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EAN : 9782363082015
Éditeur : Arléa (12/09/2019)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Eugénie, jeune Parisienne cultivée dont les parents craignent qu’elle ne devienne vieille fille, est engagée comme préceptrice au château de L’Islette, en Touraine. Dans ce décor enchanteur, elle s’attache aussitôt à Marguerite, sa petite élève. Entre deux leçons, Eugénie et l’enfant profitent de ce huis clos champêtre propice au repos et à l’insouciance. Mais lorsque Camille Claudel arrive à L’Islette pour en faire son atelier estival, l’artiste devient l’objet de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  23 octobre 2019
Alors que son fiancé se bat dans les tranchées, Eugénie lui écrit une longue lettre où elle lui parle de son histoire et particulièrement de cet épisode de l'été 1892, alors qu'elle se voit confier le rôle de préceptrice pour une petite fille de 6 ans, dans un château au coeur de la Touraine. Eté particulier, puisque dans ce domaine de l'Islette, des pensionnaires remarquables furent accueillis,
Camille Claudel et Rodin y créeront de magnifiques sculptures, inspirés par leur folie et par la violence de leur relation. Camille entretient par ailleurs une correspondance régulière avec Debussy, qui lui aussi travaille à la création de l'un de ses chefs-d'oeuvre , le Prélude à l'après-midi d'un faune.
C'est une sorte de mignardise, de ces petits canapés servis lors de buffets mondains, c'est bon mais cela ne rassasie pas. C'est très court , pour deux histoires , celle d'Eugénie et celle de Camille et l'on imaginerait bien l'épisode au coeur d'un récit plus complet, d'autant que l'écriture est très agréable.
Le risque est d'oublier vite cette courte tranche de vie d'artistes illustres.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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kateginger63
  08 octobre 2019
Dans l'intimité artistique d'une sculptrice
*
Je rentre dans ce tout petit livre sans rien connaître du sujet. Je sais juste que des faits historiques se mélangent à un souffle romanesque. Peut importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, me suis-je dit. Est-ce que cette histoire a réellement existé? Je veux juste m'évader et passer également un été aux bords de l'Indre et rencontrer ces charmantes personnes.
Mais qui sont-elles ? Je vous les présente: tout d'abord la châtelaine ainsi que la préceptrice Eugénie et son élève Marguerite. Puis arrive en grande pompe , la très renommée Camille Claudel, sculptrice et son cher et tendre Auguste Rodin. N'oublions pas en filigrane Claude Debussy, un compositeur musicien, star du 19eme siècle. Que du beau monde.
*
Durant l'été 1892, dans un domaine seigneurial en Touraine, nous accompagnerons donc Eugénie, jeune parisienne au travers de ses lettres souvenirs, dans son aventure artistique peu commune. Quelle chance a eu Eugénie de rencontrer ce couple mythique.
l'art est au centre de toutes les pulsions, où il imprègne chaque geste. Camille va esquisser puis réaliser une de ses plus grandes oeuvres, La Valse. Pour cela, elle utilisera Eugénie comme modèle. Fascinant! Son amant torturé la rejoindra un temps (on entrevoit là une de leurs disputes légendaires). Camille correspondra également avec son cher ami Debussy , auquel elle confiera ses joies et peines.
La Nature est également très présente et l'ensemble nous ravit, nous lecteurs.
*
Malgré le format très court, je me suis régalée dans cette parenthèse enchanteresse. J'ai vraiment eu l'impression d'être résidente au château.
La plume est poétique, légère et douce. Durant ma lecture, j'ai écouté "Prélude à l'après-midi d'un faune" de Debussy, pour me sentir en résonance avec les habitants du lieu.
*
Romanesque, virevoltant, en tous points charmant.
*
Lu dans le cadre des #68premieresfois
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hcdahlem
  16 octobre 2019
Auguste Rodin, Camille Claudel et moi
La narratrice du second roman de Géraldine Jeffroy est engagée comme préceptrice durant «Un été à L'Islette». Elle y côtoiera Auguste Rodin et Camille Claudel. Une rencontre que va changer sa vie.
Nous sommes en 1916. Une institutrice se retrouve seule. Son mari est parti à la guerre et ses élèves sont rentrés chez eux. Elle prend alors la plume pour raconter son histoire, pour expliquer pourquoi elle s'est mariée. Sous la plume de Géraldine Jeffroy, d'un clacissisme parfait pour ce roman qui nous entraine sur les terres De Balzac, on va très vite comprendre qu'il suffira d'«Un été à l'Islette» pour changer une vie.
