AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2075088454
Éditeur : Gallimard (07/09/2017)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 665 notes)
Résumé :
Narnia... Un royaume merveilleux condamné à un hiver éternel, un pays qui attend d'être libéré d'une emprise maléfique. L'arrivée extraordinnaire de quatre enfants fait renaître l'espoir. S'ils trouvent Aslan, le Grand Lion, les pouvoirs de la Sorcière Blanche pourraient enfin être anéantis...
(édition 2008)

Quatre enfants, Peter, Edmund, Susan et Lucy, éloignés de Londres à la suite des raids aériens, pendant la Seconde guerre mondiale, trouve... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Daniella13
  20 mars 2017
Me voilà de retour à Narnia et j'adore toujours autant le style de l'auteur.
À cause des raids aériens, Lucy, Peter, Susan et Edmund sont éloignés de Londres et envoyé chez un professeur qui vit dans une grande maison où une armoire magique va les emmener dans un autre monde...
Le monde de Narnia est depuis des années plongé au sein de l'hiver car une puissance maléfique règne dessus. Mais l'arrivée des enfants dans ce monde va bouleverser le cours des choses.
Ils vont faire la rencontre d'Aslan, ce lion brave et juste qui va les mener à leurs destins : devenir rois et reines de Narnia. Mais la sorcière Blanche ne l'entend pas de cette oreille et va tout faire pour que la prophétie ne se réalise pas...
J'avais déjà beaucoup aimé le style de l'auteur car il nous plonge vraiment dans son histoire et sa façon de s'adresser au lecteur est très appréciable car on a l'impression de vivre chaque moment quand il se déroule.
On dirait aussi que l'auteur vit l'histoire au fur et à mesure qu'il la raconte.
Ayant vu le film avant de lire le livre, je ne suis pas déçue car le film a vraiment bien retranscris l'essentiel du roman.
En ce qui concerne les personnages, je trouve qu'il y a un certain détachement de l'auteur qui pour moi se consacre plus à l'histoire de Narnia qu'à ces enfants. Difficile donc de s'attacher à chacun d'entre eux.
Edmund qui trahi son frère et ses soeurs est trop vite pardonné alors qu'on sait qu'une dispute n'est jamais aussi facilement oublié. Par contre j'ai adoré Aslan et son rôle. Il reflète la sagesse, la bonté, la droiture et la bravoure. Autant de qualité qui fait qu'on ne peut qu'adorer son rôle dans l'histoire.
La sorcière Blanche n'est pas assez méchante à mon goût. En dehors du fait qu'elle transforme tout le monde en pierre il n'y a pas le côté mauvais qui ressort spécialement.
J'ai trouvé que l'idée de l'armoire qui amène dans un autre monde était vraiment sympathique et bien trouvé.
Il y a quelques points négatifs mais beaucoup de positifs car j'ai beaucoup aimé lire ce tome et je ne me suis pas ennuyée une minute. Je vais donc poursuivre sur le tome suivant en espérant être toujours autant conquise.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          510
claireo
  31 mars 2017
Qui n'a jamais rêvé d'une armoire magique ?
J'ai commencé l'histoire de Narnia avec ce tome, et ce n'est absolument pas gênant pour apprécier l'histoire. Lucy, Peter, Susan et Edmund vont être évacués dans la grande maison d'un professeur. Un jour, ils y découvrent une armoire qui les conduira au pays de Narnia, un royaume où les attendent des aventures fantastiques.
Commenter  J’apprécie          310
Myriam3
  31 décembre 2016
Bâti sur les multiples mythes qui nous entourent, de la bible aux contes européens, ce deuxième tome nous entraîne dans un monde merveilleux où les bons affrontent les méchants, et où les traîtres - Edmund - se repentent.
Personnellement, ce que j'aime ici, c'est la magie de ce placard dans lequel les enfants s'enfoncent et qui débouche sur le monde enneigé, l'éternel hiver de Narnia.
J'aime la demeure du couple castor, comme toutes celles des souris ou des hobbits qu'on retrouve dans tant d'autres récits pour enfants.
