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ISBN : 2070140369
Éditeur : Gallimard (02/09/2013)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 47 notes)
Résumé :
En gare de Moscou, une jeune Finlandaise s’installe dans le train qui la mènera à travers la Sibérie, puis la Mongolie, jusqu’à la ville mythique d’Oulan-Bator. C’est avec Mitka qu’elle aurait dû réaliser son rêve, mais la voici seule dans ce compartiment n° 6, prête à traverser l’Union soviétique pour rallier les portes de l’Asie. Quelques instants avant le départ, un homme la rejoint et s’installe finalement face à elle. Vadim Nikolaïevitch Ivanov est une véritabl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  23 janvier 2017
Une jeune finlandaise fuyant une sombre douleur et un homme russe à l'âme lourde prennent place dans le compartiment n°6 du train qui les mènera de Moscou à Oulan Bator. Le train part…
Une belle invitation au voyage malgré un contexte rude, celui de l'Union soviétique des années de guerre en Afghanistan. Un voyage et un récit tout en contrastes, jeune femme tout en intériorité (elle ne prononce pas un mot) face à l'homme bavard, buveur et tonitruant, voyageuse étrangère contre âme russe partout chez lui, dynamique du train qui avance versus action statique, beauté des paysages russes contre laideur crasse des villes soviétiques, Irkoutsk, Novossibirsk, si semblables et si différentes, climat sibérien hivernal opposé à la chaleur étouffante du compartiment.
La puissance d'évocation du texte a plutôt bien fonctionné sur moi, je me suis laissé bercer par le rythme du train, et les images qui défilent ont un goût de réel, rude et beau.
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traversay
  20 septembre 2013
Une jeune femme, finlandaise, et un homme, russe, partagent le Compartiment N°6. En route pour Oulan-Bator par le transsibérien. C'est encore le temps de l'URSS. le paysage défile. le train s'arrête souvent. Parfois une journée entière. L'homme boit énormément. de la vodka, quoi d'autre ?. Et il parle. Il vocifère plutôt. le sexe est son sujet favori. Il l'évoque avec les mots les plus crus. Grossier personnage. Est-il censé représenter l'âme rustre ? La jeune femme, pour ne pas l'écouter, se réfugie dans ses pensées. Ses années d'études à Moscou, ses amitiés, ses amours. le voyage lui pèse et son compagnon lui fait peur. Est-ce la raison pour laquelle elle l'accompagne parfois au dehors lorsque le train reste à quai pour un long moment ? Et le paysage défile toujours. L'homme continue de débiter ses insanités. Une sorte de train-train s'est installé. Compartiment N°6 est un livre contemplatif et répétitif. de quoi traite t-il exactement ? D'une rencontre entre deux individus qui n'ont rien à se dire. L'écriture de Rosa Liksom passe facilement du lyrisme à la vulgarité. le lecteur s'ennuie comme dans un fastidieux voyage ferroviaire. La destination atteinte, on ne se retournera pas vers les personnages du roman. On les oubliera. Très vite.
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Fortuna
  11 juillet 2014
Je me suis laissé bercer par le charme de ce récit de voyage en train à travers la Sibérie puis la Mongolie et par la rencontre improbable entre deux êtres que tout sépare – âge, sexe, pays, milieu social, niveau culturel.
Il nous rappelle ces rencontres qui étaient fréquentes avant l'ère des trains à grande vitesse et de l'omniprésence des écrans portables, et étaient souvent l'occasion pour deux inconnus, qui savaient cette relation éphémère, de se raconter leur vie de manière parfois très intime et de se séparer sans regret à la fin du voyage. le temps du voyage étant une parenthèse, peut-être une occasion de faire le point, de parler sans contrainte, d'aller vers l'ailleurs.
Ici c'est pour plusieurs jours que le hasard va réunir nos deux voyageurs dans le même compartiment. Mais le principe est le même.
L'homme est un Russe d'un certain âge, porté sur la vodka et qui a besoin de parler. C'est un long monologue d'un être parfois vulgaire, grossier, parfois touchant, qui plonge dans les méandres d'une vie difficile marquée par l'absence d'affection, l'alcoolisme, la pauvreté. A l'image d'un pays cynique et corrompu mais auquel il reste viscéralement attaché.
La jeune femme écoute. C'est une étudiante finlandaise qui a quitté Moscou pour entreprendre ce périple vers Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Elle aurait dû le faire avec un ami mais les choses ont tourné autrement. On en comprendra les raisons par bribes au cours du récit. Elle est silencieuse, résiste aux avances alcoolisées de son compagnon de voyage, le suit lors des arrêts du train dans les villes sibériennes. C'est le printemps mais la neige est toujours au rendez-vous. La beauté des paysages reflète sa tristesse et sa passivité. Ils défilent comme ses souvenirs au rythme du vieux transsibérien.
J'ai beaucoup aimé ce livre, très poétique, teinté de nostalgie, évoquant la nature sauvage des vastes plaines du nord et une difficulté d'être à la résonnance universelle.
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kathel
  25 octobre 2013
Une jeune fille finlandaise s'installe dans un wagon-lit pour une traversée de la Russie soviétique, jusqu'à Oulan-Bator. Juste au moment du départ, un homme rejoint le compartiment et y prend ses aises. Admettant le fait de cette promiscuité forcée, le lecteur se trouve coincé lui aussi dans ce compartiment, heureux d'y échapper lors des arrêts ou quand la jeune femme regarde le paysage par la vitre maculée. En effet, l'homme est un rustre, ou du moins se complaît à passer pour tel, se curant les ongles, mangeant salement, assenant ses avis, racontant des histoires vécues plus dérangeantes les unes que les autres. La jeune fille s'échappe en pensée, revient aux derniers temps qu'elle a passés à Moscou.
