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EAN : 9782907681834
123 pages
Éditeur : Tristram (01/08/2010)
3.75/5   6 notes
Résumé :
L’intermittence sera-t-elle le lot de chacun dans la société qui s’annonce ? Peintre par vocation, mais figurant sur les plateaux de télévision par nécessité, le jeune héros de ce roman est « intermittent du spectacle ». Quand il n’est pas à la recherche des contrats qui lui permettront d’obtenir le statut tant convoité, il mène une autre quête, dans les quartiers de Paris ou l’intimité de l’appartement qu’il partage avec sa fantasque amie Pauline : celle de la sens... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
MarianneL
  27 février 2014
Après "Les insoumises" et avant le très beau "Dix yuans un kilo de concombres", ce deuxième roman de Celia Levi (2010) est un véritable envol, le journal sur une année, au rythme de saisons de durée très inégale puisque l'automne et l'hiver en occupent la plus grande partie, d'un jeune homme sérieux, plutôt routinier, qui cherche à obtenir par des rôles de figuration au cinéma le statut d'intermittent du spectacle, afin de pouvoir peindre - sa véritable vocation - entre ses périodes d'emploi. Mais sa bonne volonté se heurte aux difficultés de décrocher des cachets, à l'exploitation des figurants sur les plateaux de tournage, à la complexité difficilement surmontable des textes régulant le statut des intermittents et aux pièges tendus pour limiter le nombre d'individus obtenant effectivement ce statut.
Sur les plateaux de cinéma face aux autres acteurs, sous les yeux du chat Belzébuth adopté par son amie Pauline, et sous le regard de "La folle" de Soutine, tableau dont la reproduction est accrochée au-dessus de son bureau, il se sent perdu et inadapté, par contraste avec l'insouciante Pauline, mobile et brillante comme une petite flamme qu'on ne peut attraper. D'ailleurs tout semble échapper à cet homme, lui glisser entre les doigts, non seulement Pauline, son statut d'intermittent, la possibilité de peindre, entravé par les barrières administratives sans visage auxquelles il est confronté dans les agences pour l'emploi, et en proie à une angoisse qui dérive vers la folie.
«Ce journal avait pour but d'ordonner ma pensée.»
Cette tentative d'ordonner devient le témoignage de la dissolution d'un homme sensible, désarçonné par le mouvement du monde contemporain et par son inhumanité.
Avec une écriture très simple, le journal de cet homme dont l'égarement et l'exclusion se creusent, face aux procédures absurdes des agences pour l'emploi et aux désordres du monde, rappelle (parmi ses contemporains) la nouvelle "Avant Cuba !" dans "Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes" de Julien Campredon, ou encore les "Extraits des archives du district" de Kenneth Bernard.
«En bas de l'immeuble, les ouvriers ouvrent le sol avec leur marteau piqueur, je ne m'entends plus penser. Ils se fondent dans la morosité du demi-jour, ce ne sont que des silhouettes courbées, enchaînées au bitume, à leur machine infernale, à ce monde des ténèbres qui repousse la vie vers des profondeurs insondables, maléfiques. Ils doivent détester leur vie, peut-être eux aussi ont-ils eu affaire aux Assedic. Soutine a bien compris ce qu'était le contraire de la vie, il a fait apparaître au grand jour ce que l'on enfouit dans ses viscères, les secrétions, les os, les tourments du corps. À la première occasion, les voilà qui sont expulsés de leur cachette, incontrôlables, ils s'emparent de nous, ils gangrènent notre fluide vital, nous portant à la mélancolie puis à la psychose. Les ouvriers sondent la terre, les entrailles de la ville, ils ne la débarrasseront pas si aisément de ses humeurs.»
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Claire_C
  13 avril 2011
La vie d'artiste
Vous pensiez qu'il était facile de vivre d'intermittences ? Que ceux qui en vivent sont surtout des fainéants incapables de trouver un « vrai » travail. Détrompez-vous.
Pour ce faire suivez le parcours chaotique de ce jeune garçon en lisant son journal intime qui nous fait partager une année entière de sa vie. Une année particulière où il va tenter d'obtenir le statut d'intermittent en cumulant les cachets de figuration aidé en cela par quelques contacts dans la profession.
Les raisons profondes de ce désir est qu'il est peintre. Il se sent habité par la création, mais son niveau social l'interdit de ne se consacrer qu'à la peinture. L'intermittence est le seul moyen qui lui semble être compatible avec son ambition artistique. Malheureusement rien ne se passera comme prévu, les cachets ne se trouvent pas si facilement et l'administration va tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues. Chez lui il sera peu aidé par sa petite amie Pauline, jeune femme délurée vivant hors de la réalité. Et c'est elle qui lui ramènera Belzébuth: le chat noir trouvé dans la rue par qui arrivera le déclin.
Une descente aux enfers qui se fait par petites touches, et plus le fond du trou approche plus l'on est mal à l'aise face aux pensées si crues de ce garçon sensible, broyé par la société qui ne sait que faire des artistes tel que lui. Un roman très maîtrisé hanté par les flammes et par le tableau de la folle de Soutine.
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girardmaxime
  30 décembre 2013
Ce second ouvrage de Celia Levi est à la fois intéressant mais parsemé de quelques clichés et d'erreurs sur les intermittents. Ce qui ne montre que partiellement la réalité de la situation que vit un(e) intermittent du spectacle. Ce livre aurait pu être plus approfondi dans ce domaine étant le sujet principal du livre.
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Claire_C
  13 avril 2011
La vie d'artiste
Vous pensiez qu'il était facile de vivre d'intermittences ? Que ceux qui en vivent sont surtout des fainéants incapables de trouver un « vrai » travail. Détrompez-vous.
Pour ce faire suivez le parcours chaotique de ce jeune garçon en lisant son journal intime qui nous fait partager une année entière de sa vie. Une année particulière où il va tenter d'obtenir le statut d'intermittent en cumulant les cachets de figuration aidé en cela par quelques contacts dans la profession.
Les raisons profondes de ce désir est qu'il est peintre. Il se sent habité par la création, mais son niveau social l'interdit de ne se consacrer qu'à la peinture. L'intermittence est le seul moyen qui lui semble être compatible avec son ambition artistique. Malheureusement rien ne se passera comme prévu, les cachets ne se trouvent pas si facilement et l'administration va tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues. Chez lui il sera peu aidé par sa petite amie Pauline, jeune femme délurée vivant hors de la réalité. Et c'est elle qui lui ramènera Belzébuth: le chat noir trouvé dans la rue par qui arrivera le déclin.
Une descente aux enfers qui se fait par petites touches, et plus le fond du trou approche plus l'on est mal à l'aise face aux pensées si crues de ce garçon sensible, broyé par la société qui ne sait que faire des artistes tel que lui. Un roman très maîtrisé hanté par les flammes et par le tableau de la folle de Soutine.
Lien : http://chezclairebis.blogspo..
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Courrierlivresque
  22 janvier 2021
Une plongée parfaite pour découvrir le monde des intermittents et ses difficultés. La plume est un souffle jaillissant de la littérature française, que l'on prend plaisir à découvrir au fil de ses romans suivants ! Célia Levi est, à coup sûr, un nom qu'il faut retenir, publiée dans une maison confidentielle, mais non moins exigente. Prometteur du début à la fin.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
girardmaximegirardmaxime   10 novembre 2013
Je suis dans une grande agitation. J'ai reçu une lettre des Assédic. Il me manquerait un cachet. Je me suis empressé de téléphoner. On m'a expliqué que j'avais effectué trois cachets de suite et que, par conséquent, au lieu d'être comptés pour douze heures ils était comptés pour huit heures, c'est une nouvelle loi qui serait entrée en application courant août. Je leur demande de faire une exception, j'ai argué qu'un de leurs collègues qui avait compté mes cachets avec moi ne l'avait pas mentionné, c'était peine perdue. Tout est à recommencer, je dois trouver ce cachet et encore remplir le formulaire.
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Videos de Celia Levi (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Celia Levi
Celia Levi vous présente son ouvrage "La Tannerie" aux éditions Tristram. Rentrée littéraire automne 2020.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2425626/celia-levi-la-tannerie
Note de musique : YouTube Audio Library
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