J'aime enfin, encore une fois, la majesté de ce lion triste, Aslan, formidablement décrit.
J'ai lu pas mal de critiques négatives, notamment d'autres auteurs de jeunesse, accusant Lewis de sexisme, de racisme et de prosélytisme. Dans les deux premiers tomes - à part effectivement ces allusions bibliques - je n'ai rien trouvé de tel, mais je pense que je ne lirai pas les chroniques dans leur intégralité.
Commenter  J’apprécie          260
MelM
  28 janvier 2015
15/20
Pendant la guerre, quatre enfants, Peter, Susan, Edmund et Lucy, furent contraint de s'exiler à la campagne pour être plus en sécurité. Afin de ne pas céder à l'ennui par une journée pluvieuse, ils décidèrent, d'un commun accord, d'explorer la vaste demeure du professeur chez lequel ils avaient élu domicile. Tout aurait pu se passer pour le mieux si Lucy, la plus jeune de la fratrie, n'avait pas décidé de faire croire à ses frères et soeur qu'elle avait découvert une armoire magique permettant l'accès à un monde fantastique peuplés d'êtres mythiques et d'animaux parlants. Cela entraînant de nombreuses querelles entre eux quatre, qui s'envenimèrent encore lorsque Edmund déclara être aller dans ce pays, avant de se rétracter. Un tel monde ne pouvait pas exister et la jeune Lucy avait tout simplement une imagination débordante. Mais quand, en voulant échapper à Mme Macready, la gouvernante, ils se cachèrent tous les quatre dans l'armoire prétendue magique par Lucy, toutes leurs certitudes volèrent en éclat. Et si Lucy n'avait rien inventé? Si ce monde existait bel et bien? Il pourrait alors leur arriver toutes sortes d'aventures extraordinaires....
Ce deuxième tome du monde de Narnia (dans l'ordre chronologique) fut le premier à être écrit ainsi qu'à être adapté au cinéma. Se déroulant de nombreuses années après la fin du premier tome, il n'en reste pas moins que de nombreux éléments servent à faire le lien entre les deux histoires et sont très intéressants à découvrir. Ce tome présente ce que j'appellerai la "renaissance" de Narnia, la relève après des siècles d'un injuste asservissement. C'est encore un tome très court mais que j'ai trouvé plus dense que son prédécesseur. La mise en place de ce deuxième tome de la saga est encore une fois très rapide et parfaite pour nous réintroduire l'univers et ses nouveautés, pour nous replacer dans l'histoire et nous rendre encore une fois accro au récit qui nous est narré. Cependant, même si j'ai préféré ma lecture de ce deuxième opus, il présente lui aussi quelques points négatifs à déplorer.
L'univers dans lequel nous plonge C.S.Lewis est toujours aussi agréable et bien pensé. L'Histoire de Narnia évolue et se complexifie et c'est très profitable à l'ensemble du roman, aussi bien dans sa structure générale que dans l'intrigue propre à ce deuxième tome. Des fils conducteurs servant de liens, de rappels du premier tome apparaissent progressivement au fil du récit et permettent de mettre en évidence l'imagination de l'auteur concernant son univers. Sans mettre de côté son intrigue et ses nouveaux personnages, l'auteur parvient à approfondir et complexifier son univers, le rendre toujours plus riche. Cet aspect du roman est vraiment très bien exploité et c'est avec toujours plus de plaisir que nous nous plongeons toujours plus profondément dans l'univers complexe et très intéressant de l'auteur, un univers à découvrir encore plus dans les prochains tomes.
Tout comme les personnages du premier tome, le Lion, La Sorcière Blanche et L'Armoire Magique nous fait découvrir des personnages aux multiples facettes, qui révèlent des caractères intéressants. Bien que la notion de "bon" et "mauvais" soit très présente ici aussi, elle se fait plus nuancer grâce au personnage d'Edmund et permet donc un plus grand panel d'émotions face à eux. On retrouve aussi certains personnages du premier tome, qui prennent encore plus d'ampleur dans cette nouvelle aventure.
