AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2268101207
Éditeur : Les Editions du Rocher (16/01/2019)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :
À seize ans, la future reine du cancan est blanchisseuse. Mais le soir, Louise Weber « emprunte » les robes des clientes pour courir à l'Élysée Montmartre. Celle que l'on va surnommer La Goulue se fait rapidement remarquer par sa gouaille et son appétit de vivre. Au Moulin Rouge, elle bouscule les codes en arrivant avec un bouc en laisse, détournant ainsi l'interdiction faite aux femmes d'entrer dans un lieu public sans être accompagnées par un mâle ! Immortalisée p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  12 février 2019
Parallèlement au spectacle musical écrit par Delphine Gustau qui se joue en ce moment au Théâtre de l'Essaïon et qu'on a beaucoup aimé, la Goulue est également à l'honneur à l'occasion des 90 ans de sa mort, avec la sortie récente de sa biographie La Goulue, Reine du Moulin Rouge parue aux Éditions du Rocher et écrite par Maryline Martin .
Pour écrire cette biographie, Maryline Martin, journaliste littéraire, a lu le Journal de la Goulue, reine du Cancan au Moulin Rouge, dont elle a rencontré le directeur de la communication, Jean-Luc Pehau-Ricau.
Maryline Martin décrit parfaitement comment cette femme multiple, restée égale à elle-même du berceau à la tombe, passée de la misère à la gloire, avant de retomber dans la déchéance.

On est plongé par le destin incroyable qu'a eu la plus célèbre danseuse de chahut (ancien nom du french cancan). Ex-blanchisseuse, ex-dresseuse de fauves - à en croire son CV -, elle fait ses débuts au Bal Debray et au Moulin-de-la-Galette, devient modèle pour Renoir, muse deToulouse-Lautrec qu'elle appelle affectueusement "Le Touffu", figure phare du Moulin Rouge et véritable star des cabarets, et côtoie d'illustres figures comme le futur Roi d'Angleterre Édouard VII...
Cette femme éprise de liberté n'avait pas la langue dans sa poche et n'a jamais voulu s'embarasser des diktats de son époque, ni des carcans qu'imposaient la bienséance. Elle n'avait peur de rien ni de personne, elle osait vraiment tout , ce qui est étonnant pour son époque.
La Goulue aux bas de soie noire, son pied de satin noir dans la main, faisait virevolter les soixante mètres de dentelle de ses jupons, et montrait son pantalon cocassement brodé d'un coeur qui se tendait, farceur, sur son petit postérieur. [...] La danseuse décoiffait son cavalier d'un petit coup de pied chic dans le chapeau, et faisait le grand écart, le buste droit, la taille mince dans sa blouse de satin bleu ciel et sa jupe de satin noir, coupée en forme de parapluie, s'étalant en ses cinq mètres de largeur. ».
Avec son beau cahier de photographies, cette passionnante biographie va forcément vous faire tomber amoureux de la Goulue !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
letilleul
  03 février 2019
Ce titre paraît pour les 90 ans de la mort de la Goulue, une biographie qui rend hommage à cette gouailleuse attachante, célèbre danseuse du Moulin Rouge, immortalisée par Toulouse-Lautrec et muse de nombreux artistes de l'époque. Maryline Martin a réalisé un véritable travail de chercheuse en histoire sur la base des sources archivistiques : journal intime de la danseuse, conservé au Moulin Rouge, archives de la société des amis du Vieux Montmartre, le service de la mémoire et des affaires culturelles de la préfecture de Police et divers documents des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris ont permis de ré habiliter cette femme dans l'histoire. C'est un portrait tendre et intimiste qui se dégage ; celui d'une femme libre, fantasque, généreuse et attachante qui a brûlée brillamment tous les feux de sa jeunesse.
Commenter  J’apprécie          290
Under_the_Moon
  14 avril 2019
On a tous plus ou moins vu des tableaux ou affiches De Toulouse-Lautrec représentant La Goulue. Pour ma part, on ne peut pas dire que ce sujet me passionne, mais après le dernier film d'animation de Michel Ocelot - Dilili à Paris - j'ai été piquée de curiosité pour approfondir mes connaissances sur le Paris de cette époque. Alors pourquoi pas à travers le récit de la vie de la Goulue ?
