royaumes végétal et animal. Aujourd'hui, l'industrie et la technologie nous éloignant de plus en plus de nos relations passées avec la nature, au mieux on considère nos voisins animaux comme faisant partie du décor, au pire on les massacre, jusqu'à l'extinction.
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cardabellecardabelle   26 mai 2016
Zoro Guice,véritable légende locale et sage de la montagne contemplait les collines...là où sa famille avait cultivé la terre et affronté les éléments depuis des générations...il s'est tourné vers moi et a dit:
" La meilleure façon pour étudier la vie,la nature et ces montagnes, c'est d'aller dans les bois, de se poser à un endroit et de laisser la nature et la connaissance venir à soi.
L'homme n'a pas besoin de se mettre en quête de Dieu ou de réponses. Pourquoi se mettre en quête de quelque chose qu'on ne peut trouver ? Tout ce dont on a besoin, c'est d'un peu de patience.
Si un homme part dans les bois et qu'il se contente de rester à un même endroit suffisamment longtemps, il verra tôt ou tard défiler devant ses yeux, telle une parade, la nature dans son entier et tout ce qu'il a à savoir. "
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ivredelivresivredelivres   30 août 2013
Presque trente centimètres de neige sont tombés pendant la nuit. Une fois que le feu a repris et réchauffé la maison, j’entrouvre les fenêtres et je peux ainsi entendre, en stéréo, les bruits des oiseaux en train de manger dans la neige - un choeur animé de pépiements, de trilles et de cris perçants. Une symphonie, en fait, au vu de leur état d’anxiété, plus proche d’un combat que d’un cocktail mondain. Quand les montagnes sont couvertes de neige et de glace, les oiseaux doivent toujours manger, par jour, l’équivalent de leur poids en nourriture, mais comme leurs aliments habituels ont disparu, se nourrir prend un tour bien plus sérieux.
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ArtzUrArtzUr   06 décembre 2020
D'ailleurs l'une des choses que j'affectionne particulièrement dans cette vie de solitude que je mène, et ce malgré les idées naïves et ascétiques concernant le silence que j'avais au départ, c'est la liberté inconsciente de parler tout seul. En ville, au milieu de la foule hypersocialisée et soumise à certains modèles comportementaux, les gens se sentent plus que coupable si on les surprend en train de soliloquer. L'expression de ceux qui les croisent met en doute leur équilibre mental. À la campagne ou en pleine nature, pourtant, on se parle tout le temps à soi-même ! Et on parle aussi aux arbres, aux oiseaux, au vent et au ciel, au monde et à la terre qu'on creuse pour semer des graines ou déterrer les légumes. Et cela de diverses manières - soliloque, conversation, chanson -, alors qu'on marche au bord de l'eau, enchaînant les trilles et les bourdonnements, imitant le chant des oiseaux, le cri du renard, la mouffette qui s'accouple. La voix de l'être humain trouve constamment de multiples façons e se libérer et de s'exprimer. Elle jaillit sans gêne aucune, naturellement, sans qu'on se sente mal à l'aise du fait de ce qui, en d'autres circonstances, pourrait être perçu comme un comportement insensé. On se sent, au contraire, revigoré, heureux d'avoir agi ainsi.
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GeraldineBGeraldineB   02 mai 2020
Il fut un temps où les hommes étaient conscients de l'importance de l'interdépendance et de la cohabitation avec les royaumes végétal et animal. Aujourd'hui, l'industrie et la technologie nous éloignant de plus en plus de nos relations passées avec la nature, au mieux on considère nos voisins animaux comme faisant partie du décor, au pire on les massacre, jusqu'à l'extinction.
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