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Fabrice Pointeau (Traducteur)
ISBN : 2355840369
Éditeur : Sonatine (18/03/2010)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 372 notes)
Résumé :
1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d’échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  12 juillet 2016
Difficile de classer ce livre. Mais une chose est sûre, si vous vous en tenez à la 4ième de couv, vous serez forcément déçu. En insistant sur « des meurtres mystérieux », « une énigme à résoudre », j'ai l'impression qu'ils sont passés à côté de ce qui fait tout le charme de ce roman : ce fantastique qui imprègne tout le récit, au point de ne plus savoir ce qui est de l'ordre de la légende, du conte ou du réel. Pas de rythme effréné pour cette lecture, mais au contraire, une histoire qui avance à pas d'homme et à dos de cheval sur les routes de cette Angleterre de 1348, ravagée par la peste, que la compagnie des menteurs cherche à fuir à tout prix.
Camelot, vieil homme défiguré et solitaire, croise sur sa route huit autres voyageurs qui vont, tour à tour, se joindre à lui dans une marche qui a tout d'une fuite en avant. Tous emportent avec eux un secret qu'ils comptent bien garder pour eux, mais les événements vont amener les uns et les autres à se dévoiler, au péril de leur vie.
Je n'en dirais pas plus, car ce qui fait tout l'intérêt de cette lecture, c'est la découverte au fur et à mesure de ces personnages assez atypiques : Narigorm et ses runes, Cygnus et son aile qui ne demande qu'à se déployer, Camelot et sa connaissance de l'âme humaine, font partie de mes préférés. Vous priver de cela risquerait de rendre bien longue votre lecture, car, soyons clair, le rythme est lent et quant à moi, j'aurai bien amputé ce récit de quelques pages, histoire de le dynamiser un peu, même si tout se tient et rien nous ennuie dans ce livre.
Signalons au passage également l'intérêt historique de cette compagnie des menteurs et le talent avec lequel Karen Maitland nous fait voyager dans ce Moyen Âge anglais décimé par cette maladie vue comme un châtiment divin. Découvrir les pardonneurs qui sillonnent les terres à la recherche d'âmes en perdition, les moyens les plus sûrs pour repérer un loup-garoup ou un vampire et les tuer sans risquer qu'ils viennent hanter les vivants ou pire, les chercher… vous feront passer de bien beaux moments.
Et cette fin que j'ai adorée et pour laquelle j'ai longuement hésité à rajouter une étoile. Je ne l'ai pas fait, car en comparaison de mes dernières lectures, la compagnie des menteurs est légèrement en deçà, mais tout ceci n'est qu'affaire de sensibilité car l'essentiel est là : un bon moment de lecture et une belle découverte qui m'incitera fortement à ouvrir un autre livre de Karen Maitland : La malédiction de Norfolk serait bien le prochain…
Lien : http://page39.eklablog.com/l..
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Ptitgateau
  01 juillet 2012
Où l'on fait connaissance de sept personnages : Camelot, l'ancêtre qui fait figure de meneur de la petite troupe, Rodrigo, ménestrel de son état et son élève Joffre, adolescents perturbé, Plaisance, sage-femme, Zophiel, personnage au verbe haut, semant polémique et discorde au sein de l'équipe, Osmond et Adela, sa compagne, enceinte, Cygnus, conteur et l'énigmatique Narigorm, voyante qui lit dans les runes. Tout ce petit monde évolue sur fond de peste de 1348 en Angleterre.
Peu à peu, les personnages se rencontrent, le groupe de forme. Pour plus de sécurité, ils décident de faire route ensemble, de fuir vers le Nord pour échapper à l'épidémie, emmenant le lecteur à travers l'Angleterre médiévale, de ville en village où ils sont tour à tour reçus, chassés quand ils ne décident pas eux-même de reprendre la route.
Je qualifierais ce roman de roman historique, au demeurant passionnant si l'on s'arrête à l'exposé que nous fait Karen Maitland de cette terrible année 1348. En revanche, je pense que quoiqu'en pensent les lecteurs, il ne mérite pas la dénomination de thriller : je n'ai ressenti aucune sensation de peur, de tension , même lorsque les personnages se montrent terrifiés pas un loup sensé les suivre, la peur des loups étant courante à cette époque. Il y a des mort, certes et des morts violentes qui aident à bien entretenir le côté superstitieux des personnages, mais de recherche des assassins, très peu, j'ai eu l'impression que les réponses que les personnages recherchaient plus ou moins leur arrivaient du ciel, ou que leurs suppositions prenaient très vite des tournures de vérité admissibles par tous. J'aurais presque eu envie de le qualifier de roman moyenâgeux psychologique en raison des relations complexes entre les personnages, des non-dits, des révélations qui expliquent les comportements, le problème, c'est que psychologie et moyen âge constituent un anachronisme, or certains comportements sont largement commentés, expliqués et excusés par camelot, l'ancêtre, celui qui porte un regard sur les autres et expliquent leur comportement. J'ai trouvé ce personnage très humain, très tolérant, c'est tout à son honneur, mais il fait trop défenseur des droits de l'homme avant l'heure, se démarquant des autres personnages, et le fait qu'il soit le narrateur explique en partie cette vision avec un certain recul sur ses pairs, mais ce n'est pas l'idée que je me faisais de la pensée en 1348, surtout après avoir lu des oeuvres telles que les piliers de la terre, la promesse de l'ange, le nom de la rose...
L'histoire s'éternise parfois : le résumé annonçant des meurtres à élucider, mais la compagnie n'est rassemblée qu'à la moitié du roman et j'en suis même arrivée à me demander si j'avais bien lu le résumé, si les événements annoncés allaient se produire.
J'ai malgré tout passé de très bons moments grâce à cet exposé que fait l'auteure, car les situations et le vécu des personnages très différents d'un individu à l'autre vont créer de grandes tensions, qui permettront au lecteur de se faire une idée de la pensée de l'époque, des superstitions, des pratiques religieuses.
Enfin certains passages sont, au choix du lecteur, à considérer soit comme du conte, soit comme une interprétation de la part des gens de l'époque, je n'en dirais pas plus.
Pour finir, j'ai aimé ce roman parce que j'aime la période médiévale et tout ce qui la concerne, et jamais je ne me lasserai de lire ce genre de récit.

Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Ode
  26 août 2012
Mon premier est un vieux colporteur de reliques au visage mutilé,
Mon deuxième est une paire de musiciens italiens,
Mon troisième est un magicien montreur de curiosités,
Mon quatrième est un peintre accompagné de sa femme enceinte,
Mon cinquième est une jeune guérisseuse,
Mon sixième est une enfant aux cheveux blancs qui lit les runes,
Mon septième est un conteur pourvu d'une aile de cygne à la place d'un bras,
Mon tout fuit la "mort bleue" et les fantômes du passé sur les routes d'Angleterre en l'an 1348.
Un indice : les apparences sont trompeuses et le véritable ennemi n'est pas toujours celui qu'on croit.
Vous aurez bien sûr reconnu : La Compagnie des menteurs (Company of Liars) !
Cet étonnant roman historique s'apparente à un "road movie" médiéval. Genre insolite où - époque oblige - la traditionnelle voiture est remplacée par un chariot tiré par un cheval nommé Xanthos. L'aventure, racontée par le colporteur, est faite de rencontres successives entre des gens disparates que la peur de l'épidémie contraint à se côtoyer ou à voyager ensemble. L'ambiance, sur fond de peste noire et de mort qui rôde, oscille entre L'Oeuvre au noir et Dix petits nègres.
Karen Maitland - auteur à suivre - a un talent évident pour planter un décor, décrire les caractères et captiver le lecteur en semant vrais indices et fausses pistes, jusqu'au dénouement qui fait froid dans le dos.
Aussi contrasté que cette étrange troupe, entre cruauté et compassion, foi et superstition, réalité et légende, le Moyen Âge offre décidément un fabuleux terrain de jeux aux amateurs de fantastique.
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canel
  30 août 2012
--- intrigue médiévale captivante

Angleterre, 1348. Camelot, vieil homme défiguré par une vilaine cicatrice, fait du commerce de reliques (fausses, évidemment). Toujours sur les routes, il se dirige cette fois vers le nord-est. L'annonce d'une épidémie de peste noire à Boston, puis à Londres pousse d'autres personnes à fuir dans la même direction. C'est ainsi que Camelot se verra bientôt flanqué malgré lui de huit compagnons, plus ou moins agréables. Bravant pluie, froid, faim et mésaventures, la petite troupe avance tant bien que mal. Chacun des personnages détient un secret, certains ont raconté leur légende, d'autres ne montrent leur vrai visage que peu à peu au gré des difficultés rencontrées, des querelles et affrontements au sein du groupe...

Un délicieux roman-thriller parfaitement documenté qui nous plonge dans une ambiance médiévale populaire : marchés, ménestrels, magiciens, conteurs, créatures difformes et maudites, religion, superstitions, famine, dénuement et saleté... L'auteur a une plume envoûtante et son récit est parsemé de réflexions sages et brillantes sur le mensonge, la vérité, la foi - au sens large. Les personnages sont plus vrais que nature ; mention spéciale à Camelot, le narrateur très attachant, au sage Rodrigo, et à la terrifiante petite Narigorm.

