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EAN : 9782266257602
768 pages
Pocket (03/09/2015)
3.68/5   124 notes
Résumé :
1208. Le pape Innocent III, en conflit avec le roi Jean, prononce un interdit sur tout le royaume d'Angleterre. Les églises et les cimetières sont fermés, le haut clergé quitte le pays, les prêtres ont défense de célébrer les offices ou de conférer les sacrements, ni confession, ni mariage, ni extrême-onction.
S'ensuit un véritable chaos spirituel dans le royaume, en particulier chez les plus démunis, ceux pour qui la foi est le seul recours. C'est dans ce c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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cardabelle
  14 décembre 2016
Troisième ouvrage de Karen Maitland .
Cette fois, nous sommes en 1208 .
Suite à une brouille entre Jean d'Aquitaine d'Angleterre ( Jean Sans Terre ) et le pape Innocent III ,l'Angleterre voit fermer ses églises et ses cimetières, disparaître ses prêtres et donc ses sacrements salvateurs ;c'est un pays à la dérive privé de sa structure religieuse. A l'époque , la religion est la véritable colonne vertébrale d'une société sous le joug des puissants ,maintenue dans l'obscurantisme et, de ce fait, facile à manipuler par la crainte et la terreur.
C'est donc un peuple livré à lui-même, terrorisé, assuré de finir en enfer, un chaos !
Mais, c'est sans compter sur l'existence de quelques personnages atypiques, truculents, qui eux, ne vont pas rester sans réaction ! Et ,faute de guides spirituels, on en appelle à la sorcellerie : ainsi fait-on connaissance avec la " Mandragore" ...
Un roman où grande et petite histoire , fiction , chronique de moeurs et suspense s'entrelacent avec maestria pour former un récit palpitant livré par la très belle plume de Karen Maitland.
Vivement le prochain !
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spleen
  08 août 2016
Quoi de mieux pour oublier quelques instants les drames contemporains que de se plonger dans le Moyen-Age, non pas que l'époque soit plus sereine car entre les épidémies, les guerres , les croisades,les brigands , le servage etc... on avait peu de chance de mourir vieux et dans son lit .
En fait, les préoccupations sont tellement éloignés des nôtres , de prime abord , qu'on se croit transporter dans un autre monde .
1208 dans le Suffolk comme dans le reste de l'Angleterre , suite à un conflit entre le Pape et le Roi Jean , les églises sont fermées et il n'y a plus de prêtres donc plus de sacrements donc plus d'absolution des péchés ...
Elena, jeune femme serve , est engagée au château comme chambrière de la comtesse Anne dont le fils Gerard vient de mourir alors qu'il portait le lourd poids d'exactions en Terre Sainte .
Sa mort sans avoir pu se confesser est à l'origine de l'intrigue et va être la cause des tourments d'Elena . On baigne en plein dans l'ambiguïté d'une religion très présente, brimée par l'absence de ses messagers et l'empreinte encore très profonde des croyances païennes chez ces gens simples et influençables .
Les rebondissements sont nombreux et pour peu que l'on ne creuse pas trop la psychologie des personnages , on se laisse happer par le climat de tension même si on s'attache peu à eux, trop naïfs, trop manipulateurs ou trop pervers, ce qui nuit à une lecture parfaite mais ne boudons pas notre plaisir .
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kuroineko
  10 mars 2018
Aimant beaucoup les romans médiévaux, j'attendais sans doute trop de la malédiction de Norfolk. Si les prémices laissaient deviner de prometteuses intrigues(intervention papale, sorcellerie, etc), le soufflé est très vite retombé, comme mon enthousiasme.
Malgré les péripéties dans lesquelles Mme Maitland entraîne son héroïne, la sauce ne prend pas et tourne à un catalogue peu attrayant.
De plus, la touche fantastique n'ajoute rien au récit. Quant à la personnalité de l'héroïne, elle en manque singulièrement.