Fille d'un couple de parisiens petits-bourgeois – ils tiennent une chapellerie dans le IXe arrondissement –, Eugénie est destinée à devenir institutrice. Afin de la préparer à son futur métier, elle est envoyée en juin 1892 comme préceptrice dans une belle propriété du Val de Loire pour s'occuper de Marguerite, une enfant de six ans.
Réticente à faire ce voyage, elle va toutefois vite tomber sous le charme du lieu et de ses habitants, apprivoiser le personnel, les châtelains et son élève, mais surtout faire la connaissance d'une artiste qui vient s'installer pour l'été.
Ce n'est que progressivement que le lecteur découvre que la «barbe sur socle» qui accompagne cette artiste jusqu'à la propriété avant de filer à Paris est Auguste Rodin et qu'Eugénie va séjourner à l'Islette en compagnie de Camille Claudel.
Pour la sculptrice qui se donne corps et âme à son art, il ne s'agit pas de villégiature. La sculpture sur laquelle elle travaille, représentant des jeunes danseuses, accapare tout son temps. Il lui faut toutefois composer avec une santé fragile et essaie de trouver de l'aide auprès d'Eugénie. Cette dernière accepte de l'aider en échange de cours de dessin pour son élève qui va aussi servir de modèle.
Géraldine Jeffroy, en choisissant de nous faire part de la correspondance qu'elle entretient avec Claude Debussy vient tout à la fois donner davantage de relief à son récit et souligner combien le processus créatif est pour les deux artistes, une recherche éperdue vers une certaine perfection.
Quand Auguste Rodin s'invite à son tour, Eugénie croit avoir perdu le lien privilégié qu'elle a pu construire avec Camile. Mais Rodin a aussi besoin d'elle et l'engage comme secrétaire durant son séjour. Une nouvelle aventure commence, plus brève mais plus orageuse, alors que des oeuvres majeures se créent, La Valse et La Petite Châtelaine pour Camille Claudel, le Balzac de Rodin et L'Après-midi d'un faune pour Debussy.
Soulignons ici le talent de la romancière qui réussit parfaitement à imbriquer la fiction à la réalité historique, à rendre tout à fait plausible cette rencontre et les parcours respectifs de ces artistes qui marqueront à tout jamais la future institutrice.
Ce court – et beau – roman peut se lire comme un chemin vers l'émancipation d'une jeune femme, comme un manuel de création artistique, comme un nouvel épisode des relations tumultueuses entre Camille Claudel et Auguste Rodin. Mais il est avant tout la confirmation du joli talent de Géraldine Jeffroy !

« Vous ne pouvez vous figurer comme il fait bon à l'Islette… et c'est si joli là ! …
Si vous êtes gentil à tenir votre promesse, nous connaîtrons le paradis. » Camille Claudel à Rodin

Lien : https://collectiondelivres.w..
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AudreyT
  15 octobre 2019
***
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Éditions Arléa pour l'envoi de ce roman.
L'été à l'Islette est celui qu'Eugénie, jeune parisienne, passera en 1892 au château de Madame de Courcelles, en Touraine. Alors que ses parents désespèrent de lui trouver un mari, elle deviendra le temps d'un été la préceptrice de Marguerite, mais surtout l'amie de Mademoiselle Camille, toute jeune sculpteur. Car c'est bien aux côtés de Rodin, Debussy et Camille Claudel qu'Eugénie va passer quelques mois...
Géraldine Jeffroy signe ici un premier roman tout en douceur et poésie.
Malgré le caractère impétueux et dépressif de Camille Claudel, on sent à travers les mots de l'auteur toute la sérénité de ce paysage de Touraine.
On partage avec les personnages, toute la force, l'énergie et la fatigue que demande la création artistique et on ne peut s'empêcher de voir naître sous nos yeux, les premiers succès de cette artiste tourmentée.
Une écriture posée, où tout est image, son et odeur. Un roman court mais intense, bien écrit et qui présage une belle aventure à l'auteur...
Merci aux 68 pour ce beau voyage...
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Nuageuse
  15 octobre 2019
Un joli roman qui m'a transporté dans ce château d'Islette. Eugénie, préceptrice de Marguerite, la petite châtelaine, croise Camille Claudel et Auguste Rodin. Je ne savais pas que ces deux là s'aimaient.
Autour de ce duo, il y a la présence de Claude Dubussy, avec qui Camille correspond.