On pense bien sûr aux Piliers de la Terre (Ken Follett), à La Scribe (Antonio Garrido), au Cercle de la Croix (Ian Pears) et à La créature (John Fowles), même si les époques ne sont pas les mêmes... et puis à un grand classique dont je tairai le nom pour ne pas gâcher l'effet de surprise...

Il n'y a plus qu'à se pencher sérieusement sur le dernier de cette auteur paru en France : 'Les Ages sombres' (situé également au XIVe siècle).
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Malaura
  19 septembre 2011
C'est en 1348 que commence cette histoire.
Nous sommes en Angleterre et la peste commence à faire des ravages. Partant des villes portuaires, elle gagne insensiblement l'intérieur des terres, encerclant peu à peu la population dans un territoire de plus en plus restreint. S'ajoutant au mauvais temps sévissant depuis de longs mois et ruinant les récoltes, misère, maladie, mort, puanteur et peur dessinent les reliefs d'un pays exsangue, accablé par le sort.
C'est par ces temps maudits que Camelot, le narrateur de cette histoire, se présente à nous.
C'est un voyageur solitaire qui parcourt les routes du pays en vivant de la vente de reliques, fragments d'os, mèches de cheveux de personnages saints, sensés protéger l'acheteur des misères de l'existence…
Avec l'avancée de la mort bleue, l'errance solitaire de Camelot prend fin. Réunis par un drôle de hasard, neuf compagnons de route vont accompagner le vieil homme.
Composée d'un magicien, d'une guérisseuse, d'un peintre et de sa femme enceinte, d'un duo de musiciens italiens, d'un jeune manchot et d'une enfant étrange aux cheveux blancs, liseuse de runes, la Compagnie avance vers le nord, seule partie du pays encore épargnée par le mal.
Mais échapper à la contagion n'est pas leur seule préoccupation.
Tous semblent également fuir un passé trouble et lorsque l'un des leurs est retrouvé pendu, un autre démembré, et un suivant noyé, la panique ne tarde pas à s'emparer de la Compagnie.
Alors que chaque membre se voit contraint de confier aux autres ses secrets les plus enfouis, la traque continue, décimant peu à peu cette Compagnie de Menteurs.
Ensorcelant, captivant, envoûtant…les adjectifs ne manquent pas pour décrire le saisissement et les sensations que procure la lecture de cet ouvrage de la romancière anglaise Karen Maitland, tant il est vrai qu'il agit comme un véritable enchantement.
Catalogué hâtivement dans le genre « thriller historique », c'est avant tout un roman tout d'ambiance et d'atmosphère que l'auteur a crée, une évocation aussi sombre que superbe d'une Angleterre de bruine, de brume et de brouillard, encerclée par la mort bleue.
Le pari superbement réussi de l'auteur est de nous transporter quasi physiquement au coeur d'un Moyen Age de rites et de légendes, si bien que l'on ne suit plus simplement les aventures de la Compagnie mais les vivons charnellement avec eux, à leurs côtés, partageant au plus près leurs mystères et leurs secrets.
C'est qu'en prenant tour à tour la parole pour raconter son histoire cachée, chaque membre sait se faire plus proche, plus attachant, plus important et plus présent, alors même que la mort rôde et que le lecteur transi, la peur au ventre, va devoir se résoudre à accepter leur inéluctable disparition.
Ces récits dans le récit donnent à l'oeuvre de Karen Maitland un côté foisonnant, une aura de mystère à la lisière du fantastique qui immerge le lecteur dans un monde trouble et chimérique comme les fables des anciens temps.
A cela, une intrigue et un suspense riches et surprenants, et au final une oeuvre absolument magnétique, terriblement visuelle.
Magique.
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau   13 juin 2012
Il y avait si longtemps qu’il avait quitté Venise, disait-il, qu’il ne se rappelait presque aucun nom. Il rêvait toujours des places et des canaux, mais ne se souvenait plus de leur nom. Il lut la déception sur le visage de Rodrigo et Jofre.
Il parut un moment découragé, puis il sembla avoir une idée, il se leva et s’enfonça dans l’obscurité. Il revint quelques minutes plus tard, tenant quelque chose de brillant dans sa main . C’était une petite fiole en forme de poire, du genre de celles dans lesquelles les femmes conservent des huiles parfumées. Dans sa main, elle était sombre et opaque, mais lorsqu’il la tint à la lumière d’une des torches, le verre laissa paraître de riche éclats bleus et pourpres, et de minuscules paillettes d’or scintillant sur toute sa surface.
« vous voyez, voici ce dont je me souviens, la lumière de Venise est comme le verre. Je me souviens que le soleil de la fin d’après-midi faisait danser des étincelles dorées sur les eaux de la lagune. Je me souviens de la lumière nacrée de l’aube en hiver, et du rouge brûlant et âpre du soleil couchant en été, qui conférait au marbre une teinte rose vif. Je me souviens des nuits où les eaux des canaux étaient noires comme de la martre, du scintillement du clair de lune sur l’eau sombre, telle, une barrette d’argent dans les cheveux d’une belle femme. C’est la lumière de Venise que je capture dans mon verre. »
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WolandWoland   23 novembre 2014
[...] ... - "C'était toi !" lui criai-je. "Pendant tout ce temps, tu nous as fait croire que nous étions suivis par un loup, mais il n'y en a jamais eu, n'est-ce pas, ni humain, ni animal ?