Bref, un roman tout à fait dispensable sur une période pourtant si riche. Je lis beaucoup de bien sur les autres livres de l'auteure. Pour autant, je ne me sens pas prête à réitérer l'expérience
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belette2911
  31 mars 2016
Angleterre 1208. Suite à une grosse querelle entre le roi Jean d'Aquitaine-Angleterre (ex Jean Sans Terre) et le pape Innocent III, toute l'Angleterre est sans prêtres, sans curés, ses cimetières et églises sont fermées, plus d'offices célébrées… Plus rien, quoi ! RIEN !
Toute l'Angleterre ? Oui ! Ici, il n'y aura pas de "Un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur".
Nous, en 2016, dans le cas où ça arriverait, ce ne serait pas aussi grave qu'à cette époque puisque les mariages passent d'abord par l'officier d'état civil et je me demande qui pense encore à se confesser de nos jours.
Oui, mais en 1208, ce n'est pas le cas ! Les croyances sont fortes, les gens sont "simples", l'Église est toute puissante et si tu meurs sans confession, je ne te raconte pas les tourments de l'Enfer que l'on te promet ! Idem pour un enfant mort sans être baptisé : les limbes ! Eux, ils en ont encore la trouille de tout ça, ces gens pieux et simples.
Faut dire qu'on les a gavé pire que des oies, avec toutes ses choses sur les non-confessés et les non-baptisés. Comme si Dieu allait vraiment envoyer des enfants innocents dans des limbes ! Anybref…
C'est dans ce contexte tendu entre Jean et Innocent que nous faisons connaissance des différents personnages qui vont nous entrainer dans cette histoire médiévale. Ils sont nombreux mais impossible de les confondre ou d'en faire une soupe car chacun est bien distinct de l'autre.
Notons Elena, jeune serve, belle, rousse flamboyante, une fille de campagne qui vient de se faire déniaiser par son fiancé mais qui restera toujours un peu niaise, idiote et naïve au fil des pages.
Énervante, Elena le sera souvent. Grosse envie de la baffer, parfois, mais nous sommes en 1208 et l'Éducation Nationale pour tous n'est encore que de la SF à cette époque. Alors, on lui pardonne son imbécilité et ses croyances qu'on lui a bourrée dans le crâne. C'est pas de sa faute…
Un qui mérite le détour, c'est Raffaele qui pourrait être aussi savoureux qu'une friandise de chez Ferrero à la noix de coco sauf que le pauvre n'a plus ses bonbons…
Au milieu de tout ces étalons ou, au pire, de ces « entiers » (puceau), notre Raffaele est un hongre ! On n'oubliera pas de dire merci à sa maman – la salope – qui l'a offert à l'Église (encore Elle !) pour qu'elle en fasse un Petit Chanteur À La Croix de Bois version castrat.
Hélas, Raffaele n'ayant pas le talent d'un Farinelli et il est finalement renvoyé à ses chers parents et sa chance viendra en devenant l'écuyer, l'ami et l'intendant de sire Gerard de Gastmere lorsqu'ils en auront terminé avec les Croisades. Raffaele, stature imposante et voix de fillette, la vie ne fut pas facile pour lui et ne l'est toujours pas.
Son passé en Terre Sainte recèlera quelques récits sanglants qu'il nous contera au fur et à mesure du récit, tout en nous gardant du suspense, le vieux bougre ! le final de son récit m'a serré les tripes.
Ce roman de 528 pages se lit tout seul, les entrées de chapitre nous dévoilant une partie de l'herbier de la mandragore (instructif et amusant), les personnages sont travaillés, les deux méchants – Osborn et Hugh de Roxham – sont de vrais salauds bien torchés, comme on les aime. Cruels, sadiques, jamais avares de répliques cinglantes et d'insultes bien senties. Et dans ces contrées, la Justice était expéditive et la torture normale.
En plus de posséder du mystère, une enquête, des meurtres et des complots, le récit nous parle de la misère des gens de cette époque et met bien en avant la différence énorme entre les serfs, les gens nés « libres » et ceux dit « de noble extraction ».
Entre nous, on est tous extrait du même endroit, sauf peut-être les frères Roxham qui durent être extrait hors d'un cul de basse-fosse… Je pense qu'ils ne sont pas les seuls…
L'enfer étant pavé des meilleurs intentions possibles, notre pauvre Elena va en voir de toutes les couleurs et n'est pas encore sortie de l'auberge.
Quant à Raffaele, il a beau être un hongre qui a mal vieilli (ça fait souvent ça quand on les coupe), il est un personnage fort, puissant, tenace, têtu et il m'a conquis. Tout comme les personnages ô combien étrange de Ma la mère maquerelle et de Talbot.
Un excellent roman historique, une belle plume, une narratrice hors du commun pour certains passages, une grosse louche de croyances, de bigoterie, des complots, du sang, de l'intrigue, du suspense, des retournements de situation, la vie dans un lupanar et le tout sans vous rendre l'Histoire – celle avec un grand H – indigeste.
Quelques passages m'ont serré le coeur car je me suis dit que les exactions commises par certains n'ont rien à envier avec celles commises par d'autres… Autre temps, même moeurs et imbécilités commises par des Hommes et ça me révulse. Et ce n'est pas à Lui que j'en veux, mais à eux !
La vie est comme une roue, elle tourne et revient toujours à son point de départ, mais ils sont nombreux ceux qui ne l'ont pas encore compris…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Davalian
  25 mars 2020
La malédiction du Norfolk, troisième ouvrage de l'auteur publié en France, n'est ni vraiment un roman historique ni vraiment un roman de fantasy, mais il pioche dans les deux registres…
L'auteur inscrit son histoire en Angleterre, dans le Norfolk, dans un village imaginaire, tout en permettant à ses personnages de se rendre régulièrement dans des cités et des quartiers qui ont existé. le contexte est celui du début du XIIIème siècle, le règne de Richard Coeur de Lion et de son ambitieux, mais honni frère, Jean…
Nous allons ici principalement suivre deux personnages dont les destins sont liés : une femme et un homme. Les points de vue sont relativement équilibrés, l'auteur passant de l'un à l'autre, tout en laissant quelques fenêtres ouvertes sur d'autres personnages afin de rompre avec toute idée de monotonie. Pourtant c'est bien l'histoire d'Elena qui retiendra toute l'attention.
Cette histoire permettra de mêler un brin de mystère à la vie de tous les jours de personnages humbles, placés au bas de l'échelle, et contraints de chercher à survire dans un monde dominé par des puissants. le dénouement apportera une réponse assez imprévue, commode est qui manque de finesse. Elle offre toutefois le mérite de mettre un terme à l'histoire tout en laissant des portes ouvertes pour une suite.
Malgré une introduction riche de promesses et une narration qui s'annonce complexe, l'auteur ne tira pas assez profit d'une complexité qui aurait été, pourtant, la bienvenue. Dommage que la mandragore ne soit pas davantage exploitée, car il y avait là un sacré potentiel. Il en va de même pour un certain nombre de pistes intéressantes, telles que les Croisades, le duo de magiciennes…
Le propos est ici long (un peu plus de huit cent pages au format poche). Si la complexité n'est pas au rendez-vous, le style est agréable, fluide et n'a rien perdu à la traduction. Bien au contraire, le travail est ici apprécié à sa juste valeur.
Tout l'intérêt de ce roman tiendra donc dans le style de l'auteur mais aussi dans les destins des deux personnages principaux. S'ils n'influent pas de manière déterminante sur le contexte, leur destin nous force à en savoir davantage. Et là tient tout le charme de cette lecture fort agréable.