Il y a tout d'abord les quatre enfants qui joueront un rôle déterminant dans l'avenir de Narnia. Peter, Susan, Edmund et Lucy. S'il possède tous un caractère qui lui est propre, j'ai néanmoins trouvé que l'auteur avait beaucoup plus approfondi les personnages de Lucy et Edmund que ceux de Peter et Susan. J'ai trouvé les deux premiers trop semblables, même si Susan est moins courageuse que son frère, ils possèdent moins de reliefs dans leurs psychologies que leurs deux benjamins qui s'impliquent beaucoup plus dans leurs émotions et qui n'ont pas peur d'affirmer ce qu'ils pensent. Edmund a aussi l'avantage de nuancer cet aspect de bonne/mauvaise personne, il fait des erreurs, comme tout le monde mais sait le reconnaître. Edmund et Lucy sont donc les personnages auxquels je me suis le plus attachée, Peter et Susan m'ont beaucoup plus laissée de marbre.
Néanmoins, la différenciation bon/mauvais est vraiment très présente et est incarné par deux personnages forts, aux caractères diamétralement opposés et s'affronteront dans une lutte sans merci pour la reconquête de Narnia. D'un côté, il y a Aslan, courageux et toujours aussi noble, fidèle à ce qu'il était déjà dans le premier tome. Face à lui, il y a Jadis, la Sorcière Blanche, rencontrée lors du premier tome. Toujours plus vile et cruelle, elle ne recule devant rien et n'hésite pas à exploiter la faiblesse des enfants pour parvenir à ses fins. Deux personnages totalement différents, très intéressants à découvrir et qui délivrent des messages de bonté, d'amour et de gentillesse aux enfants auxquels cette saga est destinée.
L'écriture de C.S.Lewis est toujours aussi fluide, l'auteur nous emporte avec lui dans cet univers magique et merveilleux avec une facilité juste géniale. Il faut dire que cette saga est orientée jeunesse donc elle ne s'en dévore que plus rapidement, l'écriture est légère comme plume, très facile à lire et donc très addictive dès les premières pages. Les chapitres sont courts et le nombre de pages est limité, résultat, ce deuxième tome se lit toujours aussi rapidement et les plus jeunes seront certainement très ravis de cette lecture. Stimulant pour l'imagination et plein de leçons de vie (peut-être un peu trop), on sent que l'auteur a voulu faire passer de nombreux messages aux jeunes à travers cette histoire de fantasy. Néanmoins, certaines descriptions ou certaines scènes d'action manquent selon moi un peu d'approfondissement, tout comme les personnages de Peter et Susan. Malgré cela, ce fut une lecture toujours aussi passionnante et intrigante qui m'a beaucoup plu.
J'ai trouvé ce deuxième opus des aventures de Narnia beaucoup plus riche par bien des aspects mais surtout dans son intrigue en elle-même. Bien pensé, bien exploité et bien mise en place, l'intrigue réussit à nous happer complètement dès les premiers chapitres et à nous faire redouter ce qu'il pourrait advenir de ce monde fantastique. le rythme du récit est vraiment très bien maîtrisé, aucun temps mort ne se glisse dans cette lecture et c'est avec toujours autant de plaisir que nous suivons nos personnages dans toutes leurs péripéties, dans des rebondissements toujours plus intrigants et dans des situations imprévisibles qui nous font tourner les pages toujours plus rapidement. Toute l'intrigue de ce deuxième tome est plus complexe et plus dense que celle du premier tome, qui servait beaucoup plus d'introduction. Ici, on entre dans le vif du sujet, dans l'Histoire de Narnia à proprement parler, et quelle Histoire! Des rebondissements à foison et énormément d'action, ce deuxième tome ravira tous ces lecteurs et ne peut que donner envie de découvrir les prochaines aventures ayant lieu dans ce monde merveilleux.