La naissance d'une oeuvre (le Balzac pour Rodin, La Valse et la petite Châtelaine pour Camille Claudel et l'Après-midi d'un faune pour Debussy) est sensiblement décrite : nous assistons aux tourments de ces trois grands artistes et à leur joie.
Le seul bémol est que ce livre soit trop court. J'aurais aimé passer plus de temps avec tous ces personnages.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   16 octobre 2019
INCIPIT
Millou, ce que tu me racontes du front m’afflige… L’interminable attente dans le froid et la boue, l’ennui mêlé de peur… Et à présent le bruit incessant des bombardements, la terre gelée qui tremble, la terre qui vous avale…
Mon dieu, dans quel marasme sordide vous a-t-on jetés? Dire qu’ici les enfants jouent à être soldats, ignorant l’angoisse dans les yeux de leur mère, certains que c’est dans les batailles que naissent les héros. Ce n’est pourtant pas cela que je leur enseigne, non, je ne suis pas une bonne patriote. Mais donne-leur raison mon adoré et reviens-moi, si ce n’est en héros, du moins en vie. Bats-toi, puisqu’il le faut; tue pour ne pas être tué et seulement pour cela, je me moque de la victoire et de la France à présent. Peu m’importe l’issue de cette guerre, je veux que tu sois à nouveau ici, à mes côtés, pour que je puisse répondre à tes questions, car tu en auras. Longtemps je t’ai raconté une fable. Pour ton honneur et pour le mien. Puisque les hommes s’obstinent à tracer malgré elles le destin des femmes, j’ai très tôt décidé d’emprunter un autre chemin avant d’inventer librement ma vie.
Mes élèves ont quitté la classe il y a une heure, j’ai fermé l’école et je me suis installée à mon pupitre. J’y passerai certainement la nuit à t’écrire. Tu me liras avant ce Proust que tu me réclames et que tu recevras avec ma prochaine lettre. C’est ainsi, la guerre change les priorités et je n’ai que trop repoussé le moment. Lis donc sans attendre et si tu le peux ne t’interromps pas. Il est temps que tu saches quelle est vraiment mon histoire et pourquoi j’ai lié mon existence à la tienne.
Tout commença par l’irritation de ma mère à mon égard. Je suis née à Paris dans une famille d’artisans-commerçants. Ma mère confectionnait des chapeaux, mon père les vendait dans une petite boutique-atelier du 9e arrondissement qui faisait toute leur fierté. L’enseigne «chapelier-modiste Farnoux» attirait une clientèle exigeante et fidèle. Petits-bourgeois méritants, catholiques juste ce qu’il faut et même républicains débutants, mes parents n’eurent pas d’autre enfant que moi, tout occupés qu’ils étaient à la prospérité de leur affaire. Je fus une fillette facile, discrète
et très vite autonome. Devenue adolescente je restai une jeune fille sans histoires, curieuse de tout ou presque; à la grande déception de mes parents je montrais peu de dispositions pour la couture; j’étais une piètre vendeuse et je poussais l’affront jusqu’à ne pas avoir de «tête à chapeau». C’est ainsi qu’ils avaient souhaité que je fasse de études et que j’apprenne un peu le piano car tête à chapeau ou non, il faudrait, le temps venu me trouver un mari à la hauteur de ma «condition». On espéra que la nature opérerait sa par de travail, on attendit longtemps que les traits de mon visage s’affinent, que mon corps s’allonge… mais à l’âge où les morphologies n’évoluent plus guère, ma mère comprit que les prétendants ne se bousculeraient pas. Pragmatique, elle décida alors que je deviendrais institutrice afin d’assurer mon indépendance économique. Sur ce plan-là au moins je pensais pouvoir la satisfaire. Je trouvais dans mes lectures tout l’épanouissement nécessaire à mon bien-être et je ne pensais pas qu’un homme puisse me donner plus de satisfactions que celles que me procuraient les livres et la musique à laquelle j’avais pris, très tôt, énormément de goût.
Pour asseoir mes dispositions pour l’enseignement, ma mère trouva à me placer comme préceptrice tout un été au service d’une châtelaine tourangelle.
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hcdahlemhcdahlem   16 octobre 2019
C’est à ce moment-là que je pris réellement conscience de ma solitude. J’avais eu à l’IsIette l’illusion d’avoir une famille, ou du moins une place non négligeable. p. 117
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luocineluocine   28 janvier 2020
le lendemain, on aperçut enfin mademoiselle Camille. Elle s’installa sur un banc près de l’Indre et elle se mit à dessiner. Elle coinçait ses différents crayons dans son épaisse chevelure qui se ramassait sur sa nuque et elle posait son carnet sur ses jambes. Souvent, elle relevait très haut la tête et demeurait contemplative un long moment. Alors un timide sourire éclairait son visage, l’écrin qui l’enveloppait semblait la consoler d’un chagrin latent
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CalliPetriCalliPetri   17 novembre 2019
Les corps, nus ou recouverts, se trouvent pareillement lorsqu'ils veulent se trouver. Quelle hypocrisie leur fait croire que ce qui est caché n'éveille pas le désir ? D'ailleurs, ils se trompent d'objet. Mes valseurs, ce ne sont pas deux corps indécents qui s'enlacent avant l'accouplement, ce sont deux corps qui vacillent. Croient-ils qu'ils vacilleront moins si je les enveloppe ? Peut-on éviter l'inexorable par un voile de pudeur ?
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luocineluocine   28 janvier 2020
Mademoiselle Camille hurlait sa jalousie et le grand homme s’évertuait à justifier ses infidélités. Il y avait des coucheries sans conséquence ‑les modèles de l’atelier qui s’offraient au désir insatiable du maître- et puis la compagne de toujours, celle des premiers jours, l’impossible à déloger, la servante dévouée, cachée, déjà vieillissante, la gardienne de l » œuvre, la mère de leur enfant.

-Tu avais promis ! répétait mademoiselle Camille comme une ritournelle obsessionnelle, et sa voix n’était plus qu’une plainte douloureuse, le cri déchirant de la bête blessée, le cri de révolte de l’agonisant qui s’accroche à la vie. Si elles ne m’étaient pas si utiles, je te tuerai de mes mains Rodin ! .Je te tuerai, je le jure et tes putains et ta vieille pourront t’attendre !
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Video de Géraldine Jeffroy (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Géraldine Jeffroy
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/geraldine-jeffroy-un-ete-a-l-islette-51619.html
Géraldine Jeffroy est professeur de français. Elle fait partager son goût pour la littérature à des élèves de collège et à des étudiants. Elle-même lectrice assidue, elle a d?abord travaillé dans l?édition avant de rejoindre l?enseignement. Quant à l?écriture, il lui a fallu du temps avant d?oser affronter ses maîtres, tel Balzac, originaire de Touraine, comme elle. La Touraine, il en est question dans ce joli roman publié chez Arléa, « Un été à l?Islette ». L?Islette, c?est un château sur les bords de l?Indre, un petit joyau architectural à deux pas de son grand frère d?Azay le Rideau. C?est dans cette belle demeure qu?à l?été 1892 séjournèrent Auguste Rodin et Camille Claudel. Ou plus exactement, c?est là qu?Auguste Rodin vint déposer Camille Claudel avant de retourner batifoler à Paris et d?exacerber la jalousie de sa maîtresse. Mais que venait cacher ici Camille Claudel dans ce château au milieu de nulle part ? De ce fait authentique, la romancière a imaginé une jolie intrigue, à la fois poétique et bouleversante. C?est à travers les yeux d?Eugénie, la préceptrice de la fille de la châtelaine, que nous vivons nous aussi cet été 1892, aux côtés de Camille Claudel. Celle-ci, entre prostration, moment d?exaltation, crise de jalousie et douce rêverie travaille à l?une de ces ?uvres majeures, « La valse », tout en demandant à l?enfant du château, Marguerite, de poser pour elle pour sculpter « La petite châtelaine ». Se languissant du retour du maître Rodin, Camille Claudel s?épanche de façon épistolaire auprès de son ami musicien Claude Debussy dans une correspondance où la créativité et l?angoisse des deux artistes se font jour. Outre ces grands noms de l?art à qui Géraldine Jeffroy redonne vie, c?est aussi une jolie peinture du monde campagnard de la fin du XIXème siècle qui nous est proposée, une évocation de la vie quotidienne dans un château bourgeois, le regard d?une jeune femme mal dans sa peau, Eugénie, qui cherche à construire sa vie, et celui d?une enfant, Marguerite, qui ne perd rien de ce qui se dit dans les grandes pièces et les couloirs de sa maison. L?intrigue est bien amenée, l?univers feutrée des années 1890 savamment restitué et l?écriture poétique et fougueuse à la fois. Quant au personnage de Camille Claudel autour de qui tourne le récit, il est à la fois irritant et attachant et on pressent déjà la fin tragique de la jeune femme. Voilà un beau roman et un talent à suivre assurément. « Un été à l?Islette » de Géraldine Jeffroy, aux éditions Arléa.
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