- Vous l'avez entendu ?

- Mais c'est toi qui nous l'as fait entendre.

- Non, c'est Morrigan [= déesse celtique, souvent considérée comme la déesse de la Guerre].

- Qui est Morrigan ?

- Celle qui change de forme, le loup, le cygne, celle qui apporte le chaos et la mort, celle qui détruit le menteurs. Vous avez seulement entendu le loup parce que vous aviez menti. Vous avez tous menti."

Je me rappelai soudain le jour où, pour la première fois, je l'avais entendue prononcer ce nom. C'était à la Saint-Jean, lorsque nous nous étions rencontrés.

- "Si vous mentez, vous perdez le don," m'avait-elle dit. "Morrigan détruit les menteurs.

- Mais toi aussi, tu as entendu le loup, Narigorm.

- Je l'ai créé, je le contrôle.

- Et c'est toi qui as poussé la moitié de notre compagnie au suicide et au meurtre. Espèce de gamine diabolique. Comment as-tu pu faire ça quand nous n'avons fait que te nourrir et nous occuper de toi ? Tu nous accuses de trahison, mais c'est toi qui nous as trahis.

- Non, c'est vous. Vous avez menti. Je ne mens jamais. Je ne fais que lire dans les runes. Je dis juste la vérité. ..." ... [...]
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canelcanel   28 août 2012
Elle n'avait pas pu choisir son mari, et alors ? En cela elle n'était pas différente de n'importe quelle femme bien née, ni même des filles de marchands. Car lorsqu'il est question de terres, de commerce ou d'argent, le mariage est simplement une transaction d'affaires qui doit être négociée par les parents. Bien des jeunes mariées, durant leur nuit de noces, sont devenues des femmes en serrant fermement les yeux et les poings, priant pour que ce soit bientôt fini. Non, tout bien considéré, on pourrait affirmer que l'infirme n'avait pas été plus mal traitée qu'une princesse royale. Même s'il est vrai que les flammes d'un bûcher ne sont pas moins douloureuses lorsque l'on sait que d'autres brûlent avec soi. (p. 96)
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PtitgateauPtitgateau   27 mai 2012
Le besoin d'atteindre le sanctuaire se faisait chaque jour de plus en plus pressant. La peur gagnait les terres. Elle montait en silence, telle la marée dans une crique, une peur froide, grise, qui s'insinuait partout. On ne parlait plus dans la région que de la pestilence qui avait atteint Londres. La nouvelle avait ébranlé même les plus optimistes. Certes, Londres était un port; il était condamné à succomber tôt ou tard, mais il ne se trouvait pas sur la côte sud, ni même sur la côte ouest. La pestilence s'était propagée de tous côtés, et s'apprêtait désormais à atteindre le coeur de l'Angleterre.
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OrchydOrchyd   06 novembre 2012
Espérer, c'est placer sa foi dans les autres et dans des choses extérieures à soi-même ; ce qui mène inévitablement à la trahison et à la déception. Ils ne cherchaient pas l'espoir, Camelot, ils cherchaient la certitude. Ce dont les hommes ont besoin, c'est de la certitude qu'ils ont raison ; ils ne veulent pas douter, envisager qu'ils pourraient avoir tort ou se tromper. La certitude absolue qu'on a raison, voilà ce qui donne la confiance et le pouvoir d'agir à sa guise et de prendre ce que l'on veut dans ce monde comme dans le prochain.
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Videos de Karen Maitland (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karen Maitland
The Book Channel visits Lowdham Book Festival and presenter Tina Bettison talks to author Karen Maitland about her lataest book The Owl Killers. The Book Channel is broadcast on Sky 166 and Freesat 402 and all programmes can be viewed on the Book Channel website, http://www.thebookchannel.tv (2009/07)
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