Une fin riche en action et encore une fois en rebondissements. Une scène finale qui oppose deux camps et fait monter la tension concernant le dénouement de ce tome. La fin est parfaite pour refermer ce tome et ouvrir le prochain. Néanmoins, même si cette fin est très satisfaisante, j'aurai aimé qu'elle soit un peu plus développée, plus approfondie, pour me satisfaire totalement. Sans être trop ouverte, elle donne les réponses à nos questions concernant ce tome et permet une ouverture intrigant et très intéressante sur le troisième tome. Plus qu'une seule solution, ouvrir rapidement la suite des aventures de Narnia.
Les +: un univers toujours plus riche et intéressant, une écriture toujours aussi fluide, Lucy et Edmund, l'intrigue, les rebondissements
Les -: la quasi constante opposition bien/mal, Peter et Susan, manque d'approfondissement
Ce deuxième tome des aventures de Narnia est beaucoup plus dense que le précédent et beaucoup plus satisfaisant sur bien des aspects. Cependant, il n'échappe pas à quelques points négatifs qui s'invitent encore une fois dans le récit. Ici, nous plongeons encore une fois dans un univers intrigant, très riche et toujours plus complexe au fur et à mesure que nous le découvrons. Les personnages sont toujours très sympathiques même si Peter et Susan m'ont paru un peu fades, j'ai beaucoup plus aimé Lucy et Edmund, plus en relief. L'intrigue de ce deuxième tome est très riche et l'action est au rendez-vous, aucun temps mort n'est à déplorer, cependant, certaines scènes ou descriptions manquent encore d'approfondissement et les leçons de vie sont peut-être un peu trop présentes. Néanmoins, le tout est porté avec réussite par la plume de C.S.Lewis, très fluide et toujours aussi rapide à lire, ce court récit se dévore toujours aussi rapidement pour notre plus grand plaisir. La fin est très agréable, très rythmée et permet une ouverture sur la suite des aventures de Narnia. Plus qu'une chose à faire: ouvrir le troisième tome.
Lien : http://story-of-books.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MissG
  15 février 2013
"Mais si le professeur a raison, ce n'est que le début des aventures de Narnia ...", disons plutôt qu'il n'a qu'à moitié raison.
Il s'agit du second volume des "Chroniques de Narnia", ce n'est donc pas une découverte pour tout lecteur ayant déjà lu au moins un livre issu de cette série par contre, c'est bel et bien une première pour les quatre héros de ce tome-ci : Peter, Edmund, Susan et Lucy.
Ils sont frères et soeurs mais ils sont tous différents, la plus attachante étant sans nul doute Lucy, toujours pleine de vie et de bonnes intentions, et le plus étrange Edmund qui ne pense pas pareil que son frère et ses soeurs et qui a d'autres attentes qu'eux.
Certains pourraient dire que c'est une forme de frustration, voire de jalousie, je pense toutefois qu'il n'en est rien, il s'agit juste d'un garçon différent de sa fratrie, qui se cherche et qui a besoin de reconnaissance.
Cette fois-ci, il n'est plus question d'enfiler une bague et de sauter dans les flaques pour atteindre Narnia, il suffit de pénétrer dans une armoire à manteau qui débouche à Narnia, plongé dans un éternel hiver par la cruelle sorcière blanche : "Elle peut changer les gens en pierre et faire toutes sortes d'horribles choses. Elle a jeté un sort, à cause duquel c'est toujours l'hiver à Narnia, toujours l'hiver, mais jamais Noël !".
L'arrivée à Narnia se fait d'ailleurs assez tôt dans le récit et ceci est une bonne chose, car le lecteur est tout de suite plongé dans l'intrigue et dans l'univers merveilleux de Narnia, car celui de la campagne anglaise pendant la Seconde Guerre Mondiale n'est pas, il faut bien le reconnaître, l'attrait premier de ce livre.
Nos quatre jeunes héros se trouvent donc à Narnia, Edmund ayant déjà rencontré la Sorcière Blanche a choisi son camp tandis que des frère et soeurs choisissent de trouver Aslan et de se rallier à sa cause.
