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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782757884393
360 pages
Éditeur : Points (05/03/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.7/5 (sur 127 notes)
Résumé :
Une enquête magistrale menée dans la Venise actuelle sur des secrets d’État, religieux et artistiques vieux de quatre cents ans, mêlant brillamment fiction et réalité. Caterina Pellegrini, musicologue au chômage, accepte à contrecœur un poste de documentaliste au sein d’une Fondation à Venise. Contre toute attente, la place n’est pas de tout repos. Deux cousins se disputent l’héritage d’un lointain ancêtre dont la succession serait tranchée par de vieux documents au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
latina
  14 janvier 2020
J'irais bien assister à un petit concert de musique baroque, tiens, ce livre m'en a donné envie !
Classé « policier », c'est beaucoup dire, surtout que la 1e de couverture évoque une « enquête du commissaire Brunetti », ce qui est totalement faux.
Nous accompagnons ici la jeune Caterina Pellegrini, musicologue vénitienne qui, ne se plaisant plus à l'université de Manchester, postule avec enthousiasme dans sa ville natale pour un emploi temporaire mais plus adapté à sa formation : rechercher les traces du testament d'un musicien du 18e siècle afin peut-être d'en faire gratifier les héritiers, deux « cousins » voraces et pas du tout cultivés.
Cet emploi est bien sûr temporaire, mais il passionne véritablement cette jeune femme car sa recherche l'emmène à la Marciana, la prestigieuse bibliothèque de la place Saint-Marc. Elle côtoiera le monde religieux et mondain particulier de l'Allemagne du 18e siècle, et sera éblouie par la musique de ce musicien – qui a véritablement existé et dont je viens d'écouter « Niobe ».
Eh bien ma foi, je me suis plu à suivre les traces de ce musicien, moi aussi, et à m'asseoir aux côtés de Caterina sous les ors de la Marciana, mais aussi dans les locaux obscurs de la Fondazione Musicale Italo-Tedesca.
Et pourtant, il ne se passe pas grand-chose, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais que Venise est belle, transcrite par la plume de Donna Leon ! Que l'atmosphère y est reposante malgré les touristes ! Que les bars et les petits restos paraissent accueillants !
Et puis j'aime les vieux papiers, et me pencher sur l'épaule de Caterina pour les consulter avec elle m'a procuré un sentiment à la fois de paix et d'excitation.
Foin donc d'activités trépidantes et de suspens insoutenable. Non, ici, tout est question d'atmosphère, d'érudition et d'ordre, avec de petites touches d'humour procurées par les courriels que Caterina échange avec sa soeur, religieuse en Allemagne, sur le point d'abandonner sa vocation.
Venise à la fin de l'hiver, les rues étroites, le vaporetto, les piazzas pleines de charme, la musique, les livres, les vieux papiers…Ca me suffit, pas à vous ?
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Krout
  23 juin 2017
Ce n'est pas le paradis. Ni un joyeau. Je l'ai reçu. Je l'ai lu. Il y a bien Venise. Je n'en ai pas vraiment ressenti les clapotis, ni le vent du large, non plus l'odeur nauséabonde. Que dire sinon que comme la ville, cette histoire s'enlise irrémédiablement.
Dommage, le sujet plaisant de prime abord aurait pu être mieux traité ! J'aime la musique et découvrir quelques secrets d'Histoire. Mais je n'ai pas vibré à cette histoire de castrat, et cette fouille dans deux vieilles malles à la recherche d'un très lointain héritage d'Agostino Steffani au coeur de sa musique... n'offre pas grande surprise, ni émotion. Partition délivrée avec une belle maîtrise technique, sans plus.
Une lecture indolente pour les vacances, prendre le temps. Mais sans trop chercher on en trouvera d'autres, plus palpitantes, plus mystérieuses, plus intrigantes, plus sensuelles, plus ... Venise.
C'était mon premier Donna Leon : il n'y aura pas de succession^^, je le crains.
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Sachenka
  15 août 2018
Je dois d'abord avouer que, quand j'ai entamé ce roman de l'auteur Donna Leon, je croyais lire une énième aventure du commissaire Brunetti. Les derniers tomes de cette série m'avaient habitué à de longues mises en scènes où une victime potentielle subit un préjudice et où l'inspecteur ne faisait son apparition que passé cinquante pages, voire plus. J'étais donc un peu surpris, passé cent pages, de constater que Brunetti était encore absent. J'ai fini par comprendre que Les joyaux du paradis est un roman à part.
Pour le résumer, quand deux malles ayant appartenu à un illustre ancêtre musicien sont retrouvées, deux cousins, deux héritiers cupides font appel à un organisme pour déterminer la valeur du trésor. Et peut-être la préséance de l'un des deux hommes sur l'héritage. C'est alors qu'entre en scène Caterina Pellegrini, musicologue. Pendant près d'un mois, elle épeluche le contenu des malle, reconstituant le parcours d'Agostino Steffani trois siècles plus tôt. Musicien et compositeur, oui, mais aussi et surtout abbé et diplomate à l'époque de la Contre-Réforme, ayant voyagé en Allemagne et correspondant avec des personnages important.
Cette partie de l'intrigue a attiré ma curiosité, elle avait tout pour me plaire : j'adore l'histoire et la musique. Malheureusement, l'intrigue principale, celle Caterina Pellegrini, à notre époque, laissait un peu à désirer. Pourtant, l'auteure réussit à bien nous la décrire, physiquement et psychologiquement, pareillement pour sa famille (elle communique régulièrement avec une de ses soeurs, peut-être un peu trop) et son parcours, ses aspirations aussi. Mais, malgré tout cela, je ne ressentais rien à son endroit.
Et peut-être l'auteure en était-elle consciente. J'avais l'impression que c'était la raison pour laquelle elle essayait d'y palier en y ajoutant amour et suspence. Mais le début de romance avec Andrea Moretti ne colle pas vraiment. Ses courriels espionnés et la filature dont elle semble faire l'objet ne réussissent pas à rendre son aventure plus palpitante ni inquiétante. Quand elle sort l'Opus Dei, je décroche. Décidément, rien ne lève.
Éventuellement, ce désintérêt à l'endroit de Caterina Pellegrini s'est transposé à l'histoire d'Agostino Steffani. Sa passion pour la musique semble avoir disparu, son travail de diplomate a connu des ratés, je n'avais pas l'impression de le cerner du tout. Ni de comprendre pourquoi on faisait toute une histoire avec ses malles.
Finalement, c'est symptomathique du roman en entier : une intrigue qui n'en est pas vraiment une et qu'on essaie de rendre intéressante, de combler avec des trucs de débutants qui ne fonctionnent pas. Dommage…
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Junie
  21 octobre 2013
La magistrale enquête est aussi insipide que des spaghetti sans carbonara, une pizza sans mozzarelle, un cappuccino en sachet. L'intrigue se dilue dans les eaux du Grand Canal comme dans le pire téléfilm pour maison de retraite.
Quant au dénouement, il est à peine digne du Club des Cinq!
Le lecteur attend désesperement qu'il se passe quelque chose, mais l'héroïne se borne à des allers retours entre la bibliothèque et son bureau. Son flirt avec l'avocat nous laisse aussi impassibles que l'ange du Campanile, et pour la visite touristique en vaporetto, circulez, y'a rien à voir!
Une escroquerie totale, un auteur qui se fout de ses lecteurs.
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missmolko1
  30 janvier 2017
Je n'aime pas dire du mal d'un roman, préférant d'habitude l'abandonner en me disant que peut-être un jour, je le reprendrai et l'apprécierai à ça juste valeur. Seulement ici, je suis allée jusqu'au bout en espérant une intrigue pleine de suspense et une fin digne de ce nom et bien non, rien de tout ça. Juste une ennui mortel, sans mauvais jeu de mot bien sur.
L'écriture de Donna Leon est agréable et heureusement ça relève un peu le niveau car en dehors de ça : rien. Intrigue inexistante et plate, pas de suspense, pas d'attachement pour les personnages bref, je ne vous recommande pas ce roman.
Dommage car j'étais bien tentée par un voyage a Venise au fil des pages, mais la encore j'ai trouvé que ça manquait de descriptions pour faire rêver le lecteur.
"Sergio l'invita à dîner, mais Caterina n'avait aucune envie de se rendre aussi loin que San Polo. Comme revenaient vite les habitudes qu'on avait d'une ville : voilà qu'elle renâclait à l'idée de quitter son propre quartier et voyait une invitation a Sans Polo ou Santa Croce comme à peine différente d'une expédition dans l'Himalaya. Que se passerait-il, s'il lui fallait franchir le pont della Liberta pour se rendre sur la terre ferme ? Devrait-elle prendre son passeport ? Refuser de quitter Venise par peur de nourritures bizarres, ou de maladies exotiques ?"
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   14 août 2018
Seule la mort venait à bout des hommes qui se consacraient à la politique. Le vol, les liens douteux avec la Mafia, le recours à des prostituées transsexuelles, la corruption, les millions envolés - rien ne semblait les ébranler Même condamnés par la justice, ils étaient toujours là. Ils changeaient de parti politique comme de chemise, s'inventaient un nouveau personnage, se faisaient teindre les cheveux ou trouvaient Jésus - ou encore venaient pleurer à la télé pour supplier leur femme de leur pardonner, mais ils étaient toujours là. Inamovibles. Oui, seule la mort en venait à bout - et même lorsqu'ils mouraient, ils revenaient parfois vous hanter dans les rues ou les places qui prenaient leur nom.
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SachenkaSachenka   15 août 2018
Une chose la frappa : rien n'avait changé sous le soleil depuis cette époque [du XVIIe siècle]. Les rois de jadis donnaient à leurs maîtresses des titres de comtesse de Ceci ou de duchesse de Cela ; aujourd'hui, les premiers ministres les nommaient chefs de cabinet ou ambassadrices quelque part. Et le monde continuait de tourner ainsi.
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bilodohbilodoh   07 janvier 2014
[...] nous avons fait tellement, nous avons créé tant de beauté! Enlevez l’Italie, faites-la disparaître de l’histoire, amputez le continent de la Péninsule si vous voulez : que resterait-il de la culture occidentale? Qui aurait peint ses portraits, bâti ses églises, conçu ses vêtements, qui lui aurait donné ses fondements politiques? Qui lui aurait appris à chanter? (p. 123)
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AgatheDAgatheD   17 juin 2018
Elle secoua la tête en y pensant : combien de millions d'êtres humains étaient morts à cause de ces balivernes sur le sexe des anges et la nature de l'hostie? Quelques siècles plus tard, les églises étaient désertées, hantées seulement par quelques personnes âgées et des gamins avec des guitares mal accordées.
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JunieJunie   19 octobre 2013
Non durano l'ire
E passa il martir
Amor sa ferire
Ma poi sa guarir.
Vera fortuna severa
A'i nostri contenti
D'un alma que spera
Consola il desir.

La colère ne dure pas, et la souffrance passe. L'amour sait blesser, mais sait aussi guérir.Sévère Fortune, à notre paix d'esprit, à une âme qui espère, apporte la consolation.
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