Voici donc une lecture qui ne paie pas de mine, mais qui se révèle passionnante en nous proposant de suivre des héros (peut-être pas du quotidien, mais presque) qui appartiennent aux couches les moins favorisées de la société médiévale. Un bon cru !
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Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
akhesaakhesa   31 janvier 2016
Le fait que les hommes ejaculent quand ils sont dans les affres de l'agonie reste un mystere.Peut-etre la mort est-elle en fait l'accomplissement supreme de la vie ou peut-etre n'est-ce la que le dernier acte d'un corps aspirant a transmettre une vie qui se poursuivra alors meme que la sienne retourne au neant.Pour ma part,j'aime a croire que c'est le l'ultime defi des hommes a l'adresse de leurs bourreaux,le seul geste obscene qui leur soit permis puisqu'ils ont les mains liees dans le dos
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CormorobinCormorobin   15 janvier 2016
Qu'un homme mange le sel d'un autre et, leurs âmes à jamais liées l'une à l'autre, ils se devront protection mutuelle. Qu'un serment prêté sur le sel s'avère faux, et son auteur est certain de mourir. Une prière faite à côté d'un peu de sel sera exaucée.
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Lilou08Lilou08   29 janvier 2017
On vous a sans doute fait accroire que les mandragores hurlent quand on les arrache à la terre. Ce n’est pas entièrement vrai. Il y a bien un cri, long et déchirant, qui peut conduire un homme à se détruire lui-même, simplement pour échapper à la torture que lui inflige ce hurlement. Mais ce n’est pas nous, les mandragores, qui crions ; c’est notre mère, la terre.
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Lilou08Lilou08   29 janvier 2017
Quand le sceau fut brisé et que le prêtre eut ôté les bandages, la plaie à vif et suppurante la déclara coupable. La peine encourue était la mort sur le bûcher, assortie, si elle avouait, d’une strangulation miséricordieuse avant que les flammes ne l’atteignent.
Elle avoua effectivement. Le mensonge n’avait plus guère d’importance ; puisqu’elle ne pouvait plus sauver sa vie, pourquoi mourir dans la souffrance ? Elle ne craignait pas d’aborder l’au-delà avec un mensonge pesant sur son âme immortelle, car ni elle ni son enfant en larmes ne croyaient en ce Dieu plein de miséricorde au nom duquel ces hommes l’assassinaient. Gunilda avait foi dans les anciennes coutumes, les anciennes divinités de la terre et de l’eau, du feu et du sang, et c’est en leur nom à toutes que, dans son dernier souffle, elle maudit Warren et l’enfant à naître que portait sa maîtresse, maudit toute la descendance qu’il pourrait jamais engendrer.
Sa fille, désormais seule au monde, vit le corps de sa mère réduit en cendres et sentit l’odeur de sa chair brûlée. Les yeux secs à présent, embrasée par la haine, elle regarda la poussière blanche soulevée par le vent retomber comme de doux flocons sur sa chevelure noire.
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cheyenne-talacheyenne-tala   20 avril 2015
Les mortels sont d'étranges créatures; ils s'accrochent à la vie même quand elle n'est pour eux que souffrance et malheur, et pourtant ils sont prêts à la gaspiller pour un mot, une idée, voire un étendard.
Les loups pissent pour marquer leur territoire; mais s'ils sentent l'odeur d'une autre bande, et ils se retirent en silence.
Pourquoi risquer un combat qui peut vous mutiler ou vous tuer?
Mais les humains, eux, vont se déchaîner et massacrer leurs semblables par milliers dans le seul but d'aller planter leur petit bout d'étoffe au sommet d'une colline ou d'un rempart.
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Videos de Karen Maitland (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karen Maitland
The Book Channel visits Lowdham Book Festival and presenter Tina Bettison talks to author Karen Maitland about her lataest book The Owl Killers. The Book Channel is broadcast on Sky 166 and Freesat 402 and all programmes can be viewed on the Book Channel website, http://www.thebookchannel.tv (2009/07)
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