L'itinéraire de cette vie est intéressant à suivre dans le sens où sa vie témoigne bien des grands bouleversements qui ont lieu en France entre la fin du XIX° et le début du XX° siècle. le portrait de cette femme a aussi cela d'intéressant qu'elle représente la tragédie de "la mode" et de son caractère foncièrement "jetable". Si La Goulue a eu assez d'intuition pour tenter de se convertir en "femme d'affaires", pas sûre que le résultat ait été à la hauteur de ses espérances. Certaines blogeuses et vlogeuses ou autres influenceuses pourraient en retirer quelques enseignements utiles...
Mais une fois de plus, je remarque la difficulté que j'ai à apprécier l'écriture des journalistes qui prennent la plume ! Oui, les extraits de journaux, livres d'histoire etc, prouvent bien le sérieux du trvail de Maryline Martin. Mais ce mélange fiction-documentaire avec une recherche de style parfois maladroite n'a pas toujours facilité ma lecture.
Un ouvrage intéressant, mais pas particulièrement mémorable à mon sens...

Challenge multi-défis 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Aurelivres57
  06 août 2019
Il est de ces femmes qui ont eu une vie et un destin si exceptionnels qu'écrire une biographie à leur sujet se transforme vite en un incroyable roman.
C'est le cas de Louise Weber, plus connue sous le nom de la Goulue, reine du cancan, des cabarets et du Moulin Rouge.
Pour les 90 ans de sa mort, Maryline Martin s'est attaquée à un monument français et a souhaité réhabiliter l'image de cette femme ô combien scandaleuse. L'auteure a eu accès au journal intime de Louise Weber grâce au directeur de communication du Moulin Rouge et fouillé dans les archives de la Société d'histoire et d'archéologie des 9e et 18e arrondissements de Paris. Elle a ainsi pu esquisser le portrait d'une femme en avance sur son temps, qui aimait bousculer les codes, toute à la fois excentrique, provocante, vulgaire, aimée ou détestée, misérable ou glorifiée. le portrait d'une femme libérée, décomplexée, symbole d'une soif de vivre destructrice.
Cette petite blanchisseuse de la rue de la Goutte d'Or d'origine alsacienne nait dans un milieu très pauvre, mais veut s'en sortir par tous les moyens. Et cette porte de sortie pour elle fut la danse. Dès son plus jeune âge déjà, elle dansait à s'en faire exploser le coeur. Des genoux de son père dans les bals de l'Elysée Montmartre au plancher ciré du célèbre Moulin Rouge il n'y a qu'un pas (de danse). Son physique exubérant, blonde, pulpeuse, et son légendaire levé de jambe vont vite la propulser reine du quadrille et du cancan. Elle pose nue et devient la muse De Toulouse-Lautrec. La Goulue est célèbre dans le tout Paris. Mais à 29 ans, au sommet de sa gloire, elle quitte le Moulin Rouge pour les fêtes foraines. Des spectacles de danse orientale à dompteuse de lions, cette femme, artiste accomplie, avait besoin de plus, plus de gloire, plus de provocation.
Mais la gloire n'est qu'éphémère, et Louise Weber vieillit très vite, devient obèse et méconnaissable. Elle perd son fils, tombe dans la déchéance, l'alcoolisme, l'anonymat. Celle qui autrefois dansait devant le Prince de Galles (le futur Edouard VII) vit dorénavant dans une roulotte à Saint Ouen et nourrit les pauvres. Elle meurt en 1929, après avoir assisté une dernière fois, côté spectateur cette fois, au cancan dans son cher Moulin Rouge, ce temple de la danse et de l'exubérance.
Une biographie incroyablement documentée grâce à ces photos et textes tirés d'archives. Un grand bravo à Maryline Martin qui nous emporte par sa plume envoûtante dans le Paris de la fin XIXème, à Montmartre, au milieu des danseurs de quadrilles et des cris d'allégresse. Louise Weber, fille du peuple, fille des trottoirs et danseuse hors-pair devient un personnage tendre et attachant. Une vie tumultueuse qui se dévore comme un roman ! Superbe !

Lien : https://aurelivres57.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
FramboiseVanille
  25 février 2019
Voici la biographie de la Reine du Moulin Rouge, Louise Weber surnommée La Goulue. On voyage dans le pur Paris des années folles avec le destin d'une femme issue d'un milieu pas vraiment favorisé.
On trouve là, à travers les mots, une femme, féministe, forte, avide de vie. La Goulue aimait plus que tout vivre sa vie à 100%. Elle dansait, aimait, chahutait, gagnait de l'argent autant qu'elle en perdra ; révolutionna l'image de la femme qui s'assume et qui n'a pas peur de bousculer la société. L'auteur a su faire passer une telle émotion qu'il m'a été difficile de retenir ma tristesse à la fin du livre. Inutile de vous dire que cette biographie se lit bien et avidement.
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   03 février 2019
Face au téléphone raccroché, le regard perdu dans le vague, je repense à Louise, son rire de jeune fille fusant de ce corps devenu lourd de trop d’amour, de trop de chair, de trop de tout. Ils ne sont pourtant pas si lointains les moments où je recueillais ses souvenirs du temps où elle était jeune et belle et menait le french cancan. À eux seuls, ses mots étaient des échos prêts à être imprimés sans réécriture superflue2.
« Dis-leur, hein tu leur diras que j’ai été une bonne fille mon Jeannot ? ! » Cette voix d’outre-tombe est une supplique.
J’ai retrouvé dans l’un des tiroirs de mon bureau le carnet en moleskine rouge et me suis assis devant ma machine à écrire.
Ce 29 janvier 1929, j’ai envie de vous raconter l’histoire de Louise Weber, plus connue sous le nom de La Goulue…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Under_the_MoonUnder_the_Moon   11 avril 2019
[...] les Années folles sont là pour étourdir les miraculés des tranchées. On s'éloigne de la guerre sans pour autant pouvoir l'oublier. Ce que l'on adulait hier devient rapidement dépassé le lendemain. Le public a besoin de consommer et dépenser l'argent sérieusement dévalué.
Commenter  J’apprécie          90
letilleulletilleul   03 février 2019
Voici maintenant six heures que je me suis enfermé dans mon bureau. Je rédige, sous des pseudonymes divers et variés, les échos, les informations théâtrales, reflets fidèles et amusants des coulisses de la capitale qui nourrissent la page La Vie à Paris de Paris-Midi1. J’attends avec impatience l’appel de Pierre Lazareff. Avant d’être mon patron, il est avant tout mon ami. Pour lui, je ne suis pas seulement le frère de Francis (Carco) mais Jeannot. Peu de monde ici m’appelle par mon véritable patronyme : Jean Marèze. Je n’ai plus aucune nouvelle depuis que je l’ai laissé seul, au chevet de Louise. Nous nous sommes quittés dans un silence oppressant. Depuis, bouleversé par les événements, je n’ai pas été capable d’écrire une seule ligne convenable sur la dernière pièce de théâtre vue la veille au soir. La corbeille à papiers déborde de ces tentatives infructueuses. Je suis dans une autre comédie, celle de la vie. Enfin, la sonnerie du téléphone emplit l’espace de mon refuge. Je décroche. À l’autre bout du fil, la voix nerveuse de Pierrot. Son élocution en avalanche où les mots se chevauchent, et ce léger cheveu sur la langue quand il parle trop vite traduisent une vive émotion. J’allume une Gauloise, plus pour le geste que par envie, et apprends sans surprise la nouvelle : Louise est morte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BazartBazart   09 février 2019
Le public est surtout fasciné par la Goulue, qui pendant le "cavalier seul " laisse libre cours à son exubérance, ce qui lui vaut une popularité précoce, placée sous le signe de la provocation teintée de vulgarité.
Commenter  J’apprécie          110
Under_the_MoonUnder_the_Moon   06 avril 2019
Ces femmes s'affranchissent du carcan social par l'usage de surnoms cocasses, provocants, scabreux, ironiques...
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Maryline Martin (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maryline Martin
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, le libraire Gérard Collard recevait sur la scène des Déblogueurs trois auteurs français Maryline Martin, Harold Cobert et Didier le Pêcheur pour nous parler de leurs héroïnes dans le 19ème siècle...
La Goulue: Reine du Moulin Rouge de Maryline Martin aux éditions du Rocher https://www.lagriffenoire.com/136905-divers-litterature-la-goulue---reine-du-moulin-rouge.html
Belle-Amie de Harold Cobert aux éditions Les Escales https://www.lagriffenoire.com/140522-divers-litterature-belle-amie.html
Un bref désir d'éternité de Didier le Pêcheur aux éditions JC Lattès https://www.lagriffenoire.com/136546-divers-litterature-un-bref-desir-d-eternite.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
+ Lire la suite
autres livres classés : moulin rougeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
832 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre