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EAN : 9782907681711
181 pages
Éditeur : Tristram (15/01/2009)
3.79/5   12 notes
Résumé :

Les Insoumises est un " roman par lettres ", entre deux jeunes filles exaltées et idéalistes, Renée et Louise, qui apprendront à leurs dépens qu'il est périlleux de rêver dans la société actuelle. Leur correspondance commence avec le départ de Renée pour l'Italie, où celle-ci compte entreprendre des études de cinéma et surtout " devenir plus italienne que les Italiennes ". Au même ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
MarianneL
  22 février 2014
Celia Levi avait à peu près l'âge de ses héroïnes lorsque fut publié en 2009 son premier roman – roman épistolaire et d'apprentissage inspiré de la littérature du XIXème siècle, la correspondance entre deux amies très proches Renée et Louise, l'une contemplative, l'autre combattante, toutes deux portées par des rêves de justice et de grandeur.
Renée quitte Paris pour s'installer en Italie et y poursuivre ses études. Rêveuse, frivole et velléitaire, elle jette sans cesse des ponts entre les scènes de sa vie et ses lectures des classiques, s'imagine devenir une grande artiste peintre ou une réalisatrice de cinéma reconnue, mais n'aime rien tant que de flâner et rester dans son lit pour lire, découvrir les ruelles ou encore la cuisine italienne, profiter de la douceur de la vie tant qu'on peut la saisir.
Louise, restée à Paris, est une idéaliste combative et enragée de son impuissance, méprisant et puis haïssant la société marchande et l'exploitation, un monde qu'elle veut à tout prix changer en le dynamitant de l'intérieur.
«Ceux qui contestaient profondément la société spectaculaire marchande et qui ont vu leur révolution échouer ne s'en sont pas remis. Ils se sont tués. Ils se sont reclus. Les autres étaient des opportunistes. Ils ont dévoyé Mai 68. Ils se souviennent honteux ou nostalgiques. Mai 68 est devenu une image d'archive. C'est un souvenir confectionné, surgelé et prêt à servir, une madeleine de Proust sous vide.»
D'une forme très classique comme les oeuvres qu'admirent Renée et Louise, «Les insoumises» émeut par la palette des émotions, la langueur, la rage et la naïveté brute des deux jeunes femmes, qui empruntent des voies multiples à l'issue incertaine, un récit imprégné de la profonde tristesse de la désillusion.
«Ne plus avoir de travail ne m'inquiète pas. Se rendre compte que rien ne changera est autrement plus pénible. Je reste dans mon trou. le ciel bleu et l'odeur de l'été me sont insupportables.»
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CHRISREUNION
  27 février 2016
Ces deux tranches de vie auraient pu faire un beau roman...mais la suite ininterrompue de désenchantements, de regrets, de crises, de mal être, ont généré en moi au fil des pages une impression de plus en plus pénétrante de lassitude et ennui jusqu'à atteindre un trop plein dans la 3ème partie.
Peut-être ai-je besoin en ce moment de lire des aventures humaines plus positives et victorieuses ?
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blancafort
  29 septembre 2016
Après avoir lu "des hommes forts" ce livre est le parfait complément sur la désillusion.
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critiques presse (1)
Telerama   15 janvier 2014
Avec une élégance tantôt désuète, tantôt éruptive, Celia Levi parvient à transmettre très justement les éclats de leur rage, leur lassitude, leurs illusions perdues.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   03 février 2021
Chère Louise (...)
J'ai décidé pour perdre du temps de ne pas prendre le bus, mais marcher jusqu'à chez eux et j'ai découvert la ville, le fourmillement architectural. La lumière jaune et douce éblouit pourtant, elle insuffle une vitalité que je n'ai jamais vue aux lumières françaises. La ville se réveille et se peuple, l'agitation commence, de mon banc, je vois tout. Sur cette petite place, j'ai l'impression d'être au coeur du monde. c'est beau de sentir le sommeil et le retour de la vie. Il y a plein de bicyclettes déglinguées de toutes les couleurs, elles vont, elles viennent, tout ça frétille; le temps semble suspendu aux roues antiques de ces vélos encore plus antiques. On dirait que le temps et la modernité ne sont pas passés par là. Il n'y a plus d'époques, plus de marques temporelles, la vie est.
je me sens remplie d'une vague d'enthousiasme et j'aimerais serrer tout le monde dans mes bras. (p. 12)
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MarianneLMarianneL   23 février 2014
Quand j’étais enfant, mes parents me racontaient un roman chinois qui s’appelle «Le Rêve dans le pavillon rouge». Une des héroïnes pleure tout le long du roman. Dans une vie antérieure, dans le Jardin des Songes abolis, elle fut une plante sur le point de dépérir car personne ne l’arrosait. Une pierre magique l’arrosa, lui sauvant ainsi la vie. Réincarnée en humaine, elle doit verser ce tribut à cette pierre qui n’est autre que son cousin dont elle est amoureuse mais qui est destiné à une autre. Elle pleure car son être est voué à la reconnaissance par les larmes et elle pleure de tristesse car sa vie est vouée au malheur. Peut-être ai-je moi aussi été une plante dans une vie antérieure ?

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MarianneLMarianneL   22 février 2014
Ne plus avoir de travail ne m’inquiète pas. Se rendre compte que rien ne changera est autrement plus pénible. Je reste dans mon trou. Le ciel bleu et l’odeur de l’été me sont insupportables.
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lireanimeslireanimes   04 mai 2014
J'ai longtemps envié les personnes qui se consument dans les livres, qui tiennent des raisonnements méticuleux et précis s'appuyant sur des exemples à propos, qui connaissent les règles de la rhétorique. Je pensais que la précision était mère de vérité, que le vague, l'imprécis étaient synonymes de superficialité. Maintenant, je m'interroge et je me demande s'il n'y a pas plus de justesse dans l'approximation, car l'approximation est une perpétuelle recherche de l'exactitude ou mieux de la vérité profonde des choses.
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blancafortblancafort   29 septembre 2016
Il faut livrer bataille à la dérive linguistique qui nous fait prononcer des phrases telles que " gérer des enfants" au lieu de "s'occuper des enfants" ," technicien de surface ", au lieu de" balayeur".
En employant ses mots nous nous faisons complices de la société, nous approuvons ses valeurs.
Les mots sont le miroir de la pensée, aussi qui " parle mal pense mal"
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Videos de Celia Levi (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Celia Levi
Celia Levi vous présente son ouvrage "La Tannerie" aux éditions Tristram. Rentrée littéraire automne 2020.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2425626/celia-levi-la-tannerie
Note de musique : YouTube Audio Library
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