AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 272348033X
Éditeur : Glénat (07/03/2012)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Paris, en 1951. Paul Claudel est interrogé par des journalistes à propos du destin exceptionnel de sa sœur disparue huit ans plus tôt, la sculptrice Camille Claudel. Sa sculpture d'avant-garde fut une métaphore de sa vie, à l'image de son génial talent : une vague irréprésible qui l'a surprise, puis brisée de toute sa hauteur pour l'abandonner… Paul Claudel nous replonge dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Une capitale débordant d'énergie artistique. Il évoque l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  30 juillet 2014
"Que tremblent les familles chez qui se déclare cet affreux malheur qu'est la vocation artistique...et surtout dans la sculpture"
Affirmation choc attribué à Paul Claudel concernant sa soeur Camille, dans la Bande Dessinée d'Eric Liberge et Vincent Gravé.
En utilisant la voix et les souvenirs du dramaturge et poète, cette biographie retrace la vie créatrice et tourmentée de l'artiste, élève de Gustave Rodin avec qui elle vivra une passion tumultueuse. Les rapports difficiles avec la famille Claudel sont aussi au coeur du récit, la rivalité artistique avec un frère à la fois attentif et exaspéré par un tempérament immaîtrisable jusqu'à la folie et l'internement.
Eric Liberge en fait donc un récit vivant et énergique, à défaut d'être nouveau. Il replace aussi l'artiste dans son époque, dans le Paris de l'exposition universelle de 1889, des salons artistiques dominés par la gente masculine, de la mentalité du tournant du 20ème siècle encore si peu favorable à l'émancipation des femmes.
J'ai été moins conquise par les planches de dessin de Vincent Gravé, proches de la caricature. Elles sont en revanche très travaillées, fourmillent de détails, vibrent de couleurs. Elles s'adaptent en cela parfaitement au propos.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          313
meyeleb
  06 octobre 2012
"Comment n'exister que pour son art dans un monde d'hommes, quand on était une femme au caractère difficile et au talent si effrayant?" C'est l'enjeu que se sont donné Eric Liberge et Vincent Gravé dans cette BD sur la vie de Camille Claudel, dont le génie a dû se débattre, aux prises avec un autre génie et non des moindres : Rodin. Son défaut aura-t-il été d'égaler le maître ?
Le scénario est intéressant, puisque qu'il propose de partir d'une interview du frère de Camille, Paul Claudel, qui retrace les débuts prometteurs d'une soeur au caractère tranché, puis sa liaison houleuse avec Rodin, pour finir par évoquer comment Camille a peu à peu sombré dans la paranoïa, internée et oubliée.
Les dessins sont plutôt sombres, inspirent une certaine violence par le jeu des traits. Certaines vignettes particulièrement réussies occupent une demie page, expriment les angoisses de Camille, telle cette vague qui s'apprête à ensevelir Camille, seule et toute petite, référence implicite à la vague d'Hokusaï.
Il y a de la recherche donc, mais l'ensemble n'emporte pas une adhésion enthousiaste, sans doute parce que la part obscure du personnage occupe un peu trop de place.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Liliealu
  20 novembre 2014
C'est à l'occasion du passage d'une exposition des oeuvres de Camille Claudel dans ma région (Nord) que je me suis penchée sur cette biographie en image.
C'est avec délectation que j'ai suivi l'incroyable et décadente vie de Camille Claudel.
On ne peut qu'éprouver un infini respect pour cette artiste qui aura combattu toute sa vie pour, être reconnue et vivre de son art. Combat d'autant plus méritant quand il est mené par une femme qui doit chaque jour s'imposer et faire ses preuves dans une société où l'homme règne en maître.
Du génie à la folie : destin prodigieux et tragique qui façonne l'immortalité de grands artistes.
Je salue le travail remarquable de Vincent gravé et Eric Liberge qui livrent à travers cette biographie un bel hommage à l'artiste que fût Camille Claudel.
Commenter  J’apprécie          60
MonsieurHyacinthe
  07 décembre 2017
Clairement, je ne connaissais Camille Claudel que de nom et encore (je l'aurais volontiers appelée Isabelle Adjani), avais eu vent de sa relation avec Auguste Rodin (en lisant Gala ou Entrevue certainement), en dehors de ça, rien, pas même l'idée d'une de ces oeuvres, peut-être le souvenir d'une rue portant son nom (parallèle à Aristide Maillot, près de la place Degas en passant par Bourdelle, mais c'est tout). Quelle réception donc, un néophyte peut faire de cette bande dessinée ?

Contre toute attente, un triple plaisir :
1. celui de retrouver la science précieuse d'Eric Liberge (cette fois au scénario) dont je suis les travaux avec boulimie,
2. la trouvaille des dessins chargés, colorés, résolument instables mais toujours lisibles de Vincent Gravé qui m'ont de suite enchantés,
3. et la découverte du sujet - Camille Claudel - de son tempérament bouillonnant face au machisme de l'époque, d'un pan de culture ignoré et rendu vigoureux par la paire d'auteurs aux manettes.