J'ai été gênée par une certaine complaisance dans le sordide, notamment avec les éructations verbales de l'homme, mais pas seulement. Les descriptions sont aussi bien « chargées » et cela ne me semble pas très justifié, que, pour contrebalancer les beaux paysages naturels, les évocations de lieux habités soient trop souvent alourdies d'adjectifs à connotation négative, que la neige soit forcément souillée de cadavres d'animaux ou d'urine de chien ! D'ailleurs, d'une manière générale, ce roman est trop chargé d'adjectifs, ce qui me rend toujours méfiante.
Il s'en dégage toutefois un certain charme, un peu vénéneux, assez typiquement russe, dû davantage au rythme de l'écriture, aux images évoquées, qu'aux personnages, qui n'attirent pas la sympathie… Une sorte de film lent, contemplatif, se déroule sous les yeux du lecteur, rendant assez bien compte, j'imagine, du lent et long voyage à travers la Sibérie. Je reste un peu mitigée à l'issue de cette lecture, que j'ai toutefois poursuivie jusqu'au bout. J'ai même préféré la fin, sans que cela vous incite à croire à une fin qui sorte de l'ordinaire : non, elle est à l'image du reste du roman, avec un petit quelque chose en plus dans l'atmosphère, très ténu, qui laisse à penser que les personnages ont évolué… C'est assez subtil, et prouve aussi que l'écriture et la traduction sont les atouts principaux de ce texte.
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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Bazart
  07 mars 2016
Quelle puissance dans ce beau livre triste, Rosa Liksom retrouve l'âme Russe du grand roman classique et le marie avec une écriture très contemporaine. Nous sommes au plus près des deux héros, dans une description hyperréaliste du quotidien soviétique et le lecteur sent battre leurs coeurs et vit leurs regrets, leurs envies et leurs espoirs
. Un verre de vodka au poivre, « Les bateliers de la Volga » de Repine en toile de fond, la mélancolie de Chostakovitch, le voyage peut commencer.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (2)
Lexpress   23 décembre 2013
Au fil des villes ouvrières et des paysages traversés, le huis clos oppressant se fait bizarrement chaleureux, voire poétique. La brute n'est pas sans rappeler les héros de Tolstoï. Le lecteur sort sonné et séduit de cette plongée dans le délabrement de l'âme soviétique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   30 septembre 2013
La lumière de Sibérie, le soleil, le grésil, la neige et la glace, le brouillard, accompagnent le voyageur sans répit, donnent aux paysages de taïga des lueurs et des couleurs profondes et sublimes, mélancoliques mais capables d'embellir les cheminées d'usines, [...] capables même de donner l'envie DU voyage.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   25 octobre 2013
Au deuxième coup de cloche, elle vit arriver un homme vigoureux, aux oreilles en feuille de chou, vêtu d’une veste matelassée noire comme en portaient les ouvriers et d’une chapka blanche en hermine, ainsi qu’une belle femme brune et un adolescent qui ne la quittait pas d’une semelle. La mère et le fils, après lui avoir dit au revoir, partirent bras dessus, bras dessous vers le bâtiment de la gare. Le regard rivé au sol, l’homme tourna le dos au vent glacé, pinça une Belomorkanal, la porta à ses lèvres, l’alluma et la téta un moment avec avidité, écrasa son mégot sous sa semelle et resta là, debout, à grelotter. Au troisième coup de cloche, il sauta dans le train. La jeune femme le regarda s’éloigner dans le couloir d’un pas chaloupé, priant pour qu’il n’aille pas dans son compartiment. Vain espoir.
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FortunaFortuna   10 juillet 2014
"Un autre Kolia dont les rêves ne s'étaient pas réalisés avait peint sur une pancarte, en lettres blanches sur fond rouge, la question : Qu'attend l'avenir radieux ? Il est ensuite allé se planter sur la place Rouge avec sa pancarte. Il a dû y rester à peu près trois minutes avant qu'une voiture de la milice vienne l'embarquer. Il a écopé de vingt-cinq ans, la durée du service militaire de nos ancêtres. Et il a été privé de ses droits civiques pour cinq ans. Qu'attend l'avenir radieux ! Même les pigeons de la place Rouge étaient morts de rire."
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FortunaFortuna   10 juillet 2014
"Ma mère me donnait de la vodka chaque fois que j'étais malade. Je me suis habituée à son goût quand j'étais encore bébé. Je ne bois pas parce que je suis malheureux ou parce que je voudrais l'être encore plus, mais parce qu'un serpent, à l'intérieur de moi, le réclame à grands cris."
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GabySenseiGabySensei   17 septembre 2013
A l'asile, Mitka avait dit que le socialisme tuait le corps et le capitalisme l'âme, mais que, dans ce lieu, le socialisme était aussi dangereux pour le corps que pour l'âme.

(P30)
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BazartBazart   07 mars 2016
« Après avoir hésité un instant, elle regagna sa place et s’assit sur sa couchette, face à l’homme qu’entourait un halo de froid. Ils restèrent silencieux, lui la dévisageant d’un air renfrogné, elle fixant, indécise, l’œillet en papier. Quand le train s’ébranla, le quatuor à corde n° 8 de Chostakovitch jaillit des haut-parleurs en plastique du compartiment et du couloir. »
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Videos de Rosa Liksom (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rosa Liksom
Rencontre avec Rosa Liksom à la librairie Ryst.
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