Avec C.S. Lewis, les références religieuses ne sont jamais loin : il est toujours question de fils d'Adam et de filles d'Eve pour désigner les êtres humains, et la trahison d'Edmund n'est faite que dans le but de parler du pardon et par conséquent d'amener le lecteur, de préférence jeune, à s'interroger sur le fait de pardonner et les conséquences que peuvent avoir certains actes, notamment la rédemption.
Il est aussi question du Bien et du Mal, le Bien étant représenté par les enfants et Aslan tandis que le Mal est personnifié par la Sorcière Blanche, ainsi que de la lutte entre ces deux genres avec le Bien qui finit par triompher sur le Mal, tel l'archange Saint-Michel terrassant le Diable : "Mais ils savaient tous que c'étaient les sorts jetés par la sorcière qui avaient causé cet hiver interminable; par conséquent ils surent tous, dès que commença ce printemps magique, que quelque chose s'était détérioré et gravement détérioré, dans ses machinations.".
Néanmoins, j'ai trouvé que dans ce deuxième tome cet aspect était moins flagrant et mis en avant que dans le premier, il faut de toute façon à mon avis passer outre et voir l'histoire au-delà de cet aspect religieux.
L'histoire est efficace et prenante, la lecture de ce roman est facile et l'intrigue se suit avec plaisir, sans doute parce que le décors a déjà été planté par le précédent opus.
Certes, il n'y a pas de réelle surprise et les ficelles sont assez grosses, mais j'ai pris du plaisir pendant cette lecture bien que j'ai trouvé que l'auteur passe trop vite sur certains passages alors qu'ils s'attardent sur d'autres.
Par exemple les scènes de bataille sont peu nombreuses et peu détaillées, l'auteur passe vite dessus et très vite la victoire change de camp, ainsi à peine commencée la bataille est déjà finie.
C'est parfois dommage car ce sont des passages qui m'intéressaient et que j'aurais aimé voir développés de façon plus détaillée.
Les personnages sont attachants bien que je trouve que Peter et Susan manquent un peu de personnalité par rapport aux deux autres, leur présence est moins flagrante sans non plus les éclipser du récit.
Quant aux illustrations de Pauline Baynes, elles sont très belles et agrémentent bien le récit.
"Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire Magique", deuxième tome des "Chroniques de Narnia", est plus abouti que le premier volume, ne serait-ce que parce que le monde de Narnia a déjà été présenté, et offre au lecteur une belle épopée fantastiques avec quatre personnages attachants, sans oublier Aslan, roi éternel et incontestable de Narnia.
Un livre à découvrir qui se lit avec plaisir à tout âge.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
PATissotPATissot   24 juillet 2015
- Évidemment, maintenant, c'est toujours l'hiver ! ajouta-t-il tristement.
Alors, pour se ragaillardir, il sortit de son étui, posé sur le buffet, une étrange petite flûte, qui avait l'air d'être faite en paille, et il se mit à en jouer. Et la mélodie qu'il improvisa donna à Lucy envie de pleurer et de rire et de danser et de dormir, tout cela en même temps. Il s'était sûrement écoulé plusieurs heures lorsque, soudain, elle sortit de sa torpeur, et déclara :
- Oh ! monsieur Tumnus, je suis désolée de vous interrompre, et j'adore cette mélodie, mais, vraiment, je dois rentrer à la maison. J'avais l'intention de ne rester que quelques minutes.
- Ce n'est pas bien, maintenant, vous savez, dit le faune, qui posa sa flûte et regarda Lucy en secouant sa tête très tristement.
- Pas bien ? cria Lucy, qui sauta sur ses pieds et se sentit plutôt effrayée. Que voulez-vous dire ? Je dois rentrer immédiatement à la maison. Les autres vont se demander ce qui m'est arrivé.
Mais l'instant suivant, elle s'exclama :
- Monsieur Tumnus, qu'avez- vous ?
Car les yeux bruns du faune s'étaient remplis de larmes, et ces larmes commencèrent à rouler le long de ses joues et, bientôt, elles glissèrent, goutte à goutte, du bout de son nez, et finalement, le faune se couvrit le visage avec ses mains et se mit à pousser des hurlements.
- Monsieur Tumnus ! Monsieur Tumnus ! s'écria Lucy, complètement bouleversée. Ne pleurez pas ! Je vous en prie ! Qu'est-ce qu'il y a ? Vous ne vous sentez pas bien ? Cher monsieur Tumnus, dites-moi ce qui ne va pas !
Mais le faune continuait à sangloter comme si son cœur allait se briser. Et même lorsque Lucy s'approcha de lui, l'entoura de ses bras et lui prêta son mouchoir, il ne s'arrêta pas de pleurer. Il prit simplement le mouchoir, et s'en servit copieusement, l'essorant avec ses deux mains chaque fois qu'il était trop humide pour être utilisé, si bien que Lucy se trouva bientôt au milieu d'une flaque.
Elle secoua le faune et hurla à son oreille :
- Monsieur Tumnus ! Je vous en prie ! Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous tout de suite ! Vous devriez avoir honte ! Un grand faune comme vous ! Pourquoi diable pleurez-vous ainsi ?
- Oh. . . oh. . . oh. . . , sanglota M. Tumnus. Je pleure parce que je suis un faune tellement méchant. . .
- Je ne trouve pas du tout que vous soyez un méchant faune, rétorqua Lucy. Je trouve que vous êtes un très gentil faune. Vous êtes le faune le plus gentil que j'aie jamais rencontré.
- Oh . . . oh . . . Vous ne diriez pas cela si vous saviez . . ., répliqua M. Tumnus entre deux sanglots. Non, je suis un méchant faune. Je ne pense pas qu'il y ait eu un faune pire que moi depuis le commencement du monde.
- Mais, qu'avez-vous fait ? demanda Lucy.
- Tenez, mon vieux père . . . poursuivit-il, vous voyez, c'est son portrait, au-sessus de la cheminée. Eh bien, il n'aurait jamais fait une chose comme ça . . .
- Une chose comme quoi ? dit Lucy.
- Comme celle que j'ai faite, dit le faune. Entrer au service de la Sorcière Blanche. Voilà ce que je suis : à la solde de la Sorcière Blanche !
- La Sorcière Blanche ? Qui est-ce ?
- Eh bien, c'est elle qui tient tout Narnia sous sa domination. C'est elle qui fait que c'est toujours l'hiver. Toujours l'hiver, et jamais Noël . . . Vous imaginez !
- Comme c'est affreux ! compatit Lucy. Mais pour quel travail vous paie-t-elle ?
- C'est justement ça le plus horrible de tout, dit M. Tumnus avec un grognement douloureux et désespéré. Je suis, pour elle, voleur d'enfants ! Oui, voilà ce que je suis ! Regardez-moi, fille d'Ève. Me croiriez-vous capable, si je rencontrais dans le bois un pauvre enfant innocent, un enfant qui n'aurait jamais fait le moindre mal, me croiriez-vous donc capable de faire semblant d'être ami avec lui, de l'inviter chez moi, dans ma caverne, dans le seul but de le bercer et de l'endormir, pour le livrer ensuite à la Sorcière Blanche ?
- Non ! déclara Lucy. Je suis certaine que vous ne feriez jamais une pareille chose !
- Mais je l'ai faite, avoua le faune.
- Soit, admit Lucy, en parlant assez lentement ( car elle voulait, dans sa réponse, être sincère sans, pour autant, être trop sévère pour le faune ). Soit. C'est très mal. Mais vous le regrettez tellement que je suis certaine que vous ne recommencerez jamais.
- Fille d'Ève ! Vous ne comprenez donc pas ! s'impatienta le faune. Il ne s'agit pas d'une chose que j'ai faite dans le passé, mais que je suis en train de faire, juste en ce moment !
- Que voulez-vous dire ? cria Lucy, en devenant toute blanche.
- Vous êtes l'enfant, expliqua M. Tumnus. J'ai reçu des ordres de la Sorcière Blanche : si jamais je vois un fils d'Adam où une fille d'Ève dans le bois, je dois l'attraper et le lui livrer. Et vous êtes le premier enfant que je rencontre de ma vie. J'ai fait semblant d'être votre ami, et je vous ai invitée à prendre le thé et, pendant ce temps, j'ai eu l'intention d'attendre que soyez endormie pour aller le lui dire.
- Oh ! Mais vous ne le ferez pas, monsieur Tumnus ! dit Lucy. Vous ne le ferez pas, n'est-ce pas ? Vraiment, je vous assure, vous ne devez pas le faire !
- Si je le fais pas, dit-il en recommençant à pleurer, elle le découvrira certainement. Et elle me fera couper la queue, scier les cornes, arracher la barbe, et puis elle agitera sa baguette autour de mes beaux sabots fourchus et les changera en horribles sabots massifs, comme ceux d'un misérable cheval. Et si elle est vraiment très, très en colère, elle me transformera en pierre, et je ne serai plus qu'une statue de faune dans son horrible demeure, jusqu'à ce que les quatre trônes de Cair Paravel soient occupés - et Dieu seul sait quand cela arrivera, et peut-être même cela n'arrivera-t-il jamais . . .
- Je suis vraiment désolée, monsieur Tumnus, dit Lucy. Mais, s'il vous plaît, laissez moi rentrer à la maison.
- Bien sûr, dit le faune. Bien sûr, je le dois. Je le comprends, maintenant. Je ne savais pas à quoi ressemblaient les Êtres humains, avant de vous rencontrer. Bien sûr, je ne peux pas vous livrer à la sorcière ; pas maintenant que je vous connais. Mais nous devons partir tout de suite. Je vous raccompagnerai jusqu'au réverbère. Je suppose que, de là, vous pourrez retrouver votre chemin vers Chambre Dami et Ar-Moire ?
- Oui, j'en suis certaine, dit Lucy.
- Nous devons marcher aussi silencieusement que possible, l'avertit M. Tumnus. Le bois tout entier est peuplé de ses espions. Il y a même quelques arbres qui sont de son côté.
Tous deux se levèrent et laissèrent le couvert du thé sur la table. M. Tumnus rouvrit son parapluie, offrit son bras à Lucy, et ils sortirent dans la neige.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Daniella13Daniella13   16 mars 2017
S'il existe des gens qui peuvent se présenter devant Aslan, sans que leurs genoux tremblent, ils sont soit plus courageux que les autres, soit tout simplement stupides
Commenter  J’apprécie          330
Aline1102Aline1102   21 juillet 2011
"I wrote this story for you, but when I began it I had not realized that girls grow quicker than books. As a result you are already too old for fairy tales, and by the time it is printed and bound you will be older still. But some day you will be old enough to start reading fairy tales again. You can then take it down from some upper shelf, dust it, and tell me what you think of it. I shall probably be too deaf to hear, and too old to understand a word you say, but I shall still be your affectionate Godfather, C. S. Lewis."
(Dédicace de C.S. Lewis à sa filleule)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Aline1102Aline1102   21 juillet 2011
To the glistening eastern sea, I give you Queen Lucy the Valiant. To the great western woods, King Edmund the Just. To the radiant southern sun, Queen Susan the Gentle. And to the clear northern skies, I give you King Peter the Magnificent. Once a king or queen of Narnia, always a king or queen of Narnia. May your wisdom grace us until the stars rain down from the heavens.
Commenter  J’apprécie          60
Martin1972Martin1972   27 octobre 2015
Il était juste un peu plus grand que Lucy et tenait au-dessus de sa tête un parapluie couvert de neige. Jusqu’à la taille, il ressemblait à un homme, mais ses jambes étaient formées comme celles d’une chèvre (avec un pelage noir et lustré), et, à la place de pieds, il avait des sabots.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de C.S. Lewis (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de C.S. Lewis
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore Bande-annonce (2) VF
autres livres classés : fantastiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Le Monde de Narnia

En quelle année est publié le premier tome du Monde de Narnia ?

1953
1954
1955
1956

18 questions
123 lecteurs ont répondu
Thème : Le Monde de Narnia : Intégrale de C.S. LewisCréer un quiz sur ce livre
. .