Adepte des biographies en BD mais souvent déçu par leur didactique maniérée ou lourdingue, celle-ci m'a littéralement emporté, captivé et révélé un personnage précurseur dans la lutte pour l'égalité des femmes. On ne se colle pas seulement à la mémoire de Camille, mais aussi au portrait sans concession de son frère Paul Claudel et de Rodin. Beaucoup de trouvailles dans la mise en page, au service de l'histoire, mêlant correspondance et articles de journaux sans jamais étouffer le lecteur, avec énergie, vitalité. La mise en abîme via le témoignage de Paul est finement trouvée et permet des respirations et un autre éclairage. C'est tout bonnement brillant et copieux, une belle collation pour un destin tragique, qui remue notre glaise.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Estellecalim
  17 juillet 2013
Résumer une vie si intense en un seul album de BD est une gageure que l'auteur relève ici en y ajoutant une histoire cadre, celle de Paul Claudel qui raconte la vie de sa soeur.
Des journalistes s'immiscent dans la maison de celui-ci pour lui demander de raconter la vie de celle qui sera oubliée pendant bien des années.
Paul Claudel traverse alors le temps pour se replonger dans ce qu'il a vécu autrefois.
Ce procédé est une bonne idée qui évite aux auteurs de prêter des pensées ou des actes à Camille Claudel sans que l'on sache si cela a été ou non.
Mais cela n'exclut pas que l'on prête des sentiments à Paul Claudel, et cette apparente volonté de le montrer repentant, malheureux, regrettant son geste, m'a vraiment dérangée.
Il me semble avoir lu et entendu, au contraire, qu'il interdisait à sa mère de faire quoi que ce soit pour sa soeur par peur du scandale, cette peur qui l'a conduit à mettre Camille à l'asile.
Les convenances ont guidées la vie des Claudel, sacrifiant la vie de cette jeune femme qui avait juste besoin d'aide.
Certes, ce n'est pas Paul qui a ordonné l'internement, c'est son père.
Une fois celui-ci décédé, il aurait pu la sortir de là et ne l'a jamais fait.
Un Paul Claudel ravagé par le regret m'a donc paru un peu outré.
Le parti-pris du dessin est aussi particulier (mais cela ne m'a pas dérangé cette fois).
Les dessins sont abrupts, parfois mêlés, sombres et colorés.
Il y a sans doute des symboles qui m'ont échappés, pourtant ils m'ont fait pensé aux sculptures de Camille.
Je ne sais pas s'il y a une volonté de s'en approcher, mais cela se marrie bien avec l'histoire.
C'est donc une bande dessinée un peu spécial, pas du tout classique, qui se découvre en oubliant ce que l'on peut savoir de l'histoire de Camille Claudel
Lien : http://lirerelire.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

critiques presse (2)
BoDoi   17 avril 2012
Le halo glauque d’Eric Liberge (scénariste, mais aussi coloriste de l’album) et le trait foisonnant, parfois étouffant, de Vincent Gravé illustrent à merveille les démons de Camille et l’âpreté de son monde. Quelques trouées de lumière – la très belle vague d’Hokusai comme une métaphore de la vie de la sculptrice – permettent parfois de remonter à la surface.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   12 mars 2012
Biographie-roman graphique, hommage au relief couché sur le papier, Camille Claudel est une bande dessinée concentrant ce qu'il faut savoir sur celle qu'Isabelle Adjani a incarné à l'écran.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ZilizZiliz   29 novembre 2015
Camille prenait sa vocation très au sérieux. Elle a acquis sa science du modelé par un travail acharné d'après nature. A copier en terre tous les os du corps humain. A passer des mois d'études anatomiques, de dissection. Tout comme le geste animal. Pendant longtemps, elle ne s'est pas séparée d'un crâne de rhinocéros qu'elle étudiait , et qu'elle emportait avec elle comme une valise.
(p. 2)
Commenter  J’apprécie          170
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   07 décembre 2017
"(...) - Je suis le Directeur des Beaux-Arts ! En ce sens, je défends les restrictions officielles imposées aux femmes artistes ! (...)
- Mlle Claudel nous fait des œuvres qui dépassent par l'invention et la puissance tout ce qu'on peut attendre d'une femme. Une poésie si profonde, une pensée si mâle, qu'il faut la récompenser !
- Je n'y vois aucun génie !! C'est même sexuellement très ambigu ! Une femme qui sculpte comme un homme... à ce train-là, je ne serais point surpris qu'elle eut un clitoris parent de nos verges !!! Euh... pardon. Ce n'était pas ce que je voulais dire..."
(...)
Eric LIBERGE & Vincent GRAVE, Camille Claudel, 2012, Glénat (p. 38).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
robert7robert7   30 novembre 2015
De tous les arts, au-delà de la musique elle-même, la sculpture est celui qui promet le moins de succès temporels, et toutes les probabilités sont que l'avenir verra tomber en désuétude cette vocation ingrate.
Commenter  J’apprécie          30
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   06 décembre 2017
"(...) De tous les arts, la sculpture est celui qui promet le moins de succès temporel ! C'est une vocation très ingrate, irrémédiablement promise à la désuétude !(...)"
Eric LIBERGE & Vincent GRAVE, Camille Claudel, 2012, Glénat (p. 2).
Commenter  J’apprécie          10
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   07 décembre 2017
"(...) Aussi je risque fort de ne jamais récolter le fruit de tous mes efforts... de m'éteindre dans l'ombre des calomnies et des mauvais soupçons ! (...)"
Eric LIBERGE & Vincent GRAVE, Camille Claudel, 2012, Glénat (p. 47).
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Éric Liberge (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Liberge
Avec Gérard Mordillat et Eric Liberge
autres livres classés : camille claudelVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
752 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre