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Critiques sur Oeuvres de H.P. Lovecraft, tome 1 (21)
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Biiip
  14 août 2012
Que dire sur ce livre? Et bien premièrement, merci! Merci mille fois au éditions Robert Laffont pour avoir eu l'idée de publier ce trésor, que dis-je, cette merveille. Un énorme pavé de 1174 pages (avec une police de caractère minuscule) regroupant une grande partie de L'Oeuvre de...(j'en ai les larmes aux yeux)... MAÎTRE H.P. Lovecraft. Pourquoi seulement "une partie"? Eh bien parce que l'oeuvre du monsieur est tout simplement énorme et qu'elle ne peut tenir dans seulement 1174 pages. Vous êtes déçu? Ne le soyez pas, car ce merveilleux cadeau n'est en fait que le premier des trois livres consacrés aux Mythes de Cthulhu (et je tiens à préciser que les deux autres volumes sont aussi épais que celui-ci).
Que dire sur l'auteur qui n'ai déjà été dit et répété un nombre incalculable de fois? Eh bien, qu'il est pour moi, LE maître du genre. Souvent imité, jamais surpassé. Et cela n'est pas étonnant tant l'univers de Cthulhu est tout simplement démentiel. Alors oui, certains diront qu'ils ont déjà lu deux ou trois nouvelles et qu'ils n'ont pas aimé. C'est possible, les nombreuses nouvelles de l'auteur ne sont pas toutes d'un niveau égale. Oui mais voila, on ne juge pas un livre en ne lisant que deux ou trois pages. le jugement se porte sur l'ensemble du livre. C'est exactement la même chose pour le monde crée par Lovecraft. le secret tient dans l'ensemble de ses nouvelles.
le mythe de Cthulhu est énorme et ne se résume pas à ce seul dieu. Il est juste le plus connu des Grands Anciens malgré le peu de nouvelles lui étant consacrés. En fait, on parle le plus souvent de "Mythe de Cthulhu" comme étant l'ensemble des créations de Lovecraft, dont font justement partie les Grands Anciens. Des divinités extraterrestres, bannis aux quatre coins de l'univers (dont la Terre) par les Dieux Très Anciens. Toutes les nouvelles de ce mythe tournent autour de ces divinités et de leurs serviteurs, aussi bien humains qu'extraterrestres. Ils sont partout, tapis dans l'ombre, convertissant toujours plus d'adeptes à leur cause, et ruminant leur vengeance en attendant que les étoiles reprennent la configuration qu'elles avaient au moment de leur emprisonnement par les Dieux Très Anciens. Ils seront alors libérés car la protection magique du Signe de ces derniers n'agira plus et pourront ainsi asservir l'univers entier.
Vous l'avez compris, l'univers du Mythe de Cthulhu est sombre voire désespéré, car le réveil de ces dieux malfaisants, est inévitable (sur le long terme). Aussi ne vous attendez pas lors de la lecture de ce livre à un signe quelconque d'espoir. Même si certaines histoires peuvent laisser penser que rien n'est perdu, il n'en est rien. Ce n'est qu'une bataille, perdue au milieu de nombreuses autres, que forme cette guerre divine et secrète au sombre avenir. Attention, n'attendez pas non plus de ce livre des récits chaotiques sous forme de fin du monde. Encore une fois, je parle de "long terme", l'alignement des étoiles tant attendu des Grands Anciens n'est pas pour demain.
Venir rapidement à bout de ce livre ne sera pas aisé tant le nombre de page est conséquent. Même en étant un lecteur rapide ou même un très grand fan de l'auteur (tout comme moi) vous n'en ferez rien, car aussi excellentes que soient ces nouvelles et le mythe qu'elles forment, on ne dévore pas du Lovecraft, on le déguste. La plume du maître est magnifique, d'une poésie horrifique incomparable. D'une fluidité sans-pareil. Un beau et doux rêve cauchemardesque dont on ne veut (et peut) se réveiller tant le plaisir de lecture est immense. le millésime de la littérature fantastique. Ce n'est plus de l'écriture, c'est de l'art. Car tout le talent de Lovecraft, c'est de faire frissonner sans tomber la dans la facilité. En multipliant par exemple les scènes gore ou en donnant du trash à tout va. Ici il n'en est rien. Tout est dans l'ambiance, dans ce sentiment de ne pouvoir rien faire et de n'être finalement qu'un pion parmi tant d'autres dans ce jeu divin que se livrent les Grands Anciens.
J'ai adoré ce recueil de nouvelles, il est, et restera, le Saint Graal de ma bibliothèque. le seul défaut de ce livre c'est la qualité du papier (cigarette). Lorsque vous tournerez les pages, allez-y doucement, sous peine de raccourcir la durée de vie de votre livre en un temps recors. A part ça, je le conseille à tout le monde. Aussi bien les fans d'horreur que les amateurs de grande littérature car la plume de Lovecraft vaut celle des grands noms de la littérature "classique".
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meeva
  21 février 2020
Il y a comme cela des livres, des auteurs, des oeuvres, qui manquent cruellement à votre culture quand vous les ignorez. D'ailleurs, vous finissez par ne pas les ignorer totalement, eu égard à différentes références de ci, de là. Oui, mais vous mangez là du réchauffé au lieu d'aller vous abreuver directement à la source. D'où risque de mauvaise digestion de la chose.

Bref, il était grand temps que je lise Lovecraft himself, j'ai donc emprunté un ouvrage à la bibliothèque réunissant certains de ces textes. Certains, en réalité de nombreux textes de Lovecraft, mais pas que. Sont réunis ici les premières nouvelles de l'auteur – à 5 ans si je me souviens bien – des nouvelles et romans parmi les plus connus, mais aussi des textes d'autres auteurs inspirés par l'univers de Lovecraft. Énorme livre de plus de 1000 pages dans une police trop petite, et ce n'est là que le premier tome parmi trois. le travail d'édition est remarquable cependant, avec une préface éclairante et des choix réfléchis.

Je commence la lecture avec perplexité. de nombreuses nouvelles, un genre que je n'affectionne toujours pas. Trop d'effets d'annonce aussi : « je ne vais pas vous raconter ce que j'ai vu car c'est trop incroyable et ça fait trop peur »… J'exagère à peine, certaines phrases m'ont rappelé Plan 9 from Outer Space, un des films du plus mauvais réalisateur de tous les temps, Ed Wood, à cause des effets spéciaux tellement peu professionnels que l'expression « grosses ficelles » y prend toute sa mesure.

Mais au fil des lectures, je m'habitue au rythme, les nouvelles s'allongent, deviennent roman, l'écriture s'affine un peu aussi, les phénomènes évoqués me deviennent familiers, les personnages mais aussi les références récurrentes comme le nécronomicon.

J'ai lu dans des critiques qu'on ne pouvait pas se contenter d'avoir lu deux ou trois nouvelles pour proclamer que « Lovecraft, j'aime pas ! ». Je suis d'accord avec ça. Sans pour autant s'acharner à lire l'ensemble de son oeuvre si on n'accroche pas, pour autant, il finit par se dégager une atmosphère tout à fait particulière après un nombre de pages non négligeable. Il serait dommage de passer à côté car c'est tout un monde qui s'ouvre à vous : le chaos rampant, le mythe du Cthulhu, le monstre gluant, l'abomination, les grands Anciens…

Je me suis contenté des textes du « maître » et j'ai zappé les textes des « disciples ». Je reprendrai peut-être le livre plus tard, mais malgré la double prolongation de mon emprunt, j'ai déjà frôlé l'overdose.

Ça y est, j'ai lu Lovecraft.
Alors au suivant !
Lien : https://chargedame.wordpress..
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manu_deh
  23 décembre 2014
Je sais que Babelio nous permet d'emporter 6 bouquins sur une île déserte, mais je crois que si je ne devais en emporter qu'un ce serait sans doute celui-ci...

Ce premier tome de l'oeuvre complète lovecraftienne renferme divers écrits plus ou moins indispensables, mais en particulier la série de nouvelles originales écrites de la main du maître, autour du fameux Mythe de Cthulhu.

Lovecraft est pour moi la référence absolue en terme de littérature fantastique. Au départ de situations banales et réalistes, dans l'amérique des années 1920 la plupart du temps, le surnaturel s'installe peu à peu, subrepticement. Il n'est pas rare que les narrateurs des diverses nouvelles sombrent peu à peu dans la folie, suite par exemple à une découverte scientifique inexplicable, la lecture d'un vieux grimoire renfermant un savoir impie, l'exploration d'un site archéologique un peu atypique, ...
L'écriture est parfois un peu pompeuse, l'oeuvre est inégale, mais certaines nouvelles (ou mini-romans) sont de vrais chefs d'oeuvres: La Couleur tombée du ciel, le cauchemar d'Innsmouth, Les rats dans les murs, La maison maudite, le Festival, L'Abomination de Dunwich, le monstre sur le seuil, Dans l'abîme du temps, .... je me rends compte que je pourrais presque toutes les citer.

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hellza24
  03 avril 2015
Ce premier tome m'a enchanté ! Enfin une chronologie complète et lisible, bien documentée et intéressante ! Lovecraft n'est plus réduit à l'ermite asocial et raciste, mais bien dépeint comme il l'était plus probablement : un enfant précoce passionné et sensible, un homme prodigieusement intelligent et imaginatif, curieux, esprit scientifique et talent littéraire qui entretient de nombreuses correspondances avec les auteurs les plus talentueux de son époque.
Son regard impitoyable et sa plume acérée sur les auteurs de romans fantastiques qui lui étaient contemporains ont sans doute contribué à sa réputation de solitaire aigri : il disait sans ambages le peu de talent qui transpirait chez certains, les platitudes des intrigues...Ça ne pouvait pas plaire à tous...

La préface fait un point sur le mythe de Chtulhu. J'ai découvert quelques nouvelles que je n'avais pas encore dénichées, pour ma plus grande joie (comme « La cité sans nom »et « L'Étrange Maison haute dans la Brume ») et n'ai pu résister au plaisir d'en relire d'autres.

Ses notes sont passionnantes, que ce soient les idées pour ses romans ou les études sur les mythes fantastiques : je n'ai regretté qu'une chose : qu'il n'ait pas eu le temps de développer plus de ces scénarios qui nous auraient fait frissonner !

Ce premier tome est une mine d'informations, un vrai bonheur pour ceux qui aiment l'auteur. Nul doute que je vais tout faire pour avoir le tome 2 entre les mains !
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hellrick
  20 février 2020
La bibliographie de Lovecraft a longtemps été éparpillée au fil des nombreuses publications francophones, ce qui rendait difficile la constitution d'une réelle une intégrale. Les Omnibus de Laffont rendent aujourd'hui cette tâche bien plus simple, sans être totalement exhaustive (mais est-ce possible, notamment sur le sujet des continuateurs ou des réécritures).
Mais, dira le lecteur avare, si on possède déjà tout quel est l'intérêt ? Et bien il est possible, voire même probable, que l'on n'avait pas tout en réalité. Ainsi, dans le premier tome, se trouve, outre les récits de Lovecraftlui-même, des nouvelles provenant des anthologies LEGENDES DU MYTHE DE CTHULHU, LA CHOSE DES TENEBRES et HUIT HISTOIRES DE CTHULHU rédigées par des épigones du maîtres. Bref, un culte en expansion comme le souligne Francis Lacassin. Même si on possède les différents recueils précités, cet épais tome peut intéresser le « complétiste » pour quelques récits non pas inédits mais plus difficile à dénicher et opportunément rassemblés ici.
Ainsi « la chose ailée sur le toit » de Robert E. Howard, court mais efficace petit conte fantastique jadis disponible dans le recueil L'HOMME NOIR de Howard (ou, chez Bragelonne, dans LES OMBRES DE CANAAN consacré aux histoires d'horreur d'Howard). Howard toujours avec le réussi « le feu d'Asshurbanipal”, dans lequel, en une vingtaine de pages, le créateur de Conan nous emmène au coeur du désert à la recherche d'une gemme mythique cachée dans une cite maudite protégée par les Djinns. Un mélange d'aventures (on y trouve même un parfum à la Indiana Jones avec son “aventurier aux nerfs d'acier”), de fantasy, de conte orientaux et d'épouvante lovecraftienne. de la belle ouvrage, tiré du recueil LE PACTE NOIR et plus récemment republié dans LES DIEUX DE BAL SAGOTH.
« L'Héritier des ténèbres », une nouvelle traitant de la peur de la mort, de la crainte de servir de nourriture aux goules et de la nécessité de la crémation (dans le désordre) constitue une autre belle réussie de Clark Ashton Smith à découvrir pour ceux qui ne possèdent pas le recueil LES ABOMINATIONS DE YONDO. On retrouve aussi dans ce recueil phénoménal l'excellent « Chiens de Tindalos » de Frank Belknap Long, « Horreur à Salem » de Kuttner, « L'habitant de l'ombre » de Derleth, « le visiteur venu des étoiles » de Bloch, « Sueurs froides » de Campbell, etc.
En ce qui concerne Lovecraftlui-même, voici une bonne occasion de lire ou relire certains de ses textes les plus célèbres et réussis comme « Dagon », « L'appel de Cthulhu », « La couleur tombée du ciel », « L'abomination de Dunwich », « Celui qui chuchotait dans les ténèbres », « le cauchemar d'Innsmouth » et les courts romans « L'affaire Charles Dexter Ward » et « Les Montagnes hallucinées ».
Des lettres, des contes de jeunesse, des notes, des brouillons, des articles, etc. complètent le sommaire, sans oublier de nombreux textes de présentation sur les différents sujets abordés.
Bref, voici un ouvrage indispensable si on souhaite découvrir HPL ou parfaire ses connaissances sur l'auteur phare du fantastique du XXème siècle.
Une somme (de près de 1 200 pages)!

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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tristecyr
  14 juillet 2017
Tenté par l' oeuvre du maitre au nom providentiel (Lovecraft...)et acculé à une offre pléthorique de livres issus de son imagination fertile, j ai opté pour cette edition complète chez Bouquins/Robert Laffont (3 tomes) pour me frotter aux tentacules de Cthulhu...Certains prétendent que c'est dans les vieux Poe que l'ont fait les meilleures soupes, eh bien ce cher Lovecraft délivre une excellente tambouille dans un registre plus horrifique du fantastique...
Pas encore cthulhu...euh "tout lu" je veux dire (ma santé mentale en aurait-elle pris un coup?)...mais je suis en bonne voie car je trouve cela palpitant...
Il semblerait d'ailleurs que Lovecraft ait le vent en pou(l)pe étant donné qu 'un jeu de cartes évolutif reprenant son univers cartonne actuellement et drainera nombre de nouveaux lecteurs..
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grm-uzik
  20 novembre 2016
Howard Phillips Lovecraft est avec Edgar Allan Poe, le plus grand auteur fantastique américain du 20ème siècle, et tout comme ce dernier, un des grands pionniers du genre. Il a donné au genre ses lettres de noblesses
et aujourd'hui, c'est une référence absolue (statut reconnu bien après sa mort, comme souvent en littérature). C'est d'ailleurs facilement
vérifiable : aujourd'hui, tout auteur fantastique ou d'horreur a écrit au moins une histoire ayant rapport de près ou de loin avec sa mythologie de Cthulhu. Et cette influence va même jusqu'au cinéma, où les différentes adaptations, pastiches ou simples clins d'oeil se comptent par centaines. Notons dans ce palmarès, le grandiose "L'Antre de la folie" du non
moins grand John Carpenter, pour n'en citer qu'un. Lovecraft, dans l'univers fantastique (et de la littérature en général), c'est un peu comme les Beatles.
Tout le monde dit qu'ils ont révolutionné le rock, que tous les groupes modernes s'inspirent d'eux et même si on ne connaît pas forcément leurs
morceaux, c'est évident qu'ils ont laissé leur empreinte. Une influence si énorme, qu'elle a complètement restructuré le fond même du genre, de sorte que ce qui nous semble banal et courant et aujourd'hui vient pourtant de cette influence même... Lovecraft et le fantastique, c'est ça : il a crée des codes propres au genre qui font qu'aujourd'hui, chaque ligne qu'un auteur écrit porte cette empreinte, même de façon inconsciente. Certains n'en ont jamais entendu parler, mais même de cette façon,
ils empruntent sans le savoir des chemins déjà balisés par le Maître de Providence. Mais par dessus tout, il a crée une réelle mythologie, riche et
protéiforme, en s'affranchissant des habituelles notions de bien ou de mal inhérentes aux cosmogonies humaines. La force maligne et destructrice de ses Dieux cosmiques devient ainsi Chaos pur et la volonté d'asservissement propre au mal se transforme en violence aveugle et incontrôlée - incontrôlable, surtout. Point d'anges déchus, de cornes ou de
folklore théologique catholi-chiant chez ce génie ; avec lui les abysses ne sont que puits de démence insondables et les flammes de l'Enfer se retrouvent catapultées dans l'immensité de l'éther spatial. le Sabbat des Sorcières n'est ainsi plus une fête orgiaque entre humains et puissances infernales, mais un prolongement du culte secret qui nous unit à ces forces incommensurables. Dans un certain sens, c'est encore plus dérangeant, insidieux et horrifiant, que l'acceptation populaire de la sorcellerie et toutes ses dérives. Il a recrée, par le prisme de son imaginaire tentaculaire, tout un pan de la littérature moderne, ainsi que pas mal de mythes qui commençaient à prendre la poussière : la sorcellerie, les fantômes, les lieux hantés etc...

Et le plus fascinant, c'est de voir que sa mythologie a été sans cesse
reprise et étoffée, au fil des années, par des écrivains de son cercle - le fameux cercle lovecraftien, composé d'amis et d'auteurs aux mêmes visées artistiques que lui, mais aussi par des gens qui n'avaient à la base aucun rapport avec Lovecraft lui-même. Ainsi, comme le mythe Arthurien, le mythe Cthulhuesque n'a cessé de s'enrichir au fil du temps, par des plumes diverses, jusqu'à nos jours, où il est toujours bien vivace. Un phénomène aussi fascinant que passionnant à suivre, comme une peinture pour toujours en création, que chaque nouveau coup de pinceau enrichirait, renforcerait ; une oeuvre en constante (re)création, que chacun interprète
et modèle à sa guise. Peu sont les auteurs, contemporains ou non, à pouvoir se vanter d'un tel tour de force. Bref, quel que soit la façon dont on
appréhende la chose, Lovecraft est un des piliers majeurs et incontournable de la littérature du siècle dernier - fantastique ou non. Immense respect...

Après, on pourrait bien rajouter que son style n'est pas irréprochable, voir même lourd, avec des phrases interminables bourrées d'adjectifs ou de qualificatifs biscornus dont la plupart sont incompréhensibles sans l'aide d'un dico. Certes, nul auteur n'est exempt de défauts - J. R. R. Tolkien avait un peu le même problème. Ses passages descriptifs sont un peu
assommants et ses dialogues (heureusement peu nombreux) ne sont pas d'un naturel irréprochable, mais juste pour les frissons que ses créatures font naître et les atmosphères qu'il arrive à créer. Lovecraft mérite amplement les milliers de louanges qu'on peut lui adresser. Encore une fois, c'est un auteur de génie qui n'a pas volé sa réputation. Tout amateur se doit d'en lire au moins une fois dans sa vie.
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lehibook
  29 février 2020
J'ai rencontré Lovecraft par l'intermédiaire de la revue Planète .J'y avais lu « Les chiens de Tindalos » qui n'était pas de lui mais s'inscrivait dans son univers et avait été particulièrement impressionné par ce fantastique si particulier . J'ai lu ensuite Lovecraftlui-même , tout ce qui paraissait, pour finalement en 1992 acquérir les volumes de « Bouquins » . Ce premier est principalement consacré à Cthulhu et à tout ce qui se rattache à son cycle : une entité fascinante dont les formules incantatoires aussi imprononçables que poétiques m'ont beaucoup fasciné : « Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn » soit « « Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant », .Le volume contient aussi les premières oeuvres et un texte théorique.
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Mona92
  30 août 2014
Lovecraft construit une véritable mythologie moderne. Ses monstres évoquent la puissance des fantasmes qui obsèdent un narrateur-alter ego à peine dissimulé de l'auteur. L'écriture donne corps aux cauchemars qui hantent un esprit tourmenté par une altérité monstrueuse gisant dans le passé familial.
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henrimesquida
  09 mars 2020
Quand on lit à la suite les différentes nouvelles et les rares romans qui constituent le cycle de Cthulhu, on est frappé par les éléments qui se retrouvent dans la majorité des textes. Il s'agit, la plupart du temps, de fouiller, de chercher au-delà des apparences, à la recherche d'une réalité qui ne peut que rendre fou. Beaucoup des personnages de Lovecraft sont des archéologues ou des chercheurs. On découvre des villes oubliées, on déterre des temples, etc. L'horreur vient souvent des tréfonds de la terre, où elle a été enfouie mais où elle reste toujours vivante, active, cherchant la moindre occasion pour nous envahir...
Le rapport avec la maladie mentale est évident. Les deux parents de Lovecraft ont été internés. et l'auteur a, bien évidemment, peur qu'en fouillant dans les profondeurs de son esprit, il y découvre ces horreurs insondables qui le conduiront à la folie. Cette peur de la folie est frappante dans le surnom de l'auteur du Necronomicon, Abdul AlAzhred, appelé L'arabe fou (Abdul AlAzhred est un double de Lovecraftlui-même, puisque c'était le nom qu'il voulait avoir s'il se convertissait à l'islam).
Attention, ces oeuvres sont uniques, dérangeantes, terrifiantes. Certaines nouvelles sont presque insupportables (la Couleur tombée du ciel, par exemple). L'horreur vient surtout de tout ce qui n'est pas dit. Lovecraft est très fort pour taire des éléments importants et nous les laisser deviner. C'est très bien écrit (même si les traductions ne sont pas toujours à la hauteur).
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